m

Documents  Problèmes Economiques | enregistrements trouvés : 58

O

-A +A

P Q

UV

Problèmes Economiques

DOCUMENTATION FRANCAISE
124 rue Henri Barbusse
93308 AUBERVILLIERS
CEDEX


Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

Avec l'expansion des classes moyennes dans le monde et en particulier dans les pays émergents, le tourisme international en France a, ces dernières années, beaucoup augmenté. Les nouveaux venus étant en outre ceux qui fréquentent le plus les lieux culturels, le tourisme balnéaire doit désormais compter avec la concurrence du tourisme culturel.

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

- n° 3004

Die Zeit
Harald Martenstein
Les économistes posent habituellement la problématique du travail en termes d'emploi et de chômage. Les sentiments humains et la question du sens même du travail ne sont pas véritablement pris en compte. Ce " sens " peut provenir de l'utilité sociale que le travail représente (par exemple créer des richesses et des emplois). Pour l'individu lui-même, par contre, certaines dimensions du travail comme la diversité, l'autonomie ou le plaisir sont des critères plus importants. Par ailleurs, l'auteur rappelle que la question du rapport entre travail et sens a profondément changé : pendant des milliers d'années, les gens travaillaient pour manger et s'abriter. Le capitalisme, notamment à travers la division du travail, a bouleversé cette fonction. Le temps de travail s'est considérablement réduit et l'idée même de verser un revenu minimum à toute personne, en activité ou non, fait son chemin.
Die Zeit
Harald Martenstein
Les économistes posent habituellement la problématique du travail en termes d'emploi et de chômage. Les sentiments humains et la question du sens même du travail ne sont pas véritablement pris en compte. Ce " sens " peut provenir de l'utilité sociale que le travail représente (par exemple créer des richesses et des emplois). Pour l'individu lui-même, par contre, certaines dimensions du travail comme la diversité, ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

Dans les entreprises de dix salariés et plus de l'industrie et des services marchands, le coût horaire du travail - qui comprend le traitement, les cotisations sociales ainsi que les frais de formation - est, en 2008, inférieur à 32€. C'est dans les activités financières et d'assurance, où la proportion de cadres est forte, qu'il est le plus élevé. En revanche, la main-d'oeuvre étant peu qualifiée dans les secteurs de l'hébergement et de la restauration, le coût horaire du travail y est le plus bas... Dans les entreprises de dix salariés et plus de l'industrie et des services marchands, le coût horaire du travail - qui comprend le traitement, les cotisations sociales ainsi que les frais de formation - est, en 2008, inférieur à 32€. C'est dans les activités financières et d'assurance, où la proportion de cadres est forte, qu'il est le plus élevé. En revanche, la main-d'oeuvre étant peu qualifiée dans les secteurs de l'hébergement et de la ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

- n° 3003 - p.1 à p.33

Grand emprunt, Etats généraux de l’industrie…, la politique industrielle est de retour. Certes, elle n’était pas absente ces dernières années, mais elle a changé de nature. Les dernières décennies du XXe siècle, avec les privatisations et la mise en œuvre des politiques de concurrence et de dérégulation, avaient marqué la fin d’une certaine politique industrielle, caractérisée par des grands programmes et une forte intervention de l’Etat. Aujourd’hui, sous l’effet de la " grande récession " de 2008, l’enjeu doit être redéfini et avec lui le paysage industriel mondial et la place qu’y occuperont la France et l’Europe.

SOMMAIRE
La politique industrielle est de retour
Alternatives économiques
Marc Chevallier
Les menaces qui pèsent sur l'avenir de l'industrie française ne datent pas de la crise récente. Ce secteur est malmené depuis une dizaine d'années déjà. Les autorités publiques s'inquiètent des conséquences d'une telle évolution, car au-delà même des emplois directement concernés, un affaiblissement durable de l'industrie serait source de graves problèmes pour l'ensemble de la société et de l'économie. L'intervention de l'Etat s'est donc avérée nécessaire et des politiques pour stabiliser, voire relancer l'industrie française se sont succédé ces dernières années, sans toujours être très efficaces. Cet article fait un tour d'horizon des principaux moyens d'action utilisés, de leurs contenus et de leurs résultats : les grands programmes, les pôles de compétitivité, le Fonds stratégique d'investissement, etc.

Diagnostic de l'industrie française
Rapport public du ministère en charge de l'Industrie
Jean-François Dehecq
Au cours de la dernière décennie, l'industrie française a enregistré un double repli : l'emploi industriel a diminué (de 16 à 13 % depuis 2000) et la position de l'industrie française, rapportée aux performances des principaux partenaires économiques, s'est dégradée. La baisse de l'emploi industriel affecte tous les secteurs - et ce bien que certains d'entre eux éprouvent des difficultés de recrutement. En termes comparatifs, le secteur manufacturier français pèse moins dans la valeur ajoutée que ce n'est le cas dans la plupart des pays européens. La balance commerciale de l'industrie française se dégrade. Ces tendances contrastent notamment avec celles observées en Allemagne. Par ailleurs, si, dans les branches les plus intensives en recherche et développement (R&D), l'effort à ce titre est comparativement plus important en France qu'en Allemagne, l'Hexagone accuse un retard notable en termes de dépenses totales de R&D rapportées au produit intérieur brut (PIB). La faiblesse du nombre de grandes PME en est une explication.

Les trois déterminants de la désindustrialisation
Les Cahiers de la DG Trésor
Lilas Demmou
Le phénomène de recul de l'industrie dans l'économie, parallèlement à une forte croissance du secteur des services, est qualifié de " désindustrialisation ". Celle-ci est, à des degrés variables, commune à l'ensemble des pays développés et s'explique par trois facteurs : le transfert de certaines tâches (et d'emplois) au secteur des services afin d'améliorer l'efficacité de l'action entrepreneuriale, la déformation de la structure de la demande au cours du temps (en raison notamment des gains de productivité dans les différents secteurs de l'économie) et, enfin, l'essor du commerce mondial et l'effet de la concurrence étrangère sur les performances du secteur industriel. Le rôle de ces trois facteurs évolue de manière contrastée : ainsi, l'effet " externalisation " a joué davantage avant 2000, tandis que l'effet " déformation " a davantage pesé ces dernières années.

Quand les délocalisations deviennent des erreurs stratégiques
Futuribles
André-Yves Portnoff
La pratique des délocalisations, très fréquente en Europe et aux Etats-Unis, peut s'avérer une stratégie risquée, notamment quand il s'agit d'activités de production. Telle est l'hypothèse avancée par l'auteur qui dénonce l'illusion selon laquelle les pays industrialisés croient pouvoir conserver les tâches les plus " nobles " de recherche et d'innovation et se décharger des fonctions plus frustes de fabrication. Cette politique représenterait donc un danger réel pour l'Occident, car celui qui se sépare à moyen ou long terme de son appareil productif risque de perdre sa capacité d'innovation. Pour que cette dernière se développe pleinement, elle doit rester physiquement proche de la production. Après cette vigoureuse mise en garde, l'auteur se penche sur les conditions susceptibles de donner un nouvel élan à l'industrie.

Désindustrialisation et choix politiques
Sociétal
André Gauron
La désindustrialisation est un phénomène complexe qui n'a pas seulement comme facteur d'explication les délocalisations ou la concurrence internationale, mais touche également l'environnement social, fiscal et éducatif. Une telle approche va à l'encontre du discours fondé sur des slogans du type " l'entreprise sans usine " et " le développement d'une économie tournée vers l'essor de services autour des biens manufacturiers ". Dès lors, l'auteur critique notamment la politique d'exonérations de cotisations sociales sur les activités peu qualifiées qui aurait accéléré le déclin de l'emploi dans l'industrie en faveur notamment du tourisme, des transports et de la distribution. Cette politique aurait également réduit les incitations à la formation et ainsi renforcé la déformation de la structure salariale au profit des peu ou des non-qualifiés. Il faudrait donc réaffirmer le leadership de l'industrie par rapport aux services, comme cela se fait avec succès en Allemagne.

Grand emprunt, Etats généraux de l’industrie…, la politique industrielle est de retour. Certes, elle n’était pas absente ces dernières années, mais elle a changé de nature. Les dernières décennies du XXe siècle, avec les privatisations et la mise en œuvre des politiques de concurrence et de dérégulation, avaient marqué la fin d’une certaine politique industrielle, caractérisée par des grands programmes et une forte intervention de l’Etat. ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

En 2012, le taux de chômage en France a atteint 9,8% - le taux le plus haut depuis 1999 - ce qui représente 2,8 millions de personnes.
Parmi les 25,8 millions de Français qui ont un emploi, 5,3% sont en situation de sous-emploi. En outre, sur dix personnes qui travaillent, une sur dix est non salariée, cinq sont ouvriers ou employés et quatre sont des cadres ou professions intermédiaires.

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

- n° 2984 - p.1 à p.28

Après la santé de l'économie mondiale, un autre sujet de préoccupation, de santé publique celui-là, a gagné les entreprises et les autorités publiques : la pandémie de grippe A/H1N1. Après avoir touché l'hémisphère sud, la maladie se développe actuellement dans les pays industrialisés de l'autre hémisphère qui, eux, sortent tout juste de la pire récession de l’Après-guerre. Cette première pandémie du XXIe siècle pourrait avoir, selon son degré de gravité, des conséquences globalement négatives sur l'économie.
Après la santé de l'économie mondiale, un autre sujet de préoccupation, de santé publique celui-là, a gagné les entreprises et les autorités publiques : la pandémie de grippe A/H1N1. Après avoir touché l'hémisphère sud, la maladie se développe actuellement dans les pays industrialisés de l'autre hémisphère qui, eux, sortent tout juste de la pire récession de l’Après-guerre. Cette première pandémie du XXIe siècle pourrait avoir, selon son degré ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

La Gazette de la société et des techniques
Pierre-Louis Dubourdeau et Maxime Leclère
La valeur créée par le contenu immatériel des produits (recherche et développement, innovation, design, marketing, etc.) ne cesse depuis des décennies de prendre de l'importance. Pour les entreprises comme pour les Etats qui se livrent une compétition acharnée, la marque joue ainsi un rôle croissant. La France forte d'une longue histoire et d'une culture très riche, tire-t-elle suffisamment parti de sa notoriété et de ses spécificités ? Les auteurs cherchent à travers une approche quantitative à mettre en évidence les forces et les faiblesses de la France en termes d'image, à identifier ce qui contribue à créer de la valeur afin d'esquisser une stratégie qui permettrait de construire et de développer une stratégie de marque efficace.
La Gazette de la société et des techniques
Pierre-Louis Dubourdeau et Maxime Leclère
La valeur créée par le contenu immatériel des produits (recherche et développement, innovation, design, marketing, etc.) ne cesse depuis des décennies de prendre de l'importance. Pour les entreprises comme pour les Etats qui se livrent une compétition acharnée, la marque joue ainsi un rôle croissant. La France forte d'une longue histoire et d'une culture très ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

Bref du Céreq
Zora Mazari, Virginie Meyer, Pascale Rouaud, Florence Ryk et Philippe Winnicki
La récente crise économique a montré une fois de plus que sortir diplômé du système éducatif reste le meilleur atout pour accéder au marché du travail dans de bonnes conditions. En 2007, près d'un jeune sur six a quitté l'école sans avoir obtenu un diplôme. C'est dans cette catégorie que se retrouvent les individus les plus exposés à la précarité et au chômage. Pour les diplômés du supérieur, en revanche, les effets de la crise sur l'accès à l'emploi restent moindres.
Bref du Céreq
Zora Mazari, Virginie Meyer, Pascale Rouaud, Florence Ryk et Philippe Winnicki
La récente crise économique a montré une fois de plus que sortir diplômé du système éducatif reste le meilleur atout pour accéder au marché du travail dans de bonnes conditions. En 2007, près d'un jeune sur six a quitté l'école sans avoir obtenu un diplôme. C'est dans cette catégorie que se retrouvent les individus les plus exposés à la précarité et au ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

- n° 2990 - p.43 à p.47

Responsabilité et environnement - Annales des Mines
Gilles Motet
Le sens donné au concept de risque a évolué au fil du temps. Une bonne compréhension de cette évolution est fondamentale pour pouvoir aborder de façon pertinente les problèmes de sécurité et leur gestion. Aujourd'hui, de nombreuses divergences d'opinions sur les questions, les démarches et les techniques liées au management du risque résultent des différences d'interprétation de cette notion. L'auteur revient sur les interrogations soulevées par l'évolution du concept et la façon de gérer les risques dans différents champs de l'activité humaine. Il analyse ensuite le problème de l'incertitude et ses conséquences pour le management du risque.
Responsabilité et environnement - Annales des Mines
Gilles Motet
Le sens donné au concept de risque a évolué au fil du temps. Une bonne compréhension de cette évolution est fondamentale pour pouvoir aborder de façon pertinente les problèmes de sécurité et leur gestion. Aujourd'hui, de nombreuses divergences d'opinions sur les questions, les démarches et les techniques liées au management du risque résultent des différences d'interprétation de ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

Le secteur des services est une source très importante de création d'entreprises : 81% des nouvelles entreprises ont été crées dans ce secteur en 2011.
Cet essor des services impose une transformation des modèles économiques et opérationnels fondée sur trois piliers : repenser le processus d'innovation tout au long de la chaîne de valeur ; financer autrement les activités grâce à de nouveaux partenariats et modes de facturation de type pay per use et de services sur mesure ; enfin, mettre en oeuvre de nouveaux modes de distribution (e-commerce, m-commerce, s-commerce,...)
Le secteur des services est une source très importante de création d'entreprises : 81% des nouvelles entreprises ont été crées dans ce secteur en 2011.
Cet essor des services impose une transformation des modèles économiques et opérationnels fondée sur trois piliers : repenser le processus d'innovation tout au long de la chaîne de valeur ; financer autrement les activités grâce à de nouveaux partenariats et modes de facturation de type pay per ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

La grande distribution s’est, en France, profondément transformée depuis la Seconde Guerre mondiale. Entre 1962 et 1969, le nombre de supermarchés a crû d’environ 600 %. Au début des années 1970, la part du chiffre d’affaires du commerce réalisé par la grande distribution représentait 30 % du total (contre 12 % en 1960). Dans les années 1990, ce secteur est devenu oligopolistique ; il compte aujourd’hui six grands groupes qui contrôlent, via leurs centrales d’achat, la vente de plus de 90 % des produits de grande consommation. La naissance de l’hypermarché a contribué à l’émergence d’un capitalisme commercial oligopolistique, fondé sur le modèle fordiste (salarisation et consommation de masse). Mais avec la redéfinition des relations entre les distributeurs et les fournisseurs et la transformation des modes de consommation, l’âge d’or de la grande distribution a pris fin au début des années 2000 La grande distribution s’est, en France, profondément transformée depuis la Seconde Guerre mondiale. Entre 1962 et 1969, le nombre de supermarchés a crû d’environ 600 %. Au début des années 1970, la part du chiffre d’affaires du commerce réalisé par la grande distribution représentait 30 % du total (contre 12 % en 1960). Dans les années 1990, ce secteur est devenu oligopolistique ; il compte aujourd’hui six grands groupes qui contrôlent, via ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

- n° 3019 - 34-38

La Gazette de la société et des techniques

Les petites et moyennes entreprises (PME) sont souvent considérées comme les réserves de croissance les plus substantielles, notamment en raison de leur potentiel de réactivité et d'innovation. Cette image repose sur une représentation du dirigeant de PME ayant pour objectif principal d'œuvrer à cette croissance. La Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME) définit le patron de PME comme celui qui engage dans son entreprise tout son avoir financier pour y exercer des fonctions réelles et uniques de responsabilité et de gestion, mettant en jeu son savoir et son honneur. Une étude réalisée à l'Ecole nationale des Mines de Paris, montre cependant une tout autre réalité : celle de dirigeants atteints du syndrome de Peter Pan, un complexe les empêchant de se considérer comme contribuant à la croissance économique.
La Gazette de la société et des techniques

Les petites et moyennes entreprises (PME) sont souvent considérées comme les réserves de croissance les plus substantielles, notamment en raison de leur potentiel de réactivité et d'innovation. Cette image repose sur une représentation du dirigeant de PME ayant pour objectif principal d'œuvrer à cette croissance. La Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME) définit ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

SOMMAIRE :

Les start-up favorisent-elles l’emploi ?
Kauffman Foundation
Dane Stangler et Robert E. Litan
Aux États-Unis, la crise de 2008 est la plus grave en termes d'emplois détruits (plus de huit millions). Si, en janvier 2012, l’emploi non agricole a augmenté de 243 000 postes, la situation demeure inquiétante : selon certains analystes, en effet, le pays devrait créer plus de 263 000 emplois chaque mois pour sortir de l'impasse. Les chercheurs de la Fondation Kauffman se sont intéressés à la nature des entreprises qui embauchent le plus. Jusqu'en 2005, pratiquement toutes les créations nettes d'emplois aux États-Unis provenaient d'entreprises créées il y a moins de cinq ans. Ceci montre qu’au cours de cette période, sans les start-up, les destructions d’emplois auraient été, chaque année, supérieures aux créations. L’étude de la Fondation Kauffman révèle qu’aujourd’hui les jeunes entreprises comptent encore pour environ les deux tiers dans la création d'emplois.

Informatique : délocaliser n’est pas une fatalité
Bloomberg Businessweek
Andy Grove
Selon Andy Grove, ancien président directeur général (PDG) et co-fondateur de l’entreprise américaine Intel, il existe un mythe selon lequel les entreprises innovantes du secteur de l’informatique, considérées comme l’avenir de l’économie moderne, pourraient, à elles seules, régler définitivement le problème du chômage. Or, au cœur de la crise économique, le taux de chômage dans la région de San Francisco, berceau de la Silicon Valley, était plus important que la moyenne nationale. On évalue, en outre, le nombre d’emplois manufacturiers dans l’industrie informatique aux États-Unis à 166 000, soit un niveau inférieur à ce qu’il était avant l’invention du premier PC (personal computer) en 1975. Pourquoi le secteur informatique ne crée-t-il pas plus d’emplois ? L’auteur apporte une partie de la réponse en analysant le rôle négatif joué par la délocalisation des emplois.

L’impact de l’internet sur l’économie française
McKinsey & Company
Si des études, menées notamment par l’Institut national des études économiques (INSEE) et par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), ont déjà cherché à mesurer l’impact de l’internet sur l’économie française, aucune d’entre elles n’était parvenue à apporter une vision globale intégrant les effets directs et indirects de l’internet sur les dynamiques de croissance et de développement économiques. C’est chose faite avec le travail mené par McKinsey & Company. L’étude du cabinet de conseil américain montre que l’internet a, en 2010, contribué pour un quart de la progression du produit intérieur brut (PIB) français. En outre, le web a, depuis le début des années 2000, permis la création nette de 700 000 emplois, soit un quart du total. À cela s’ajoutent les emplois indirects et induits. Si, en matière de développement numérique, la France se situe dans la moyenne des pays de l’Organisation de développement et de coopération économiques (OCDE) - au 17e rang -, des progrès sont encore possibles : notre voisin britannique, par exemple, occupe la quatrième place.

