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Nouveautés Pôle Formation  | enregistrements trouvés : 53

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Les défis du nouveau monde de l'IA | Challenges 04/04/2019

Article (TECHNOLOGIES)

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L'intelligence artificielle s'impose et pose des questions éthiques et économiques, notamment en termes d'emploi. Un débat dense pour le quatrième Sommet Challenges des start-up et de l'innovation.

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L'Homme cherche sa place dans l'usine du futur | L'Usine Nouvelle 21/03/2019

Article (TECHNOLOGIES)

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L'homme est au coeur de l'industrie 4.0 comme le rappelle chaque événement organisé autour du thème de l'usine du futur. Et pourtant les innovations technologiques en cours de déploiement dans l'industrie inquiètent, à juste titre, sur la place de l'humain dans le process. Considérer ces craintes est un impératif pour une transition réussie. Explication et détails, sous la forme d'un dossier. Sommaire. L'homme cherche sa place dans l'usine du futur. Automatisation et emploi, la bataille des chiffres. Formation : la mue des salariées de Septodont (fabricant d'anesthésiant dentaire). "Produire des données n'est pas un travail reconnu" (interview d'Antonio Casillo, sociologue et auteur du livre "En attendant les robots"). Allemagne : les syndicats, garde-fous de la technologie. Document de fond. Quelques données chiffrées. L'homme est au coeur de l'industrie 4.0 comme le rappelle chaque événement organisé autour du thème de l'usine du futur. Et pourtant les innovations technologiques en cours de déploiement dans l'industrie inquiètent, à juste titre, sur la place de l'humain dans le process. Considérer ces craintes est un impératif pour une transition réussie. Explication et détails, sous la forme d'un dossier. Sommaire. L'homme cherche sa place dans l'usine du ...

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L'intelligence artificielle...pour plus d'intelligences | STRATEGIES 27/03/2019

Article (TECHNOLOGIES)

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L'intelligence artificielle effraie tout autant qu'elle fait rêver. Helen Zeitoun, directrice générale d’Ipsos en France et CEO d’lpsos Sciences, revient sur les quatre grands points de vigilance à prendre en compte dans la responsabilité des entreprises et des médias.

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Souriez, l'algorithme vous dévisage | Echos (Les) 08/03/2019

Article (TECHNOLOGIES)

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La reconnaissance faciale fait désormais partie du quotidien en Chine depuis environ deux ans. Début 2019, la Chine absorbe ainsi 29% des appareils de reconnaissance facile produit sur le plan mondial. Sa part devrait monter à 45% d'ici 2023. Son principal domaine d'application est celui de la sécurité. La prochaine étape consistera à développer des algorithmes capables de repérer non seulement des personnes recherchées mais aussi au comportement suspect ou criminel. La technologie permet également de vérifier l'identité des consommateurs et offre un potentiel important dans le secteur des paiements. Des start-up se démarquent déjà, et le gouvernement chinois soutien les avancées. Mais les atteintes à la vie privée sont également légion. Quelques données chiffrées. La reconnaissance faciale fait désormais partie du quotidien en Chine depuis environ deux ans. Début 2019, la Chine absorbe ainsi 29% des appareils de reconnaissance facile produit sur le plan mondial. Sa part devrait monter à 45% d'ici 2023. Son principal domaine d'application est celui de la sécurité. La prochaine étape consistera à développer des algorithmes capables de repérer non seulement des personnes recherchées mais aussi au co...

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Avec l'émergence de nouveaux acteurs, nos " business schools " à la française doivent se réinventer, sous peine de disparaître.
La transformation numérique offre une alternative à la hausse progressive des frais de scolarité qui ne saurait être le seul remède. Un campus numérique, accessible 24 heures sur 24 partout dans le monde, permet d'envisager la concrétisation prochaine de l'idéal de formation tout au long de la vie. Si le professionnel peut se former en permanence, l'étudiant peut lui aussi devenir professionnel : la distinction entre formation initiale et formation continue perd alors de sa pertinence. Une refonte complète du modèle de nos grandes écoles s'annonce en conséquence.
Avec l'émergence de nouveaux acteurs, nos " business schools " à la française doivent se réinventer, sous peine de disparaître.
La transformation numérique offre une alternative à la hausse progressive des frais de scolarité qui ne saurait être le seul remède. Un campus numérique, accessible 24 heures sur 24 partout dans le monde, permet d'envisager la concrétisation prochaine de l'idéal de formation tout au long de la vie. Si le professionnel ...

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Lundi 1er avril 2019, ce sont finalement onze opérateurs de compétences qui vont remplacer les 20 Opca qui existaient depuis le 1er janvier 2012. Onze arrêtés d’agrément ont en effet été publiés au Journal officiel du 31 mars. Un total qui correspond au projet posé dans le rapport Bagorski/Marx en septembre 2018 et qui, surtout, confirme les agréments des Opco Cohésion sociale et Santé, dont le rapprochement a été envisagé jusqu’au dernier moment, et de l’Opco des services dont l’installation n’est pas finalisée. Pour autant, des questions restent en suspens. Lundi 1er avril 2019, ce sont finalement onze opérateurs de compétences qui vont remplacer les 20 Opca qui existaient depuis le 1er janvier 2012. Onze arrêtés d’agrément ont en effet été publiés au Journal officiel du 31 mars. Un total qui correspond au projet posé dans le rapport Bagorski/Marx en septembre 2018 et qui, surtout, confirme les agréments des Opco Cohésion sociale et Santé, dont le rapprochement a été envisagé jusqu’au dernier ...

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Produits locaux, verts, durables, équitables : de plus en plus de Français veulent consommer " responsable ". Un changement de comportement qui peut constituer une vraie opportunité pour réduire le chômage, comme le montre un récent rapport du Conseil d'orientation pour l'emploi (COE). Du logo Origine France garantie (OFG) à l'élargissement de l'indication géographique, tour d'horizon.

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Les influenceurs représentent une nouvelle forme de marketing pour les marques qui, par leur biais, se rapprochent des consommateurs, mais dans ce domaine aussi les pratiques sont éloignées des limites de la loi. Publicités cachées, promotion de produits douteux... Le secteur a besoin d'être assaini. Des précisions. Pas de chiffres.

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Début 2019 est entrée en vigueur, en France, la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, votée à la fin de l'été 2018. Entre autres mesures en matière d'emploi, cette loi réforme l'apprentissage et la formation professionnelle, avec pour objectifs de simplifier les dispositifs et d'inciter les actifs, quelle que soit leur situation, à se former et entretenir leurs compétences tout au long de la vie. Cette réforme de la formation professionnelle fait suite à plusieurs autres réformes dans ce domaine, mais qu'apporte-t-elle de plus et est-elle à la hauteur des besoins des actifs français ? Paul Santelmann, spécialiste des questions d'emploi et de qualification, propose ici un éclairage sur les évolutions du système français de formation continue, dont il estime qu'il ne répond pas aux besoins de formation des jeunes et des actifs les moins qualifiés. Il propose divers éléments de comparaison avec d'autres pays européens et souligne le caractère encore insuffisant des mesures adoptées fin 2018. Malgré certaines avancées, notamment en matière d'apprentissage et de responsabilisation des acteurs (entreprises, actifs.), cette réforme risque de ne pas suffire pour rééquilibrer le poids de la formation professionnelle par rapport à la formation initiale, et pour entretenir l'employabilité des actifs les moins qualifiés ou les plus éloignés de l'emploi. Données chiffrées. Début 2019 est entrée en vigueur, en France, la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, votée à la fin de l'été 2018. Entre autres mesures en matière d'emploi, cette loi réforme l'apprentissage et la formation professionnelle, avec pour objectifs de simplifier les dispositifs et d'inciter les actifs, quelle que soit leur situation, à se former et entretenir leurs compétences tout au long de la vie. Cette réforme de la formation ...

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Erasmus+ France enregistre, en 2018, une hausse du nombre d'apprentis français engagés dans un cursus à l'étranger. Les derniers décrets de la loi "Avenir professionnel" sont attendus pour booster l'apprentissage à l'international.

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CPF - Se former, simple comme une appli ? | Nouvel Observateur (Le) 28/03/2019

Article (COMPETENCES )

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Oubliez les dossiers administratifs : le gouvernement lance une application sur smartphone pour favoriser l'accès à la formation professionnelle. Son nom : Mon Compte Formation. Elle fonctionnera à la manière d'un TripAdvisor.

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Non, les ventes en ligne ne sont pas en train de tuer le commerce traditionnel. Les enseignes préférées des consommateurs ? Celles capables de leur offrir le meilleur des deux mondes.

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Organiser un concours sur les réseaux sociaux | STRATEGIES 04/04/2019

Article (BUSINESS)

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Réaliser un jeu concours sur Facebook ou d'autres réseaux sociaux reste un bon moyen pour les marques d'engager leurs communautés tout en se rendant visibles dans un environnement très embouteillé.

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Les chiffres 2019 de la formation mixte | Inffo Formation (L') 15/04/2019

Article (COMPETENCES )

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L'Institut supérieur des métiers du blended learning (ISTF) mène chaque année une enquête auprès de 400 professionnels de la formation (dont 47% d'entreprises privées, 8% du secteur public, 41% de centres de formation), afin de montrer l'évolution de l'usage des formations mixtes (présentielles et distancielles).

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La recomposition du paysage des organismes paritaires collecteurs agréés (Opca) est actée. Après la publication des arrêtés d'agrément - à compter du 1er avril - des onze opérateurs de compétences, la phase transitoire n'est pas terminée. Elle ne sera pleinement achevée qu'en 2021.

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L'Europe nous irrite mais que serait-on sans elle ? | Capital 01/05/2019

Article (INTERNATIONAL)

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Bureaucratique ? Sûrement. Éloignée de nos préoccupations quotidiennes ? Souvent. Mais notre chère vieille Union nous procure tellement de bienfaits qu'on peut lui pardonner beaucoup.

Sommaire :

P.54-Bien qu'il impose des contraintes, l'Euro nous rapporte beaucoup
P.58-Nos entreprises seraient beaucoup moins en forme
P.62-Nous serions encore plus démunis face à la Chine
P.65-L'air de nos villes serait plus pollué
P.70-Notre agriculture serait à la ramasse
Bureaucratique ? Sûrement. Éloignée de nos préoccupations quotidiennes ? Souvent. Mais notre chère vieille Union nous procure tellement de bienfaits qu'on peut lui pardonner beaucoup.

Sommaire :

P.54-Bien qu'il impose des contraintes, l'Euro nous rapporte beaucoup
P.58-Nos entreprises seraient beaucoup moins en forme
P.62-Nous serions encore plus démunis face à la Chine
P.65-L'air de nos villes serait plus pollué
P.70-Notre agriculture serait ...

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Les Français reprennent leur consommation en main | LSA 11/04/2019

Article (BUSINESS)

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Echaudés par les scandales sanitaires à répitition, les Français veulent revenir à une consommation plus saine et offrant du sens. Une attente qui passe par le bio, le local, le "sans" ou l'écologie et, surtout, qui appelle les entreprises à davantage de transparence. Cette exigence est désormais impérative.

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Malgré la présence de 150 champions de la robotique sur le territoire français, la filière française souffre de plusieurs failles. Les entreprises françaises passent rarement le pas de l'industrialisation. Elles ont besoin d'investisseurs pour se développer. La formation est aussi un point important pour l'industrie. Le député LREM Bruno Bonnell, auteur d'un rapport sur la robotique française propose des actions concrètes pour aider les entreprises innovantes. Parmi elles : ne plus impulser la robotique pas secteur d'application. Des précisions à travers une interview. Peu de chiffres. Malgré la présence de 150 champions de la robotique sur le territoire français, la filière française souffre de plusieurs failles. Les entreprises françaises passent rarement le pas de l'industrialisation. Elles ont besoin d'investisseurs pour se développer. La formation est aussi un point important pour l'industrie. Le député LREM Bruno Bonnell, auteur d'un rapport sur la robotique française propose des actions concrètes pour aider les ...

