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En constante progression depuis la fin des années 1990, l’usage des outils informatiques, messageries et réseaux continue de se généraliser dans le quotidien d’une majorité de salariés, s’accompagnant de modifications notables de leurs conditions de travail.
Le taux d’utilisation de ces technologies varie cependant d’une catégorie socioprofessionnelle à une autre :
en 2013, plus de 90 % des cadres sont ainsi connectés contre un peu plus de 10 % des ouvriers. Il existe également une grande hétérogénéité selon que l’utilisateur est mobile ou sédentaire, connecté ou non à un réseau et a un usage de ces technologies peu intensif, modéré ou intensif.
Les usages des technologies de l’information et de la communication étant associés à un contexte de travail spécifique, ils peuvent être corrélés au développement de l’autonomie au travail, d’un sentiment de satisfaction ou d’une relation de confiance entre l’entreprise et le salarié, ou, au contraire, à des conditions de travail dégradées et des facteurs de risques psychosociaux.
L’usage d’outils numériques permettant le travail mobile est fortement corrélé à une charge de travail et une charge mentale importantes, ainsi qu’à des situations fréquentes de débordement du travail sur la sphère privée. Ces conditions de travail exigeantes sont néanmoins contrebalancées par une plus grande autonomie et récompensées par un fort sentiment de reconnaissance professionnelle.
Malgré des postes en apparence plutôt routiniers et une pénibilité physique moindre que les autres utilisateurs d’outils numériques, les utilisateurs d’outils numériques connectés mais sédentaires déclarent avoir une charge de travail importante, et quand l’utilisation dépasse 7 heures par jour, relativement plus de pression au travail que les autres utilisateurs sédentaires. En dépit de marges de manoeuvre relativement importantes, ces salariés ne bénéficient pas d’autant de reconnaissance que les utilisateurs d’outils mobiles. Catégorie moins visible, les salariés équipés d’outils informatiques mais ne disposant pas de messagerie électronique ni d’accès à Internet cumulent contraintes physiques et travail intense, faibles marges de manoeuvre et soutien social faible. Face à un travail prescrit et normé, et malgré des cadences élevées, leur sentiment de pression au travail ou de charge de travail excessive est néanmoins plus faible que celui du reste des utilisateurs d’outils informatiques.
En constante progression depuis la fin des années 1990, l’usage des outils informatiques, messageries et réseaux continue de se généraliser dans le quotidien d’une majorité de salariés, s’accompagnant de modifications notables de leurs conditions de travail.
Le taux d’utilisation de ces technologies varie cependant d’une catégorie socioprofessionnelle à une autre :
en 2013, plus de 90 % des cadres sont ainsi connectés contre un peu plus de 10 % ...

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Le nouvel exercice de prospective nationale des métiers et des qualifications, "Les Métiers en 2022", présenté dans cet ouvrage, met en perspective les grandes évolutions qui contribueront à façonner l’emploi et le marché du travail dans les années à venir.

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