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L'intelligence économique | Problèmes Economiques 15/06/2015

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- 39 p.

Dans un environnement économique international hautement compétitif, l'intelligence économique (IE) revêt un caractère éminemment stratégique. Et l'IE offre, à cet égard, des perspectives prometteuses... A découvrir au plus vite dans ce dossier !

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L'innovation aujourd'hui | Problèmes Economiques 15/01/2014

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- 40 p.

En dépit de l’euphorie qui règne de nouveau dans la Silicon Valley - berceau de l’innovation américaine - nombre d’économistes se montrent pourtant pessimistes. Selon eux, si depuis une décennie, les pays les plus industrialisés peinent à maintenir la croissance et l’emploi, c’est en raison du manque d’innovations majeures. Pour d’autres, l’optimisme doit pourtant être de mise. Plusieurs études récentes évaluent ainsi à plusieurs dizaines de milliers de milliards de dollars le gain potentiel apporté par les innovations les plus prometteuses. En dépit de l’euphorie qui règne de nouveau dans la Silicon Valley - berceau de l’innovation américaine - nombre d’économistes se montrent pourtant pessimistes. Selon eux, si depuis une décennie, les pays les plus industrialisés peinent à maintenir la croissance et l’emploi, c’est en raison du manque d’innovations majeures. Pour d’autres, l’optimisme doit pourtant être de mise. Plusieurs études récentes évaluent ainsi à plusieurs dizaines de ...

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Allemagne : ses choix, ses défis | Problèmes Economiques 15/01/2014

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- 45 p.

L’Allemagne qui bénéficie aujourd’hui d’une situation économique favorable en Europe, le doit à des choix stratégiques qui se sont révélés gagnants : relance industrielle, réformes sociales du marché du travail ; relance de l’investissement public et soutien de la consommation intérieure. Mais elle doit aussi faire face à deux défis majeurs : le vieillissement de la population et la transition énergétique qui fait actuellement l’objet d’un intense débat dans la société allemande. L’Allemagne qui bénéficie aujourd’hui d’une situation économique favorable en Europe, le doit à des choix stratégiques qui se sont révélés gagnants : relance industrielle, réformes sociales du marché du travail ; relance de l’investissement public et soutien de la consommation intérieure. Mais elle doit aussi faire face à deux défis majeurs : le vieillissement de la population et la transition énergétique qui fait actuellement l’objet d’un ...

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Comprendre l'économie
1. Concepts et mécanismes
| Problèmes Economiques 2015

N°spéciaux

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- n° H.S. n°7

Pour bien comprendre les ressorts de l'économie !
Rédigé par des enseignants et des universitaires, ce premier volume de la série " Comprendre l’économie " présente de façon claire les savoirs fondamentaux des sciences économiques. Le numéro commence par une présentation de la discipline et de ses grands courants de pensée pour se concentrer ensuite sur ses outils et ses acteurs. Une dernière partie s’intéresse aux mécanismes des marchés et à leurs dysfonctionnements éventuels, en présentant les plus emblématiques, tels que les marchés de capitaux et du travail.

SOMMAIRE :

Pour bien comprendre les ressorts de l'économie !

La science économique et ses évolutions

Qu’est-ce que l’économie ? (Pascal Le Merrer, ENS Lyon)
Des classiques anglais à Freakonomics : l’évolution de la science économique (Jean-Baptiste Fleury, Université de Cergy-Pontoise)
Les grands temps de la macroéconomie (Bruno Ventelou, CNRS, Aix-Marseille School of Economics)
Que reste-t-il du " modèle standard " de l’équilibre général ? (Sophie Jallais, Université Paris I et Ozgur Gun, Université de Reims Champagne-Ardenne)

La boîte à outils de l’économiste

Offre, demande, prix (Jean-Pierre Biasutti, CPGE lycée Montaigne, Bordeaux et Laurent Bracquet, CPGE lycée Flaubert, Rouen)
PIB et croissance économique (Thomas Fabre, professeur en CPGE au lycée Faidherbe, Lille)
Biens collectifs et externalités (Marion Navarro, professeur en CPGE, lycée du Parc, Lyon)
Les imperfections d’information (Anne Corcos, Université Paris II-Panthéon-Assas et François Pannequin, ENS Cachan)
La théorie des jeux (Nicolas Eber, IEP de Strasbourg)
Les principaux outils économétriques (Luc Behaghel, Paris I)
Les représentations de la monnaie (Alain Beitone, professeur en CPGE, lycée Thiers, Marseille)