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Tiraillés entre les réalités des entreprises et l’impératif climatique, de jeunes ingénieurs disent vivre une " dissonance cognitive ". Certains renoncent à une carrière traditionnelle.
C’est un discours de remise de diplôme plutôt inhabituel que Clément Choisne, jeune ingénieur de Centrale Nantes, a livré devant ses camarades, le 30 novembre 2018. A contre-courant des discours louangeurs de ce type d’événement, il a choisi de parler de son dilemme : " Comme bon nombre de mes camarades, alors que la situation climatique et les inégalités ne cessent de s’aggraver, que le GIEC [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat] pleure et que les êtres se meurent : je suis perdu, incapable de me reconnaître dans la promesse d’une vie de cadre supérieur, en rouage essentiel d’un système capitaliste de surconsommation. "
Devant une assemblée de futurs diplômés, parents, familles, anciens élèves, professeurs, direction et industriels, l’ingénieur de 24 ans a profité de la tribune qui lui était offerte pour se faire le porte-parole d’un malaise que vivent de plus en plus de jeunes diplômés face au réchauffement climatique : " Quand sobriété et décroissance sont des termes qui peinent à s’immiscer dans les programmes centraliens, mais que de grands groupes industriels à fort impact carbone sont partenaires de mon école, je m’interroge sur le système que nous soutenons. Je doute, et je m’écarte. " La vidéo, qui a fait plus de 270 000 vues sur YouTube, est l’un des nombreux échos de ce désarroi éprouvé par les jeunes diplômés face à un monde économique qu’ils jugent en décalage avec l’urgence climatique.
Deux mois plus tôt, en septembre 2018, un groupe d’étudiants issus de grandes écoles prestigieuses, Polytechnique, Ensta, HEC, ENS - lançaient un manifeste en ligne pour appeler les futurs diplômés à soutenir un changement radical de trajectoire. " Au fur et à mesure que nous nous approchons de notre premier emploi, nous nous apercevons que le système dont nous faisons partie nous oriente vers des postes souvent incompatibles avec le fruit de nos réflexions et nous enferme dans des contradictions quotidiennes ", écrivaient les auteurs du manifeste.
Un " manifeste " signé par 30 000 jeunes
Le texte, signé par plus de 30 000 étudiants, incite les jeunes diplômés à travailler pour des " employeurs en accord " avec les recommandations du manifeste. Depuis, les auteurs de ce texte tentent de capitaliser sur le succès de leur démarche. Ils ont rencontré les cabinets des ministères chargés de la transition écologique, et ont lancé depuis le début de l’année des groupes de travail sur la refonte des programmes de l’enseignement supérieur où l’enjeu climatique est encore trop confiné aux cursus spécialisés.
A Centrale Nantes, 330 élèves ingénieurs ont signé ce manifeste, " près de 25 % des étudiants de l’école ", précise Romain Olla, étudiant en deuxième année et qui a participé à une étude pour mesurer le niveau de connaissance et d’intérêt suscité par la question climatique au sein de la communauté centralienne. Dans ce sondage, une question portait sur l’importance du comportement en matière de bilan carbone des entreprises lors de la recherche d’un stage ou d’un premier emploi. " 89 % des personnes qui ont répondu estiment que ce comportement est important et 38 % déclarent qu’ils pourraient refuser un emploi, voire même ne pas postuler à une offre, si l’entreprise a un mauvais bilan en matière de réchauffement climatique ", souligne Romain Olla.
Le boycott des entreprises qui polluent comme arme de chantage à l’embauche ? Une idée qui fait son chemin chez les jeunes ingénieurs sensibles à la question climatique. Nous avons rencontré plusieurs ingénieurs, tout juste diplômés, qui préfèrent " prendre le temps de réfléchir à leurs responsabilités ", ou " faire un pas de côté " en évitant de travailler pour des entreprises qu’ils estiment" coupables ". D’autres, négocient des temps partiels, s’engagent dans des associations, des services civiques ou réfléchissent à prolonger leur engagement dans la recherche.
" La décision de Nicolas Hulot m’a bouleversé, dans la mesure où elle faisait écho aux tergiversations qui furent les miennes "
Clément Choisne a joint le geste à la parole. Il est depuis quelques mois professeur contractuel de physique chimie dans un lycée à Nantes. " J’ai grandi au Mans, je viens d’un milieu ouvrier et je suis celui qui a obtenu le plus haut niveau d’études dans ma famille. Etre admis dans une grande école d’ingénieurs, c’était la promesse de faire carrière ", explique-t-il. Il lui a fallu trois ans d’études et plusieurs stages dans des entreprises de " transition écologique " pour prendre conscience que le développement durable était une notion " dépassée ", selon lui : " Cela donne l’illusion qu’on peut continuer à vivre avec le même modèle économique en y ajoutant une touche verte ". La stratégie des " petits pas " et les contradictions du monde économique le découragent :" La décision de Nicolas Hulot m’a bouleversé, dans la mesure où elle faisait écho aux tergiversations qui furent les miennes. "
Paul (le prénom a été changé), diplômé de Centrale Lyon, a vécu ce qu’il nomme sa " dissonance cognitive ", c’est-à-dire le fait d’être en contradiction avec soi-même. En CDD dans un grand groupe industriel spécialisé dans la construction, il est recruté pour développer un secteur qu’il pense vertueux : l’éolien. Mais voilà, les objectifs de rentabilité priment sur l’enjeu écologique : " il fallait gagner des appels d’offres et in fine mon boulot consistait à vendre du béton ". Lorsque son supérieur lui propose un CDI après dix mois de travail, il préfère décliner. " Je sentais déjà mon malaise dans cette fonction d’ingénieur commercial. J’avais besoin de prendre de la hauteur, sur moi et sur le système dans lequel je m’inscrivais ", explique-t-il aujourd’hui.
Maiana Houssaye, 23 ans, diplômée de Centrale Lyon, évoque elle aussi une " perte de sens totale " et la même dissonance cognitive lors d’un stage en Nouvelle-Zélande, dans une entreprise de biotechnologies. Pendant son année à l’étranger, elle voyage en Asie et se rappelle de son sentiment d’écœurement en nageant dans une mer de plastique à Bali. " Je crois que j’ai fait un burn-out. Mon envie d’agir s’est déclenchée à ce moment-là. J’ai préféré prendre du temps et me déclarer au chômage volontaire pour comprendre la complexité du réchauffement climatique et réfléchir à ce que je pouvais faire ", raconte-elle.
Voilà plusieurs mois qu’elle voyage en France à la rencontre d’ingénieurs qui ressentent " le même malaise ". La réalité se rappelle parfois à elle, un peu abrupte. Alors que ses camarades de promo touchent des salaires, Maiana est retournée vivre chez ses parents à Salies-de-Béarn, dans les Pyrénées-Atlantiques. Elle donne des cours de physique-chimie en attendant de créer ou choisir un métier qui lui convienne, " en étant honnête et consciente de ses effets sur la société, la nature, le monde ".
Sentiment d’urgence
" Je constate, au fil de mes recherches sur la colère des jeunes depuis 2012, que ce sentiment d’urgence face à la catastrophe écologique est de plus en plus prégnant,confirme Cécile Van de Velde, professeure de sociologie à l’université de Montréal et maître de conférences à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Cette génération a un rapport au temps particulier : ils ressentent la finitude du monde. En 2008, c’était la crise économique et sociale qui structurait la colère. Aujourd’hui, ce malaise est plus profond, plus intime. " La chercheuse reconnaît dans cette posture le refus d’un héritage trop lourd à porter. C’est aussi " l’autre versant " de la colère des classes populaires : " chez cette jeunesse bien informée, bien formée et qui a des ressources, il y a un refus de transmission du système ".
Les grandes écoles observent depuis plusieurs années cette quête de sens dans l’orientation de leurs diplômés. Néanmoins, " le pas de côté en dehors du monde du travail " est " ultraminoritaire ", assure Frank Debouck, directeur de Centrale Lyon, dont " 99 % des diplômés sont en emploi ". Au niveau national, les taux d’insertion à la sortie des grandes écoles battent des records pour les ingénieurs : 71,9 % des jeunes diplômés travaillent, selon l’enquête insertion 2018 de la Conférence des grandes écoles (CGE). Seulement 2,1 % des sondés se déclarent " sans activité volontairement ". " De plus en plus de Centraliens choisissent des petites structures où ils comprennent ce qu’ils font et pourquoi ils sont là. Il y a quinze ans, 50 % d’une promotion s’orientait directement dans les grands groupes ", précise le directeur. " Maiana est une lanceuse d’alerte. Mais tout le monde ne peut pas être lanceur d’alerte. C’est bien de crier, mais qu’est-ce qu’on fait après ? ", interroge-t-il.
A Centrale Nantes, le directeur Arnaud Poitou a écouté avec intérêt le message " surprise " de Clément Choisne lors de la cérémonie de remise des diplômés. " Voilà un acte de courage " estime-t-il. Il reçoit depuis plusieurs mois des sollicitations de ses élèves pour identifier les entreprises qui polluent et celles qui ont une forte empreinte carbone. " C’est une demande à laquelle je ne peux souscrire. Je ne peux pas leur dire quelles sont les bonnes et les mauvaises entreprises ", admet-il.
" On ne peut pas avoir une posture moralisatrice de l’extérieur. Pour infléchir ces grands groupes industriels vers des trajectoires écoresponsables, il faut être à l’intérieur "
A Polytechnique, ils sont 611 à avoir signé le manifeste, soit 25 % des effectifs. Un vrai signal dans cette école très proche traditionnellement des milieux industriels et des postes de pouvoir. Philippe Drobrinski, directeur d’un laboratoire à Polytechnique et climatologue, s’en réjouit : " A mes élèves, je dis toujours : “vous êtes la première génération à prendre conscience de l’urgence à agir, et la dernière génération à pouvoir faire quelque chose”. " Pour autant, " on ne peut pas avoir une posture moralisatrice de l’extérieur. Pour infléchir ces grands groupes industriels vers des trajectoires écoresponsables, il faut être à l’intérieur ", tranche le chercheur. Amaury Gatelais, étudiant des Mines ParisTech, estime aussi que le boycott des entreprises n’est pas une bonne idée : " Si tous les plus convaincus et les plus écolos fuient les entreprises comme Total, il ne restera plus que ceux intéressés par l’argent et donc qui ne feront rien pour le réchauffement climatique ".
Promis à un brillant avenir, que feront, demain, ces bons élèves des grandes écoles ? Paul raconte qu’il a renoué avec une certaine créativité, absente de ses longues études : " c’est une des clés pour tenter de s’adapter aux prochains changements climatiques et sociétaux qui bouleverseront notre confort et pour penser la civilisation suivante. Comment rendre cool et séductrice une société plus sobre énergétiquement ? Comment montrer que faire du vélo, c’est bon pour la santé ? Que prendre l’avion, ce sera un truc rare dans une planète où vivent sept milliards d’êtres humains ? " Clément Choisne aimerait créer au Mans un " espace de solidarité ". Un lieu où l’on pourrait parler de jardins potagers urbains, de modèles décroissants. Dans son discours à Centrale, il a choisi de conclure en citant l’anthropologue américaine Margaret Mead : " N’oubliez jamais qu’un petit groupe d’individus conscients et engagés peut changer le monde. "
Marine Miller

Tiraillés entre les réalités des entreprises et l’impératif climatique, de jeunes ingénieurs disent vivre une " dissonance cognitive ". Certains renoncent à une carrière traditionnelle.
C’est un discours de remise de diplôme plutôt inhabituel que Clément Choisne, jeune ingénieur de Centrale Nantes, a livré devant ses camarades, le 30 novembre 2018. A contre-courant des discours louangeurs de ce type d’événement, il a choisi de parler de son dil...

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La filière de l'immobilier de tourisme | Xerfi Canal 17/05/2019 Nouveau

Article | CDI NEWS - Pôle Formation CCI, CDI NEWS - Pôle Formation EGC, CDI News - Pôle Formation (BUSINESS)

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L’immobilier de tourisme connaît un nouvel élan après des années d’accalmie. La fréquentation des hébergements touristiques a atteint de nouveaux records en 2018, avec plus de 214 millions de nuitées dans les hôtels, 74 millions dans les résidences de tourisme et 25 millions dans les villages de vacances. La dynamique devrait se poursuivre d’ici 2022 selon l’étude Xerfi-France, entraînant une hausse des besoins de construction. Les gestionnaires de ces biens immobiliers doivent non seulement rééquilibrer une offre d’hébergements insuffisamment pourvue dans certaines régions, mais aussi répondre aux nouvelles attentes des vacanciers en matière d’espace et de lieux d’échanges. Côté investisseurs, les particuliers se réintéressent à ce type d’actifs, l’un des rares conciliant défiscalisation et loisirs. Les institutionnels font également leur retour, attirés par de belles opportunités d’investissement.