Pourquoi Apple ne fabrique pas l’iphone aux États-Unis
The New York Times
Charles Duhigg et Keith Bradsher
" Que faire pour que l’iPhone soit fabriqué aux États-Unis ? ", c’est la question qu’avait posée au patron d’Apple, Steve Jobs, début 2011 lors d’une rencontre dans la Silicon Valley, le président américain, Barack Obama. Si le géant informatique américain ne compte " que " 20 000 salariés à l’étranger contre 43 000 aux États-Unis, les Américains se souviennent qu’ils étaient 400 000 à travailler pour le constructeur automobile General Motors dans les années 1950. Sans oublier le nombre d’employés sous-traitants d’Apple qui s’élève à 700 000. L’enquête - ayant fait l’objet d’un article polémique - qu’a menée le New York Times pour comprendre pourquoi l’iPhone n’est pas fabriqué aux États-Unis conduit à penser que le choix de la délocalisation des activités d’assemblage en Chine s’explique avant tout par une recherche de flexibilité plutôt que par un souci de réduction des coûts.

Numérique : la fin des emplois de masse ?
Technology Review
David Talbot
L’automatisation, les nouvelles technologies et l’insertion du numérique dans les processus de production semblent être les principaux facteurs explicatifs du processus de délocalisation. Ce n’est pas la première fois que l’on assiste, dans l’histoire économique, à la destruction de certaines tâches et en contrepartie à la création de nouveaux types d’emplois. Mais cette dynamique de destruction/création n’a, selon une série d’études menées par le Massachussetts Institute of Technology (MIT) dont la Technology Review fait état, jamais été aussi rapide et intense qu’aujourd’hui. La révolution technologique a cela de nouveau qu’elle concerne autant les emplois des classes moyennes que ceux des salariés à bas revenus. Les recherches du MIT montrent également que l’adaptation à ces nouveaux modes de production sera plus longue encore et plus difficile que celle qu’ont nécessitée les précédentes révolutions. Et que les générations à venir n’y sont pas encore préparées…
SOMMAIRE :

Les start-up favorisent-elles l’emploi ?
Kauffman Foundation
Dane Stangler et Robert E. Litan
Aux États-Unis, la crise de 2008 est la plus grave en termes d'emplois détruits (plus de huit millions). Si, en janvier 2012, l’emploi non agricole a augmenté de 243 000 postes, la situation demeure inquiétante : selon certains analystes, en effet, le pays devrait créer plus de 263 000 emplois chaque mois pour sortir de l'impasse. Les...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

- n° 2988 - p.30 à p.33

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

Plusieurs économistes français de renom exposent leur vision de l'évolution et de l'avenir des théories économiques.

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

Le déclin industriel | Problèmes Economiques 28/03/2012

Article

... Lire [+]

V

La désindustrialisation française : un état des lieux
Flash économie - Natixis
Patrick Artus
La France, comme beaucoup d’autres pays, connaît une désindustrialisation continue. Ce processus s’est accentué ces dernières années : le secteur industriel ne représente plus que 12 % de l’emploi total en 2011, contre 16 % en 1999, ce recul s’accompagne, en outre, d’une diminution des parts de marché dela France dans le commerce mondial. Les causes de la désindustrialisation sont multiples : faiblesse de la demande intérieure orientée vers les produits industriels, délocalisations, positionnement en milieu de gamme (d’où une plus forte sensibilité aux coûts de production), fiscalité défavorable, difficultés à recruter des salariés (surtout jeunes) ayant des formations scientifiques, etc. La plupart de ces facteurs représentant des tendances lourdes et difficiles à inverser à court terme.

L’industrie française vue d’Allemagne
Handelsblatt
Florian Brückner
Les facteurs à même d’expliquer le déclin de l’industrie française sont nombreux. Vus d’Allemagne, ils se résument néanmoins à un principal handicap : le faible nombre d’entreprises de taille moyenne, le Mittelstand comme on les qualifie outre-Rhin. Si la France et l’Allemagne disposent d’un effectif total d’entreprises à peu prêt égal, leurs profils sont très différents : la France compte nettement plus d’entreprises d’une personne et surtout moins de firmes de taille intermédiaire (entre 50 et 500 employés), réputées être très dynamiques et créatrices d’emplois. Par ailleurs, si de nombreux Mittelständler allemands relèvent du secteur manufacturier, les Français sont plus présents dans les services, l’artisanat, le commerce et la gastronomie.

La construction automobile : une comparaison France-Allemagne
Rapport d’information du Sénat
Alain Chatillon
L’automobile, qui occupe une place de premier plan parmi les secteurs industriels, est révélateur des différences profondes qui séparent la Franceet l’Allemagne. Globalement, l’industrie automobile allemande se caractérise par un poids plus important, une spécialisation plus intense et des performances supérieures à ceux enregistrés dans ce secteur en France. Au total, l’Allemagne produisait, en 2007, 5,7 millions de véhicules, contre 2,5 millions en France. La récente crise financière et économique a encore accentué ce décalage : tandis que la production allemande dépasse celle de l’avant-crise, l’industrie automobile française s’essouffle. La modération salariale en vigueur en Allemagne est souvent citée pour expliquer le dynamisme industriel dans ce pays. Cependant, ce qui joue beaucoup plus en faveur des constructeurs allemands est l’intensité des délocalisations réalisées et le positionnement dans le haut de gamme.

Industrie ou services : un dilemme européen ?
La Lettredu CEPII
Colette Herzog et Denis Ünal
L’échange des biens industriels représente les deux tiers du commerce mondial, le reste étant composé de services et de biens primaires (20 et 13 % respectivement). Par ailleurs, l’Europe, les États-Unis et le Japon prennent chacun un positionnement différent en matière de spécialisation sectorielle. Le Japon est surtout spécialisé dans l’industrie, tandis que les États-Unis ont de solides avantages comparatifs dans le secteur tertiaire. L’Europe occupe une situation intermédiaire : elle est fortement spécialisée dans les services, sans pour autant s’être désengagée du secteur industriel. Au sein de l’Union européenne, l’examen des avantages comparatifs révèle une grande diversité. Si la plupart des pays parviennent à les maintenir dans l’industrie ou à les conforter dans les nouveaux services, d’autres restent focalisés sur des prestations plus traditionnelles dont le potentiel de croissance est plus faible.

Réformer la politique industrielle
Le Monde
Pierre-André Buigues
Tous les pays pratiquent - à des degrés divers - une politique industrielle. Partout, elle concerne quatre grands champs : la recherche et développement (R&D), les petites et moyennes entreprises (PME), le développement régional, l’environnement et les économies d’énergie. Les modèles d’intervention diffèrent pourtant nettement d’un pays à l'autre. L’auteur présente quatre leviers d’action susceptibles de renforcer l’efficacité de la politique industrielle : décentraliser le soutien aux entreprises, recentrer les aides sur les PME, renforcer la politique de la concurrence et, enfin, imposer des évaluations microéconomiques indépendantes devant aboutir à la suppression automatique des mesures n’ayant pas fait la preuve de leur efficacité.

Faut-il craindre la désindustrialisation ?
Esprit
Philippe Askenazy
Si l’on s’en tient aux statistiques sectorielles, la désindustrialisation ne fait guère de doute et concerne de nombreux pays. Cette tendance a un impact symbolique fort sur l’image qu’une nation se fait de sa propre richesse dans la mesure où l’industrie est intimement liée au fait de produire des biens matériels. Cependant, la véritable question est de savoir s’il s’agit d’une évolution incontrôlable ou si la désindustrialisation renvoie à une réalité instrumentalisée par les uns ou les autres. De même, le débat sur le déclin industriel ne devrait pas se focaliser sur un modèle industriel ancien, mais adopter une perspective plus large, afin d’identifier les domaines dans lesquels la France est en mesure d’innover et d’exporter, comme la recherche et la santé.

La désindustrialisation française : un état des lieux
Flash économie - Natixis
Patrick Artus
La France, comme beaucoup d’autres pays, connaît une désindustrialisation continue. Ce processus s’est accentué ces dernières années : le secteur industriel ne représente plus que 12 % de l’emploi total en 2011, contre 16 % en 1999, ce recul s’accompagne, en outre, d’une diminution des parts de marché dela France dans le commerce mondial. Les causes de ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

En 2013, la reprise de l’activité économique mondiale s’est progressivement affermie. Celle-ci est restée toutefois inégalement répartie selon les zones géographiques. Dans les grands pays émergents ainsi qu’aux États-Unis la croissance a en effet été plutôt vigoureuse tandis que certains pays de la zone euro, en particulier les États qui étaient caractérisés avant la crise par d’importants déséquilibres, ne sont toujours pas sortis de la récession.

SOMMAIRE :

Une reprise atone et inégale
Perspectives économiques de l’OCDE
En 2013, si la reprise de la croissance mondiale s’est affermie, elle reste particulièrement inégale. Les grandes économies émergentes - ou encore les États-Unis grâce à un assouplissement de la politique monétaire - ont bénéficié d’une forte expansion tandis que certains pays de la zone euro, notamment ceux qui étaient caractérisés par d’amples déséquilibres avant la crise, ne parviennent pas à sortir de la récession. La demande des ménages américains et japonais s’accroit mais elle reste faible dans la zone euro, sauf en Allemagne. En outre, la croissance vigoureuse du commerce en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient n’a pas compensé l’atonie des échanges de marchandises entre les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Un chômage toujours élevé
Perspectives de l’emploi de l’OCDE
Alexander Hijzen et Pascal Marianna
En raison de la faiblesse du niveau de la demande globale et du manque de vigueur de la reprise de l’économie mondiale, le taux de chômage des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) s’établissait, au printemps 2013, à 8 %, soit 2,4 points de plus qu’au mois de décembre 2007. Depuis le début de la crise, 16 millions de personnes se sont ainsi ajoutées au nombre des chômeurs de la zone qui a atteint, cette année, 48 millions. Si, selon les prévisions de l’OCDE, le taux de chômage doit rester stable jusqu’à la fin de 2014, certains pays sont toutefois plus touchés que d’autres. Ce dernier est inférieur à 5 % en Autriche, en Corée du Sud, au Japon, en Norvège et en Suisse, mais il est supérieur à 25 % en Espagne et en Grèce. Un ralentissement de la progression des salaires réels ainsi qu’une accélération des inégalités de revenu sont également à prévoir pour les mois à venir.

La crise de la zone euro pèse sur les marchés
Rapport annuel de la BRI
Banque des règlements internationaux
Grâce aux politiques de soutien de grande ampleur adoptées notamment au second semestre 2012, les marchés ont connu une véritable embellie. Les initiatives sont venues principalement des banques centrales qui ont abaissé leur taux d’intérêt ou, comme la Réserve fédérale américaine (Fed), qui ont multiplié les innovations financières afin de poursuivre leur politique d’assouplissement monétaire. La Banque centrale européenne (BCE) a, quant à elle, autorisé les opérations monétaires sur titres (OMT). Si ces politiques de soutien ont réduit le risque de dégradation de la situation économique et suscité un regain d’optimisme, le niveau d’endettement du secteur privé non financier reste toujours élevé. Dans certains pays, il se maintient même à des sommets historiques.

L’inflation s’est maintenue dans la zone euro
Rapport annuel de la Banque de France
Christian Noyer
Les politiques de soutien mises en œuvre par les autorités monétaires, ainsi que l’accalmie sur le front de la crise des dettes souveraines en Europe ont permis aux marchés de se redresser progressivement. Toutefois, les craintes relatives à l’évolution de la situation dans la zone euro restent élevées. Sur le marché des changes, le dollar a retrouvé son rôle de valeur refuge. Le yen, quant à lui, s’est fortement déprécié suite au programme d’achat de titres de la Banqued u Japon. Du côté des marchés de matières premières, les prix du pétrole, mais également ceux des métaux et des matières agricoles, sont restés à des niveaux historiquement élevés. L’inflation dans la zone euro s’est maintenue - avec une progression moyenne de 2,5 % en 2012 - à un niveau voisin de celui de 2011 (2,7 %). La masse monétaire a poursuivi sa croissance à un taux plus élevé qu’en 2011.

Brusque décélération du commerce mondial
Rapport sur le commerce mondial 2013
OMC
En 2012, la croissance du commerce mondial est tombée à 2 % contre 5,2 % l’année précédente. Le ralentissement économique en Europe qui a pesé sur la demande mondiale d’importations explique cette évolution. La brusque décélération des échanges commerciaux a été due principalement à la faible croissance des économies développées et aux incertitudes concernant l’avenir de l’euro. La situation plus favorable de l’économie américaine a été insuffisante pour contrebalancer la faiblesse persistante des économies de l’Union européenne. La croissance de la Chine, même si celle-ci a été moins bonne que prévue, a permis en partie d’amortir la baisse de la demande des pays développés. Globalement, la croissance mondiale du commerce et de la production a été inférieure à son taux moyen à long terme.

Les IDE retrouvent leur niveau d’avant la crise
Rapport sur l’investissement dans le monde 2013
CNUCED
Si les indicateurs économiques fondamentaux ont enregistré une croissance positive au niveau mondial, l’investissement direct à l’étranger (IDE) a chuté de 18 % en 2012 pour s’établir à 1 350 milliards de dollars. L’incertitude concernant les politiques économiques de la plupart des pays riches aura sans doute incité les investisseurs à la prudence. Le niveau des liquidités des sociétés transnationales (STN) a pourtant atteint un niveau record, ce qui pourrait donner lieu à de nouveaux investissements en 2014. La Commission des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) prévoit ainsi une augmentation des flux d’IDE qui devraient atteindre 1 600 milliards de dollars en 2014 puis 1 800 milliards de dollars en 2015. Les économies en développement continuent de représenter une part importante de ces flux. Les pays du Sud attirent en effet 52 % des destinations des IDE. Les flux en provenance des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) sont en outre passés de 7 milliards de dollars en 2000 à 145 milliards en 2012 (soit 10 % du total mondial). L’Union européenne est, en revanche, à elle seule responsable de 70 % de la baisse des flux d’IDE dans le monde.

En 2013, la reprise de l’activité économique mondiale s’est progressivement affermie. Celle-ci est restée toutefois inégalement répartie selon les zones géographiques. Dans les grands pays émergents ainsi qu’aux États-Unis la croissance a en effet été plutôt vigoureuse tandis que certains pays de la zone euro, en particulier les États qui étaient caractérisés avant la crise par d’importants déséquilibres, ne sont toujours pas sortis de la r...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

SOMMAIRE
Les économies émergentes, moteur de la croissance mondiale
Perspectives économiques de l'OCDE
OCDE
En 2010, la reprise mondiale a gagné en vigueur par rapport à l'année précédente. Elle reste toutefois inégale selon les pays et les régions. Si les signes d'une reprise de la croissance sont relativement forts, un certain nombre de tensions, comme l'augmentation des prix des matières premières, persistent. Les conditions des prêts bancaires semblent se détendre et le crédit - bon indicateur avancé de l'activité aux Etats-Unis - est en voie de stabilisation. Pour 2011, la croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial devrait rester vigoureuse. Celle-ci pourrait en effet être soutenue par les économies émergentes. L'activité du secteur privé pâtira toutefois un certain temps encore des effets négatifs liés à la faible progression des revenus et au taux de chômage élevé dans la plupart des pays avancés. Sous l'effet d'une forte augmentation des échanges en Asie et dans des pays comme le Brésil la croissance du commerce mondial a de bonnes chances de rester solide.

Les pays de l'OCDE continuent d'afficher des taux de chômage élevés malgré la reprise
Perspectives de l'emploi de l'OCDE
OCDE
Au premier trimestre 2010, l'emploi a reculé de 2,1 %, dans les pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), par rapport au début de 2008. Le taux de chômage a, lui, augmenté d'un peu plus de 50 %, atteignant 8,7 % en moyenne - près du double si l'on prend en compte les inactifs qui souhaitent travailler et le temps partiel subi. La création d'emplois étant particulièrement faible durant la reprise - on parle même de reprise sans emplois -, le risque est grand de voir le chômage conjoncturel se transformer en chômage structurel. Le recours au chômage partiel, dans la plupart des économies de l'OCDE, a permis d'éviter les licenciements. Si cette mesure a été efficace, on ne peut envisager son maintien en période de reprise. Des mesures de soutien du revenu des ménages doivent par ailleurs être adoptées. Les stratégies visant à favoriser l'intégration rapide des demandeurs d'emploi dans des emplois productifs ont aussi un rôle à jouer dans la lutte contre le chômage.

Crise financière mondiale : une reprise incertaine
Rapport annuel
Banque des règlements internationaux
L'activité économique mondiale s'est stabilisée entre la fin de 2009 et le début de 2010, mais la reprise demeure fragile. Si les mesures prises par les autorités nationales et internationales ont permis d'éviter le pire, elles rencontrent à présent leurs limites. Les déficits publics qui ont augmenté rapidement, sont notamment devenus la source de nouvelles instabilités. Les turbulences observées sur les marchés au deuxième trimestre 2010 témoignent de l'inquiétude que suscite la dégradation des finances publiques. Les responsables de politique monétaire sont dans ce contexte confrontés à un dilemme : relever trop tôt les taux d'intérêt risque de compromettre la reprise, différer trop longtemps le resserrement pourrait retarder le nécessaire ajustement et déboucher sur un système financier moins stable à moyen terme.


Le commerce mondial renoue progressivement avec la croissance
Rapport sur le commerce mondial en 2010
OMC
Après une contraction historique, la croissance du commerce mondial a redemarré au second semestre 2009. La reprise se poursuivait au cours des trois premiers mois de 2010, mais elle restait néanmoins insuffisante pour permettre de renouer avec les niveaux des échanges d'avant la crise. Grâce, en particulier, aux efforts déployés par l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le pire des scénarios, celui d'un retour du protectionnisme comme lors de la Grande Dépression, a été évité. La contraction des échanges mondiaux, au début de 2009, a pourtant été sans précédent. Celle-ci a été encore plus prononcée en valeur en dollars (- 22, 6 %) qu'en volume (- 12,2 %), en raison notamment de la chute des prix du pétrole et d'autres produits primaires.

IDE : la reprise !
Rapport sur l'investissement dans le monde 2010
CNUCED
Après un repli spectaculaire des flux mondiaux d'investissements directs étrangers (IDE) au plus fort de la crise économique, ces derniers se sont redressés au cours du second semestre 2009. Cette tendance, quoique modeste, semblait se confirmer au début de 2010. Les apports d'IDE devraient dépasser 1 200 milliards de dollars et atteindre entre 1 300 et 1 500 milliards en 2011. Il faut toutefois rester prudent car tout dépendra de la reprise économique mondiale qui demeure, à ce stade, encore relativement incertaine. Les dernières évolutions les plus marquantes en matière d'IDE sont leur concentration croissante dans le secteur des services, la poursuite de la mondialisation de la production, ainsi que l'augmentation de la part des pays en développement et des pays en transition qui ont, pour la première fois, absorbé, en 2009, la moitié des flux mondiaux.