Les acteurs de l’économie

L’entreprise dans la théorie économique (Olivier Weinstein, Paris XIII)
Comment fonctionnent les banques ? (Jézabel Couppey-Soubeyran, Paris I)
Consommation/épargne, travail/loisir : les choix des ménages (Nicolas Drouhin, ENS Cachan)
L’intervention publique (Laurent Simula, Université d’Uppsala, Suède)

Fonctionnement et dysfonctionnements des marchés

L’institutionnalisation du marché (François Vatin, Paris X)
Marchés, concurrence et réglementation (Frédéric Marty, CNRS, Université de Nice-Sophia-Antipolis)
Les marchés de capitaux : des marchés proches de l’idéal concurrentiel ? (Yves Jégourel, Université de Bordeaux IV)
Un exemple de marché rationné : le marché du travail (François Fontaine, Paris I, Paris School of Economics)

Pour bien comprendre les ressorts de l'économie !
Rédigé par des enseignants et des universitaires, ce premier volume de la série " Comprendre l’économie " présente de façon claire les savoirs fondamentaux des sciences économiques. Le numéro commence par une présentation de la discipline et de ses grands courants de pensée pour se concentrer ensuite sur ses outils et ses acteurs. Une dernière partie s’intéresse aux mécanismes des marchés et à ...

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Concurrence et internet | Problèmes Economiques 01/04/2015

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- 40 p.

La révolution numérique bouleverse en profondeur les structures économiques : elle crée des nouvelles opportunités dont profitent producteurs et consommateurs. Aujourd’hui, le e-commerce qui anime incontestablement la concurrence par une offre plus large, souvent à des prix plus bas, n’est plus restreint aux livres, à la musique ou aux appareils électroménagers.

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Science économique : le triomphe de la french touch | Problèmes Economiques 01/05/2015

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2014 a été une année exceptionnelle pour les économistes français. Jean Tirole, professeur à la Toulouse School of Economics (TSE), s’est vu attribuer le " prix Nobel " d’économie. Dans le même temps, les ventes du dernier ouvrage de Thomas Piketty, Le Capital au XXIe siècle, véritable best-seller mondial, ont atteint 1,5 million d’exemplaires. Le succès international de " l’école française de science économique ", s’il est singulier, n’est cependant pas le fruit du hasard. 2014 a été une année exceptionnelle pour les économistes français. Jean Tirole, professeur à la Toulouse School of Economics (TSE), s’est vu attribuer le " prix Nobel " d’économie. Dans le même temps, les ventes du dernier ouvrage de Thomas Piketty, Le Capital au XXIe siècle, véritable best-seller mondial, ont atteint 1,5 million d’exemplaires. Le succès international de " l’école française de science économique ", s’il est singulier, n’est ...

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Les frontières à l'ère de la globalisation | Problèmes Economiques 01/06/2015

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- 44 p.

Notre époque semble être celle de l’abolition des frontières : la construction européenne, le formidable essor du commerce mondial et la globalisation donnent, en effet, l’impression que l’idée même de frontière serait progressivement vouée à disparaître. Pourtant, en dépit de ces évolutions, les marchés nationaux demeurent une réalité incontournable pour les entreprises comme pour les consommateurs.

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La Chine dans l'impasse ? | Problèmes Economiques 15/06/2015

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- 43 p.



La croissance du PIB, qui est tombée à 7 % au premier trimestre 2015, est au plus bas depuis vingt-cinq ans. La baisse du taux directeur de la Banque centrale, en mars, n’a pas eu les effets escomptés sur la croissance. Dans ce contexte, nombreux sont les économistes qui envisagent sérieusement un atterrissage brutal de l’économie chinoise. Le pays étant à l’origine du tiers de la croissance mondiale un tel scénario pourrait constituer un choc considérable.



La croissance du PIB, qui est tombée à 7 % au premier trimestre 2015, est au plus bas depuis vingt-cinq ans. La baisse du taux directeur de la Banque centrale, en mars, n’a pas eu les effets escomptés sur la croissance. Dans ce contexte, nombreux sont les économistes qui envisagent sérieusement un atterrissage brutal de l’économie chinoise. Le pays étant à l’origine du tiers de la croissance mondiale un tel scénario pourrait constituer un choc ...