Pour les promoteurs, le retour des institutionnels se révèle une opportunité pour vendre en bloc et donc limiter les frais de commercialisation et de gestion locative. En revanche, cette évolution n’est pas sans impact sur les gestionnaires dont certains sont aussi promoteurs. Très soucieux de la solidité financière de leurs partenaires, les investisseurs institutionnels privilégient en effet quasi systématiquement des exploitants dotés d’un solide savoir-faire, financièrement sains et reconnus. C’est donc logiquement les leaders qui tirent leur épingle du jeu comme Pierre & Vacances, Club Méditerranée ou Odalys, ce qui devrait au passage accélérer les rapprochements entre ces poids lourds. De nombreux projets sortent également de terre, en particulier dans les stations huppées des Alpes, où le promoteur-constructeur MGM vient d’inaugurer des résidences 5 étoiles et en prévoit 3 autres en 2019. Les grands noms de l’hébergement touristique ne sont pas en reste, notamment le Club Méditerranée qui compte ouvrir 1 à 2 nouveaux villages par an en France, dont la moitié à la montagne. En outre, si les relations entre gestionnaires de résidences et promoteurs se sont pacifiées, ces derniers doivent tout de même composer avec de puissants commercialisateurs mais aussi et surtout avec la plus grande implication des collectivités dans le développement touristique.

On comprend alors que les logiques partenariales sont au cœur de la dynamique de développement des promoteurs et gestionnaires. Les collectivités locales constituent en effet un allié stratégique compte tenu de leur connaissance des territoires, de leurs réserves foncières et de leur rôle désormais central dans le processus décisionnel des projets d’investissement. Il s’agit surtout pour les promoteurs de se rapprocher des collectivités locales et de conduire des stratégies de placement de leurs programmes auprès des gestionnaires. Autre axe de développement : la montée en gamme et la transformation des résidences en véritables destinations touristiques. Cette mutation se révèle en effet indispensable pour limiter la saisonnalité propre à l’activité, repenser l’offre pour la rendre plus attractive et séduire la clientèle internationale.
L’immobilier de tourisme connaît un nouvel élan après des années d’accalmie. La fréquentation des hébergements touristiques a atteint de nouveaux records en 2018, avec plus de 214 millions de nuitées dans les hôtels, 74 millions dans les résidences de tourisme et 25 millions dans les villages de vacances. La dynamique devrait se poursuivre d’ici 2022 selon l’étude Xerfi-France, entraînant une hausse des besoins de construction. Les gesti...

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Ces nouveaux troubles mentaux qui frappent les entrepreneurs | Les Echos 16/05/2019 Nouveau

Article | CDI NEWS - Pôle Formation CCI, CDI NEWS - Pôle Formation EGC, CDI News - Pôle Formation ICAM, CDI News - Pôle Formation (BUSINESS)

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Augmentalisme, binarisme, zappite… De nouveaux syndromes émergent chez les entrepreneurs de la tech. Près d'un sur deux sont atteints de troubles mentaux - dépression, bipolarité, hyperactivité -, bien plus que la moyenne de la population.

La nuit tombe doucement sur les ruelles du haut Marais parisien. Au numéro 25 de la rue du Petit-Musc, une foule bigarrée s'agglutine. Là, derrière une grande porte bleu pétrole, coiffée d'un blason aux allures de phénix prêt à renaître de ses cendres, se cache la société privée d'investissement The Family. En ce lundi 25 mars, Mathias Pastor, l'un de ses directeurs, brise l'omerta devant un parterre de 130 startuppeurs : " Les entrepreneurs ont des prédispositions plus élevées que les autres aux maladies mentales. " Nul ne l'ignore, mais personne n'en parle. Ce soir-là, sur la scène de The Family, Hampus Jakobsson, venture partner chez BlueYard, et Charles Thomas, cofondateur de Comet, s'attaquent à ce tabou. " Quand j'ai lancé ma boîte, j'ai eu ma première attaque de panique, confie ce dernier. Je suis pilote d'avion et j'ai commencé à avoir peur de voler seul. Ca m'a mis la puce à l'oreille. J'ai cherché à me documenter. Sans succès… "

Rien de surprenant constate Michael A. Freeman, professeur de psychiatrie à l'université de Californie de San Francisco, qui a étudié la fréquence de survenue des troubles mentaux chez les entrepreneurs (voir encadré p. 80) : " On en sait beaucoup sur les traits de personnalité de ces patrons à succès. On en sait peu sur les caractéristiques de santé mentale qui peuvent être associées aux réussites ou aux échecs de l'entrepreneuriat. " Elles sont pourtant nombreuses. Aux pathologies de stress, désorganisation, culpabilisation, autoreproche, anxiété et dépression s'ajoutent une kyrielle de nouvelles maladies aux noms farfelus : nomophobie, binarisme, zombiquisme… Et la liste ne cesse de s'allonger.

En cause, la mythologie de l'entrepreneur capable de tout sacrifier au nom de la réussite. " La Silicon Valley a lié l'idée du succès entrepreneurial à celle de la souffrance et du sacrifice. Prenez Elon Musk (PDG fondateur de Tesla), présenté comme l'un des hommes les plus créatifs du xxie siècle. Et pourtant lorsque l'on parle de lui, on valorise sa productivité : Elon dort dans les usines de Tesla, Elon bosse seize heures par jour. Même scénario avec Steve Jobs. On a mis la créativité du fondateur d'Apple sur un piédestal mais sa légende a été principalement alimentée par son addiction au travail ", explique Rahaf Harfoush, anthropologue du numérique.

3500 applis sur la performance
Autrement appelé workaholisme, cet état d'hypertravail véhicule des standards de succès qui imposent des normes de productivité irréalistes mettant en péril l'hygiène de vie. Ainsi, ne pas manger, ne pas dormir, ne pas voir ses amis ni sa famille sont autant de comportements valorisés à travers cette mythologie de l'entrepreneur à succès. Sur Amazon, 39 260 livres sont répertoriés pour apprendre à travailler mieux et plus vite. Apple recense 3 500 applications pour doper la performance.

" Nous avons cessé de nous concentrer sur le travail pour devenir obsédés par le fait de travailler ", dénonce Rahaf Harfoush dans son dernier ouvrage Hustle & Float qui analyse le conflit entre la productivité et la créativité, les deux valeurs cardinales de la culture moderne du travail. En catimini, l'addiction au travail s'est donc imposée comme un des sous-jacents de l'entrepreneuriat.

Un monde gouverné par l'urgence
Il faut avoir à l'esprit que les entrepreneurs vivent dans un monde gouverné par l'urgence. Ils sont obsédés par l'idée d'être le premier. Et la technologie leur en donne les moyens. " Les ordinateurs tournent sans discontinuer. On peut discuter en permanence sur les forums. Il n'y a aucune barrière naturelle qui vous contraignent d'arrêter. On perd alors la notion du temps et nos cycles de vie s'en trouvent perturbés. On s'alimente et on dort à n'importe quelle heure, obsédé par le projet qui occupe 98% de nos pensées. La technologie alimente le côté compulsif des entrepreneurs obnubilés par une idée ", note Nicolas Sadirac qui a traversé ces états tourmentés lors de la création des écoles Epitech et 42.

Mais quelles sont les conséquences physiologiques et psychologiques de cette injonction à la performance dans un environnement ultracompétitif où la technologie fait exploser les barrières temporelles et physiques du travail ? " Le taux de cortisol (l'hormone du stress) explose et dérègle le fonctionnement du corps en occasionnant des symptômes tels que la perte de sommeil, l'irritabilité, le défaut de mémorisation ", indique Thomas Gaon, psychologue spécialisé en addictologie dans le domaine du numérique. " Être entrepreneur, c'est une adrénaline toxique. On doit toujours accélérer. On est confronté à notre ligne de cash, aux investisseurs qui nous poussent et aux collaborateurs parfois mécontents ", témoigne un entrepreneur français sous couvert de l'anonymat.

Addiction à Instagram
Cette course à la réussite entrepreneuriale a fini par normaliser le burn-out comme condition physique de l'entrepreneur méritant. Caroline Ramade en sait quelque chose. La quarantaine à peine entamée, la fondatrice de 50inTech a vécu l'épuisement psychique et frôlé la nomophobie. " Les réseaux sociaux rendent fous. Faire voir et savoir ce que tu fais devient une drogue. Soit tu poses des garde-fous, soit tu deviens zinzin à cause des notifications qui tombent toutes les cinq secondes. À la fin de la journée, tu es crevée. Ta productivité est diminuée parce que tu ne sais plus prioriser. "

Quand on sait qu'un adulte déroule en moyenne 90 mètres de réseaux sociaux par jour, il est aisé de franchir le Rubicon de l'addiction. Elise Goldfarb et Julia Layani, cofondatrices de Fraîches et nouvelles directrices de la stratégie et de la création de Melty, passent en moyenne quatre heures par jour sur Instagram où plus de 6 000 personnes suivent leurs stories. À 25 ans, les deux entrepreneures y partagent allègrement leurs vies. Une façon de construire les images d'Epinal de la réussite entrepreneuriale. " Les réseaux sociaux nous permettent d'exister. C'est un formidable ascenseur social, admet Elise, consciente de sa dépendance. Quand je suis dans l'avion pour New York je ne suis pas bien. Le manque d'Instagram, c'est comme le manque de nicotine. " Et Julia de renchérir : " Notre génération souffre d'une pathologie communicante : on met en scène plus que l'on ne fait. "

Ce narcissisme doublé d'un égocentrisme excessif nourrit aux yeux de toute une génération le mythe fictif de l'entrepreneur à succès. " En ligne, je suis admirée et dans la réalité, je ne suis personne, je ne vaux rien. Ce clivage entre deux identités qui sont dissociées et qui ne communiquent plus entre elles peut conduire à de graves dépressions voire même au suicide ", prévient Thomas Gaon.

Un marathon intellectuel
À l'autre bout du spectre, il y a ces entrepreneurs qui se créent des pathologies pour mettre un pied dans l'ornière de l'entrepreneuriat. Depuis presque quatre ans, Rand Hindi, fondateur de Snips, a décidé de se pencher sur ses données personnelles pour comprendre les ressorts de sa créativité et de sa productivité. En cause, la panne du créatif. " J'avais une nouvelle idée. J'ouvrais un vieux calepin. Elle était déjà dedans il y a cinq ans. C'était déprimant. " Frustré, Rand s'interroge. Est-ce que toutes les idées qu'il aura dans le futur ne seront que des incréments de celles qu'il a déjà eues ? À 34 ans, a-t-il déjà atteint son quota d'idées alloué ?

" Quand tu as des ambitions, cela implique des efforts dans la durée. Mais si tu n'arrives pas à tenir physiquement le marathon intellectuel dans lequel tu t'embarques, deux choses vont se passer : soit tu vas régulièrement être en burn-out - et tu vas perdre du temps et tu ne réussiras jamais à atteindre tes objectifs -, soit tu vas devoir revoir tes ambitions à la baisse pour qu'elles soient compatibles avec tes capacités. C'est ce qui arrive à la plupart des entrepreneurs aujourd'hui. Ils sont épuisés ou ils renoncent à leurs ambitions ", constate celui qui a déjà traversé trois burn-out.


Refusant d'abandonner son idéal de réussite, Rand Hindi commence par suivre la caravane expérimentale des entrepreneurs en mal de créativité. Du festival Burning Man dans le désert du Nevada à la méditation, en passant par la thérapie sonore, il élargit son champ d'inspiration. Rien n'y fait. Sa créativité est en berne. En plein doute, il a l'idée de tracer toutes ses données physiques, psychiques et mentales. Pour se donner les moyens d'atteindre ses ambitions sur les vingt prochaines années, il veut comprendre. D'où lui viennent ces intenses moments de productivité ? Pourquoi traverse-t-il des états de déprime puis de contentement ? Comment ses émotions, sa motivation, son niveau d'énergie fluctuent-ils au gré des événements de la journée ?