SOMMAIRE
Les économies émergentes, moteur de la croissance mondiale
Perspectives économiques de l'OCDE
OCDE
En 2010, la reprise mondiale a gagné en vigueur par rapport à l'année précédente. Elle reste toutefois inégale selon les pays et les régions. Si les signes d'une reprise de la croissance sont relativement forts, un certain nombre de tensions, comme l'augmentation des prix des matières premières, persistent. Les conditions des prêts ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

- n° 2985 - p.1 à p.35

SOMMAIRE

La reprise risque d'être atone dans la plupart des pays de l'OCDE
Perspectives économiques de l'OCDE
OCDE
De la fin de l'année 2008 jusqu'à l'été 2009, la plupart des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont connu une baisse ininterrompue de leur produit intérieur brut (PIB). Le PIB de l'ensemble de la zone a ainsi diminué de 4,25 %. Mais certains signes indiquent toutefois que le pire de la récession est désormais derrière nous. L'ajustement des stocks, plus rapide que prévu, la reprise des économies émergents, le regain de confiance des entreprises et les effets stimulants des mesures de relance ont en effet contribué à atténuer la contraction de la production. Les conditions financières restent, en revanche, restrictives. L'année 2010 devrait être marquée par un taux de chômage particulièrement élevé - on prévoit 10 % aux Etats-Unis et 12 % dans la zone euro - et le volant de ressources inemployées devrait être d'une ampleur exceptionnelle.

Le taux de chômage tutoiera les 10 % dans les pays de l'OCDE en 2010
Perspectives de l'emploi de l'OCDE
OCDE
En décembre 2007, le taux de chômage de la zone de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a atteint son point le plus bas depuis le début des années 1980. Il est ensuite remonté et s'est élevé à 8,3 % en juin 2009. La crise économique mondiale a en effet entraîné la mise au chômage de 15 millions de travailleurs dans la zone. Selon l'OCDE, une nouvelle dégradation est à venir en 2010. Pour réagir à la crise, la plupart des pays ont mis en place des dispositifs de relance budgétaire dont la ponction cumulée sur le budget représente près de 4 % du produit intérieur brut (PIB) de la zone pour la période 2008-2010. Toutefois, ces dispositifs présentent, comme le montre l'étude de l'OCDE, d'importantes disparités.

Crise financière mondiale : acte II
Rapport annuel
Banque des règlements internationaux
L'année 2008, ainsi que le début de 2009, ont été marqués par les suites de la crise financière mondiale, la plus grave depuis cinquante ans. Tout au long de la période, les établissements financiers ont été au centre des préoccupations, car leurs problèmes de solvabilité et de liquidité ont fait courir le risque de produire une réaction en chaîne. La faillite de la banque d'investissement américaine Lehman Brothers à l'automne 2008 a constitué le point culminant de la crise. Ce n'est que depuis mars 2009 que la confiance revient progressivement sur les marchés financiers internationaux. La gestion de la crise a nécessité une riposte sans précédent des autorités monétaires, notamment des banques centrales. Ces dernières ont procédé à des baisses très importantes de leurs taux d'intérêt et ont mené une politique de bilan particulièrement active.






Fortes turbulences sur les marchés, normalisation relative en zone euro
Rapport annuel de la Banque de France
Christian Noyer
L'année 2008 et les premiers mois de 2009 ont été marqués par les incidences de la crise financière qui s'est, au fur et à mesure, transformée en une crise mondiale, touchant l'ensemble des marchés. Les marchés d'actions ont fortement chuté et les changes ont opéré un mouvement de repli sur le dollar qui a bénéficié de son statut de valeur refuge. Par ailleurs, les cours de toutes les matières premières ont connu une très forte volatilité, leur tendance globale, depuis les plus hauts atteints mi-2008, étant à la baisse. A l'inverse, la situation monétaire de la zone euro s'est révélée beaucoup plus stable. Suite au ralentissement des crédits accordés au secteur privé et malgré un contexte de baisse des taux de marché à court terme, la progression de l'agrégat M3 a ralenti, entamant ainsi une normalisation progressive du rythme de sa croissance.

Forte contraction des échanges commerciaux
Rapport sur le commerce mondial en 2009
OMC
Les signes d'une forte dégradation de l'économie mondiale sont devenus manifestes à la fin de 2008 et au cours des premiers mois de 2009. La crise économique mondiale a provoqué la contraction des flux commerciaux et la chute de la production. Une des caractéristiques de ce ralentissement des échanges en 2008/2009 est notamment que le fléchissement de la demande a été plus général que par le passé, toutes les régions étant touchées en même temps. On a en effet assisté, à partir de septembre 2008, à une baisse synchronisée des exportations et des importations des grands pays développés et en développement. La croissance du commerce des marchandises en termes réels a été de 2 % en 2008 contre 6 % en 2007. Avec la diminution de la croissance de la production mondiale en 2009, la chute du commerce s'est accentuée.

Le flux d'IDE victimes de la crise
Rapport sur l'investissement dans le monde 2009
CNUCED
Les flux mondiaux d'investissement direct étranger (IDE) ont été gravement affectés par la crise économique et financière. Le mouvement de baisse engagé entre 2007 et 2008 s'est ainsi encore accentué en 2009, avec un recul de 44 % des entrées d'IDE au premier trimestre 2009, selon les premières estimations de la CNUCED. La crise mondiale a également redistribué les cartes. La chute des flux d'IDE en 2008 vers les pays développés (29 %) s'est en effet accompagnée d'une forte hausse de la part des pays en développement et des pays en transition dans les flux mondiaux (43 %). En Afrique, les IDE ont atteint un niveau historique, l'Afrique de l'Ouest enregistrant une hausse de 63 % par rapport à 2007. En Asie du Sud-Est, du Sud et de l'Est un niveau record a également été atteint, avec une progression de 17 %. Ces bons résultats ne devraient toutefois pas se confirmer en 2009, car les flux d'IDE devraient reculer dans toutes les régions du monde.
SOMMAIRE

La reprise risque d'être atone dans la plupart des pays de l'OCDE
Perspectives économiques de l'OCDE
OCDE
De la fin de l'année 2008 jusqu'à l'été 2009, la plupart des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont connu une baisse ininterrompue de leur produit intérieur brut (PIB). Le PIB de l'ensemble de la zone a ainsi diminué de 4,25 %. Mais certains signes indiquent toutefois que le pire de la ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

En 2012, avec une croissance nulle, le produit intérieur brut (PIB) a stagné. L’investissement des entreprises s’est inscrit à la baisse et la consommation des ménages a diminué pour la première fois en trente ans. La faiblesse de l’activité économique a entraîné une dégradation du marché du travail. La réduction du déficit manufacturier a permis de ramener le déficit commercial de la France à - 67,2 milliards d’euros en 2012 contre - 74 milliards en 2011. En dépit d’un effort considérable pour réduire le déficit public, celui-ci n’a baissé que de 0,5 point pour atteindre 4,8 % du PIB. Quant à la dette publique, elle a augmenté de 4 points pour atteindre 90,2 % du PIB.

SOMMAIRE :

La crise n’a pas fait chuter la fécondité
Population et sociétés
Gilles Pison
Au 1er janvier 2013, la France métropolitaine compte 63,7 millions d’habitants auxquels s’ajoutent 2,1 millions d’habitants des départements d’outre-mer, soit un total de 65,8 millions. Alors que dans la plupart des pays développés, l’incertitude suscitée par la crise économique et la montée du chômage a fait chuter la fécondité, c’est le cas notamment aux États-Unis, la France a échappé jusqu’à présent à ce mouvement général. Passant de 2,02 en 2010 à 2,00 en 2011, la baisse de la fécondité est en effet restée très limitée. Cette évolution s’explique d’une part, par le fait que dans notre pays, la récession a été moins forte qu’ailleurs, l’économie française ayant relativement mieux résisté à la crise que certains de ses voisins. D’autre part, parce que les politiques sociale et familiale ont servi d’amortisseur au choc de la récession.

La dégradation du marché du travail se poursuit
DARES-Analyses
Claude Minni et al
Avec la contraction de l’activité économique, la dégradation du marché du travail entamée au deuxième semestre 2011 s’est poursuivie en 2012. Plus de 50 000 emplois ont été détruits au cours de l’année en France métropolitaine. Le taux d’emploi des 15-64 ans a cependant augmenté de 0,2 point, s’inscrivant en baisse entre 15 et 54 ans et en forte hausse entre 55 et 64 ans. Le recul de l’emploi en 2012 s’explique d’abord par la perte de 61 000 postes d’intérimaires. Le taux de chômage en augmentation de 0,8 point en un an s’établit à 10,5 % pour l’ensemble dela France (10,1 % pour la Francemétropolitaine). Avec respectivement, plus de 10 % et 25 %, les taux de chômage des hommes et des jeunes atteignent des pics historiques.

Le PIB stagne, le pouvoir d’achat recule
INSEE Première
Anne-Juliette Bessone, Vladimir Passeron et Hélène Soual
Alors que la croissance économique a été positive en 2011, celle-ci a été nulle en 2012 : en euros constants le produit intérieur brut (PIB) a en effet stagné. L’investissement des entreprises ainsi que leurs stocks ont diminué. Il en a été de même pour la consommation des ménages et cela pour la première fois depuis vingt ans. La demande intérieure étant atone, les importations ont décru tandis que les exportations ont continué de progresser. Le ralentissement des revenus d’activité et du patrimoine a provoqué un recul du pouvoir d’achat du revenu disponible brut des ménages. Quant aux sociétés non financières, leurs taux de marge et d’autofinancement baissent de nouveau.

Le revenu disponible brut des ménages reste stable
Note de conjoncture de l’INSEE
Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), après avoir légèrement diminué (- 0,9 %) en 2012, le revenu disponible brut des ménages s’est en 2013 stabilisé, en partie grâce au ralentissement des prix à la consommation. Les revenus d’activité (+ 0,9 % en 2013 contre + 1 % l’année précédente) et les prestations sociales (+ 3,5 % en 2012 contre + 4 % en 2011) ralentissent. C’est le cas également des prélèvements obligatoires (+ 4, 6 % après + 7,4 % en 2011) permettant une légère progression du revenu disponible brut en termes nominaux.

Nouvelle dégradation des transactions courantes
Balance des paiements et position extérieure de la France
Banque de France
Le solde des transactions courantes dela France, qui résulte des flux économiques de biens, de services et de revenus entre résidents et non-résidents enregistre un déficit de 44,4 milliards d’euros soit 2,2 % du produit intérieur brut (PIB) contre 35 milliards (1,8 %) en 2011. Cette situation déficitaire perdure depuis 2005. Contrairement aux années précédentes, la détérioration du solde des transactions courantes en 2012 s’explique notamment par le repli du solde (excédentaire) des revenus. Les échanges de biens ont été plus dynamiques et l’excédent des services a même augmenté. Quant aux flux d’investissement directs, ils se soldent en 2012 par des sorties nettes de 28 milliards et des entrées de 18,6 milliards d’euros, soit une sortie nette de 9,4 milliards d’euros. Ce qui constitue une baisse significative par rapport à 2011.

Réduction du déficit commercial
Le Chiffre du commerce extérieur 2012
DGDDI
L’année 2012 a été marquée par l’essoufflement des échanges. La réduction du déficit manufacturier a permis de ramener le déficit commercial de la France à - 67,2 milliards contre - 74 milliards en 2011. Les contre-performances de l’industrie automobile et des produits agricoles ont affecté les exportations françaises. A contrario, l’industrie aéronautique et spatiale a réalisé des livraisons record, + 18,3 % contre + 0,6 % en 2011. De même, les ventes de produits liés à la santé, en particulier du secteur pharmaceutique ont repris vigoureusement, après un fléchissement l’année précédente. De leur côté, les exportations de produits de l’industrie du luxe sont restées bien orientées. Quant aux importations, elles ne progressent plus que faiblement, en raison du recul des achats automobiles, des produits métallurgiques et de machines et équipements.

Lente poursuite du redressement des finances publiques
Rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques
Cour des comptes
Le redressement des finances publiques s’est poursuivi en 2012. Malgré un important effort pour le réduire, le déficit public n’a cependant baissé que de 0,5 point pour s’établir à 4,8 % du produit intérieur brut (PIB). Cette faible amélioration tient surtout à la faiblesse de l’activité économique - la croissance a été nulle en volume - et à l’accroissement de la composante conjoncturelle du déficit. Par conséquent, la dette publique n’a pas pu être stabilisée : elle a même cru de plus de 4 points pour s’établir à 90,2 % du PIB. Cette tendance à la hausse de l’endettement public risque de se reproduire en 2013. En ce qui concerne la ventilation du déficit, ce sont - comme les années précédentes - les administrations publiques centrales qui concentrent l’essentiel du déficit.


En 2012, avec une croissance nulle, le produit intérieur brut (PIB) a stagné. L’investissement des entreprises s’est inscrit à la baisse et la consommation des ménages a diminué pour la première fois en trente ans. La faiblesse de l’activité économique a entraîné une dégradation du marché du travail. La réduction du déficit manufacturier a permis de ramener le déficit commercial de la France à - 67,2 milliards d’euros en 2012 contre - 74 m...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.
Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

- n° 3004

La France a connu en 2009 la récession la plus importante depuis 1945. Le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 2,6 % en moyenne annuelle, après + 0,2 % en 2008 et + 2,4 % en 2007. Ce recul de l’activité économique s’est traduit par une forte contraction de l’emploi, la plus importante depuis 1992. Le taux de chômage a enregistré une forte hausse. Il atteignait 9,5 % de la population active à la fin de 2009 contre 7,2 % au début de 2008. Les échanges ont en moyenne également fortement chuté. Le déficit public a atteint 7,5 % du PIB, principalement en raison des effets de la crise économique, des mesures de relance et de la forte croissance des dépenses publiques hors plan de relance. Quant à la dette publique, elle a augmenté de 10,6 points et a atteint 78,1 % du PIB à la fin de 2009.
La France a connu en 2009 la récession la plus importante depuis 1945. Le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 2,6 % en moyenne annuelle, après + 0,2 % en 2008 et + 2,4 % en 2007. Ce recul de l’activité économique s’est traduit par une forte contraction de l’emploi, la plus importante depuis 1992. Le taux de chômage a enregistré une forte hausse. Il atteignait 9,5 % de la population active à la fin de 2009 contre 7,2 % au début de 2008. Les ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

- n° 2990 - p.1 à p.32

Chronique d'une automutilation
NZZ Folio
Kurt W. Zimmermann
2009 fut pour la presse une année noire. Si la crise économique n'a pas épargné ce secteur, les difficultés auxquelles font face les journaux sont bien plus profondes. Le principal problème tient à ce que la presse a, en un peu plus d'une décennie, assisté à la destruction de son modèle économique vieux de 400 ans. Celui-ci reposait sur un financement plus ou moins équilibré entre les recettes tirées de la publicité et des annonces et celles obtenues grâce à la vente. Vers 1995, le modèle a commencé à vaciller avec l'offre de journaux gratuits et le développement de l'Internet, qui va aboutir à la mise en ligne gratuite des articles de presse. Cependant, ni l'offre gratuite sur le Web, ni les journaux imprimés proposés gratuitement n'ont réussi à atteindre l'équilibre financier, car désormais la plupart des annonces publicitaires ne se font plus dans la presse papier, mais sur l'Internet, notamment par l'intermédiaire de Google.

La presse écrite à l'épreuve d'Internet
Etudes
Antoine de Tarlé
L'histoire de l'Internet et de la presse ressemble à un malentendu. Les éditeurs de presse ont d'abord cru qu'ils pourraient attirer des lecteurs vers des offres payantes après leur avoir offert des " amuse-bouches " copieux d'articles gratuits. Ensuite, la migration de la publicité du support papier vers le Web a été sous-estimée. Plus grave encore, l'Internet a modifié les habitudes de nombreux lecteurs pour qui s'informer se résume de plus en plus souvent à une rapide revue de presse. En France, la situation du secteur de la presse est aggravée par plusieurs maux spécifiques, notamment les coûts de fabrication plus élevés, les carences dans le système de distribution et la faiblesse de l'offre rédactionnelle.

Presse française : réveiller la " belle endormie "
Le Monde
Bernard Pecquerie
Les quotidiens nationaux généralistes français sont à bien des égards parmi les plus mal en point en Europe : nombre restreint de titres, tirages faibles, offre rédactionnelle insuffisante.... Comment réveiller la " belle endormie " et trouver de nouvelles recettes ? A l'étranger où la presse subit aussi les contraintes liées à l'Internet, les journaux ont su développer des formules qui résistent à la crise et qui pourraient être des sources d'inspiration pour les éditeurs de presse français comme le développement de suppléments du week-end, très rémunérateurs à l'étranger, la segmentation du marché (une rédaction qui produit plusieurs journaux pour des publics distincts), ou la vente du journal à moitié prix. Il serait également possible de développer des partenariats entre journaux en vendant, via un site payant commun avec les concurrents, une partie des contenus, comme les pages Opinions/Débats.

Contenus éditoriaux sur l'Internet : bientôt la fin de la gratuité ?
Wirtschaftsdienst
Ralf Dewenter
L'analyse théorique du marché de la presse et des médias en général montre que le prix de vente dépend davantage des particularités de ce marché que du consentement à payer des acheteurs. Si les articles de journaux sont relativement similaires, l'effet de la concurrence fait que le prix de vente tend vers le coût marginal d'un article. Sur l'Internet, le coût de la mise à disposition d'un article est en effet proche de zéro et le modèle de la gratuité s'impose ainsi naturellement. La situation est différente si on part du coût de production : celui-ci est positif compte tenu de la rareté des capacités journalistiques. Par ailleurs, les marchés des médias ont la spécificité d'être à double face : il y a deux types d'utilisateurs (les lecteurs et les annonceurs) dont l'utilité est liée par un effet de réseau : plus le journal est gratuit, plus il y a de lecteurs et plus il est intéressant d? placer une publicité.

L'industrie de la presse n'en est pas à son premier bouleversement
The Economist
En 1845, l'invention et le développement du télégraphe ont été une source de grande inquiétude pour les journaux. Pour la plupart des observateurs, cet événement signifiait la mort de la presse généraliste au profit d'une presse spécialisée. Mais l'avenir a montré le contraire : le télégraphe a permis un enrichissement et une actualisation plus rapide des journaux. La course à l'actualité est devenue le nerf de la guerre, suscitant de nouvelles craintes, cette fois-ci à propos du journalisme qui risquait de ne plus offrir que des informations superficielles. En fin de compte, les journaux ont survécu, car ils ont préservé un atout : concentrer et apporter les nouvelles rapidement aux lecteurs. Aujourd'hui, l'Internet représente un défi comparable à celui du télégraphe. L'enjeu porte davantage sur le médium à travers lequel les actualités parviennent jusqu'aux utilisateurs (papier, numérique), que sur le modèle économique lui-même.