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Quelle croissance pour demain ? | Problèmes Economiques 10/11/2010

N°spéciaux

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- n° 3006 - 64 p.

SOMMAIRE

Une crise interminable, une crise terminée ?
Rétablissement ou rechute ?
Le Débat
Jean-Luc Gréau
La crise qui a débuté en 2007 semble interminable. Après le renflouement des établissements bancaires par les Etats permettant une stabilisation du secteur financier, une timide reprise s’est installée. Depuis le printemps 2010, en raison des dettes colossales accumulées par les Etats, la rigueur est devenue le nouveau mot d’ordre. Dans ce contexte, on peut se demander si la consolidation des comptes publics conduit à un assainissement salutaire ou si elle n’annonce pas de nouvelles difficultés, voire une rechute de l’économie. Compte tenu de la persistance des déséquilibres monétaires, le rétablissement global demeure, selon l’auteur, très incertain.

N’oublions pas les réformes structurelles !
The Economist
Selon les prévisions de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la progression annuelle du produit intérieur brut (PIB) dans les pays du G7 ne devrait pas dépasser 1,5 % au second semestre 2010, soit nettement moins que ce que l’on prévoyait au début de l’année. Les plus pessimistes redoutent une récession en W (double dip) et les plus optimistes n’anticipent qu’une croissance molle en 2011. Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne (BCE), s’est, quant à lui, récemment inquiété que les années 2010 puissent constituer une " décennie perdue ", comme ce fut le cas pour le Japon des années 1990. Dans ces conditions, il est assez logique de se demander si les stratégies de croissance adoptées pour sortir de la crise sont suffisantes. A priori, les gouvernements des pays avancés, préoccupés qu’ils sont par la réduction des déficits et des dettes publics, en oublient, semble-t-il, la nécessité d’engager également les réformes structurelles indispensables pour retrouver un rythme de croissance plus rapide.

Qui va remplacer le consommateur américain ?
Finances et Développement
Francesco Giavazzi
La consommation américaine (10 000 milliards de dollars en 2008 contre 9 000 milliards pour l’Union européenne et moins de 5 000 milliards pour le continent asiatique) a été jusqu’en 2008 le moteur de la croissance mondiale. Mais depuis la crise, qui a mis au chômage dix millions d’Américains, la demande des Etats-Unis s’est fortement contractée au profit de l’épargne qui s’élève désormais à 4 % du revenu disponible après impôt. Si divers plans de relance ont récemment été mis en œuvre dans nombre de pays pour stimuler l’investissement public, seul l’investissement privé, qui représente aux Etats-Unis une part du produit intérieur brut (PIB) très importante (près de 20 %), pourrait, selon l’auteur, compenser la diminution de la demande globale américaine. A condition que les entreprises anticipent les changements en cours dans la répartition géographique et la composition de la consommation mondiale.

Le modèle chinois atteint-il ses limites ?
Revue Tiers Monde
Mylène Gaulard
Avec une croissance moyenne de plus de 8 % par an et un taux d’investissement qui a atteint, en 2008, 47 %, un record mondial, le modèle économique chinois se montre particulièrement efficace. Il semble toutefois que cette performance ne soit pas viable à long terme. La croissance repose en effet davantage sur une accumulation des facteurs de production que sur une hausse de la productivité. La multiplication des investissements est en outre source de surproduction avec pour conséquence la formation d’une main-d’œuvre excédentaire de plus en plus abondante. Le plan de relance mis en œuvre par le gouvernement chinois en 2008 (4 000 milliards de yuans, soit 450 milliards d’euros) devrait, en stimulant l’investissement, renforcer ces tendances. Seule une augmentation de la consommation domestique permettrait, selon l’auteur, de mettre un terme à ces déséquilibres.