Data man
Pour le découvrir, le fondateur de Snips a mis en place une routine qui ne souffre aucun oubli. Dès son réveil, son Fitbit (montre connectée) lui indique son temps de sommeil. Le pied, à peine posé par terre, atterrit vite sur sa balance connectée. Du petit-déjeuner au dîner, tout ce que son corps ingère est photographié. À l'instar de ses états d'âme, quantifiés et qualifiés dans des tableaux Excel selon trois indicateurs : très bien, normal, pas bien. Humeurs, productivité, créativité, confiance en soi, libido, alimentation… Tout est noté avant d'être transformé en graphiques destinés à être analysés pour mieux ajuster la performance entrepreneuriale. " Cela me prend trois secondes dans la journée. La data me permet de comprendre les déterminants physiques et mentaux qui conditionnent ma créativité. "

Et l'entrepreneur de filer la métaphore : " Imaginez-vous essayer d'installer la toute dernière version d'un logiciel sur un ordinateur vieux de dix ans. Certes, cela va fonctionner mais il y a de grandes chances que la machine soit ralentie, voire vous signale un bug dans le système. C'est la même chose pour votre corps. Si votre cerveau tourne à pleine capacité dans un corps biberonné à la junk food, cela ne peut pas marcher. En quatre ans, mes données m'ont permis de comprendre que l'état de mon corps conditionne mes niveaux de productivité et de créativité. J'ai pu ajuster mes comportements. Avec la data, on ne peut pas tricher. Je ne peux pas me mentir à moi-même. "

Hygiène de vie
Anne-Caroline Paucot, écrivaine prospectiviste et fondatrice du site La Santé demain, met en garde contre cette tendance à la quantification de soi, qui ôte toute humanité en réduisant les individus et leurs comportements à une masse de données. " Vous ne pouvez pas tout quantifier, il faut vivre sa vie, sinon la machine humaine créative tombe en panne. Le secret du bonheur, c'est de vivre l'instant. " Vivre l'instant, n'est-ce pas questionner son rapport à la technologie avant que cette dernière ne devienne une source de souffrance ? " Dans la plupart des cas, les entrepreneurs attendent de faire face à un dommage physique, psychique ou financier avant de réagir, observe Thomas Gaon. Certains sont pris dans un dilemme contradictoire entre des impératifs de productivité et leur ambition. D'autres voient leurs limites entrer en collision avec les besoins de leur start-up. Rares sont ceux qui anticipent en posant des garde-fous. "

Pourtant, nul entrepreneur ne peut ignorer le b.a.-ba du marathon de l'entrepreneuriat. Conserver une hygiène de vie saine. Rigidifier les horaires de travail. Cultiver des loisirs loin de l'univers tech. Faire du sport. Déconnecter pendant la nuit et ce, pendant au moins huit heures. Limiter l'usage des réseaux sociaux et le volume d'informations reçu pour éviter l'épuisement. Mais alors pourquoi se laisser déborder ? " On se projette dans un environnement futur de réussite, donc c'est hyperplaisant. On produit de la dopamine. Prendre la décision d'arrêter est vraiment difficile ", reconnaît Nicolas Sadirac.

" Je voulais tout le temps être légendaire avec ma famille, mes amis, mes collaborateurs, confesse Charles Thomas, le cofondateur de Comet, qui a fini par s'entourer d'un coach. C'est tabou parce que les entrepreneurs pensent que cela veut dire qu'ils sont cassés, mais c'est faux. Prenez les athlètes olympiques - qui accomplissent un effort assez similaire à celui exigé par l'entrepreneuriat - ils construisent autour d'eux un écosystème de thérapeutes et d'entraîneurs. Les entrepreneurs devraient s'en inspirer. "

Des résultats troublants
Selon l'étude " Are Entrepreneurs 'Touched with Fire' ? " publiée en 2015 par Michael A. Freeman, professeur à l'université de Californie de San Francisco, les entrepreneurs seraient davantage touchés par les maladies mentales (dépression, bipolarité, hyperactivité…) que le reste de la population. Plus de 49% souffriraient de troubles mentaux, presque un tiers d'entre eux aurait au moins deux troubles différents et plus de 18% au moins trois troubles, parmi lesquels l'hyperactivité, la dépression, la prise de substances et l'anxiété.

Cinq nouvelles pathologies
Augmentalisme : Psychose liée à l'impression de ne pas être assez " augmenté ". Certains individus ne se trouvent pas assez intelligents, forts, jeunes, connectés… Des insatisfactions qui deviennent psychoses et provoquent des dénis de personnalité.

Binarisme : Le fruit d'une utilisation excessive des ordinateurs, dont le fonctionnement binaire modifie la personnalité des utilisateurs qui souffrent d'une informatisation de leur personnalité. Leurs raisonnements se limitent à des réponses binaires : oui/non, continuer/annuler, ouvrir/fermer… Ce rationalisme excessif leur donne l'impression d'être des machines.

Nomophobie : Le smartphone étant devenu pour certains une extension d'eux-mêmes, la peur excessive d'en être séparé et de ne plus pouvoir l'utiliser génère un stress intense, une augmentation de l'anxiété, du rythme cardiaque et de la pression artérielle. Cette pathologie peut se doubler de fomophobie, la peur de manquer une information.

Zappite : Qualifie ces crises d'ennui provoquées par l'absence de sollicitation. Le constant zapping permis par Internet a rendu les individus accros aux clics.

Zombiquisme : Un syndrome qui se manifeste par l'incapacité à communiquer directement avec des personnes dans une pièce : les individus sont présents physiquement mais absents mentalement.
Augmentalisme, binarisme, zappite… De nouveaux syndromes émergent chez les entrepreneurs de la tech. Près d'un sur deux sont atteints de troubles mentaux - dépression, bipolarité, hyperactivité -, bien plus que la moyenne de la population.

La nuit tombe doucement sur les ruelles du haut Marais parisien. Au numéro 25 de la rue du Petit-Musc, une foule bigarrée s'agglutine. Là, derrière une grande porte bleu pétrole, coiffée d'un blason aux ...

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L'intelligence artificielle ou comment promettre des choses qui n'existeront jamais ! | www.infoguerre.fr 20/05/2019 Nouveau

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L’Intelligence Artificielle est devenue un élément omniprésent de notre société. Depuis, les années 60, les avancées technologiques informatiques ont permis d’augmenter la puissance de calcul des ordinateurs qui permet désormais de rivaliser avec la performance du raisonnement humain, voire de le surpasser comme en témoigne, en mai 2017, la défaite du meilleur joueur du monde de jeu de Go, Ke Jie, face à Alphago, la machine développée par Google. Il faut comprendre que l’Intelligence Artificielle n’est plus une option, elle fait partie de notre quotidien et chaque jour qui passe augmente notre dépendance vis-à-vis d’elle. Le développement de l’internet des objets produit un nombre considérable de données exploitables par les machines. Mais ne nous méprisons pas, même si l’intelligence artificielle est capable d’accomplir de véritables exploits, la machine ne se limite qu’à des réponses réflexes et conditionnées, dans des domaines très pointus, mais ne possède pas de véritable méthode d’intelligence générale, propre à l’Homme.

Les peurs,

La préoccupation de voir l’Intelligence Artificielle égaler l’humain et le dominer par la suite, ne date pas d’aujourd’hui, mais les prises de positions de Stephen Hawking ont soulevé des questions éthiques et sociales : " Je pense que le développement d’une intelligence artificielle complète pourrait mettre fin à l’humanité. Une fois que les hommes l’auraient développée, celle-ci décollerait seule et se redéfinirait de plus en plus vite. Les humains, limités par une lente évolution biologique, ne pourraient pas rivaliser et seraient dépassés. " (Interview de Stephen Hawking en 2014 à la BBC). L’apocalypse de voir la machine capable de s’émanciper par elle-même est prégnant, que ce soit avec des robots tueurs, la voiture autonome, la reconnaissance faciale et vocale, … Le cinéma au travers de nombreuses sagas de sciences fictions entretient également ce phénomène de la domination du monde par les robots.

Les promesses,

Grâce à sa capacité de collecte et d’analyse de données, l’Intelligence Artificielle offre de phénoménales perspectives qui permettront à l’Homme de vivre mieux et plus longtemps. Les plus optimistes y voient même l’opportunité de prolonger la vie quasi indéfiniment, d’accroître les capacités cognitives et de se débarrasser de toutes les tâches rébarbatives du quotidien, sans parler des futures interfaces cerveau-ordinateur promis par Elon Musk, pour acquérir instantanément de nouvelles connaissances sans entraînement.

Dans le domaine de la médecine, les machines seront capables de détecter des maladies incurables bien avant l’apparition des premiers symptômes décelables par les meilleurs médecins. L’informatisation du milieu de travail garantira l’amélioration de la productivité, la réduction des erreurs et une moindre pénibilité dans l’exercice d’opérations répétitives. La révolution des moyens de transport avec la voiture autonome apportera une plus grande sécurité aux conducteurs, aux autres usagers de la route et aux piétons ; la voiture sera capable de déceler avant le conducteur le moindre mouvement de son environnement pour anticiper le comportement des autres afin d’adapter la trajectoire et la vitesse du véhicule.

Dans le domaine militaire, les capacités ayant recours à l’Intelligence Artificielle surclasseront inévitablement les armes traditionnelles pour donner à leur détenteur un avantage stratégique comparable à l’arme nucléaire en termes de dissuasion.


et les Réalités de l’Intelligence Artificielle …

Mais où en sommes-nous ? Que nous réserve réellement l’Intelligence Artificielle ? L’Intelligence Artificielle actuelle est plutôt une discipline de génie de l’informatique qui utilisent des algorithmes pour résoudre des problèmes de plus en plus complexes donnant l’impression d’être intelligent. La collecte et l’analyse de masses de données considérables permettent aux machines d’anticiper sur nos besoins, de nous proposer des solutions, de nous remplacer dans des actions répétitives, de détecter des signaux faibles de maladies. C’est un véritable multiplicateur d’efficacité que nous pouvons comparer aux précédentes révolutions industrielles … Chacun d’entre nous peut profiter des innovations technologiques pour améliorer son confort et son bien-être. Mais à quel coût énergétique ? A l’heure actuelle, la consommation électrique et la production énergétique des supercalculateurs préoccupe les opérateurs à tel point que ces derniers réfléchissent à construire un véritable écosystème autour de data centers de nouvelle génération. Et notre liberté ? Que faire face à l’utilisation massive de nos données personnelles à des fins plus ou moins bienveillantes ? Notre vie privée n’a plus de secret pour les grandes entreprises utilisant l’Intelligence Artificielle.


Parlons plutôt d’Intelligence Augmentée

A ce jour, l’Intelligence Artificielle reste un outil dénué de sensibilité qui ne fait que reproduire ce pour quoi un être humain l’a programmé. Même si les techniques d’apprentissage automatique (Machine Learning) commencent à faire leur preuve, elles restent cantonnées à des tâches bien spécifiques. Les machines cherchent à imiter l’intelligence humaine, en fonctionnant plus vite et dans plusieurs domaines en même temps pour fournir tout une gamme de possibilités d’aide à la décision. L’analyse de systèmes complexes offre des opportunités sans précédent pour comprendre les répercussions de décisions particulières, entre les écosystèmes concernés. Les modélisations et les simulations mettent en évidence l’émergence de phénomènes non abordables par la seule intelligence humaine. Mais, à la fin, le choix reste entre les mains des humains. C’est pour cela qu’il faut plutôt parler d’intelligence augmentée, comme la symbiose de l’intelligence humaine, de l’intelligence collective et de l’intelligence artificielle, et là, le potentiel devient infini.


Et demain ?

L’Intelligence Artificielle actuelle est dite faible ; elle ne fait que répéter ce que nous lui avons appris à faire. L’intelligence forte n’existe pas encore, ce sera peut-être un jour celle qui sera dotée d’une conscience, mais elle restera sous contrôle de l’Homme. Le risque réside plutôt dans l’usage que l’on voudra en faire, ou plutôt ce que certaines personnes malveillantes voudront en faire. La source d’inquiétude vient aussi, de la perte de repère face aux changements que l’Intelligence Artificielle va provoquer. Le spectre des métiers de demain, ne ressemblera en rien à ceux d’aujourd’hui et nous devons nous adapter à ce changement de paradigme pour pouvoir continuer à maîtriser la machine.

La menace sur l’emploi de cette mutation ne doit pas nous paralyser ; certes de nombreux emplois vont disparaître, mais de nouveaux vont voir le jour. Les travailleurs devront modifier leurs compétences. Ainsi, il ne faut pas non plus sous-estimer l’impact social des effets de l’intelligence artificielle ; l’emploi et l’éducation sont au cœur de la révolution sociale. Quelle réorientation professionnelle engager ? Quelles études suivre ? Quel plan de carrière pour nos enfants ? Autant de questions à se poser collectivement pour éviter la domination technologique. Dans cette course à l’acquisition de toujours plus de données, une régulation par le pouvoir publique est toujours possible ; il faut d’abord bien comprendre les risques pour mettre en place un système qui sera revu au fur et à mesure des avancées technologiques. Le tout est de trouver le bon équilibre pour éviter les dérives sans bloquer l’innovation.

Une solution intéressante viendrait de l’autorégulation dans un vaste mouvement humain général ; à nous de nous adapter pour rester maître de notre destin. La peur ne doit pas nous masquer de la réalité. L’information est partout et est source de pouvoir ; l’ambition politique des grands groupes spécialisés dans l’Intelligence Artificielle est sans nul doute de mettre fin à la souveraineté des Etats. Finalement, la balle est dans notre camp, ne nous enfermons pas dans les évolutions technologiques ; profitons du bien être apporté par l’Intelligence Artificielle dans notre quotidien pour recréer du lien et échanger de nouveau, ne nous laissons pas devenir idiot face à l’intelligence des machines, comme dans le film de Mike Judge, " Idiocracy ".