Microsoft plus " gentil " que Google avec la presse ?
Les Echos
Jean-Christophe Féraud
L'entreprise américaine Google bénéficie d'un quasi-monopole : aux Etats-Unis, elle s'arroge près de 65 % des recherches sur l'Internet, en France, ce taux atteint même 90 %. Vis-à-vis de la presse, l'entreprise californienne est peu généreuse : elle exploite ses articles sans verser le moindre centime aux éditeurs. Dans le contexte de la crise de l'édition, le géant américain News Corp (Rupert Murdoch) tente de profiter de la rivalité entre Google et Microsoft. Ce dernier cherche, en effet, un moyen pour diffuser plus largement son moteur de recherche Bing. News Corp a donc proposé à Microsoft de passer un accord qui lui permettrait d'indexer le contenu des journaux du groupe de presse sur son moteur de recherche Bing moyennant rémunération. Cet accord pourrait constituer les prémices d'un nouveau modèle économique pour la presse : la production des informations serait indirectement financée par les moteurs de recherche indexant les articles.
Chronique d'une automutilation
NZZ Folio
Kurt W. Zimmermann
2009 fut pour la presse une année noire. Si la crise économique n'a pas épargné ce secteur, les difficultés auxquelles font face les journaux sont bien plus profondes. Le principal problème tient à ce que la presse a, en un peu plus d'une décennie, assisté à la destruction de son modèle économique vieux de 400 ans. Celui-ci reposait sur un financement plus ou moins équilibré entre les ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

Le 30 janvier 2013, la France a lancé une mission de réflexion et de concertation destinée à mettre en lumière les enjeux et les moyens de mise en oeuvre d'une marque "France". cette mission fait suite au rapport Gallois Pacte pour la compétitivité de l'industrie française (2012) et a été annoncée dans le cadre du pacte national pour la compétitivité, la croissance et l'emploi.

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

Le Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP) dresse le portrait de la France dans dix ans. Le vieillissement de sa population et la baisse de son poids relatif dans l'économie internationale sont des tendances qui s'avéreront difficile à inverser. En revanche, les orientations stratégiques des futurs gouvernements (réforme du marché du travail, politiques d'emploi, amélioration de l'efficacité du système de santé, etc.) pourraient atténuer certaines difficultés structurelles de l'économie. Mieux formée et très bien équipée, la France de 2025 pourraient s'avérer d'autant plus attractive et dynamique qu'elle saura jouer de ses atouts.
- Une France plus vieille
- Une France plus petite et moins riche
- Une France mieux formée, excellement équipée et potentiellement attractive
- Une France plus urbaine
- Les mutations de l'emploi et du travail
- Des Français plus autonomes
Le Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP) dresse le portrait de la France dans dix ans. Le vieillissement de sa population et la baisse de son poids relatif dans l'économie internationale sont des tendances qui s'avéreront difficile à inverser. En revanche, les orientations stratégiques des futurs gouvernements (réforme du marché du travail, politiques d'emploi, amélioration de l'efficacité du système de santé, etc.) ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

SOMMAIRE :

Vers un atterrissage brutal de l'économie chinoise ?
Project Syndicate
Nouriel Roubini
L'économie chinoise fait face aujourd'hui à un surinvestissement qui pourrait, selon l'auteur, la conduire à un atterrissage brutal après 2013. Toutes les périodes d'investissement excessif se sont, en effet, achevées par une crise financière et/ou une longue période de faible croissance. A l'heure actuelle, le boom de l'investissement alimente l'inflation mais la surcapacité va ensuite inéluctablement entraîner une forte pression déflationniste, notamment dans le secteur manufacturier et l'immobilier. Toutefois, la Chine peut encore échapper à ce destin funeste. Il lui faut pour cela contenir le taux d'épargne, freiner les investissements fixes, réduire la part de ses exportations nettes dans le produit intérieur brut (PIB) et accroître celle de la consommation.

Et si l'inflation favorisait le rééquilibrage de l'économie chinoise
The Economist
La poussée inflationniste que connaît la Chine depuis plusieurs mois est devenue un sujet de préoccupation majeur pour son gouvernement. Le taux d'inflation est en effet le plus élevé depuis une décennie. Si pour la majorité des économistes, la hausse des prix est un phénomène qui peut rapidement avoir des effets très négatifs, certains d'entre eux considèrent aujourd'hui qu'un niveau d'inflation plus élevé pourrait permettre à la Chine de rééquilibrer son économie de façon plus efficace que si elle procédait à une appréciation rapide de sa devise. Son taux annuel moyen d'inflation qui a été de 2 % sur les dix dernières années est d'ailleurs exceptionnellement faible pour un pays en développement. Par comparaison, le Japon ou la Corée du Sud, lors de leur période de forte croissance, ont enregistré des taux d'inflation bien plus élevés, de l'ordre de 5-6 %.

L'argent caché des Chinois : facteur aggravant de la fracture sociale
Topic - HEC Eurasia Institute
Emilie Leichnam
Il y a vingt ans, les Chinois étaient tous pauvres. Depuis, la croissance soutenue que connaît la Chine, a entraîné une rapide différenciation des revenus et a permis l'émergence d'une classe moyenne estimée à 350 millions de personnes. En termes de patrimoine, seuls les Japonais dépassent encore les Chinois en Asie. Les comparaisons internationales restent cependant difficiles car une part importante des revenus privés en Chine ne sont pas comptabilisés dans les statistiques officielles. L'argent caché représenterait environ 15 % du produit intérieur brut (PIB). Cette manne explique comment les Chinois peuvent désormais acheter plus de voitures que les Américains.... A partir des seules données statistiques officielles, il est en effet impossible de comprendre la consommation chinoise. Cette masse de revenus occultes accentue encore la fracture sociale dans un pays où les inégalités ont explosé au cours des vingt-cinq dernières années.

Quand les ouvriers de " l'usine du monde " se radicalisent !
Chronique internationale de l'IRES
Chloé Froissart
En 2010, la Chine a été confrontée à la plus grande vague de grèves depuis huit ans. En dépit de la suppression du droit de grève dans la Constitution chinoise en 1982, ces mouvements sociaux s'inscrivent dans une augmentation, depuis le début des années 2000, des actions collectives parmi les travailleurs migrants. On assiste désormais à un élargissement des revendications sociales, qui vont des augmentations de salaires aux questions liées au temps de travail, à la couverture sociale et à la sécurité. Mais le tournant majeur des mouvements sociaux du printemps et de l'été 2010 a été la radicalisation des revendications : les travailleurs n'ont en effet pas hésité à évoquer la question de leur représentation, ainsi que celle de la reconnaissance du droit de grève.

L'avenir de la Chine, le monde et nous
Alternatives économiques
Entretien avec Michel Aglietta et François Godement
Réorientation du modèle de croissance, bulle immobilière, surinvestissement, taux de change du yuan, relations économiques extérieures, etc. Dans un entretien croisé, deux spécialistes de la Chine, Michel Aglietta et François Godement, se livrent à un débat sur l'avenir de l'Empire du Milieu et sur ses rapports avec le reste du monde. Si le premier se montre relativement optimiste concernant la capacité de Pékin de parvenir à réorienter la trajectoire de croissance du pays et compréhensif à l'égard des choix opérés en matière de politiques commerciale et de change par une puissance qui reste, à ce stade, une économie en développement, le second, en revanche, est plus réservé vis-à-vis des différentes stratégies économiques mises en œuvre par la Chine et sceptique quant aux intentions réelles de ses dirigeants. Il considère notamment que les asymétries entre la deuxième économie mondiale et les économies occidentales se révèlent aujourd'hui catastrophiques ou encore que la logique de Pékin vis-à-vis de l'Europe n'est ni plus, ni moins que de chercher à " africaniser " le continent.
SOMMAIRE :

Vers un atterrissage brutal de l'économie chinoise ?
Project Syndicate
Nouriel Roubini
L'économie chinoise fait face aujourd'hui à un surinvestissement qui pourrait, selon l'auteur, la conduire à un atterrissage brutal après 2013. Toutes les périodes d'investissement excessif se sont, en effet, achevées par une crise financière et/ou une longue période de faible croissance. A l'heure actuelle, le boom de l'investissement alim...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

A qui profite l'essor du marché ?
Enjeux Les Echos
Pascale-Marie Deschamps
En 2008, le secteur du numérique représentait 2 000 milliards de dollars, soit 3,5 % du produit intérieur brut (PIB) mondial. On comprend alors aisément pourquoi la concurrence entre des géants comme Google, Yahoo!, Facebook, les éditeurs de logiciels, d'applications et de contenu (chaînes de télévision, éditeurs de livres, etc.), les opérateurs de téléphone mobile (Orange, SFR, Bouygues), les fournisseurs d'accès à l'internet (Free, etc.), ainsi qu'entre les fabricants de terminaux (Del, Acer, entre autres) ne cesse de gagner en intensité - chaque entreprise élaborant une stratégie propre pour obtenir la part des recettes la plus importante. La bataille est d'autant plus rude que l'enjeu est de taille : d'ici vingt ans, un dollar sur cinq sera en effet généré, au niveau mondial, par le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC).

L'iPad, nouvelle " vache à lait " d'Apple ?
Alternatives économiques
Marc Chevalier
Les produits de la firme californienne Apple, petits bijoux technologiques, dont l'ergonomie et le design les distinguent de leurs concurrents, se vendent très bien et à un prix relativement élevé. La multinationale américaine, considérée comme championne de l'innovation, ne consacre pourtant que 3 % de son chiffre d'affaires à la recherche et développement (R&D) contre 6,5 % pour Sony et 15 % pour Microsoft. Les produits fabriqués par Apple sont-il alors, comme l'avancent certains économistes, des " vaches à lait " qui consistent à grossir la marge de l'entreprise ? Si le prix de revient de l'iPad, tout dernier produit d'Apple, s'élève à 287 dollars (276 dollars de composants et 11 dollars d'assemblage) et son prix de vente à environ 730 dollars, la différence (443 dollars) ne vient néanmoins pas grossir intégralement les caisses de la multinationale. Une bonne partie sert en effet à financer les coûts d'acheminement - puisque l'assemblage est effectué en Chine -, les coûts de distribution ainsi que ceux liés à la vente au détail. Seul le solde constitue véritablement la marge d'Apple.

Les annonceurs préfèrent Facebook
Bloomberg BusinessWeek
Brad Stone
Fort de ses 550 millions d'utilisateurs actifs, le réseau social Facebook représente la plus importante base de données personnelles jamais constituée. Une véritable mine d'or pour les annonceurs publicitaires. La " monétisation " de ces données, qui a permis au site communautaire d'être rentable pour la première fois de son histoire en juin 2010, a consisté dans la création d'un système de commercialisation d'annonces publicitaires. Si le format de publicité s'adapte, comme chez Google, aux informations recueillies sur les utilisateurs, il prend toutefois une tout autre dimension sur Facebook. En effet, lorsque les membres du réseau social se relaient entre eux les messages publicitaires, ceux-ci se reproduisent grâce à ce que les professionnels du marketing appellent le buzz - c'est-à-dire la transmission des messages à travers le réseau social par le biais du " bouche-à-oreille " -, tandis que sur le site de Google, ces derniers restent figés et totalement séparés du contenu rédactionnel. Grâce à ce procédé inédit, les recettes publicitaires de Facebook se sont élevées à 665 millions de dollars en 2009 et devraient atteindre 1,3 milliard à la fin de 2010.


Comment Google dirige le Web
Wired
Steven Levy
On aurait pu penser qu'après avoir dominé outrageusement le marché des moteurs de recherche (65 % des parts de marché) pendant une décennie, Google serait devenu moins offensif. Or, si depuis cinq ans, d'autres moteurs de recherche, comme Yahoo! ou plus récemment Bing (de Microsoft), font de plus en plus figure de sérieux concurrents, aucun ne constitue jusqu'à présent une réelle menace. L'arme secrète de Google réside dans son algorithme. Sans cesse modifié (550 améliorations en 2010), celui-ci reste le plus performant pour classer les résultats d'une requête. La position dominante de Google lui octroie en outre une externalité positive : plus le nombre des requêtes augmente, plus les critères de classement (signaux contextuels) s'affinent, élevant ainsi la pertinence des résultats.


Quel internet pour demain ?
The Economist
L'internet serait désormais entré dans une nouvelle phase de son développement. La fracture numérique qui fut jusqu'à récemment un problème majeur semble progressivement se réduire et ainsi laisser la place à une autre question tout aussi essentielle, celle de la balkanisation (fragmentation) de l'internet. Les géants du numérique se sont lancés dans une véritable guerre commerciale pour le contrôle du Web. Facebook est parvenu à attirer 500 millions d'internautes. Apple permet, de son côté, aux utilisateurs de naviguer sur le Net via ses propres applications (plusieurs dizaines de milliers au total). Les Etats tentent, en parallèle, tant bien que mal, de réglementer l'internet : plus d'une douzaine de pays auraient adressé à l'entreprise Google des requêtes visant à lui demander de modifier son contenu. La neutralité et l'universalité de l'internet pourraient, si les évolutions en cours devaient se poursuivre, être sérieusement menacées.
A qui profite l'essor du marché ?
Enjeux Les Echos
Pascale-Marie Deschamps
En 2008, le secteur du numérique représentait 2 000 milliards de dollars, soit 3,5 % du produit intérieur brut (PIB) mondial. On comprend alors aisément pourquoi la concurrence entre des géants comme Google, Yahoo!, Facebook, les éditeurs de logiciels, d'applications et de contenu (chaînes de télévision, éditeurs de livres, etc.), les opérateurs de téléphone mobile ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

Les études consacrées aux fusions et acquisitions portent le plus souvent sur les raisons expliquant le lancement de ces opérations, ainsi que sur les questions portant sur l'amélioration de la performance des entreprises à la suite d'une fusion. L'intégration elle-même est souvent reléguée à ses aspects techniques. Dans la pratique, les choses sont néanmoins plus complexes. L'intégration peut être source de tensions ou poser de réels problèmes d'organisation. Ainsi, quand lors d'une fusion entre des firmes dont la valeur provient de marques fortes, la décision est prise de conserver ces dernières, cela enclenche un processus dont la fin est difficile à déterminer. Ce processus de fusion peut même, dans certains cas, devenir interminable comme semble le montrer l'opération de rapprochement entre Peugeot et Citroën. Le processus de fusion entre ces deux entreprises dure en effet depuis plus de trente ans. Les études consacrées aux fusions et acquisitions portent le plus souvent sur les raisons expliquant le lancement de ces opérations, ainsi que sur les questions portant sur l'amélioration de la performance des entreprises à la suite d'une fusion. L'intégration elle-même est souvent reléguée à ses aspects techniques. Dans la pratique, les choses sont néanmoins plus complexes. L'intégration peut être source de tensions ou poser de réels problèmes ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

- n° 3002 - p.36 à p.39

Dans le monde de l'entreprise et du management, les logiques culturelles jouent un rôle fondamental. A l'heure de la mondialisation, la diversité des cultures nationales n'a pas perdu de sa force. Au sein des firmes multinationales, un travail permanent d'adaptation des valeurs portées par l'entreprise est nécessaire lorsque ces dernières s'implantent à l'étranger et y recrutent du personnel local et cela en dépit même d'une certaine homogénéisation des pratiques managériales inspirées des méthodes anglo-saxonnes. L'organisation du travail et les rapports au sein de l'entreprise doivent ainsi, pour bien fonctionner, être repensés. Philippe d'Iribarne, directeur de recherche au CNRS, a fait de l'analyse des cultures nationales dans la mondialisation son terrain d'investigation, développant, depuis de nombreuses années, une approche singulière au sein des sciences sociales. Dans le monde de l'entreprise et du management, les logiques culturelles jouent un rôle fondamental. A l'heure de la mondialisation, la diversité des cultures nationales n'a pas perdu de sa force. Au sein des firmes multinationales, un travail permanent d'adaptation des valeurs portées par l'entreprise est nécessaire lorsque ces dernières s'implantent à l'étranger et y recrutent du personnel local et cela en dépit même d'une certaine ho...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

- n° 2989 - p.43 à p.47

Idées
Marie-Anne Dujarier
La consommation est souvent opposée au travail. On associe aussi généralement la première à la pure jouissance et le second à la pénibilité. Or, les consommateurs sont de plus en plus impliqués, sans qu'ils en prennent véritablement conscience, dans la production des biens et services qu'ils consomment. Leur contribution (l'installation d'un kit d'abonnement à l'Internet, la customisation d'un produit, etc.) étant gratuite, les entreprises auraient tort de se priver de cette main-d'œuvre qui par ailleurs est disponible, motivée et fidèle. Les spécialistes de la sociologie du travail et de la consommation voient dans cette " coproduction " un véritable travail puisque le consommateur s'engage dans des " tâches productives prescrites, socialement organisées dans le but de créer de la valeur économique ".
Idées
Marie-Anne Dujarier
La consommation est souvent opposée au travail. On associe aussi généralement la première à la pure jouissance et le second à la pénibilité. Or, les consommateurs sont de plus en plus impliqués, sans qu'ils en prennent véritablement conscience, dans la production des biens et services qu'ils consomment. Leur contribution (l'installation d'un kit d'abonnement à l'Internet, la customisation d'un produit, etc.) étant ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

- 127 p.

SOMMAIRE :

Portrait de l’économie française

? Les caractéristiques de l’économie française : évolution depuis un demi-siècle (Jean-Charles Asselain)

? L’économie française à l’heure de la mondialisation et de la crise : atouts et handicaps (Jean-Hervé Lorenzi)

? Désindustrialisation et tertiairisation : risques et opportunités (Sarah Guillou)

? Les échanges extérieurs français : des excédents aux déficits (Guillaume Gaulier)

? Le sous-emploi : un mal persistant ? (Christine Erhel)

? Les inégalités : quelle dynamique depuis les années 1980 ? (Clément Schaff)

? État et finances publiques depuis la fin des années 1970 (Michel Bouvier)



Ressources productives et choix institutionnels

? Le tissu productif français : une faiblesse ? (Nathalie Avallone)

? La démographie, un atout majeur pour l’économie française (Mathieu Plane)

? Les performances économiques du système éducatif français (Jean-Richard Cytermann)

? Temps de travail et productivité : une spécificité nationale ? (Jean-Louis Dayan)

? Le système financier français dans la globalisation financière (Yves Jégourel)

? Le modèle social : richesse ou frein économique ? (Julien Damon)

? Le système fiscal est-il efficace ? (Jean-Marie Monnier)
SOMMAIRE :

Portrait de l’économie française

? Les caractéristiques de l’économie française : évolution depuis un demi-siècle (Jean-Charles Asselain)

? L’économie française à l’heure de la mondialisation et de la crise : atouts et handicaps (Jean-Hervé Lorenzi)

? Désindustrialisation et tertiairisation : risques et opportunités (Sarah Guillou)

? Les échanges extérieurs français : des excédents aux déficits (Guillaume Gaulier)

? Le ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

La publication d'une étude de l'Institut COE-Rexecode, qui fait du passage aux 35 heures le principal facteur explicatif du décrochage compétitif français, en particulier face à l'Allemagne, a relancé, en ce début 2011, le débat sur la relation entre la durée du travail et les performances de l'économie française. Les interrogations sur la perte de compétitivité de la France, en se focalisant sur la durée ou le coût du travail, tendent cependant à occulter une question essentielle : celle des gains de productivité.
Pour la France, un regain de dynamisme passe désormais par une amélioration des éléments de compétitivité hors coûts à travers une stimulation de l'innovation, de la créativité, de la montée en gamme des produits exportés et également des éléments de compétitivité coûts.
La publication d'une étude de l'Institut COE-Rexecode, qui fait du passage aux 35 heures le principal facteur explicatif du décrochage compétitif français, en particulier face à l'Allemagne, a relancé, en ce début 2011, le débat sur la relation entre la durée du travail et les performances de l'économie française. Les interrogations sur la perte de compétitivité de la France, en se focalisant sur la durée ou le coût du travail, tendent cependant ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

- n° 2999 - 33 p.