La croissance : ruptures ou continuité ?
Le Cercle des économistes
Christian de Boissieu
Quels enseignements peut-on tirer de la crise économique mondiale enclenchée depuis 2007 ? Les leçons de l’histoire peuvent-elles nous aider à imaginer ce que seront les contours de l’économie mondiale dans les dix ou vingt prochaines années ? Aux incertitudes nées de la crise viennent s’ajouter des mutations profondes de l’économie mondiale qui étaient à l’œuvre bien avant le choc produit par la faillite de Lehman Brothers. Le centre de gravité de l’économie mondiale n’a cessé en effet de se déplacer vers le Pacifique. Face à l’essor du G2 (Etats-Unis/ Chine), l’Europe est menacée de stagnation et risque de voir son influence s’estomper au fil du temps. La montée des grands pays émergents s’est accélérée avec la crise et les rééquilibrages en cours, voire les nouveaux déséquilibres, ne permettent pas aujourd’hui de prévoir clairement quels seront les modèles de croissance et de développement qui s’imposeront dans les décennies à venir.

Décrypter la croissance
Retour sur les stratégies de croissance
Sciences Humaines
Dani Rodrik
Quel bilan peut-on dresser des stratégies de croissance appliquées, entre 1960 et 2000, dans les pays en développement ? Leur analyse montre que celles qui ont été couronnées de succès ont obéi à un certain nombre de principes fondamentaux communs. Mais également que la manière de les mettre en œuvre a varié d’un pays à l’autre et était étroitement liée au contexte. S’il y a une leçon essentielle à retenir de cette période, c’est qu’il est absolument indispensable de ne plus s’accrocher à des " recettes standards ", véhiculées par le monde académique ou les organisations internationales, comme ce fut trop souvent le cas dans le passé.

Mesurer la croissance : au-delà du PIB !
Futuribles
Emile Quinet
Fin septembre 2009, la commission " sur la mesure des performances économiques et du progrès social " (commission Stiglitz) a remis son rapport au président de la République Nicolas Sarkozy. La vingtaine d’économistes (dont cinq " prix Nobel ") la composant ont mis en évidence les limites du produit intérieur brut (PIB) comme principal instrument de mesure de la croissance. Leur rapport se conclut sur douze recommandations destinées à " corriger " le PIB en lui octroyant une dimension plus qualitative et préconise de développer d’autres indicateurs qui respecteraient davantage que le PIB l’aspect multidimensionnel du progrès économique et social. L’auteur revient sur ces propositions et sur les limites posées par la composition de la commission Stiglitz au sein de laquelle ne figuraient que des économistes.


L’Observateur de l’OCDE
Andrew Wyckhoff et Dirk Pilat
La créativité et l’innovation sont souvent présentées comme des éléments essentiels du développement matériel et du bien-être des individus. Comment peut-on les favoriser ? Outre des facteurs comme le niveau d’éducation et culturel, il existe aussi certaines mesures spécifiques que les gouvernements doivent prendre en considération. Ainsi, des politiques visant à accorder plus d’indépendance aux universités, à promouvoir la concurrence et l’esprit d’entreprise, et à renforcer leur capacité à être concurrentielles au plan international constituent un soutien important à l’innovation. La mise en place d’une infrastructure solide, par exemple via le haut débit, est également un élément essentiel. Enfin, le paradoxe des crises est qu’elles créent aussi des opportunités, car de nouvelles méthodes se substituent aux anciennes grâce au processus de la " destruction créatrice ".

Vers une " nouvelle " croissance
Industrie-services : un gisement potentiel?
Rapport du Centre d’analyse stratégique
Daniel Cohen
Un renouvellement du moteur de la croissance pourrait résider dans l’instauration d’une nouvelle articulation entre industrie et services. Cette tertiarisation, qui répondrait à la satisfaction d’un besoin plus fonctionnel et plus vaste que le produit lui-même, s’inscrit dans une transformation longue des modes de consommation et de production. Plusieurs concepts tentent de saisir cette mutation en cours d’une économie plus orientée vers les services et, par conséquent, moins attachée au produit lui-même : l’économie des bouquets ou des effets utiles (Philippe Moati), l’économie de la fonctionnalité (Dominique Bourg) ou l’économie quaternaire (Michèle Debonneuil). Outre les questions liées aux préoccupations environnementales, les nouvelles interfaces industrie-services suscitent également des interrogations quant au rapport de force entre les secteurs. Cependant, et malgré les exigences en termes de proximité et de qualité, le chemin à parcourir avant que les services ne deviennent les donneurs d’ordre de l’industrie est encore très long.