Olivier Pichot
L’Intelligence Artificielle est devenue un élément omniprésent de notre société. Depuis, les années 60, les avancées technologiques informatiques ont permis d’augmenter la puissance de calcul des ordinateurs qui permet désormais de rivaliser avec la performance du raisonnement humain, voire de le surpasser comme en témoigne, en mai 2017, la défaite du meilleur joueur du monde de jeu de Go, Ke Jie, face à Alphago, la machine développée par ...

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L'offensive européenne de Huawei sur l'équipement réseau Télécom | www.infoguerre.fr 07/05/2019 Nouveau

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Avec un chiffre d’affaires record de plus de cent milliards de dollars en 2018, Huawei est le troisième fabricant mondial de smartphones derrière Samsung et Apple. Faisant quasiment jeu égal avec Apple en termes de nombres de smartphones vendus, avec 45% de ses revenus, le groupe ambitionne de ravir la première place à Samsung en 2020. Le marché des smartphones est le plus connu des consommateurs et le plus visible car en aval des télécommunications.

Huawei occupe également une position de leader mondial en amont, au travers des équipements Télécom réseaux. Il s’agit du métier historique de Huawei, qui est d’accompagner les opérateurs dans la fourniture de l’ensemble de la chaîne des équipements de l’infrastructure réseaux (antennes, routeurs, serveurs, commutateurs, …). Huawei est plus particulièrement leader dans le RAN (radio access network), partie radio d’un système de télécommunication mobile et les antennes micro-ondes (1). Une position dominante dans ce métier est déterminante dans la mesure où même si les opérateurs peuvent être équipés par plusieurs fournisseurs différents, ils dépendent de ces derniers pour exercer leur activité.Pour déployer les équipements nécessaires, Huawei apparaît donc comme un acteur central.

Ce marché est dominé par trois grands équipementiers au niveau mondial : Huawei en tête avec 29%, suivi par le suédois Ericsson et le finlandais Nokia se partagent près de 80% du marché(2). Un autre chinois ZTE et Samsung se partagent les 17 % restants; les autres acteurs n’ayant pas de poids significatifs.La tendance est identique en Europe où Huawei et ses concurrents, Ericsson et Nokia se partagent respectivement 33%, 30% et 20% du marché (2). Sur les autres grands marchés, hormis la Chine, Ericsson et Nokia devancent Huawei.


L’avènement de la 5G, technologie clé et point d’inflexion potentiel du marché

La 5G recouvre une nouvelle génération de réseaux mobiles prévue à partir de 2020, visant à connecter les téléphones mais aussi la majorité des infrastructures : usines, hôpitaux, ports, domotique, véhicules… Cette technologie va avoir un impact sur les activités civiles (télémédecine, véhicule autonome et connecté, contrôle du trafic routier, optimisation énergétique, pilotage à distance des outils industriels, connectivité des machines) mais aussi sur le terrain militaire (connexion à grande vitesse des soldats, véhicules et robots). La 5G doit à la fois offrir un débit vingt fois plus rapide que la 4G mais aussi et surtout créer un accès majeur à l’intelligence artificielle. Par cette place déterminante, la 5G est donc loin d’être une simple amélioration de la 4G, la 5G et apparait comme un véritable " saut technologique " qui va accélérer la numérisation des économies. La croissance des parts de marché des constructeurs en présence revêt par conséquent un caractère particulièrement stratégique, et se pose la question du danger potentiel d’une domination technologique par un seul opérateur.

La Chine est devenu le pays le plus connecté dans le monde avec 733 millions d’utilisateurs d’internet, devant l’Europe (411), l’Inde (391) et les Etats-Unis (246). En termes de collecte de données, les Etats-Unis contrôlent très majoritairement le marché européen via notamment les GAFAM et NATU. La Chine, de son coté, a élevé une grande muraille du Web, en répliquant un équivalent, les BATX (Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi) et en construisant un internet souverain, contrôlant les entrées et sorties d’information. Aujourd’hui, les Etats-Unis et la Chine sont les régions qui à la fois voient leur trafic de données augmenter le plus fortement et qui domine la production de brevets dans l’intelligence artificielle.

Le nouvel affrontement en train d’émerger porte sur le traitement et l’analyse de ces quantités gigantesques de données par l’intelligence artificielle. La 5G sera au cœur de cet affrontement, avec en ligne de mire, un possible découplage économique entre l’Occident et la Chine.



L’offensive américaine sur la question de la sécurité

Le marché américain est aujourd’hui majoritairement équipé par Ericsson et Nokia. Eu égard aux besoins conséquents des Etats-Unis en la matière, ils ne veulent surtout pas devenir dépendants d’un constructeur chinois. Le champ de l’équipement réseau est donc au cœur de l’affrontement avec la Chine. Il recouvre ainsi une double dimension, économique et politique. En 2018, les États-Unis ont ainsi relancé leur offensive en portant le sujet sur le terrain de la sécurité nationale en attaquant ouvertement la Chine d’espionnage. Les États-Unis communiquent sur la possibilité d’une porte dérobée pour le gouvernement chinois permettant d’espionner les communications des pays qui utiliseraient la technologie Huawei.

En réalité, cet affrontement a commencé en 2003, lorsque les premiers soupçons ont émergé lorsque Huawei avait été accusé par son concurrent américain Cisco d’avoir copié son code source.

En 2007, Huawei et la société américaine Bain Capital tentent de racheter ensemble le fabricant d’équipements réseau américain 3Com pour 2,2 milliards de dollars mais le projet est abandonné. Les Etats-Unis accusent la Chine de cyber-espionnage international. En 2011, le gouvernement américain demande à l’opérateur télécom Sprint de ne pas acheter à Huawei des composants fabriqués pour la construction de son réseau 4G. En 2012, la candidature de Huawei à l’appel d’offre américain pour le projet de câble sous-marin transatlantique Hibernia est rejetée par Washington et ce sont enfin les équipements réseaux qui sont interdits aux Etats-Unis.

Depuis, les États-Unis maintiennent une pression constante sur leurs alliés pour qu’ils bannissent les infrastructures Huawei de leurs choix. En 2018, avec le début de la course à la 5G, les attaques de tous types s’amplifient. Parmi les plus significatives :

Interdiction des smartphones Huawei aux Etats-Unis,
Rupture des liens entre le MIT et Huawei et ZTE et de l’université britannique d’Oxford, qui cesse d’accepter les fonds de Huawei,
Par effet d’influence, l’Australie, le Japon et la Nouvelle Zélande excluent Huawei du marché 5G,
Arrestation de la directrice financière de Huawei au Canada,
Déclaration de Cisco, actuel leader mondial devant Huawei du routage, quant à sa capacité à devenir un futur leader de la 5G en 2022.
Les accusations d’espionnage sont dans les faits des présomptions difficiles à prouver et les États-Unis n’ont jamais apporté publiquement de preuves permettant d’étayer ces accusations.
Mais au-delà du risque d’espionnage avec l’arrivée de la 5G, c’est plus le risque lié au " contenant " ou la disponibilité du réseau que celui du " contenu " qui se pose en réalité. Demain, dans des sociétés très connectées à la 5G, quid de la continuité de leurs activités économiques si elles n’ont pas de maitrise de l’infrastructure ?


L’Europe : un marché-clé de l’expansion de Huawei

Même si l’exclusion de Huawei de plusieurs grands marchés a eu quelques impacts sur son activité, le groupe n’y détenait cependant pas de postions fortes. L’Europe revêt une autre dimension pour Huawei avec des enjeux géopolitiques et industriels. L’Europe est la chasse gardée des Etats-Unis dans l’utilisation d’internet. Au niveau de l’équipement réseaux, Huawei est le premier fournisseur des plus grands marchés européens, Allemagne et France en tête. L’Europe abrite par ailleurs ses deux principaux concurrents, Ericsson et Nokia, ces derniers disposant aujourd’hui de capacités technologiques équivalentes. Sur l’activité des smartphones, l’Europe représente le second marché de Huawei après la sphère domestique chinoise.

Huawei est donc un acteur qui dérange et cherche en Europe à être offensif pour capter les cibles moins offensives et les plus dépendantes. Huawei a progressivement multiplié les actions d’influence depuis le début des années 2000, alternant opérations séduction à la chaine et implantations stratégiques afin de ceinturer les marchés européens. Huawei a subtilement exercé des pressions, accompagné dans l’aide technique, promis des emplois et fait des investissements dans la recherche pour s’attirer les bonnes grâces des gouvernements européens. A ce titre, parmi les nombreux exemples :

En 2009, Huawei installe le premier réseau européen LTE pour l’opérateur norvégien Teliasonera (Telia Company),
En 2016, ouverture d’un centre en mathématiques et algorithmiques à Boulogne Billancourt autour de la 5G et l’intelligence artificielle pour les réseaux,
En 2018, Huawei a annoncé un investissement de 3 milliards de livres sur cinq ans pour développer ses activités en Grande-Bretagne, où il emploie 1 500 personnes,
Création d’un conseil d’administration spécial qui octroie des dons à des écoles, dont l’université de Cambridge, organise des fêtes pour les dirigeants politiques et parraine des œuvres de bienfaisance de premier plan comme le Prince’s Trust,
Toujours en 2018, Theresa May rencontre à Pékin Sun Yafang, la présidente du groupe,
En Allemagne, ouverture de centres de recherche et développement et parrainage de divers événements, dont la dernière convention de la CDU au pouvoir,
Début 2019, ouvertures de flagships dans les marchés phares de croissance (Paris, Milan, Monaco, Vienne, …),
En mars 2019, ouverture d’un centre de cybersécurité à Bruxelles et dévoilement de son code source 5G,
Pour se distinguer de l’agressivité de son adversaire américain, Huawei sort de ses habitudes en pratiquant une communication plus forte de la part de son président fondateur Ren Zhengfei : " Notre succès est le succès de l’Europe, et notre perte sera aussi une perte pour l’Europe. "
Huawei capitalise aussi sur la pédagogie en consacrant une partie entière de son site à répondre point par point aux attaques,
Huawei exerce enfin un lobbying très actif dans la définition des standards de la technologie 5G auprès des organisations internationales.
L’ensemble de ces actions vise à occuper au maximum l’espace médiatique en soufflant le chaud et le froid contre l’influence américaine, en alternant offensive sur l’innovation et contre-offensive victimaire dans la polémique sécuritaire.


Une exploitation systématique des failles géopolitiques et des contradictions consuméristes du vieux continent

Si Huawei multiplie ses actions d’influence, c’est aussi pour exploiter certaines faiblesses du vieux contient. D’un point de vue conjoncturel, l’Europe est prise en tenaille entre les Etats-Unis et la Chine dans la guerre commerciale depuis l’accentuation protectionniste du président Trump. De plus, sur fond de nouvelle route de la soie, la Chine pratique une offensive massive sur l’Europe depuis plusieurs années où 13 pays ont déjà signé un accord avec Pékin pour participer à ce projet. D’un point de vue structurel, l’Europe présente d’une part des difficultés à s’exprimer de manière unifiée au niveau politique et au niveau industriel d’autre part, où les retards d’investissement dans certains secteurs stratégiques ont conduit l’Europe à la traîne dans l’intelligence artificielle et les dépôts de brevets.

Concernant la question de Huawei et la 5G, pour la plupart des pays européens, la tendance affichée est aujourd’hui à la régulation, la prudence et la surveillance plutôt qu’à l’interdiction pure et simple : clause de non-espionnage, obligation de tests en laboratoire pour l’ensemble des composants ou obligation de publier des codes source utilisés dans les infrastructures. La Grande-Bretagne, pays le plus réticent en Europe, a certes pointé des risques mais qui sont jugés contrôlables. En France, une proposition de loi visant à renforcer la sécurité des équipements de réseau mobile dans la perspective du déploiement de la 5G arrive à l’Assemblée nationale. L’objectif est de créer un nouveau régime d’autorisation préalable, qui permettra au gouvernement d’interdire ou de limiter certains équipements de réseau mobile jugés sensibles. Aucune législation spécifique n’est encore à l’agenda législatif allemand.

Le 25 mars 2019, la commission européenne a de son côté clarifié en précisant que Huawei ne sera pas interdit en Europe mais que la 5G sera surveillée. Il s’agit d’une simple recommandation, qui sur le plan juridique n’a aucun effet contraignant ni force de loi, laissant aux pays la discrétion d’écarter ou non Huawei de la course. Les opérateurs télécom agissent également en ordre dispersé et ont tendance à contribuer au discours de retard technologique. Huawei bénéficie ainsi d’un soutien implicite de la part de nombreux utilisateurs, qui ne souhaitent pas se priver de ce fournisseur clef, au détriment des prix et de la vitesse de déploiement de la 5G. Certains craignent également que Nokia et Ericsson, très engagés aux Etats-Unis n’aient pas les capacités industrielles de fournir toute l’Europe si Huawei disparaît du paysage.