SOMMAIRE :

Pour un big bang des retraites
Futuribles
Jacques Bichot
L'année 2010 représente pour la France une nouvelle étape du processus de réforme des systèmes de retraite. Celle-ci se déroule dans un contexte particulièrement difficile puisqu'avec la crise économique des déficits qui n'étaient attendus qu'en 2020 surviennent dix ans plus tôt. Comme lors des phases précédentes, les mesures qui seront adoptées devraient consister en quelques ajustements paramétriques. Pourtant, nombreuses sont les voix qui, comme celle de Jacques Bichot, s'élèvent pour appeler à une refonte radicale du système. Le big bang des retraites jugé nécessaire par l'auteur ne peut toutefois être mis en œuvre du jour au lendemain. En Suède, une telle opération s'est révélée longue et difficile, alors que les conditions y étaient beaucoup plus favorables. Selon lui, ce que la France peut dorénavant décider, c'est au moins de s'engager dans la voie qui préparerait une grande réforme systémique.

Faut-il reculer l'âge légal du départ à la retraite ?
Revue de l'OFCE
Samia Benallah, Cindy Duc et François Legendre
En 2009, environ 75 % des prestataires du régime général d'assurance vieillesse sont partis à la retraite à (ou avant) soixante ans, l'âge minimum légal d'ouverture de leurs droits. Les auteurs examinent les arguments qui plaident en faveur d'un relèvement de cet âge. Ils montrent notamment que les effets des réformes de 1993 et de 2003, combinées avec certaines tendances socio-économiques comme une entrée dans la vie active plus tardive que dans le cas des générations précédentes ou encore la multiplication de carrières davantage heurtées, devraient conduire dans les quinze prochaines années à un relèvement sensible de l'âge moyen de départ en retraite.

Le système par répartition ressoude le pacte entre générations
Projet
Nicolas Postel
Le système de retraite par répartition a été conçu pour que la question de la prise en charge du vieillissement échappe à la sphère privée. Selon l'auteur, les choix opérés en matière de réforme depuis quinze ans ont peu à peu conduit à un affaiblissement de la logique du système par répartition, générateur d'un potentiel conflit intergénérationnel. Il défend l'idée que la question des retraites est avant toute chose une question sociopolitique, sans contrainte économique majeure. Il conteste, entre autres, l'idée selon laquelle il serait naturel de travailler plus longtemps, puisque l'espérance de vie augmente, en montrant que ce choix ne permettrait pas, dans un contexte de chômage de masse, de régler la question du financement des retraites. Préserver le système par répartition est essentiel, si l'on souhaite échapper à un conflit entre générations qui demeure pour le moment fantasmatique.

La réforme suédoise : des choix novateurs ?
Rapport du Conseil d'orientation des retraites
Antoine Math
En 2001, après un processus politique de plusieurs années, un nouveau régime de retraite a été adopté en Suède. Ce système, fondé sur la méthode des comptes notionnels à cotisations définies exerce, en France, une certaine fascination sur nombre de responsables politiques ou sur des économistes spécialisés dans l'étude de la question des retraites. Les uns et les autres attribuent, en effet, à ce système de nombreux avantages comme un meilleur pilotage à long terme, une plus grande équité, un partage plus équilibré des risques entre salariés, une lisibilité améliorée sur l'acquisition des droits ou une plus grande transparence. L'auteur se propose, afin de vérifier ces prétendus avantages, de comparer le système de retraite français avec son pendant scandinave. Si la technique utilisée dans le système suédois est originale, les contraintes auxquelles il doit faire face sont assez similaires à celles affrontées par d'autres et les choix effectués en France présentent bien des ressemblances avec ceux de la Suède.

" Pas de bonne réforme des retraites sans économie de l'avenir "
touteleurope.fr
Entretien avec Bruno Palier
En raison de la crise économique mondiale, de nombreux gouvernements en Europe vont être contraints de repenser leurs systèmes de retraite. La France ne fait donc pas exception. Bruno Palier, spécialiste de la protection sociale en Europe, revient sur les enjeux de la réforme en France, puis sur la situation actuelle des systèmes de retraite chez nos voisins. Il montre que la façon dont se posent au nord et au sud du continent les termes du débat est déterminante pour l'issue des réformes engagées. Il insiste également sur le fait que réussir de telles réformes passe par une transformation de l'économie européenne afin que cette dernière retrouve une véritable compétitivité dans le contexte de la mondialisation. Il déplore à ce propos l'échec de la stratégie de Lisbonne.
SOMMAIRE :

Pour un big bang des retraites
Futuribles
Jacques Bichot
L'année 2010 représente pour la France une nouvelle étape du processus de réforme des systèmes de retraite. Celle-ci se déroule dans un contexte particulièrement difficile puisqu'avec la crise économique des déficits qui n'étaient attendus qu'en 2020 surviennent dix ans plus tôt. Comme lors des phases précédentes, les mesures qui seront adoptées devraient consister en quelques ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

Aujourd’hui, aucun pays ne peut plus imaginer son avenir sans tenir compte de la Chine. C’est notamment dans l’Empire du Milieu que vont se décider le sort de la croissance et l’avenir de la mondialisation. Mais dans le même temps, la Chine inquiète, surtout en Europe, victime de la crise de la dette souveraine et d’un sentiment plus général de déclin. La crise de la zone euro a en effet fragilisé la cohésion européenne sur le plan économique et politique. La Chine en profite et accélère ses investissements, notamment dans les pays en difficulté.

SOMMAIRE

- L'essor de la Chine et l'économie européenne
- Les relations France-Chine
- Le poids international de la Chine
- Les défis de l'économie chinoise
- "Le jour où la Chine s'effondrera"
Aujourd’hui, aucun pays ne peut plus imaginer son avenir sans tenir compte de la Chine. C’est notamment dans l’Empire du Milieu que vont se décider le sort de la croissance et l’avenir de la mondialisation. Mais dans le même temps, la Chine inquiète, surtout en Europe, victime de la crise de la dette souveraine et d’un sentiment plus général de déclin. La crise de la zone euro a en effet fragilisé la cohésion européenne sur le plan économique et ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

2014 a été une année exceptionnelle pour les économistes français. Jean Tirole, professeur à la Toulouse School of Economics (TSE), s’est vu attribuer le " prix Nobel " d’économie. Dans le même temps, les ventes du dernier ouvrage de Thomas Piketty, Le Capital au XXIe siècle, véritable best-seller mondial, ont atteint 1,5 million d’exemplaires. Le succès international de " l’école française de science économique ", s’il est singulier, n’est cependant pas le fruit du hasard. 2014 a été une année exceptionnelle pour les économistes français. Jean Tirole, professeur à la Toulouse School of Economics (TSE), s’est vu attribuer le " prix Nobel " d’économie. Dans le même temps, les ventes du dernier ouvrage de Thomas Piketty, Le Capital au XXIe siècle, véritable best-seller mondial, ont atteint 1,5 million d’exemplaires. Le succès international de " l’école française de science économique ", s’il est singulier, n’est ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

Les dépenses de santé devraient continuer à augmenter à un rythme soutenu au cours des prochaines décennies dans les économies avancées et les pays émergents. Celles-ci augmenteront sous les effets conjugués du vieillissement, de l’augmentation des maladies chroniques, du progrès technique et de l’envolée des prix relatifs des soins de longue durée. Ces évolutions constituent pour le secteur de la santé des moteurs de croissance structurels.

SOMMAIRE :

Quel avenir pour les dépenses de santé ?
Note de politique économique
OCDE
La hausse des dépenses de santé et de soins de longue durée va continuer de peser sur les budgets publics au cours des prochaines décennies. Les dépenses publiques de santé qui représentaient environ 6 % du produit intérieur brut (PIB) entre 2006 et 2010, devraient en effet atteindre 9,5 % - voire 14 % dans certains scénarios - en 2060 dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Dans les grands pays émergents (BRIICS), les ratios de dépenses qui sont actuellement faibles, augmenteront également de façon importante pour se situer autour de 10 % du PIB vers la moitié du siècle. Les dépenses de santé s’accroîtront de manière soutenue en raison du vieillissement et de l’augmentation des maladies chroniques et également sous l’effet conjugué du progrès technique et de l’envolée des prix relatifs des soins de longue durée.

Industrie pharmaceutique : blockbusters et biotechnologies
Les études -La Documentation française
Matthieu Montalban, Mustafa Erdem Sakinç et al.
L’industrie pharmaceutique, un secteur en forte croissance depuis l’après Seconde Guerre mondiale se caractérise par un fonctionnement oligopolistique. Sa structure est très influencée par les spécificités des modes de régulation du marché du médicament ainsi que par l’évolution de l’environnement technologique et institutionnel du capitalisme. Le modèle du blockbuster - la mise au point d’une molécule susceptible de dégager plus d’un milliard de dollars de chiffre d’affaires - a constitué la stratégie dominante des grands laboratoires pharmaceutiques (Big Pharma) au cours des vingt dernières années. À côté de celui-ci, d’autres modèles ont coexisté comme les modèles génériques ou biopharmaceutiques. Les grandes firmes explorent désormais d’autres stratégies face à de nouvelles contraintes et opportunités.

Les docteurs 3.0 de la Silicon Valley
Le Monde Éco & Entreprise
Chloé Hecketsweiler
Les nouvelles technologies de l’information sont aujourd’hui en passe de révolutionner la médecine et la recherche pharmaceutique. Les géants de l’informatique et de l’internet comme Google, Amazon, Apple, Microsoft ou encore IBM se sont en effet lancés à la conquête du secteur de la santé. La division Life Sciences de Google développe des technologies pour améliorer le diagnostic, le suivi et la prise en charge des malades. De son côté, Apple a mis au point plusieurs applications dédiés à la santé et espère transformer l’Iphone en un puissant outil de recherche médicale. Le système d’intelligence artificielle d’IBM, baptisé Watson, qui aide les médecins à réaliser le meilleur choix de molécules dans le traitement du cancer, est un autre exemple de stratégie mise en place par les grandes firmes des sciences de l’information pour prendre pied sur un marché dont les perspectives de croissance sont considérables.

La E-Santé, quels nouveaux usages ?
Réalités industrielles - Annales des Mines
Frédéric Durand-Salmon et Loïc Le Tallec
La santé mobile (m-Health) englobe l’ensemble des technologies individuelles en matière de santé. Elle bénéfice du développement des réseaux, des nouvelles solutions de communication et de la création de nombreux objets connectés. Le vieillissement de la population et l’augmentation des maladies chroniques relèguent désormais au second rang les traditionnelles maladies transmissibles infectieuses obligeant à modifier l’approche en santé publique. Cette nouvelle approche replace l’individu-patient au cœur de la prévention et du soin et réclame de la part de ce dernier une participation active. Elle modifie également la relation entre le patient et les professionnels de santé qui l’accompagnent. Véritable révolution, la santé mobile est un secteur dont le potentiel industriel de développement est aujourd’hui considérable.

La France sur le marché international des soins
La Note d'analyse - France Stratégie
David Marguerit et Mathilde Reynaudi
Le marché du tourisme médical est en plein essor. Le nombre de patients qui se rendent à l’étranger pour recevoir des soins aurait doublé en cinq ans, passant de 7,5 millions en 2007 à 16 millions en 2012. Ce marché mondial est estimé à 60 milliards d’euros. La France qui dispose d’un système de santé de qualité pourrait valoriser de façon plus efficace les atouts dont elle dispose dans ce secteur, y compris au bénéfice des assurés sociaux. Développer le tourisme médical nécessiterait d’adopter une stratégie nationale renforçant l’attraction de patients étrangers sur tout le territoire et favorisant le rayonnement de son système de santé et la " projection " de ses compétences à l’étranger.
Les dépenses de santé devraient continuer à augmenter à un rythme soutenu au cours des prochaines décennies dans les économies avancées et les pays émergents. Celles-ci augmenteront sous les effets conjugués du vieillissement, de l’augmentation des maladies chroniques, du progrès technique et de l’envolée des prix relatifs des soins de longue durée. Ces évolutions constituent pour le secteur de la santé des moteurs de croissance structu...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

Au vu des enseignements tirés des objectifs du Millénaire, quels sont les nouveaux objectifs fixés pour la période 2015-2030 ? Bilan, analyses et perspectives

Au tournant du siècle, la plus grande rencontre de Chefs d’État et de gouvernement jamais tenue dans le monde s’est déroulée au siège des Nations unies à New York, à l’occasion du Sommet du millénaire en septembre 2000. Les États membres de l’ONU se sont accordés sur une liste de défis à relever qui prendront le nom d’Objectifs du millénaire pour le développement. La date butoir pour atteindre ces objectifs avait été fixée au 31 décembre 2015.

SOMMAIRE :

Des OMD aux ODD : un monde plus ambitieux
Finances et Développement
Charles Kenny
En 2000, les États membres des Nations unies s’étaient fixé huit objectifs de développement à atteindre d’ici à 2015. Cet été, ils se sont cette fois mis d’accord sur un ambitieux programme de développement durable pour les quinze prochaines années. Ce dernier devra être entériné les 26 et 27 septembre par les chefs d’État et de gouvernement de la planète en marge de la session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU à New York. Les dix-sept objectifs de développement durable (ODD) pour la période 2015-2030 remplaceront les huit objectifs du millénaire pour le développement (OMD) adoptés à la fin du XXe siècle. Si les résultats des OMD sont mitigés. Le bilan concernant certains objectifs est néanmoins loin d’être négligeable : la mortalité infantile ou la pauvreté absolue ont ainsi enregistré les reculs les plus rapides de l’histoire.

Choisir des objectifs plus réalistes pour 2030
Foreign Affairs
Bjorn Lomborg
En août 2015, les représentants des 193 États membres de l’Organisation des Nations unies (ONU) se sont mis d’accord sur un projet intitulé Transformer notre monde, programme de développement durable d’ici 2030. Ce document d’une trentaine de pages décline les 17 objectifs de développement durable (ODD) et les 169 cibles qui remplaceront, à compter du 1er janvier 2016, les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). L’élaboration de ce programme et le choix des objectifs retenus a fait l’objet d’un long processus de réflexion réunissant des experts des organisations internationales, des spécialistes d’organisations non gouvernementales (ONG) et des représentants des États. Selon Bjorn Lomborg, qui dirige le Copenhagen Consensus Center, contrairement aux OMD - dont le nombre d’objectifs était restreint -, la liste retenue cette fois, dans le cadre des ODD, est beaucoup trop longue pour être véritablement efficace.

Les leçons de 60 ans d’économie du développement
Revue d’économie du développement
Alain de Janvry et Élisabeth Sadoulet
L’économie du développement, en tant que discipline académique, est née à la fin des années 1940 et 1950. L’objectif de cette branche de la science économique est d’expliquer les mécanismes du développement afin d’aider les pays sous-développés à rattraper les économies avancées. Les pionniers de la discipline comme Albert Hirschman, Arthur Lewis, Raul Prebisch, Gunnar Mirdal, etc. ont, dès l’origine, montré un intérêt prononcé pour la politique économique, travaillant de façon très étroite avec les gouvernements des pays en développement. Au cours des dernières années, cet engagement profond dans le conseil à la politique et aux programmes de développement n’a pas empêché la discipline de tirer profit de ces expériences pour produire des analyses théoriques rigoureuses publiées dans les meilleures revues académiques. Soixante ans après sa naissance, quelles leçons peut-on tirer pour que les succès passés se reproduisent dans le futur ?

Institutions et progrès des nations
Futuribles
Charles du Granrut
La question des origines de la richesse des nations est une des plus fondamentales de la science économique. De Adam Smith à Angus Maddison, nombreux sont les économistes qui ont cherché à expliquer les inégalités de développement socio-économiques entre pays. Dans un ouvrage publié en 2012, intitulé Why the Nations Fail: The Origins of Power, Prosperity an Poverty, Daron Acemoglu et James Robinson, respectivement professeurs d’économie au Massachusetts Institute of Technology (MIT) et à l’université de Chicago, jugent que le facteur essentiel pour garantir un développement économique pérenne est l’existence d’institutions politiques inclusives. Dans les pays dotés de ce type d’institutions, l’état de droit est une réalité, l’exercice du pouvoir est encadré par la loi, l’ordre et la sécurité juridique sont assurés par un État fort, les médias peuvent s’exprimer librement, les droits de propriété sont garantis et chaque citoyen a la possibilité exploiter les opportunités économiques qui se présente à lui.

Big data : une nouvelle arme pour le développement
Project Syndicate
Jeffrey D. Sachs
Les données massives pourraient ouvrir des perspectives inédites dans pratiquement tous les secteurs. La réflexion engagée autour des Objectifs pour le développement durable (ODD) est une opportunité historique de mobiliser toutes les ressources offertes par le Big data pour favoriser la lutte contre la pauvreté et la protection de l’environnement. Un programme d’action visant à développer les nouveaux systèmes de données a été conçu par l’Organisation des Nations unies (ONU). Il cherche à atteindre, grâce à une meilleure utilisation des données, des progrès substantiels dans quatre domaines clés : la prestation de services, la gestion des affaires publiques, la responsabilisation des gouvernements et des entreprises, et l’évaluation des programmes de développement.
Au vu des enseignements tirés des objectifs du Millénaire, quels sont les nouveaux objectifs fixés pour la période 2015-2030 ? Bilan, analyses et perspectives

Au tournant du siècle, la plus grande rencontre de Chefs d’État et de gouvernement jamais tenue dans le monde s’est déroulée au siège des Nations unies à New York, à l’occasion du Sommet du millénaire en septembre 2000. Les États membres de l’ONU se sont accordés sur une liste de défis à r...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

- n° 3006 - 64 p.

SOMMAIRE

Une crise interminable, une crise terminée ?
Rétablissement ou rechute ?
Le Débat
Jean-Luc Gréau
La crise qui a débuté en 2007 semble interminable. Après le renflouement des établissements bancaires par les Etats permettant une stabilisation du secteur financier, une timide reprise s’est installée. Depuis le printemps 2010, en raison des dettes colossales accumulées par les Etats, la rigueur est devenue le nouveau mot d’ordre. Dans ce contexte, on peut se demander si la consolidation des comptes publics conduit à un assainissement salutaire ou si elle n’annonce pas de nouvelles difficultés, voire une rechute de l’économie. Compte tenu de la persistance des déséquilibres monétaires, le rétablissement global demeure, selon l’auteur, très incertain.