L’ " économie grise " comme moteur de la croissance
Institut Montaigne
Romain Geisse
A l’heure où les gouvernements débattent des moyens permettant de diminuer leurs déficits publics, le vieillissement de la population s’impose comme une source supplémentaire de dépenses. Doyen des pays industrialisés, le Japon qui fait aujourd’hui figure de laboratoire mondial du vieillissement est le premier des pays riches à être confronté au problème. Si le phénomène n’y est pas perçu comme une menace, les tensions que le processus de vieillissement exerce sur le marché du travail et les comptes publics rendent plus difficile encore pour le pays la sortie de la crise des années 1990 qui s’est traduite par une longue période de stagnation, qualifiée de " décennie perdue ". Mais l’Archipel nippon a su également faire de la demande des seniors un levier de croissance. Les exigences du troisième âge ont en effet incité les entreprises japonaises à investir massivement dans la robotique, les technologies de l’information et de la communication (TIC), les biotechnologies, la santé et l’environnement.

L’immatériel, nouvelle frontières des économies développées
Rapport de la commission sur l’économie de l’immatériel
Maurice Lévy et Jean-Pierre Jouyet
La montée en puissance de l’immatériel est, depuis les années 1980, spectaculaire. Pour croître, les économies ont substitué une logique d’innovation à une logique de reproduction. Si, en dépit de son importance dans la création de valeur, la dimension immatérielle se heurte à un problème de mesure, les raisons de sa croissance sont connues. Parmi les plus importantes : l’explosion des technologies de l’information et de la communication (TIC), la tertiarisation des économies ainsi que leur financiarisation qui conduisent les entreprises à rechercher des taux de retour sur investissement toujours plus élevés. La mondialisation a également provoqué une désintégration verticale de la production dont l’étape manufacturière est de plus en plus confiée aux pays en développement (PED), accélérant ainsi la dématérialisation des économies du Nord.

La croissance verte, une chimère ?
Commentaire
Rémy Prud’Homme
La prise de conscience écologique et la mise en œuvre de politiques publiques dites " vertes " auront inévitablement des conséquences sur l’économie. Certains y voient un élément de soutien pour sortir de la crise actuelle, en particulier à travers les industries vertes, comme les énergies renouvelables ou certaines filières du bâtiment. L’auteur se demande néanmoins si l’économie verte est véritablement un facteur de croissance. Pour cela, il étudie son impact sur le marché du travail et le pouvoir d’achat. En ce qui concerne l’emploi, il conclut que l’effet net, c’est-à-dire les créations moins les destructions, serait finalement assez faible ; l’effet sur le pouvoir d’achat serait, par contre, clairement négatif. Les politiques vertes représenteraient ainsi davantage une condition nécessaire à un développement durable qu’un authentique nouveau gisement de croissance.

La prospérité sans croissance ?
Alternatives économiques
Jean Gadrey
Comment en finir avec la croissance économique comme impératif de progrès ? Après avoir montré que le modèle de la croissance quantitative aboutit inévitablement à une impasse, l’auteur propose une alternative qui permettrait d’engager l’économie dans une voie plus durable. Loin de conduire le monde vers la décroissance, l’activité économique tendrait au contraire vers une nouvelle vision de la prospérité compatible avec le plein-emploi. Il est désormais indispensable, selon lui, de sortir progressivement de la croissance et de faire monter en puissance un autre moteur, celui de la soutenabilité écologique et sociale.

Les croissances du futur
Jean-Marie Chevalier
Le Cercle des économistes
L’un des effets marquants de la crise économique a été d’ouvrir un large débat sur les modèles de croissance. Nombre de certitudes ont en effet été ébranlées et bien des dogmes profondément remis en cause. Les interrogations sont aujourd’hui multiples et se posent à différents niveaux, du plus global au plus local. Ces questions sont particulièrement complexes dans la mesure où elles ne prennent pas la même forme en Chine ou en Europe, en Ile de France ou en Lozère, dans une firme multinationale ou une PME. La crise a mis en lumière une économie mondiale à plusieurs vitesses et aux potentiels de croissance différenciés. Si on peut, d’ores et déjà, imaginer ce que pourraient être les modèles de croissance qui s’imposeront dans le futur, la plupart restent sans doute encore à inventer.