Enfin, alors que les opérateurs télécoms américains, chinois, japonais ou coréens pourraient dégager de premiers revenus commerciaux générés par la 5G dès 2019, Huawei pourrait tirer parti du calendrier tardif d’attribution d’enchères des fréquences, prévue à l’automne 2019. Pour l’instant, aucun protagoniste n’apparait clairement gagnant ou perdant dans la bataille de la 5G en Europe, étant donné que la plupart des pays européens sont en phase d’étude et n’ont pas encore adopté de position définitive.



Marc Menguy
Avec un chiffre d’affaires record de plus de cent milliards de dollars en 2018, Huawei est le troisième fabricant mondial de smartphones derrière Samsung et Apple. Faisant quasiment jeu égal avec Apple en termes de nombres de smartphones vendus, avec 45% de ses revenus, le groupe ambitionne de ravir la première place à Samsung en 2020. Le marché des smartphones est le plus connu des consommateurs et le plus visible car en aval des téléc...

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La circulation des matières premières et de différents produits dans le monde est à voir sur ce site https://resourcetrade.earth/ : vous pouvez choisir n’importe quel pays et examiner ses exportations et importations.

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La distribution d'épicerie fine à l'horizon 2022 | Xerfi Canal 03/2019 Nouveau

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L’activité des épiceries fines compte parmi les plus dynamiques du commerce alimentaire. Alors que les Français plébiscitent les produits gourmets, de qualité, issus d’un savoir-faire traditionnel, l’effervescence bat toujours son plein sur un marché estimé entre 7 et 9 milliards d’euros et qui attire de nombreux acteurs. Selon l’étude Xerfi France, les épiceries fines, qu’elles soient généralistes ou spécialisées, leaders ou indépendantes, ont vu leur chiffre d’affaires progresser en 2018, pénalisé en toute fin d’année par les mouvements sociaux et leur impact sur l’activité touristique de la Capitale. Sur ce marché, on compte aussi les GSA dont les ventes représentent près de 3 milliards d’euros. Des GSA qui misent sur leur MDD premium. Quant aux boutiques mono-produit haut de gamme, elles sont également en très forte expansion, dans la distribution physique comme sur Internet.


Une nouvelle forme de concurrence vient néanmoins concurrencer les épiceries fines, notamment les indépendantes : il s’agit des plateformes de circuits courts. Des plateformes qui émergent sur la Toile, non sans difficulté d’ailleurs, pour connecter les consommateurs aux producteurs. Rares sont en effet les e-commerçants tels que l’épicerie en ligne BienManger.com à être parvenus à atteindre une audience significative sur le créneau de l’épicerie fine. Parmi les acteurs nouvellement arrivés, citons Pourdebon qui pourrait créer la différence de par son origine. La marketplace de produits du terroir est en effet née d’une alliance singulière, celle de Webedia, éditeur de portails thématiques capable de fédérer d’importantes communautés sur le web, avec Chronopost, filiale de La Poste en mesure de fournir des services de livraison de produits alimentaires performants via Chronofresh. Mais à court terme, c’est surtout Amazon qui inquiète les acteurs du marché. Le géant américain vient d’ouvrir sa " boutique de producteurs ". Et tout laisse à penser qu’il pourrait également lancer son supermarché Amazon Fresh en France. Son arrivée bouleverserait alors les positions établies dans le e-commerce alimentaire et a fortiori dans le e-commerce de produits d’épicerie fine.


Face aux offensives de la concurrence, les grandes maisons de l’épicerie fine ont néanmoins une carte maîtresse pour se distinguer : des marques fortes associées à l’univers du luxe qui leur confèrent un important potentiel de croissance et une capacité de résistance. Pour se développer, elles misent d’abord sur des stratégies d’extension de l’offre, sur des marchés connexes à leur activité d’origine (comme la restauration) ou sur de nouveaux territoires d’influence. Fauchon vient ainsi d’inaugurer un hôtel 5 étoiles à Paris, premier d’un futur réseau international de 20 établissements. Autre levier de croissance : l’extension de la cible de clientèle, sur le marché BtoB. Les acteurs traditionnels étendent également les formats de distribution. Toutes les enseignes ou presque se sont en effet déployées sur le web via un site marchand. Il y a enfin l’international. Mais si les enseignes d’épicerie fine ouvrent des points de vente physique dans quelques grandes capitales étrangères, l’exportation de l’art de vivre à la française passent aussi, de plus en plus, par le e-commerce.
L’activité des épiceries fines compte parmi les plus dynamiques du commerce alimentaire. Alors que les Français plébiscitent les produits gourmets, de qualité, issus d’un savoir-faire traditionnel, l’effervescence bat toujours son plein sur un marché estimé entre 7 et 9 milliards d’euros et qui attire de nombreux acteurs. Selon l’étude Xerfi France, les épiceries fines, qu’elles soient généralistes ou spécialisées, leaders ou indépendantes, on...

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Themeco. Impression 3D. Edition 2019 | 01/03/2019

Etude/Rapport (BUSINESS)

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Considérée comme l’une des technologies prometteuses de demain, l’impression 3D confirme peu à peu les espoirs placés en elle. L’industrie s’accapare ce mode de fabrication capable d’impacter un nombre important de secteurs, à diverses étapes de la chaîne de production et sur des matériaux différents. Ce développement est confirmé par l’intérêt général porté à cette méthode de fabrication. Les start-up sont nombreuses, les projets collectifs se multiplient, les collaborations également. L’impression 3D semble devenir un élément incontournable de l’industrie 4.0. Données chiffrées. Considérée comme l’une des technologies prometteuses de demain, l’impression 3D confirme peu à peu les espoirs placés en elle. L’industrie s’accapare ce mode de fabrication capable d’impacter un nombre important de secteurs, à diverses étapes de la chaîne de production et sur des matériaux différents. Ce développement est confirmé par l’intérêt général porté à cette méthode de fabrication. Les start-up sont nombreuses, les projets collectifs se ...

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Conjoncture et prévisions pour l’entreprise | XERFI 04/2019

Etude/Rapport (BUSINESS)

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La France aux avant-postes de la zone euro, cela ne s’était plus produit depuis 2013. Moins exposée aux aléas du commerce mondial (les exportations françaises représentent 32% du PIB, alors qu’elles atteignent 50% en Allemagne), l’économie française va pourvoir compter sur le dynamisme de sa demande intérieure cette année. À contre-courant des autres pays européens, la croissance française va notamment s’appuyer sur l’accélération de la consommation des ménages. Certes, les premiers chiffres sur 2019 restent en dessous des attentes, mais les quelque 10 milliards d’euros de soutien à la demande, décidés en décembre dernier, seront au moins partiellement dépensés au fil du temps. Leur forte contrepartie en importations en limitera cependant les effets d’entraînement.
Dans le même temps, les entreprises vont bénéficier de la transformation du CICE en baisse de charges, à savoir une injection ponctuelle de 20 milliards d'euros de trésorerie. De quoi financer sans douleur, a posteriori, le coup de pousse des primes de fin d’année, absorber les hausses de certains coûts (pétrole en tête) et initier un cercle vertueux du côté des délais de paiement et du niveau de défaillances des entreprises. Ce faible stress sur la situation de trésorerie des entreprises pourrait aussi autoriser un redémarrage plus rapide de l’investissement.
La France aux avant-postes de la zone euro, cela ne s’était plus produit depuis 2013. Moins exposée aux aléas du commerce mondial (les exportations françaises représentent 32% du PIB, alors qu’elles atteignent 50% en Allemagne), l’économie française va pourvoir compter sur le dynamisme de sa demande intérieure cette année. À contre-courant des autres pays européens, la croissance française va notamment s’appuyer sur l’accélération de la ...

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En 2018, en France, 71,9 % des personnes âgées de 15 à 64 ans sont actives au sens du Bureau international du travail (BIT), qu’elles aient un emploi ou soient au chômage. Ce taux augmente de 0,4 point en 2018, atteignant son plus haut niveau depuis 1975. Cette hausse est due à celle du taux d’emploi (+ 0,7 point pour les 15-64 ans), plus marquée pour les jeunes et les seniors. Parmi les 27,1 millions de personnes occupant un emploi, neuf sur dix sont salariées. Parmi les salariés, 84,7 % ont un emploi à durée indéterminée. Cette proportion est quasiment stable en 2018 par rapport à 2017, après une érosion sur la dernière décennie. En 2018, 18,5 % des personnes ayant un emploi travaillent à temps partiel, soit un recul de 0,3 point sur un an. Avec 2,7 millions de chômeurs au sens du BIT, le taux de chômage s’établit à 9,1 % en moyenne en 2018. La baisse amorcée en 2016 se poursuit, mais de façon plus modérée : - 0,3 point en 2018, après - 0,7 point en 2017. Elle est plus marquée pour les jeunes et les moins qualifiés. Le chômage de longue durée concerne 3,8 % des actifs en 2018, en recul de 0,4 point sur un an. Plus fréquent chez les jeunes actifs, le chômage est plus durable pour leurs aînés. En 2018, 1,6 million d’inactifs relèvent du halo autour du chômage. Au total, 10,4 % des 15-64 ans sont sans emploi et souhaitent travailler, qu’ils soient au chômage ou appartiennent au halo autour du chômage. Cette proportion recule de 0,2 point en 2018. Quelques données chiffrées. Détails. En 2018, en France, 71,9 % des personnes âgées de 15 à 64 ans sont actives au sens du Bureau international du travail (BIT), qu’elles aient un emploi ou soient au chômage. Ce taux augmente de 0,4 point en 2018, atteignant son plus haut niveau depuis 1975. Cette hausse est due à celle du taux d’emploi (+ 0,7 point pour les 15-64 ans), plus marquée pour les jeunes et les seniors. Parmi les 27,1 millions de personnes occupant un emploi, neuf sur ...

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En 2018, les créations d'entreprises atteignent un nouveau record : 691 000 entreprises ont été créées en France, soit 17 % de plus qu'en 2017. Les immatriculations de micro-entrepreneurs sont particulièrement dynamiques (+ 28 %) comme les créations d'entreprises individuelles classiques (+ 20 %). Les créations de sociétés augmentent beaucoup plus modérément (+ 2 %). Le secteur des transports et de l'entreposage (+ 68 %) contribue le plus à la hausse globale. En particulier, les immatriculations dans les autres activités de poste et de courrier (qui incluent la livraison à domicile) s'envolent, essentiellement sous le régime du micro-entrepreneur. Tous types d'entreprises confondus, les créations s'accroissent fortement dans la quasi-totalité des régions. Hors micro-entrepreneurs, seules 6 % des entreprises sont employeuses au moment de leur création. Elles démarrent leur activité avec 2,7 salariés en moyenne. Les créateurs d'entreprises individuelles ont en moyenne 36 ans en 2018. Quatre créateurs d'entreprises sur dix sont des femmes. Quelques données chiffrées. Détails. En 2018, les créations d'entreprises atteignent un nouveau record : 691 000 entreprises ont été créées en France, soit 17 % de plus qu'en 2017. Les immatriculations de micro-entrepreneurs sont particulièrement dynamiques (+ 28 %) comme les créations d'entreprises individuelles classiques (+ 20 %). Les créations de sociétés augmentent beaucoup plus modérément (+ 2 %). Le secteur des transports et de l'entreposage (+ 68 %) contribue le plus à la ...

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La prise de conscience écologique est en très forte progression : 26 % des Français placent l’environnement en tête de leurs préoccupations en 2018, un record en quarante ans dans l’enquête Condition de Vie du CRÉDOC. Dans un contexte de tensions entre signes du changement climatique et tâtonnements des politiques publiques, la consommation durable peut apparaître comme une solution alternative pour s’engager dans la transition écologique. La mise en pratique d’actions individuelles sous forme de "consommer moins" ou de "consommer mieux" se diffuse, mais est-ce que les petits gestes suffisent pour que l’empreinte écologique diminue ? Si 88 % de la population estime que les consommateurs doivent prendre en charge les problèmes environnementaux, est-ce que les plus sensibles à l’écologie mettent le plus en pratique des gestes efficaces pour l’avenir de la planète ? Pour répondre à cette question, le CRÉDOC a confronté les représentations de la consommation durable par le biais d’une question ouverte, "Si je vous dis, consommation durable à quoi pensez-vous ?", aux pratiques de consommation durable, de l’habitat à l’alimentation en passant par les transports. Les résultats sont sans appel : la richesse conduit les plus sensibles à l’écologie à des pratiques de mobilité qui ne peuvent pas être compensées, en termes d’empreinte écologique, par de "petits gestes" comme la consommation de produits bio, la réduction ou la suppression de la viande et l’achat de produits d’occasion. Quelques données chiffrées. Détails. La prise de conscience écologique est en très forte progression : 26 % des Français placent l’environnement en tête de leurs préoccupations en 2018, un record en quarante ans dans l’enquête Condition de Vie du CRÉDOC. Dans un contexte de tensions entre signes du changement climatique et tâtonnements des politiques publiques, la consommation durable peut apparaître comme une solution alternative pour s’engager dans la transition écologique. La ...