N’oublions pas les réformes structurelles !
The Economist
Selon les prévisions de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la progression annuelle du produit intérieur brut (PIB) dans les pays du G7 ne devrait pas dépasser 1,5 % au second semestre 2010, soit nettement moins que ce que l’on prévoyait au début de l’année. Les plus pessimistes redoutent une récession en W (double dip) et les plus optimistes n’anticipent qu’une croissance molle en 2011. Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne (BCE), s’est, quant à lui, récemment inquiété que les années 2010 puissent constituer une " décennie perdue ", comme ce fut le cas pour le Japon des années 1990. Dans ces conditions, il est assez logique de se demander si les stratégies de croissance adoptées pour sortir de la crise sont suffisantes. A priori, les gouvernements des pays avancés, préoccupés qu’ils sont par la réduction des déficits et des dettes publics, en oublient, semble-t-il, la nécessité d’engager également les réformes structurelles indispensables pour retrouver un rythme de croissance plus rapide.

Qui va remplacer le consommateur américain ?
Finances et Développement
Francesco Giavazzi
La consommation américaine (10 000 milliards de dollars en 2008 contre 9 000 milliards pour l’Union européenne et moins de 5 000 milliards pour le continent asiatique) a été jusqu’en 2008 le moteur de la croissance mondiale. Mais depuis la crise, qui a mis au chômage dix millions d’Américains, la demande des Etats-Unis s’est fortement contractée au profit de l’épargne qui s’élève désormais à 4 % du revenu disponible après impôt. Si divers plans de relance ont récemment été mis en œuvre dans nombre de pays pour stimuler l’investissement public, seul l’investissement privé, qui représente aux Etats-Unis une part du produit intérieur brut (PIB) très importante (près de 20 %), pourrait, selon l’auteur, compenser la diminution de la demande globale américaine. A condition que les entreprises anticipent les changements en cours dans la répartition géographique et la composition de la consommation mondiale.

Le modèle chinois atteint-il ses limites ?
Revue Tiers Monde
Mylène Gaulard
Avec une croissance moyenne de plus de 8 % par an et un taux d’investissement qui a atteint, en 2008, 47 %, un record mondial, le modèle économique chinois se montre particulièrement efficace. Il semble toutefois que cette performance ne soit pas viable à long terme. La croissance repose en effet davantage sur une accumulation des facteurs de production que sur une hausse de la productivité. La multiplication des investissements est en outre source de surproduction avec pour conséquence la formation d’une main-d’œuvre excédentaire de plus en plus abondante. Le plan de relance mis en œuvre par le gouvernement chinois en 2008 (4 000 milliards de yuans, soit 450 milliards d’euros) devrait, en stimulant l’investissement, renforcer ces tendances. Seule une augmentation de la consommation domestique permettrait, selon l’auteur, de mettre un terme à ces déséquilibres.

La croissance : ruptures ou continuité ?
Le Cercle des économistes
Christian de Boissieu
Quels enseignements peut-on tirer de la crise économique mondiale enclenchée depuis 2007 ? Les leçons de l’histoire peuvent-elles nous aider à imaginer ce que seront les contours de l’économie mondiale dans les dix ou vingt prochaines années ? Aux incertitudes nées de la crise viennent s’ajouter des mutations profondes de l’économie mondiale qui étaient à l’œuvre bien avant le choc produit par la faillite de Lehman Brothers. Le centre de gravité de l’économie mondiale n’a cessé en effet de se déplacer vers le Pacifique. Face à l’essor du G2 (Etats-Unis/ Chine), l’Europe est menacée de stagnation et risque de voir son influence s’estomper au fil du temps. La montée des grands pays émergents s’est accélérée avec la crise et les rééquilibrages en cours, voire les nouveaux déséquilibres, ne permettent pas aujourd’hui de prévoir clairement quels seront les modèles de croissance et de développement qui s’imposeront dans les décennies à venir.

Décrypter la croissance
Retour sur les stratégies de croissance
Sciences Humaines
Dani Rodrik
Quel bilan peut-on dresser des stratégies de croissance appliquées, entre 1960 et 2000, dans les pays en développement ? Leur analyse montre que celles qui ont été couronnées de succès ont obéi à un certain nombre de principes fondamentaux communs. Mais également que la manière de les mettre en œuvre a varié d’un pays à l’autre et était étroitement liée au contexte. S’il y a une leçon essentielle à retenir de cette période, c’est qu’il est absolument indispensable de ne plus s’accrocher à des " recettes standards ", véhiculées par le monde académique ou les organisations internationales, comme ce fut trop souvent le cas dans le passé.

Mesurer la croissance : au-delà du PIB !
Futuribles
Emile Quinet
Fin septembre 2009, la commission " sur la mesure des performances économiques et du progrès social " (commission Stiglitz) a remis son rapport au président de la République Nicolas Sarkozy. La vingtaine d’économistes (dont cinq " prix Nobel ") la composant ont mis en évidence les limites du produit intérieur brut (PIB) comme principal instrument de mesure de la croissance. Leur rapport se conclut sur douze recommandations destinées à " corriger " le PIB en lui octroyant une dimension plus qualitative et préconise de développer d’autres indicateurs qui respecteraient davantage que le PIB l’aspect multidimensionnel du progrès économique et social. L’auteur revient sur ces propositions et sur les limites posées par la composition de la commission Stiglitz au sein de laquelle ne figuraient que des économistes.


L’Observateur de l’OCDE
Andrew Wyckhoff et Dirk Pilat
La créativité et l’innovation sont souvent présentées comme des éléments essentiels du développement matériel et du bien-être des individus. Comment peut-on les favoriser ? Outre des facteurs comme le niveau d’éducation et culturel, il existe aussi certaines mesures spécifiques que les gouvernements doivent prendre en considération. Ainsi, des politiques visant à accorder plus d’indépendance aux universités, à promouvoir la concurrence et l’esprit d’entreprise, et à renforcer leur capacité à être concurrentielles au plan international constituent un soutien important à l’innovation. La mise en place d’une infrastructure solide, par exemple via le haut débit, est également un élément essentiel. Enfin, le paradoxe des crises est qu’elles créent aussi des opportunités, car de nouvelles méthodes se substituent aux anciennes grâce au processus de la " destruction créatrice ".

Vers une " nouvelle " croissance
Industrie-services : un gisement potentiel?
Rapport du Centre d’analyse stratégique
Daniel Cohen
Un renouvellement du moteur de la croissance pourrait résider dans l’instauration d’une nouvelle articulation entre industrie et services. Cette tertiarisation, qui répondrait à la satisfaction d’un besoin plus fonctionnel et plus vaste que le produit lui-même, s’inscrit dans une transformation longue des modes de consommation et de production. Plusieurs concepts tentent de saisir cette mutation en cours d’une économie plus orientée vers les services et, par conséquent, moins attachée au produit lui-même : l’économie des bouquets ou des effets utiles (Philippe Moati), l’économie de la fonctionnalité (Dominique Bourg) ou l’économie quaternaire (Michèle Debonneuil). Outre les questions liées aux préoccupations environnementales, les nouvelles interfaces industrie-services suscitent également des interrogations quant au rapport de force entre les secteurs. Cependant, et malgré les exigences en termes de proximité et de qualité, le chemin à parcourir avant que les services ne deviennent les donneurs d’ordre de l’industrie est encore très long.

L’ " économie grise " comme moteur de la croissance
Institut Montaigne
Romain Geisse
A l’heure où les gouvernements débattent des moyens permettant de diminuer leurs déficits publics, le vieillissement de la population s’impose comme une source supplémentaire de dépenses. Doyen des pays industrialisés, le Japon qui fait aujourd’hui figure de laboratoire mondial du vieillissement est le premier des pays riches à être confronté au problème. Si le phénomène n’y est pas perçu comme une menace, les tensions que le processus de vieillissement exerce sur le marché du travail et les comptes publics rendent plus difficile encore pour le pays la sortie de la crise des années 1990 qui s’est traduite par une longue période de stagnation, qualifiée de " décennie perdue ". Mais l’Archipel nippon a su également faire de la demande des seniors un levier de croissance. Les exigences du troisième âge ont en effet incité les entreprises japonaises à investir massivement dans la robotique, les technologies de l’information et de la communication (TIC), les biotechnologies, la santé et l’environnement.

L’immatériel, nouvelle frontières des économies développées
Rapport de la commission sur l’économie de l’immatériel
Maurice Lévy et Jean-Pierre Jouyet
La montée en puissance de l’immatériel est, depuis les années 1980, spectaculaire. Pour croître, les économies ont substitué une logique d’innovation à une logique de reproduction. Si, en dépit de son importance dans la création de valeur, la dimension immatérielle se heurte à un problème de mesure, les raisons de sa croissance sont connues. Parmi les plus importantes : l’explosion des technologies de l’information et de la communication (TIC), la tertiarisation des économies ainsi que leur financiarisation qui conduisent les entreprises à rechercher des taux de retour sur investissement toujours plus élevés. La mondialisation a également provoqué une désintégration verticale de la production dont l’étape manufacturière est de plus en plus confiée aux pays en développement (PED), accélérant ainsi la dématérialisation des économies du Nord.

La croissance verte, une chimère ?
Commentaire
Rémy Prud’Homme
La prise de conscience écologique et la mise en œuvre de politiques publiques dites " vertes " auront inévitablement des conséquences sur l’économie. Certains y voient un élément de soutien pour sortir de la crise actuelle, en particulier à travers les industries vertes, comme les énergies renouvelables ou certaines filières du bâtiment. L’auteur se demande néanmoins si l’économie verte est véritablement un facteur de croissance. Pour cela, il étudie son impact sur le marché du travail et le pouvoir d’achat. En ce qui concerne l’emploi, il conclut que l’effet net, c’est-à-dire les créations moins les destructions, serait finalement assez faible ; l’effet sur le pouvoir d’achat serait, par contre, clairement négatif. Les politiques vertes représenteraient ainsi davantage une condition nécessaire à un développement durable qu’un authentique nouveau gisement de croissance.

La prospérité sans croissance ?
Alternatives économiques
Jean Gadrey
Comment en finir avec la croissance économique comme impératif de progrès ? Après avoir montré que le modèle de la croissance quantitative aboutit inévitablement à une impasse, l’auteur propose une alternative qui permettrait d’engager l’économie dans une voie plus durable. Loin de conduire le monde vers la décroissance, l’activité économique tendrait au contraire vers une nouvelle vision de la prospérité compatible avec le plein-emploi. Il est désormais indispensable, selon lui, de sortir progressivement de la croissance et de faire monter en puissance un autre moteur, celui de la soutenabilité écologique et sociale.

Les croissances du futur
Jean-Marie Chevalier
Le Cercle des économistes
L’un des effets marquants de la crise économique a été d’ouvrir un large débat sur les modèles de croissance. Nombre de certitudes ont en effet été ébranlées et bien des dogmes profondément remis en cause. Les interrogations sont aujourd’hui multiples et se posent à différents niveaux, du plus global au plus local. Ces questions sont particulièrement complexes dans la mesure où elles ne prennent pas la même forme en Chine ou en Europe, en Ile de France ou en Lozère, dans une firme multinationale ou une PME. La crise a mis en lumière une économie mondiale à plusieurs vitesses et aux potentiels de croissance différenciés. Si on peut, d’ores et déjà, imaginer ce que pourraient être les modèles de croissance qui s’imposeront dans le futur, la plupart restent sans doute encore à inventer.


SOMMAIRE

Une crise interminable, une crise terminée ?
Rétablissement ou rechute ?
Le Débat
Jean-Luc Gréau
La crise qui a débuté en 2007 semble interminable. Après le renflouement des établissements bancaires par les Etats permettant une stabilisation du secteur financier, une timide reprise s’est installée. Depuis le printemps 2010, en raison des dettes colossales accumulées par les Etats, la rigueur est devenue le nouveau mot d’ordre. Dans ce ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

Management et entreprise | Problèmes Economiques 15/05/2013

N°spéciaux

... Lire [+]

V

En ce début de XXIe siècle, la finalité de l’entreprise est en question. Les évolutions économiques, technologiques et sociétales viennent chaque jour remettre en cause les organisations et appellent des changements au sein du monde de l’entreprise. De leur côté, les pratiques managériales font l’objet d’une profonde refondation qui relance la question de la formation aux sciences de gestion délivrée par les business schools.

SOMMAIRE :

Un siècle de management
Alternatives économiques - Hors série
Marc Mousli
Si la pratique managériale est ancienne, sa formalisation n’a en revanche guère plus d’un siècle. C’est en effet au début du XXe siècle que sont publiés aux États-Unis et en France les premiers ouvrages sur le management moderne. Si les premières réflexions portent principalement sur l’organisation du travail au sein de l’entreprise, les problématiques abordées par les spécialistes du management vont, au fil du temps, se complexifier. Le facteur humain devient progressivement un thème de recherche majeur : la psychologie inspirant alors de nombreux travaux. Par la suite, l’analyse du pouvoir et de la stratégie de l’entreprise deviendront des questions centrales des études sur le management. Aujourd’hui, les nouvelles approches managériales placent davantage au cœur de la réflexion les questions liées à la motivation, à l’adhésion et à l’intégration des individus au sein de l’entreprise.

Qu'est-ce qu'une entreprise ?
Idées économiques et sociales
Olivier Weinstein
Depuis la fin du XIXe siècle, la firme est avec le marché une des institutions majeures du capitalisme. L’historien américain, Alfred Chandler, affirmait même que la grande entreprise moderne a joué " le rôle le plus fondamental dans la transformation des économies occidentales ". Mais qu’est-ce véritablement qu’une entreprise ? La définition de cette institution reste particulièrement ardue. C’est à partir de l’article de l’économiste Ronald Coase, publié en 1937 et redécouvert dans les années 1960, sur " la nature de la firme " (" The Nature of the Firm ") que s’est construite la vision aujourd’hui dominante : la conception contractuelle. La firme a connu des transformations profondes tout au long de l’histoire du capitalisme. Celle-ci est aujourd’hui un système sophistiqué reposant sur des configurations organisationnelles complexes, et des réseaux de relations et de pouvoirs multiformes.

L’art du leadership
Financial Times Business Education
Simon Caulkin
Selon Peter Drucker, l’un des penseurs majeurs du management au XXe siècle, l’art de manager est un élément fondamental de toute activité humaine. Dans l’esprit de ce grand théoricien, le management n’est donc pas qu’une fonction inhérente à l’entreprise mais une fonction sociale. La vision de P. Drucker du management comme un " art libéral " puisant abondamment son inspiration des humanités semble pourtant aujourd’hui quelque peu désuète. Le pouvoir et la richesse des entreprises capitalistes se sont tellement accrus que le style de gestion qui leur est propre a essaimé dans la plupart des autres organisations : ONG, services publics, universités, etc. La leçon de Steve Jobs qui expliquait le succès de l’entreprise Apple par l’alliance réussie de la technologie, des arts libéraux et des humanités semble pourtant montrer encore aujourd’hui la fertilité de la conception du management développée jadis par P. Drucker.

Refonder le management : un projet de société
Cadres
Xavier Leflaive
La pratique managériale trouve en partie sa source dans les cadres juridiques et formels de l’entreprise. Elle est également liée à l’image que la collectivité se fait de cette dernière. Les nombreux maux dont souffrent aujourd’hui les salariés révèlent que le fossé qui s’est creusé entre l’entreprise telle qu’elle fonctionne et les attentes des citoyens est de plus en plus grand. Pourtant des méthodes alternatives de management existent et un nombre croissant de cadres souhaiterait s’en saisir. Mais cette refondation de la gestion des entreprises passe au préalable par un débat collectif sur la place et le rôle de l’entreprise au sein de la société.

Former ou éduquer à la gestion ?
L’Expansion Management Review
Éric-Jean Garcia
Toutes les grandes écoles de commerce françaises se fixent aujourd’hui comme objectif de former une nouvelle génération de dirigeants capables d’affronter les défis qui se posent en ce début de XXIe siècle aux entreprises et à la société. La manière dont ce principe louable se traduit concrètement dans le projet éducatif de ces écoles pose toutefois bien des questions. Prises dans une logique de marché où priment le classement et l’employabilité de leurs diplômés, les business schools hexagonales manquent cruellement de marge de manœuvre. Leur volonté et leur capacité d’intégrer aux programmes qu’elles délivrent une véritable éducation au management apparaissent ainsi limitées.
En ce début de XXIe siècle, la finalité de l’entreprise est en question. Les évolutions économiques, technologiques et sociétales viennent chaque jour remettre en cause les organisations et appellent des changements au sein du monde de l’entreprise. De leur côté, les pratiques managériales font l’objet d’une profonde refondation qui relance la question de la formation aux sciences de gestion délivrée par les business schools.

SOMMAIRE :

Un s...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

- 44 p.

Notre époque semble être celle de l’abolition des frontières : la construction européenne, le formidable essor du commerce mondial et la globalisation donnent, en effet, l’impression que l’idée même de frontière serait progressivement vouée à disparaître. Pourtant, en dépit de ces évolutions, les marchés nationaux demeurent une réalité incontournable pour les entreprises comme pour les consommateurs.

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

- 1-48

SOMMAIRE :

Du Slow made à la slow Économie
(Les métiers d'art à mots découverts - Christophe Rioux)
Slow Made, rompre avec notre modèle de croissance
(Problèmes économiques : entretien avec Marc Bayard et Misha Pinkhasov)
Quand les consommateurs prennent le pouvoir
(La révolte des moutons. les consommateurs au pouvoir - Pascale Hébel)
Réapprendre à maîtriser le temps
(Alternatives économiques - Gor Martinache)
Slow Made, Slow Food, Slow City... de quoi parle-t-on ?
(Sciences humaines - Christophe Rymarski)
Et pourquoi pas une Slow Finance ?
(Management Today - Jeremy Hazlehurst)
L'éclairage de Problèmes économiques
Glossaire
- l'obsolescence programmée : denrées périssables versus produits high-tech (infographie)
- la seconde vie des objets (infographie)
- la charte du Slow Made
SOMMAIRE :

Du Slow made à la slow Économie
(Les métiers d'art à mots découverts - Christophe Rioux)
Slow Made, rompre avec notre modèle de croissance
(Problèmes économiques : entretien avec Marc Bayard et Misha Pinkhasov)
Quand les consommateurs prennent le pouvoir
(La révolte des moutons. les consommateurs au pouvoir - Pascale Hébel)
Réapprendre à maîtriser le temps
(Alternatives économiques - Gor Martinache)
Slow Made, Slow Food, Slow Cit...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

Le capitalisme en questions | Problèmes Economiques 28/04/2010

N°spéciaux

... Lire [+]

V

- 64 p.

Qu'est-ce que le capitalisme ?

Le nouvel esprit du capitalisme
Sciences Humaines
Xavier Molénat
Entre 1904 et 1905, Max Weber a publié une analyse restée célèbre sur le système capitaliste dans laquelle il développe l'idée selon laquelle l'essor de ce dernier, à partir du milieu du XVIIIe siècle, est profondément lié à l'éthique protestante. Près d'un siècle plus tard, Luc Boltanski et Eve Chiapello publient Le nouvel esprit du capitalisme. Les deux sociologues expliquent dans cet ouvrage comment le capitalisme a su, pour se légitimer, s'approprier les critiques qui lui étaient adressées, notamment le problème des inégalités, de l'injustice ou de l'aliénation. Au fur et à mesure, les conditions de travail se sont améliorées et la valorisation de l'autonomie au travail a atténué le sentiment d'aliénation. Cependant, un nouveau paysage des injustices émerge, car, si les salariés ont aujourd'hui des marges d'action plus importantes, ils doivent également supporter plus de risques et assumer seuls la responsabilité des échecs, des retards ou des ordres contradictoires qu'ils peuvent recevoir.

Faut-il des cycles en économie ?
Die Zeit
Edmund S. Phelps
Le capitalisme est par nature cyclique et marqué par des crises. Compte tenu de l'aversion au risque et à la perte qui caractérise la plupart des individus, ces phénomènes sont généralement perçus négativement. Au contraire, pour J. A. Schumpeter, la crise est un phénomène foncièrement positif car elle porte en elle, à travers un processus de destruction créatrice, le germe du retour de la croissance. Edmund S. Phelps partage ce point de vue. L'homme serait finalement plus pauvre sans l'existence des cycles, car l'alternance entre accélération et repos est également une caractéristique de la nature humaine. Cependant, toute expansion ou boom n'est pas bénéfique. Phelps distingue par exemple le boom lié à la nouvelle économie de l'Internet qu'il juge positivement et celui lié aux subprimes et au secteur de l'immobilier qui n'a pas engendré de véritables plus-values.

Eviter le va-et-vient entre boom et dépression
Die Zeit
Hans-Christoph Binswanger
La cyclicité du capitalisme serait liée à l'obligation de croissance. Telle est l'analyse faite par l'économiste suisse Hans-Christoph Binswanger pour qui la croissance est surtout entretenue par une création monétaire et de crédit inconsidérée. Il serait préférable, selon lui, que les banques centrales contrôlent plus strictement la masse monétaire afin d'éviter l'apparition de bulles spéculatives. Certes, l'investissement réel utile serait ainsi également réduit, mais il faudrait s'en accommoder, car le danger est que les phases de boom nuisent trop à l'environnement. Le but serait d'atteindre un chemin de croissance durable et soutenable qui mettrait fin à la surconsommation des ressources. L'auteur estime que, dans les conditions actuelles, une moyenne de croissance de 1,8 % au maximum satisferait à cette condition tout en répondant aux besoins de la planète.

La guerre des capitalismes aura-t-elle vraiment lieu ?
La vie des Idées
Sébastien Lechevalier
Depuis les premiers travaux de Michel Albert, il y a environ vingt ans, la thèse selon laquelle il existerait des formes diverses de capitalisme ne fait aujourd'hui plus débat. Michel Albert avait en effet établi une distinction entre le capitalisme néo-américain et sa forme rhénane ou continentale. Depuis, la mondialisation et le succès du modèle libéral ont eu tendance à laisser penser qu'on assistait désormais à un phénomène de convergence : les spécificités nationales et régionales s'estomperaient sous l'effet de la concurrence et le modèle anglo-saxon du capitalisme financier deviendrait progressivement la seule et unique voie. La crise économique que nous traversons depuis 2007 a quelque peu ébranlé cette certitude. Il se pourrait même que le capitalisme financiarisé soit profondément remis en cause et que le monde soit en définitive conduit à un affrontement des modèles. C'est la thèse que développe le Cercle des économistes dans La guerre des capitalismes aura lieu, publié en 2008.

Le capitalisme est-il moral ?
Le nouvel Economiste
Caroline Castets
La question du lien entre capitalisme et morale agite les économistes depuis plusieurs siècles. Pour Adam Smith la morale et la vertu ne sont pas nécessaires au fonctionnement harmonieux de la société, car, comme l'écrivait le penseur écossais, un des pères fondateurs de l'économie politique, les mécanismes de marché garantissent que des actions individuelles indépendantes les unes des autres, guidées par " une main invisible ", conduisent spontanément à l'ordre plutôt qu'au chaos. Selon une interprétation plus critique, le capitalisme se caractériserait surtout par une attitude pragmatique et ne se convertirait pas spontanément à la responsabilité sociale. Le système serait cependant " moralisable " sous la contrainte extérieure du politique et du législateur. La question fondamentale serait ainsi la recherche du niveau approprié de régulation et de la bonne gouvernance.

Google, parfait modèle du capitalisme cognitif
Multitudes
Bernard Girard
S'il y a bien une entreprise qui incarne, depuis plus d'une décennie, l'avènement de l'économie du savoir en même temps qu'un nouveau type de capitalisme, reléguant la version fordiste de ce dernier au passé, c'est Google. Les méthodes de management de l'entreprise californienne, particulièrement originales - comme celle qui invite les ingénieurs à consacrer 20 % de leur temps libre à des projets personnels -, font sa réussite et participent de son excellente réputation de par le monde. Le modèle présente néanmoins des failles comme celle relative à la protection des données. L'entreprise de Mountain View, symbole du capitalisme cognitif, doit également désormais relever de nombreux défis si elle ne veut pas voir, dans les prochaines années, son leadership contesté par de nouveaux concurrents.

Le capitalisme est-il en crise ?

Les crises, moteur du capitalisme
Esprit
Robert Boyer
Si la crise actuelle trouve son origine dans la crise des subprimes, celle-ci s'inscrit, selon Robert Boyer, éminent représentant de l'Ecole de la régulation, dans l'histoire des transformations sociales, institutionnelles et politiques. Le régime fordiste de l'Après-guerre, caractérisé par un accroissement de la productivité et une hausse des salaires, a fait place à un régime intermédiaire. Ce régime post-fordiste, qui émerge d'abord aux Etats-Unis et est animé par le capitalisme financier ou patrimonial, a misé sur l'internationalisation pour réduire les coûts, mettant ainsi en concurrence les salaires et provoquant un accroissement des inégalités que les politiques d'endettement, notamment Outre-Atlantique, ont cherché à atténuer. Selon l'auteur, il est temps de prendre des mesures permettant de libérer les économies des contraintes de la finance. Mais, le capitalisme financier anglo-saxon s'étant solidement imposé au cours des deux dernières décennies, un changement de paradigme est particulièrement difficile à opérer et suppose une mutation en profondeur des esprits.


La crise remet-elle en cause le capitalisme ?
Financial Times
Martin Wolf
L'économie mondiale semble se trouver, selon les termes mêmes de Jean-Claude Trichet, gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE), à un " point d'inflexion ". Le monde a affronté, il est vrai, la crise la plus grave depuis celle de 1929. Celle-ci s'est produite, en outre, dans un monde qui n'a jamais été aussi globalisé qu'aujourd'hui. Si, selon Martin Wolf, l'avenir du capitalisme n'est pas remis en cause, celui-ci s'en trouve profondément bouleversé. L'économie de marché a perdu de sa superbe, de nouvelles formes de capitalisme devraient se faire jour, l'Etat est de retour et les Etats-Unis voient leur prestige entamé tandis que les économies émergentes s'émancipent de plus en plus de l'Occident.
La crise du capitalisme américain
National Affairs
Luigi Zingales
Pour la première fois dans l'histoire des Etats-Unis, une crise économique a provoqué dans l'opinion publique américaine des réactions très hostiles au capitalisme. Ce phénomène s'explique, selon l'auteur, par la défiance que nourrit désormais le peuple américain à l'égard d'un système économique qui aurait perdu au cours des dernières décennies ce qui faisait sa singularité par rapport aux autres pays, notamment d'Europe. Cette transformation de la nature du capitalisme démocratique américain s'explique en particulier par les transformations profondes du secteur de la finance. Renouer avec l'essence du modèle originel est, selon l'auteur, une condition nécessaire pour véritablement sortir de la crise et retrouver les voies de la prospérité.
.

Comment la crise du capitalisme financier s'est propagée au monde émergent
Revue Tiers Monde
Philippe Hugon
Née aux Etats-Unis, la crise s'est - mondialisation du capitalisme financier aidant - propagée au reste du monde. Mais, selon l'auteur, les canaux de contagion diffèrent en fonction des modes de développement. La nature du régime d'accumulation (introverti ou extraverti) ainsi que le solde de la balance commerciale (déficitaire ou excédentaire) conduisent à des degrés de résilience différenciés. Ainsi, les grands pays à régime d'accumulation introvertie et à excédents extérieurs comme la Chine et les économies rentières - même si celles-ci connaissent une chute de leurs réserves de change - s'en sortent mieux. La reprise dans les pays déficitaires à régime d'accumulation mixte comme l'Argentine ou l'Afrique du Sud risque en revanche d'être beaucoup plus lente. A plus long terme, il faudra également gérer les risques sociopolitiques dus à l'absence de systèmes sociaux et fiscaux qui servent généralement d'amortisseurs en temps de crise.

Le capitalisme est-il réformable ?

Le capitalisme d'Etat revient en force
Foreign Affairs
Ian Bremmer
La crise a redonné à l'Etat un rôle prépondérant et a relégué le marché au second plan. Ce " capitalisme d'Etat " n'est pas un phénomène nouveau. Mais la doctrine libérale qui s'est imposée au cours des deux dernières décennies l'avait mis aux oubliettes. Certains voient dans ce revirement l'amorce du déclin des Etats-Unis ainsi qu'une réelle avancée des économies du Sud dans lesquelles l'Etat a toujours eu un rôle privilégié. Le retour du capitalisme d'Etat entraîne, selon l'auteur, avec lui d'autres bouleversements, notamment le renforcement des liens entre entreprises et Etat et la montée en puissance des hedge funds.

Les neuf maux du capitalisme
Alternatives économiques
Jean Gadrey
Le capitalisme traverse périodiquement des phases de crise, mais la plus récente dont la gravité est exceptionnelle nous pose une question fondamentale : ce système peut-il vraiment être réformé ? Pour l'auteur, la crise actuelle, la montée des périls écologiques, ainsi que la nature même du système amènent à douter de la possibilité d'éviter ce cycle de chocs économiques à répétition, et plus inquiétant encore, de parvenir à adapter le capitalisme aux défis majeurs du XXIe siècle, c'est-à-dire réussir à concilier le capitalisme avec la construction d'une société solidaire et soutenable et un développement humain durable.

De quoi avons-nous (vraiment) besoin ? Bonheur, consommation, capitalisme
Mouvements
La question du désir humain pour des objets ou des services et de la satisfaction de ce besoin a retrouvé à l'occasion de la récente crise toute son actualité, notamment dans le cadre du débat sur la décroissance. La contrainte écologique permet de réfléchir de nouveau à des stratégies de limitation et/ou de réorientation de la croissance industrielle et de la consommation des biens manufacturés. Alors que depuis deux décennies, rien ne semblait plus en mesure de ralentir ou d'interrompre l'extension de la dynamique capitaliste, on a assisté, en l'espace de quelques mois, à la renaissance d'une critique radicale des modes de production capitaliste.

Peut-on réformer le capitalisme ?
Etudes
Gaël Giraud et Cécile Renouard
Alors que la plupart des pays industrialisés du Nord entrent en convalescence, l'économie mondiale semble, en dépit des engagements et des discours martelés depuis l'éclatement de la crise à l'automne 2008, sur le point de renouer avec le business as usual. Les tentatives initiées par les principaux dirigeants de la planète en matière de régulation de l'économie mondiale, notamment à l'occasion des sommets du G20, restent largement insuffisantes. Selon les auteurs, il est possible d'envisager une autre figure du capitalisme que celle d'inspiration anglo-saxonne qui s'est imposée dans les sociétés occidentales depuis les années 1980. Cette réforme du capitalisme passe notamment par la mise en place de nouvelles modalités de régulation du secteur financier, une refonte des systèmes fiscaux, un changement de modèle de croissance face au défi écologique ou encore une réaffirmation de la fonction sociale de l'entreprise.
Qu'est-ce que le capitalisme ?

Le nouvel esprit du capitalisme
Sciences Humaines
Xavier Molénat
Entre 1904 et 1905, Max Weber a publié une analyse restée célèbre sur le système capitaliste dans laquelle il développe l'idée selon laquelle l'essor de ce dernier, à partir du milieu du XVIIIe siècle, est profondément lié à l'éthique protestante. Près d'un siècle plus tard, Luc Boltanski et Eve Chiapello publient Le nouvel esprit du capitalisme. Les ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

- 1-46

Les géants de l’Internet, à travers leur puissance d’innovation, la conception de produits révolutionnaires, l’invention de nouveaux business model fortement rémunérateurs exercent une extraordinaire fascination sur les citoyens, les consommateurs, les entreprises et les marchés. Mais ces entreprises à l’origine d’une révolution numérique qui a transformé en une décennie nos modes de vie et de travail, bousculé la plupart des industries culturelles, comme la musique, le cinéma, la presse ou le livre, sont aussi des firmes qui n’hésitent pas à s’affranchir de l’éthique mettant en œuvre tous les moyens à leur disposition pour asseoir leur domination et contrôler des marchés extrêmement lucratifs ou promis au plus bel avenir.

SOMMAIRE


Quand les firmes du Net échappent à l’impôt
The New York Times
Charles Duhigg et David Kocieniewski
Les grandes entreprises américaines du Web, grâce à des techniques d’optimisation fiscale reposant sur des montages financiers complexes, ne paient que très peu d’impôt. Les cas emblématiques d’Apple, de Google ou d’Amazon ont révélé l’inadaptation des systèmes fiscaux aux États-Unis comme en Europe. L’essence même de l’économie numérique qui réside dans la dématérialisation du service est en fait la clé du problème. L’accroissement des débits dans les télécommunications, permettant de rendre à distance un service de façon connectée, et l’explosion du logiciel, qui concentre l’essentiel de la valeur ajoutée, permet aux géants du Web d’échapper de plus en plus facilement à la TVA, en localisant la facturation du service dans un paradis fiscal, mais aussi de se soustraire à l’impôt sur les sociétés en localisant l’activité hors du pays où a réellement lieu l’activité économique. La régulation de l’économie numérique est désormais urgente. Celle-ci passe notamment par une refondation de la fiscalité de ce secteur d’activité qui génère aujourd’hui une richesse considérable.

Apple vs Samsung : bataille autour des brevets
L’Usine nouvelle
Christian Nguyen Van Yen
Depuis plusieurs années, l’américain Apple et le coréen Samsung se livrent une guerre sans merci devant les tribunaux de nombreux pays sur la question des brevets exploités pour le bon fonctionnement de leurs appareils de téléphonie mobile. En septembre 2012, Samsung a été condamné par un tribunal californien à verser la somme de 1 milliard de dollars à son concurrent pour la contrefaçon d’un certain nombre de brevets américains. Le contentieux juridique entre les deux mastodontes sur fond de guerre commerciale n’est pas encore terminé mais il restera à coup sûr comme un des affrontements les plus spectaculaires de l’histoire. L’un des enjeux fondamentaux de cette bataille est de parvenir à trouver un juste équilibre entre concurrence et protection des intérêts des innovateurs.

Le livre connaîtra-t-il le même sort que la musique ?
Réalités industrielles
Laurence Franceschini
L’industrie musicale a été au cours de la dernière décennie frappée de plein fouet par la révolution numérique. La forte diminution en quelques années des petits disquaires indépendants et l’incertitude pesant sur l’avenir des grandes chaînes de distribution, en raison de l’effondrement de la vente des supports physiques de musique enregistrée, ou les pratiques de la " piraterie " sur l’Internet en sont sans doute l’illustration la plus spectaculaire. L’édition littéraire dont les caractéristiques sont très différentes de celle de la filière musicale fait néanmoins face aujourd’hui aux mêmes défis que la musique. Est-elle pour autant appeler à connaître les mêmes bouleversements ? Rien n’est moins sûr. Fort d’une politique publique du livre, qui au nom de la préservation de la diversité culturelle, n’a pas tardé à apporter les premières réponses à la mutation numérique en cours, le secteur de l’édition devrait être en mesure de s’adapter rapidement aux bouleversements économiques radicaux auquel il est aujourd’hui confronté.

Amazon : le désenchantement des " employés du futur "
Financial Times
Sarah O’Connor
Alors que le géant du commerce en ligne crée des milliers d’emplois en Europe, il ne fait pas toujours le bonheur de ses salariés. Les révélations sur les conditions d’emploi et de travail des " associés des centres de traitement Amazon " selon la terminologie en usage dans l’entreprise américaine commencent à soulever l’indignation des consommateurs et sont à l’origine d’un scandale en Allemagne. Pour les pouvoirs publics, l’arrivée dans des régions durement frappées par le chômage des gigantesques entrepôts du leader mondial du commerce électronique soulève naturellement un espoir immense. Mais la précarité des " emplois du futur " du système Amazon semble loin d’être à la hauteur des promesses soulevées par l’espoir d’une renaissance économique.

" Big Data " : nouvel eldorado ou menace ?
The Washington Post
Ariana Eunjung Cha
Avec la démocratisation de l’Internet haut débit, des milliards de données sont déversés par les particuliers, les entreprises ou l’État sur le Net. Ce phénomène a été baptisé " Big Data " (" données massives "). Celui-ci a pris une telle ampleur que les auteurs d’un rapport publié en 2012 par le Forum économique mondial de Davos estiment que ces données constituent désormais une nouvelle ressource dont la valeur est économiquement comparable au pétrole. Grâce aux progrès réalisés dans le traitement informatique des grandes masses de données, des analystes du secteur de la finance ou du marketing peuvent aujourd’hui exploiter le déluge d’informations qui circulent surla Toile, en particulier à travers les réseaux sociaux. Mais la manipulation à grande échelle de ces données pose désormais la question épineuse de la protection de la vie privée.
Les géants de l’Internet, à travers leur puissance d’innovation, la conception de produits révolutionnaires, l’invention de nouveaux business model fortement rémunérateurs exercent une extraordinaire fascination sur les citoyens, les consommateurs, les entreprises et les marchés. Mais ces entreprises à l’origine d’une révolution numérique qui a transformé en une décennie nos modes de vie et de travail, bousculé la plupart des industries ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

La Chine dans l'impasse ? | Problèmes Economiques 15/06/2015

N°spéciaux

... Lire [+]

V

- 43 p.



La croissance du PIB, qui est tombée à 7 % au premier trimestre 2015, est au plus bas depuis vingt-cinq ans. La baisse du taux directeur de la Banque centrale, en mars, n’a pas eu les effets escomptés sur la croissance. Dans ce contexte, nombreux sont les économistes qui envisagent sérieusement un atterrissage brutal de l’économie chinoise. Le pays étant à l’origine du tiers de la croissance mondiale un tel scénario pourrait constituer un choc considérable.