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Pour les étudiants, réussir sa vie, c’est avant tout être " heureux et épanoui " dans son travail comme dans sa vie de famille. Les priorités qu’ils affichent dans l’idéal sont d’exercer un métier intéressant (93%), d’avoir un bon équilibre entre leur vie privée et leur vie professionnelle (93%), et permettant d’avoir les moyens de faire ce qu’il leur plait durant leur temps libre (93%). Harris Interactive a mené l’enquête pour INSEEC U. et publie une étude intitulée " Réussir dans un monde en transition. Les étudiants et leurs attentes à l’égard de l’enseignement supérieur ".
A la question " Dans votre vie souhaitez-vous de façon prioritaire… ? " les étudiants sont également 52% à répondre que " gagner de l’argent est tout à fait prioritaire ". Bien moins que les 78% qui ont également choisi comme priorité d’être " utiles à la société ".
Aux questions portant sur leurs études les étudiants considèrent à la quasi-unanimité (94%) qu’elles jouent un rôle important dans leur réussite personnelle. Le même pourcentage en est d’ailleurs satisfait : 74% les ayant choisies et 20% " pas vraiment " mais en étant néanmoins satisfaits. Ces derniers sont 53% à l’avoir fait parce qu’ils " ne savaient pas vraiment ce qu’ils souhaitaient ".
Si 87% considèrent que leur établissement propose un enseignement " tout à fait ou plutôt adapté " ils sont également 3% à considérer qu’il n’est " pas du tout adapté " et 10% " plutôt pas adapté ". Quant à savoir s’il est adapté au monde du travail ils sont 46% à répondre " non " (et 56% dans les universités).
Et s’ils devaient choisir un établissement aujourd’hui c’est d’abord une " formation qui vous donne les clés pour évoluer tout au long de votre carrière " qui les séduirait devant " Une formation qui vous rend opérationnel(le) rapidement sur le marché du travail ". Mais avec des différences puisque cet item n’arrive en tête que pour les formations universitaires et en deuxième position chez les étudiants en écoles de commerce comme en BTS/DUT. De même la faculté à " faciliter des échanges universitaires ou des double-diplômes à l’étranger " jouerait un rôle prioritaire dans un deuxième groupe de questions.
Parlons avenir. Se sentant bien formés les étudiants sont à 82% confiants dans leurs études (91% dans les Grandes écoles) mais aussi quant à leur vie personnelle et 80% pour leur avenir professionnel (88% dans les Grandes écoles). La grande majorité d’entre eux se sentent " confiants et enthousiastes " pour leur entrée sur le marché du travail, même si près des deux tiers ressentent aussi une certaine inquiétude. Pour autant ils sont 63% à considérer qu’ils auront besoin de continuer à se former au-delà
de leurs études actuelles.
Pour les étudiants, réussir sa vie, c’est avant tout être " heureux et épanoui " dans son travail comme dans sa vie de famille. Les priorités qu’ils affichent dans l’idéal sont d’exercer un métier intéressant (93%), d’avoir un bon équilibre entre leur vie privée et leur vie professionnelle (93%), et permettant d’avoir les moyens de faire ce qu’il leur plait durant leur temps libre (93%). Harris Interactive a mené l’enquête pour INSEEC U. et ...

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29ème enquête sur les ingénieurs - 2018 | IESF

Etude/Rapport (COMPETENCES )

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Chaque année depuis 60 ans, IESF réalise sa grande Enquête Nationale via son Comité Observatoire des ingénieurs, qui dresse un panorama extrêmement complet et unique dans le monde de la situation professionnelle et socio-économique des ingénieurs et scientifiques diplômés en France.

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Que signifie "habiter mieux" pour les Français ? | Obsoco 01/03/2019

Etude/Rapport (TENDANCES)

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Les conceptions de l’habitat et des manières d’habiter évoluent au gré des mutations sociétales nombreuses liées au vieillissement de la population, aux évolutions des schémas familiaux, à l’accroissement du temps libre, aux frontières entre vie professionnelle et vie personnelle qui s’affinent, aux nouvelles formes de travail et d’organisation du travail, à la révolution numérique, à l’attention croissante sur les sujets de l’environnement et de la santé, etc.
Pour penser ces transformations, l’Observatoire de l’Habitat (ObSoCo, Nexity, Somfy, CDC Habitat) propose de comprendre le rapport à l’habitat sous l’angle du bien-vivre et des imaginaires d’" habiter mieux " du point de vue des habitants eux-mêmes. L’étude met en évidence les aspirations des Français quant à l’habitat et comment celles-ci se différencient au sein de la population et dans quels modes et imaginaires d’habiter différents elles peuvent se projeter.
Les conceptions de l’habitat et des manières d’habiter évoluent au gré des mutations sociétales nombreuses liées au vieillissement de la population, aux évolutions des schémas familiaux, à l’accroissement du temps libre, aux frontières entre vie professionnelle et vie personnelle qui s’affinent, aux nouvelles formes de travail et d’organisation du travail, à la révolution numérique, à l’attention croissante sur les sujets de l’environnement et ...

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L’engouement pour les applications de type YUKA et plus largement la quête de contrôle et de maîtrise des consommateurs est-elle un simple effet de mode ou ces applications incarnent-elles une prise du pouvoir du consommateur au risque de renforcer la défiance ? En s’appuyant sur une synthèse de travaux académiques sur l’évolution du rapport à l’alimentation ainsi sur que les résultats d’enquêtes quantitatives permettant de repérer des grandes tendances actuelles, le but de cette analyse est de comprendre les motivations actuelles des consommateurs, en tenant compte des évolutions culturelles qui traversent et travaillent la société d’aujourd’hui. L’engouement pour les applications de type YUKA et plus largement la quête de contrôle et de maîtrise des consommateurs est-elle un simple effet de mode ou ces applications incarnent-elles une prise du pouvoir du consommateur au risque de renforcer la défiance ? En s’appuyant sur une synthèse de travaux académiques sur l’évolution du rapport à l’alimentation ainsi sur que les résultats d’enquêtes quantitatives permettant de repérer des grandes ...

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Réalisée auprès de 13 800 consommateurs, issus de 17 pays européens, du 27 novembre au 10 décembre dernier, l’étude menée par L’Observatoire Cetelem est explicitement baptisée, cette année " Think local, act local ! ". L’un de ses deux grands enseignements, en effet, est l’émergence d’un mouvement de fond, à savoir l’orientation vers une consommation plus locale, considérée comme plus responsable… Cette édition 2019 montre aussi que la prudence grandit chez les consommateurs européens avec, en toile de fond, une croissance qui s’essoufle et des perspectives moins favorables pour cette année. Réalisée auprès de 13 800 consommateurs, issus de 17 pays européens, du 27 novembre au 10 décembre dernier, l’étude menée par L’Observatoire Cetelem est explicitement baptisée, cette année " Think local, act local ! ". L’un de ses deux grands enseignements, en effet, est l’émergence d’un mouvement de fond, à savoir l’orientation vers une consommation plus locale, considérée comme plus responsable… Cette édition 2019 montre aussi que la prudence ...

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La consommation responsable, un mode de vie à définir
▪ Consommer de manière responsable est un concept qui regroupe de nombreuses réalités pour les Français où se mêlent pratiques et nouveaux concepts de consommation. Ils l’associent en premier lieu à une consommation maîtrisée, passant par le recyclage (37%) et le fait maison (36%), dans l’optique de consommer moins, mais mieux (34%). La consommation locale, via le Made in France (33%) et la consommation en circuits courts (33%) apparaît également comme constitutive de l’idée de responsabilité. Dans une moindre mesure, l’attention à la réduction des déchets et à la consommation de plastique lui sont aussi associées.
▪ Face à la diversité des incarnations de la consommation responsable, les Français estiment majoritairement que s’orienter vers ce mode de consommation ne représente pas un changement fondamental de mode de vie mais nécessite seulement quelques ajustements (63%). Alors même que l’idée de consommer moins, mais mieux fait partie des premières associations à la consommation responsable, les Français n’écartent pas de la définition le fait de consommer des produits différents. Il y a ainsi un véritable équilibre entre l’idée de réduire sa consommation (48%) et l’idée d’avoir recours à d’autres produits plus responsables (51%).
▪ Il n’y a pas non plus de réponse évidente pour les Français sur l’aspect financier de la consommation responsable, la moitié des Français estimant que c’est un mode de consommation accessible à tous (46% et jusqu’à 52% chez ceux qui estiment consommer comme cela aujourd’hui) quand l’autre moitié estime qu’il s’agit d’un privilège réservé à quelques-uns. Dans cette optique, ils n’établissent pas non plus une vision tranchée du coût de la consommation responsable, 52% indiquant qu’elle revient moins cher que la consommation traditionnelle, l’autre moitié se prononçant plutôt pour l’inverse.
▪ Alors, consommer responsable, plutôt un enjeu économique ou écologique ? Dans l’ensemble, les Français se montrent encore une fois partagés, 51% déclarant que s’ils devaient aujourd’hui consommer de manière plus responsable, ce serait en premier lieu pour des considérations écologiques, et 47% affirmant que leur motivation première serait plutôt de faire des économies. Alors que cet enjeu économique est davantage mis en avant par les plus âgés, les plus jeunes, les plus aisés, ainsi que ceux qui déclarent aujourd’hui consommer de manière responsable accentuent davantage les enjeux environnementaux.
La consommation responsable, un mode de vie à définir
▪ Consommer de manière responsable est un concept qui regroupe de nombreuses réalités pour les Français où se mêlent pratiques et nouveaux concepts de consommation. Ils l’associent en premier lieu à une consommation maîtrisée, passant par le recyclage (37%) et le fait maison (36%), dans l’optique de consommer moins, mais mieux (34%). La consommation locale, via le Made in France (33%) et la ...

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La gestion du budget au quotidien : un exercice réussi pour les Français ?
▪ La très grande majorité des Français estime bien gérer son budget au quotidien (89%), les plus âgés manifestant une confiance encore plus grande que la moyenne dans leurs compétences de gestionnaires (97%), à la différence des plus jeunes, plus modestes (17% estiment mal gérer leurs finances, contre 10% de l’ensemble). Cependant, on note que ce sentiment de bonne gestion reste relatif : seuls 30% estiment très bien gérer leur budget. Conformément à cet état d’esprit, la plupart des Français estiment consacrer juste le temps qu’il faut à la gestion de leurs dépenses (66%), et déclarent généralement bien savoir où ils se situent financièrement en milieu de mois (89%), les plus jeunes étant à nouveau légèrement plus fragiles sur ces questions.
▪ Derrière l’impression d’une bonne gestion de son budget, on constate que les Français connaissent régulièrement des situations de difficulté concernant leur gestion financière. Près d’un tiers déclare ainsi craindre chaque mois de se trouver à découvert en fin de mois… et 42% estiment se trouver effectivement en situation de découvert au moins une fois par an, signe d’une gestion peut-être moins évidente qu’il n’y paraît. Heureusement, 72% affirment réussir au moins une fois par an (et 54% au moins une fois par trimestre) à mettre de l’argent de côté.
▪ Pour les aider à faire face à ces risques de fluctuations financières, les Français déclarent avoir recours à plusieurs stratégies. La première consiste à essayer de réduire ses dépenses (83%), une solution privilégiée à celle d’une augmentation de ses revenus (par la revente ou la location d’objets, la location de son appartement, etc. : 15%). Cette seconde solution est néanmoins davantage privilégiée par les hommes, les populations les plus aisées et les habitants de région parisienne.
▪ La seconde stratégie de gestion repose sur l’utilisation d’applications de gestion du budget, auxquelles 38% des Français déclarent qu’ils pourraient avoir recours.
La gestion du budget au quotidien : un exercice réussi pour les Français ?
▪ La très grande majorité des Français estime bien gérer son budget au quotidien (89%), les plus âgés manifestant une confiance encore plus grande que la moyenne dans leurs compétences de gestionnaires (97%), à la différence des plus jeunes, plus modestes (17% estiment mal gérer leurs finances, contre 10% de l’ensemble). Cependant, on note que ce sentiment de bonne ...

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Les alternants dans le cadre d’Erasmus + : État des lieux | 05/2019 Nouveau

Etude/Rapport (INTERNATIONAL)

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Dans sa collection " Notes de l’Observatoire, n°11 de mai 2019 ", l’Agence Erasmus+ France/ Education Formation propose une synthèse sur la mobilité des alternants dans le cadre d’Erasmus +.