La croissance du PIB, qui est tombée à 7 % au premier trimestre 2015, est au plus bas depuis vingt-cinq ans. La baisse du taux directeur de la Banque centrale, en mars, n’a pas eu les effets escomptés sur la croissance. Dans ce contexte, nombreux sont les économistes qui envisagent sérieusement un atterrissage brutal de l’économie chinoise. Le pays étant à l’origine du tiers de la croissance mondiale un tel scénario pourrait constituer un choc ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

L'intelligence économique | Problèmes Economiques 15/06/2015

N°spéciaux

... Lire [+]

V

- 39 p.

Dans un environnement économique international hautement compétitif, l'intelligence économique (IE) revêt un caractère éminemment stratégique. Et l'IE offre, à cet égard, des perspectives prometteuses... A découvrir au plus vite dans ce dossier !

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

L'innovation aujourd'hui | Problèmes Economiques 15/01/2014

N°spéciaux

... Lire [+]

V

- 40 p.

En dépit de l’euphorie qui règne de nouveau dans la Silicon Valley - berceau de l’innovation américaine - nombre d’économistes se montrent pourtant pessimistes. Selon eux, si depuis une décennie, les pays les plus industrialisés peinent à maintenir la croissance et l’emploi, c’est en raison du manque d’innovations majeures. Pour d’autres, l’optimisme doit pourtant être de mise. Plusieurs études récentes évaluent ainsi à plusieurs dizaines de milliers de milliards de dollars le gain potentiel apporté par les innovations les plus prometteuses. En dépit de l’euphorie qui règne de nouveau dans la Silicon Valley - berceau de l’innovation américaine - nombre d’économistes se montrent pourtant pessimistes. Selon eux, si depuis une décennie, les pays les plus industrialisés peinent à maintenir la croissance et l’emploi, c’est en raison du manque d’innovations majeures. Pour d’autres, l’optimisme doit pourtant être de mise. Plusieurs études récentes évaluent ainsi à plusieurs dizaines de ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

À la fin des années 2000, l’Inde était promise au plus bel avenir. Après une décennie de taux de croissance à 8 % ou 9 %, le géant d’Asie du Sud allait devenir très vite une superpuissance mondiale capable de rivaliser avec la Chine. C’était l’époque où à New Delhi, on célébrait la Shining India (l’Inde brillante). Depuis une année environ, tout a changé ! L’ambiance est désormais morose et Jim O’Neill, l’économiste de Goldman Sachs qui a inventé en 2001 le concept des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), estime que l’Inde est le plus décevant des quatre grandes économies émergentes.

SOMMAIRE :

• L’Inde : express ou omnibus ?
• Croissance indienne : les enjeux macroéconomiques
• Inde-Chine : le défi post-mondialisation libérale
• Infosys à la recherche d’un nouveau business model
• La classe moyenne : moteur de la croissance
L’éclairage de Problèmes économiques
• Inde : les chiffres clés
• Un géant agricole aux pieds d’argile
• La croissance ne réduit pas la pauvreté et les inégalités
• Le système éducatif : de nombreux défis restent à relever
• Deux milliards d’Indiens en 2100 ?


À la fin des années 2000, l’Inde était promise au plus bel avenir. Après une décennie de taux de croissance à 8 % ou 9 %, le géant d’Asie du Sud allait devenir très vite une superpuissance mondiale capable de rivaliser avec la Chine. C’était l’époque où à New Delhi, on célébrait la Shining India (l’Inde brillante). Depuis une année environ, tout a changé ! L’ambiance est désormais morose et Jim O’Neill, l’économiste de Goldman Sachs qui a ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

Certaines réformes mises en œuvre par le Premier ministre, Narendra Modi, dès son arrivée au pouvoir en mai 2014, semblent avoir permis à l’économie indienne de repartir de l’avant après deux années marquées par une croissance atone. Aujourd’hui, la Banque mondiale estime que le pays a le potentiel pour renouer avec les taux de croissance qu’a connus l’Inde dans les années 2000. Le produit intérieur brut (PIB) indien devrait en effet atteindre 7 % environ en 2016.

SOMMAIRE :

Les obstacles au développement économique indien
Conjoncture BNP - Paribas
Johanna Melka
La situation économique de l’Inde s’est sensiblement améliorée depuis deux ans, grâce notamment à certaines réformes - comme la libéralisation de l’industrie minière - adoptées depuis l’arrivée au pouvoir du Premier ministre, Narendra Modi, en mai 2014. Désormais, l’objectif du gouvernement est de développer le secteur manufacturier afin de créer 300 millions d’emplois d’ici à 2025. Pour cela, le gouvernement devra parvenir à augmenter la part de l’industrie manufacturière dans le produit intérieur brut (PIB) de 15 % actuellement à 25 % au cours des dix prochaines années. Il s’agit là d’un véritable défi pour l’économie indienne qui doit encore faire face à d’importantes faiblesses : un marché du travail particulièrement rigide, des entreprises dont la situation financière s’est dégradée, et des investisseurs étrangers qui demeurent réticents à investir dans un pays où le nombre de défaillances est élevé et où les contraintes administratives sont dissuasives.

Les terres agricoles au cœur de toutes les convoitises
Financial Times
Amy Kazmin
Le Premier ministre indien Narendra Modi a entrepris une vaste transformation de la société, majoritairement rurale et agraire - l’agriculture ne représente plus que 15 % du produit intérieur brut (PIB) indien mais la moitié de la population active travaille dans le secteur agricole - en une économie industrialisée et urbanisée. Aujourd’hui la demande de terrains à usage non agricole des entreprises qui souhaitent développer des projets industriel ou immobilier est considérable. Mais en raison de registres cadastraux mal tenus, la requalification par l’État, des terres agricoles constitue un problème politique particulièrement délicat à résoudre.

Les limites du modèle de management indien
Sciences Humaines - Les Grands Dossiers
Jean-François Dortier
Ces dernières années, l’Inde s’est particulièrement distinguée en matière d’innovation managériale. Elle serait même à l’origine d’un nouveau mode développement " un développement par le bas " qui repose sur les ressources et le potentiel de créativité du peuple. Ainsi, Muhammad Yunus a œuvré en faveur du développement du microcrédit en aidant les plus pauvres à créer leur propre business, ce qui lui a valu le prix Nobel de la Paix en 2006. Amartya Sen, prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel a développé la théorie des " capabilities " selon laquelle dès lors que l’on aide les plus nécessiteux à développer leur potentiel (" capabilities "), on leur donne les moyens de se prendre en charge. Vineet Nayar, à la tête de l’entreprise technologique HCL prétend, lui, renverser la " pyramide de la hiérarchie " pour favoriser la transparence. Toutefois, selon l’auteur, ces modèles de management ne sont pas sans limites.

L’Inde, laboratoire écologique de la planète
Alterecoplus
Antoine de Ravignan
Quatrième émetteur mondial de gaz à effet de serre (GES), l’Inde a désormais un rôle majeur à jouer dans la lutte contre le changement climatique. Si, dans le pays-continent, les émissions par habitant sont extrêmement faibles - comme n’a cessé de le rappeler le gouvernement lors de la 21e Conférence des Parties (COP21) qui s’est tenue à Paris du 30 novembre au 12 décembre 2015 -, les Indiens semblent avoir pris conscience qu’il était temps d’agir. Ainsi les initiatives pour lutter contre le changement climatique sont de plus en plus nombreuses, comme le rappelle Bénédicte Manier dans son ouvrage Made in India. Le laboratoire écologique de la planète. Bien souvent, précise-t-elle, les meilleures idées émanent des populations les plus pauvres - les plus touchées par la pollution - qui mettent en place d’ingénieux systèmes D.

La tortue indienne rattrapera le lièvre chinois
Le nouvel Économiste
Entretien de Philippe Plassart avec Jean-Joseph Boillot
En 2015, le produit intérieur brut (PIB) chinois (11 385 milliards de dollars) est cinq fois plus élevé que le PIB indien (2 184 milliards de dollars). Selon Jean-Joseph Boilllot, spécialiste de l’économie indienne, un tel écart s’expliquerait par des évolutions différentes des deux pays en matière démographique - l’arrivée, dès 1980, des baby-boomers sur le marché du travail chinois a créé une véritable opportunité pour la croissance -, politique - les entrepreneurs chinois, longtemps frustrés par le régime de Mao Zedong, semblent requérir davantage de libertés que leurs voisins indiens -, et économique - le capitalisme d’État en Chine s’oppose au capitalisme familial indien.
Certaines réformes mises en œuvre par le Premier ministre, Narendra Modi, dès son arrivée au pouvoir en mai 2014, semblent avoir permis à l’économie indienne de repartir de l’avant après deux années marquées par une croissance atone. Aujourd’hui, la Banque mondiale estime que le pays a le potentiel pour renouer avec les taux de croissance qu’a connus l’Inde dans les années 2000. Le produit intérieur brut (PIB) indien devrait en effet atteindre 7 ...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

L'avenir de l'industrie | Problèmes Economiques 15/08/2016

N°spéciaux

... Lire [+]

V

L’idée du déclin inéluctable de l’industrie, qui avait cours au tournant du nouveau millénaire, est désormais totalement dépassée. Le secteur suscite un formidable regain d’intérêt. La transition du secteur industriel vers le modèle de l’usine connectée est lancée. L’industrie du futur aura ainsi peu à voir avec celle que nous connaissons aujourd’hui. Développements dans ce nouveau dossier de Problèmes économiques

SOMMAIRE :

Comment produirons-nous demain ?
Futuribles
André-Yves Portnoff
L’essor du numérique a rebattu les cartes entre les secteurs secondaire et tertiaire. L’idée du déclin industriel comme celle de la séparation stricte entre services et industrie sont fortement remises en cause. En effet, de nouvelles perspectives de production apparaissent pour les entreprises. En même temps, ces dernières doivent faire face aux défis culturel et organisationnel qu’engendre la révolution numérique. L’auteur dessine les contours de l’usine du futur, également appelée Industrie 4.0 ou smart manufactoring (plus collaborative, agile, optimisant les nouveaux matériaux, la robotique, le cloud…) et souligne le rôle déterminant du facteur humain dans cette mutation. Les entreprises qui réussiront à s’adapter à cette nouvelle donne auront de bonnes chances de renouer avec l’innovation et le succès.
Pas d’industrie, pas d’avenir ?
Les Notes du Conseil d’analyse économique
Définir l’activité industrielle est devenu de plus en plus difficile : elle va désormais des biens industriels classiques qui tendent à se " tertiariser " à certains services dont les processus de production ou de contenu en recherche et développement (R & D) n’ont rien à envier à l’industrie. Cette évolution impose de repenser la politique industrielle. Investir dans la formation, favoriser les investissements en R & D, viser le juste milieu entre protection de la propriété intellectuelle et partage des connaissances, rechercher des rapprochements entre capital-risque privé et financements publics des projets sont les nouveaux objectifs de l’intervention publique en matière d’industrie.
La mutation des modèles économiques dans l’industrie
Frankfurter Allgemeine Zeitung
Georg Giersberg
L’industrie 4.0 représente davantage qu’un simple défi technique qui concernerait uniquement la digitalisation ou la mise en réseau de la production. Compte tenu des mutations qu’elle impose aux branches industrielles et à la compétition économique, elle pèse lourdement sur les business model des entreprises. Ces dernières sont obligées de s’adapter, voire de se réinventer si elles ne veulent pas disparaître. L’auteur propose un tour d’horizon de certaines expériences et pratiques observées ces dernières années au sein de l’industrie allemande.
Les chaînes de valeur face à de nouveaux défis
Finances et Développement
Michele Ruta et Mika Saito
Le commerce international est en pleine mutation : outre écouler des biens vers des destinations de plus en plus lointaines, il sert aujourd’hui très souvent à fabriquer des produits grâce à la fragmentation géographique de chaînes de production sans cesse plus poussée. Au cœur de ces chaînes de valeur mondiales, les biens et services intermédiaires occupent une place essentielle. Cette expansion modifie le processus de création du revenu et de la croissance dans le monde, ainsi que la nature de la concurrence entre les pays. Si les chaînes de valeur produisent de la richesse, elles le font à des rythmes différents selon les régions du monde. Par ailleurs, elles amplifient l’interdépendance des pays et donc le besoin de coopération et rendent la gouvernance du commerce mondial de plus en plus complexe.
Des technologies d’avenir vers l’internet des objets
Les Notes d’analyse de France stratégie
Mehdi Nemri
Internet constitue aujourd’hui une infrastructure incontournable pour les individus, les administrations et les entreprises. Ses capacités d’extension sont encore considérables et vont de plus en plus concerner l’interaction d’un nombre croissant d’objets entre eux ou avec nous-mêmes : l’internet devient l’internet des objets. Le renforcement de la compétition économique qui en résulte pourrait non seulement concerner la maîtrise des plateformes, mais également le partage de la valeur entre acteurs économiques traditionnels et nouveaux venus issus du numérique. Soutenir les industriels européens dans la standardisation de leurs technologies et renforcer la présence européenne au sein des instances de normalisation figurent parmi les nombreux défis associés à cette mutation.
L’idée du déclin inéluctable de l’industrie, qui avait cours au tournant du nouveau millénaire, est désormais totalement dépassée. Le secteur suscite un formidable regain d’intérêt. La transition du secteur industriel vers le modèle de l’usine connectée est lancée. L’industrie du futur aura ainsi peu à voir avec celle que nous connaissons aujourd’hui. Développements dans ce nouveau dossier de Problèmes économiques

SOMMAIRE :

Comment pro...

Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

... Lire [+]

V

- n° 3117

Vingt-cinq ans après la réunification, l’Allemagne est devenue la quatrième puissance économique mondiale et la première en Europe. Grâce à sa compétitivité et sa position centrale, elle est la plaque tournante du continent européen. À tel point que la bonne santé économique de l’Europe dépend désormais de la situation outre-Rhin. Quelles sont les raisons de cette bonne santé économique et quels nouveaux défis attend ce pays ? Analyses et développements dans ce dossier accompagné des éclairages de la rédaction.

SOMMAIRE
Pourquoi l’Allemagne est-elle si inflexible ?
Conjoncture - BNP Paribas
Caroline Newhouse
La doctrine économique adoptée par l’Allemagne en matière monétaire et budgétaire n’est pas toujours facile à comprendre pour ses partenaires de l’Union européenne (UE). Ces derniers l’interprètent souvent comme une forme de rigorisme inflexible. Les raisons qui poussent l’Allemagne à suivre une telle politique sont pourtant nombreuses. Le rétablissement des grands équilibres économiques - stabilité des prix et équilibre des finances publiques - fait partie des devoirs constitutionnels et, depuis des décennies, est inscrit dans les gènes des partis politiques de droite comme de gauche. Plus récemment, le rigorisme allemand s’explique aussi par les défis auxquels le pays doit faire face en ce début de XXIe siècle, notamment le vieillissement démographique et le retard en matière d’investissement.

De l’homme malade à " l’économie superstar "
VoxEU. org
Christian Dunstmann et al.
La renaissance de l’économie allemande, il y a environ dix ans, est très souvent attribuée aux réformes du marché de travail, dites réformes Hartz (2002-2005). Si l’on tient compte du contexte dans lequel celles-ci ont été appliquées, cette analyse est plutôt contestable. En effet, l’élargissement de l’Union européenne vers l’est a joué un rôle essentiel. Le fait de pouvoir délocaliser à grande échelle la production des usines allemandes a modifié l’équilibre des forces entre syndicats et patronat. Grâce à la large autonomie dont bénéficient les partenaires sociaux, les syndicats ont pu accepter des concessions salariales pour permettre l’adaptation à ce nouvel environnement géopolitique. Les leçons à tirer de la renaissance économique allemande sont ainsi davantage à chercher du côté de la qualité du dialogue social que des réformes du marché du travail.

Où en est l’Allemagne de l’Est ?
Ifo Dresden berichtet
Joachim Ragnitz
La " reconstruction de l’Est ", c’est-à-dire le processus de rattrapage des cinq nouveaux Länder, n’est à ce jour pas achevée : les conditions de vie entre l’est et l’ouest de l’Allemagne sont loin d’être harmonisées. Le produit intérieur brut (PIB) par habitant à l’Est ne représente encore aujourd’hui que les deux tiers environ de celui de l’Ouest. Cet écart est moins important si l’on prend en compte le seul niveau de vie de la population, car le revenu disponible des ménages se situe à environ 84 % de celui de l’Ouest. La demande intérieure des Länder de l’Est continue à être plus élevée que la richesse produite dans ces régions. Cette situation est appelée à durer en raison en particulier des déficits structurels telles l’absence d’entreprises de très grande taille, la fuite des cerveaux de l’est vers l’ouest, ainsi que l’absence d’initiatives politiques susceptibles d’inverser la situation.

La vérité sur la pauvreté en Allemagne
Frankfurter Allgemeine Zeitung
Georg Cremer
En janvier 2015, un rapport de la Fédération allemande de la parité du bien-être a fait grand bruit. Il fait état d’une hausse de la pauvreté et d’une société allemande désormais fracturée. Ce rapport a été beaucoup repris à l’étranger, notamment en France, pour illustrer les aspects les moins positifs du modèle allemand. Outre-Rhin, les critiques à l’égard de cette étude ont été particulièrement vives. On lui reproche d’aller nettement au-delà de la réalité et de donner l’impression fausse d’un pays au bord de l’éclatement sous la pression de la pauvreté. Cette dramatisation excessive serait surtout la conséquence d’une utilisation très discutable des statistiques. Ce rapport a été couronné " Anti-statistique du mois " en Allemagne.

L’excédent allemand et la stabilité de la zone euro
Regards sur l’économie allemande
Alain Fabre
Les excédents du commerce extérieur sont l’une des manifestations les plus fortes du modèle économique allemand. Sur la scène internationale, ils font depuis longtemps l’objet de débat. Ces excédents sont pourtant au cœur de la stratégie économique de l’Allemagne qui a toujours cherché à stimuler la croissance grâce à une amélioration de la compétitivité à l’export, conjuguée à une relative compression de la demande intérieure. La crise n’a fait que renforcer cette stratégie. Mais au-delà du rôle central qu’ils jouent dans la stratégie économique intérieure, les excédents allemands sont également un facteur clé de stabilité de la zone euro, celle d’une réassurance. Dans cette perspective, chercher à faire baisser l’excédent extérieur de l’Allemagne - par une stimulation artificielle de la demande - pourrait en définitive nuire à la croissance de la zone euro.
Vingt-cinq ans après la réunification, l’Allemagne est devenue la quatrième puissance économique mondiale et la première en Europe. Grâce à sa compétitivité et sa position centrale, elle est la plaque tournante du continent européen. À tel point que la bonne santé économique de l’Europe dépend désormais de la situation outre-Rhin. Quelles sont les raisons de cette bonne santé économique et quels nouveaux défis attend ce pays ? Analyses et d...

Z