A partir des différents éléments statistiques dont elle dispose, l’Agence offre une première estimation statistique du nombre d’alternants de l’enseignement secondaire professionnel et de l’enseignement supérieur partis en mobilité Erasmus + au cours d’une année.

Un premier cadrage de la mobilité des apprentis de l’enseignement secondaire professionnel sur l’année scolaire 2016/2018 a été réalisé en fonction des sources dont dispose l’Agence. Il a été complété par une enquête, menée en 2018, auprès de l’ensemble des apprenants de l’enseignement et de la formation professionnels et de l’enseignement supérieur pour mieux estimer le nombre d’alternants en mobilité Erasmus + au cours d’une année scolaire

En 2016-2017, 3 651 apprentis ont effectué une mobilité de l’enseignement et de la formation professionnels Erasmus + (23,7% de la mobilité de l’EFP). En 2017-2018, ils sont 4 351 (25,6% de la mobilité de l’EFP), soit une progression de 19% en un an. Les apprentis en mobilité Erasmus + de l’enseignement et de la formation professionnels, comme au niveau national, sont majoritairement des hommes. 31, 1% sont des femmes en 2017-2018, proportion légèrement supérieure à la part des femmes dans l’apprentissage de l’enseignement secondaire au niveau national2 (29,3%).

Après l’enquête réalisée en 2018, il s’avère que ces données redressées montrent que 5 310 alternants sont partis en mobilité Erasmus + en 2016-2017, soit 9% des apprenants en mobilité Erasmus + sur la même période : 6,9% en contrat d’apprentissage et 2,1% en contrat de professionnalisation.

Les alternants de l’enseignement supérieur représentent 14% de l’ensemble des alternants partis en mobilité Erasmus + en 2016-2017.

Enfin cette publication présente les filières de formation des apprentis, les secteurs d’activité, leurs profils, les établissements de formation, les régions concernées et les pays de destination.
Dans sa collection " Notes de l’Observatoire, n°11 de mai 2019 ", l’Agence Erasmus+ France/ Education Formation propose une synthèse sur la mobilité des alternants dans le cadre d’Erasmus +.

A partir des différents éléments statistiques dont elle dispose, l’Agence offre une première estimation statistique du nombre d’alternants de l’enseignement secondaire professionnel et de l’enseignement supérieur partis en mobilité Erasmus + au cours d’une ...

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Management
*Revue au CDI
| 01/04/2019

N°spéciaux (BUSINESS)

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Cahiers français
*Revue au CDI
| 01/04/2019

N°spéciaux (BUSINESS)

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La politique culturelle a une très longue tradition en France. Elle témoigne d’une responsabilité nationale et publique face au domaine cultuel parfaitement assumée et largement partagée. Mais quel est véritablement l’effort public pour la culture en France ? Cet effort est-il justifié compte tenu du poids économique réel de la culture ? Quel est le lien entre le financement de la culture et l’intermittence des spectacles ? Comment se financent aujourd’hui les artistes émergents et que deviennent les grands groupes culturels et médiatiques dans la révolution numérique ? La politique culturelle a une très longue tradition en France. Elle témoigne d’une responsabilité nationale et publique face au domaine cultuel parfaitement assumée et largement partagée. Mais quel est véritablement l’effort public pour la culture en France ? Cet effort est-il justifié compte tenu du poids économique réel de la culture ? Quel est le lien entre le financement de la culture et l’intermittence des spectacles ? Comment se financent ...

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En 2011, la Commission européenne donne une nouvelle définition de la Responsabilité sociale de l'entreprise (RSE), comme relevant de la maîtrise par une entreprise de ses impacts. Cela constitue un véritable changement de paradigme vis-à-vis de la conception encore prédominante selon laquelle l'entreprise contribuerait à la société par la maximisation du profit, et par des actions philanthropiques volontaires (la RSE).
Mais pour que cette nouvelle perspective soit effective, cela suppose - paradoxalement - d'en finir avec la RSE : celle-ci continue, en effet, à être envisagée de façon instrumentale et de manière séparée de la stratégie. Maîtriser ses impacts, sur des territoires et au long de chaînes de valeur aujourd'hui mondiales, suppose de définir et d'évaluer l'entreprise comme un commun : par la démocratisation de sa gouvernance et par sa capacité à préserver les biens communs mondiaux tant immatériels (le lien social, la souveraineté populaire) que matériels (le climat, la biodiversité et la qualité de l'eau et de l'air).
En 2011, la Commission européenne donne une nouvelle définition de la Responsabilité sociale de l'entreprise (RSE), comme relevant de la maîtrise par une entreprise de ses impacts. Cela constitue un véritable changement de paradigme vis-à-vis de la conception encore prédominante selon laquelle l'entreprise contribuerait à la société par la maximisation du profit, et par des actions philanthropiques volontaires (la RSE).
Mais pour que cette ...

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" La génération actuelle de révolutionnaires du management s'emploie à inculquer de force la flexibilité aux salariés et considère l'éthos artisanal comme un obstacle à éliminer. On lui préfère de loin l'exemple du consultant en gestion, vibrionnant d'une tâche à l'autre et fier de ne posséder aucune expertise spécifique. Tout comme le consommateur idéal, le consultant en gestion projette une image de liberté triomphante au regard de laquelle les métiers manuels passent volontiers pour misérables et étriqués. Imaginez à côté le plombier accroupi sous l'évier, la raie des fesses à l'air. "

Matthew B. Crawford était un brillant universitaire, bien payé pour travailler dans un think-tank à Washington. Au bout de quelques mois, déprimé, il démissionne pour ouvrir... un atelier de réparation de motos. À partir du récit de son étonnante reconversion professionnelle, il livre dans cet ouvrage intelligent et drôle l'une des réflexions les plus fines sur le sens et la valeur du travail dans les sociétés occidentales.
Mêlant anecdotes, récit, et réflexions philosophiques et sociologiques, il montre que ce " travail intellectuel ", dont on nous rebat les oreilles depuis que nous sommes entrés dans l'" économie du savoir ", se révèle pauvre et déresponsabilisant. De manière très fine, à l'inverse, il restitue l'expérience de ceux qui, comme lui, s'emploient à fabriquer ou à réparer des objets - ce qu'on ne fait plus guère dans un monde où l'on ne sait plus rien faire d'autre qu'acheter, jeter et remplacer. Il montre que le travail manuel peut même se révéler beaucoup plus captivant d'un point de vue intellectuel que tous les nouveaux emplois de l'" économie du savoir ".

" Retour aux fondamentaux, donc. La caisse du moteur est fêlée, on voit le carburateur. Il est temps de tout démonter et de mettre les mains dans le cambouis... "
" La génération actuelle de révolutionnaires du management s'emploie à inculquer de force la flexibilité aux salariés et considère l'éthos artisanal comme un obstacle à éliminer. On lui préfère de loin l'exemple du consultant en gestion, vibrionnant d'une tâche à l'autre et fier de ne posséder aucune expertise spécifique. Tout comme le consommateur idéal, le consultant en gestion projette une image de liberté triomphante au regard de laquelle ...

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V

L'intelligence artificielle peut elle dépasser les humains, et comment l'éducation doit faire sa révolution. Depuis la parution en 2011 de son premier essai La mort de la mort, comment la technomédecine va bouleverser l'humanité, Laurent Alexandre s'est révélé comme l'un des plus visionnaires analystes des révolutions technologiques. Il s'attaque aujourd'hui à l'Intelligence artificielle (IA) et aux vertigineuses mutations qu'elle va déclencher dans nos modes de vie, et en particulier dans notre conception de l'éducation.
D'un côté, l'IA progresse bien plus vite que tous les pronostics avancés : la rapidité d'apprentissage de l'IA est multipliée par 100 chaque année. Il faut trente ans pour former un ingénieur ou un radiologue, quelques heures pour éduquer une IA ! De l'autre, une école qui n'a pas évolué depuis 250 ans qui forme aux métiers d'hier et qui n'a pas intégré le bouleversement inévitable que l'IA va provoquer sur le marché du travail.
Comment faire pour que nos cerveaux biologiques résistent à l'IA et restent complémentaires ? Comment nos enfants pourront-ils rester compétitifs face à l'IA ? Comment l'éducation, non totalement darwinienne, trouvera-t-elle sa place à côté des cerveaux de silicium boostés par les moyens presque infinis des GAFA et autres géants américains et chinois ? Quels scénarios l'Humanité devra-t-elle choisir ? Faut-il accepter le vertige transhumaniste qui nous "upgrade" biologiquement mais nous maintient Homme ? Fusionner avec l'IA en devenant des cyborgs ? Interdire ou limiter puissamment l'IA ? C'est à cette réflexion fondamentale et passionnante que Laurent Alexandre nous invite.
L'intelligence artificielle peut elle dépasser les humains, et comment l'éducation doit faire sa révolution. Depuis la parution en 2011 de son premier essai La mort de la mort, comment la technomédecine va bouleverser l'humanité, Laurent Alexandre s'est révélé comme l'un des plus visionnaires analystes des révolutions technologiques. Il s'attaque aujourd'hui à l'Intelligence artificielle (IA) et aux vertigineuses mutations qu'elle va déclencher ...

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Dans cette arène impitoyable qu’est la vie, nous sommes tous soumis à la " loi du plus fort ", la loi de la jungle. Cette mythologie a fait émerger une société devenue toxique pour notre génération et pour notre planète.

Aujourd’hui, les lignes bougent. Un nombre croissant de nouveaux mouvements, auteurs ou modes d’organisation battent en brèche cette vision biaisée du monde et font revivre des mots jugés désuets comme " altruisme ", " coopération ", " solidarité " ou " bonté ". Notre époque redécouvre avec émerveillement que dans cette fameuse jungle il flotte aussi un entêtant parfum d’entraide…

Un examen attentif de l’éventail du vivant révèle que, de tout temps, les humains, les animaux, les plantes, les champignons et les micro-organismes - et même les économistes ! - ont pratiqué l’entraide. Qui plus est, ceux qui survivent le mieux aux conditions difficiles ne sont pas forcément les plus forts, mais ceux qui s’entraident le plus.

Pourquoi avons-nous du mal à y croire ? Qu’en est-il de notre ten­dance spontanée à l’entraide ? Comment cela se passe-t-il chez les autres espèces ? Par quels mécanismes les personnes d’un groupe peuvent-elles se mettre à collaborer ? Est-il possible de coopérer à l’échelle internatio­nale pour ralentir le réchauffement climatique ?

À travers un état des lieux transdisciplinaire, de l’éthologie à l’anthro­pologie en passant par l’économie, la psychologie et les neurosciences, Pablo Servigne et Gauthier Chapelle nous proposent d’explorer un im­mense continent oublié, à la découverte des mécanismes de cette " autre loi de la jungle ".

" La coopération a été, au fil de l’évolution, beaucoup plus créatrice de niveaux croissants de complexité que la compétition. Il ne fait aucun doute que l’entraide est omniprésente dans la nature. Chez les humains, elle est l’une des manifestations les plus directes de l’altruisme. Elle mène au double accomplissement du bien d’autrui et du sien propre. L’étude pénétrante de Pablo Servigne & Gauthier Chapelle, qui dresse le portrait de cette autre " loi de la jungle ", est donc plus que bienvenue à une époque où nous avons tant besoin de favoriser la coopération, la solidarité et la bienveillance, pour construire ensemble un monde meilleur. " Matthieu Ricard

" Pablo Servigne et Gauthier Chapelle remettent en cause bien des frontières instituées entre les disciplines scientifiques - des frontières trop souvent hérissées de barricades et de barbelés. Et ils ouvrent la perspective de démarches de pensée généralistes et synthétiques qu’on avait trop tôt déclaré impossibles voire indésirables. […] Je voudrais souligner la fluidité et la maestria pédagogique avec lesquelles nos auteurs nous font entrer dans un univers infiniment complexe qu’ils rendent aisément accessible. […] Après les livres de Matthieu Ricard ou de Jacques Lecomte, qui avaient ouvert une première brèche, L’Entraide vient à point pour nous aider à déconstruire cette croyance hégémonique [que dans la vie sociale, tout - actions, normes, institutions, croyances, etc. - s’explique par le jeu des intérêts en conflit, conscient ou inconscient]. " Alain Caillé, extrait de la préface.
Dans cette arène impitoyable qu’est la vie, nous sommes tous soumis à la " loi du plus fort ", la loi de la jungle. Cette mythologie a fait émerger une société devenue toxique pour notre génération et pour notre planète.

Aujourd’hui, les lignes bougent. Un nombre croissant de nouveaux mouvements, auteurs ou modes d’organisation battent en brèche cette vision biaisée du monde et font revivre des mots jugés désuets comme " altruisme ", " ...

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