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L’intelligence artificielle s’immisce dans toutes les fonctions de l’entreprise, du service client avec les chatbots, en passant par la logistique pour optimiser les livraisons ou dans le recrutement pour analyser et traiter les CV. Elle accède même au rang de ressource-clé eu égard aux avantages qu’elle procure : remplacement du travail par du capital, accroissement des capacités de production, développement des gains de productivité, amélioration de la qualité d’une offre…

L’IA, c’est par conséquent d’abord un coût si l’entreprise internalise sa conception et sa maintenance. De lourds investissements immatériels en amont s’avèrent en effet nécessaires, comme recruter des équipes de programmeurs, concevoir les algorithmes et entraîner l’IA. C’est donc une charge fixe dont le rendement est différé dans le temps. Cette configuration recèle des tas d’avantages pour une entreprise à forte perspective de croissance puisqu’elle confère une composante zero marginal cost à son modèle d’affaires. Mais elle est pleine de risques pour une entreprise soumise aux aléas d’un marché étroit et dont les coûts fixes peuvent vite l’étrangler en période de basse conjoncture.

Les entreprises les plus pressées mais aussi les PME chercheront à flexibiliser ce poste de coûts en recourant aux solutions " prêt-à-porter " des géants du numérique. Il faut alors prendre en compte les coûts cachés d’une telle démarche : dépendance technologiques et économiques aux géants du numérique, risque d’indifférenciation des offres, risque de pillage des données des entreprises (et celles de leurs clients) voire même de leur savoir-faire.

À mi-chemin entre l’internalisation et l’externalisation, les logiques partenariales avec des start-up de l’intelligence artificielle ont souvent la préférence des grands groupes, telles les banques ou les groupes de la distribution. Ces derniers prennent alors des participations ou rachètent ces jeunes pousses pour se construire un écosystème innovant à leur mesure. Le coût financier est alors conséquent, mais ce choix est aussi plus flexible que l’internalisation totale.

Avec l’IA, la fonction du département informatique va nécessairement évoluer. Outre ces missions historiques autour de la maintenance et de la sécurité des systèmes, la DSI endossera un rôle de R&D transverse en répondant aux besoins spécifiques de chaque fonction en matière de programmation algorithmique. Un schéma plus décentralisé semble aussi envisageable. Dans ce cas, chaque fonction acquiert et développe des compétences informatiques ou digitales répondant à ses propres besoins. En pratique, plusieurs grandes entreprises ont créé des postes de CDO, de chief digital officer, pour manager des portefeuilles de projets expérimentaux, comme l’intelligence artificielle, en lieu et place de la DSI. Celle-ci manquerait en effet de vision stratégique en étant trop focalisé sur les aspects techniques. Et puis les projets IA supposent d’engager une démarche éminemment expérimentale, par tâtonnements, en lien parfois avec un écosystème de start-up ou de partenaires publics qu’il s’agit de faire collaborer, ce qui rompt clairement avec le rôle traditionnel tenu par la DSI. Une lutte de pouvoir risque donc de s’engager entre la DSI et le CDO.

L’onde de choc de l’IA se propage en vérité bien au-delà de la seule chaîne de valeur de l’entreprise. Elle redéfinit les best practices d’une industrie toute entière, modifie les barrières à l’entrée, l’intensité de la concurrence, le profil des compétiteurs, les mécanismes de création de la valeur… L’usage de l’IA interroge aussi les chaînes de valeur fragmentées et globalisées : des mouvements de ré-internalisation et de relocalisation de tâches deviennent envisageables à partir du moment où elles sont répétitives et à faible valeur ajoutée pour être prises en charge par des algorithmes. De fait, c’est potentiellement une remise en cause de la spécialisation de certains pays trop focalisés sur l’outsourcing. L’IA, ce n’est donc pas seulement un enjeu économique, mais aussi politique.

L’intelligence artificielle s’immisce dans toutes les fonctions de l’entreprise, du service client avec les chatbots, en passant par la logistique pour optimiser les livraisons ou dans le recrutement pour analyser et traiter les CV. Elle accède même au rang de ressource-clé eu égard aux avantages qu’elle procure : remplacement du travail par du capital, accroissement des capacités de production, développement des gains de productivité, ...

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Jancovici : La crise inexorable du tout carbone | Xerfi Canal 12/04/2019 H

Article (TENDANCES)

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Xerfi Canal a reçu Jean-Marc Jancovici, Président de The Shift Project et associé de Carbone 4, pour parler des objectifs climatiques mondiaux.

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Xerfi Canal a reçu Charles-Albert Lehalle, senior research advisor à Capital Fund Management, pour parler de l'impact de l'IA sur les marchés financiers.

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C’est dans l’indifférence totale que ’Europe se dirige droit vers un hiver démographique. Selon les projections démographiques de l’ONU, la bascule est prévue en 2030, date à partir de laquelle la population des pays membres de l’Union européenne (Royaume-Uni compris) va commencer à décroitre et perdre près de 10 millions d’habitants à l’horizon 2050. C’est un peu comme si le Portugal était rayé de la carte durant cet intervalle.


Cheveux blanc, croissance molle et déficit


Cette mécanique infernale est en fait déjà en place. Avec un taux de fécondité nettement inférieur à 2,1 depuis des années, l’Europe n’assure plus le renouvellement de ses générations et sans l’apport de l’immigration sa population baisserait déjà depuis trois ans environ : le solde naturel a été négatif pour la première fois en 2015 et un nouveau pallier a été franchie en 2017 avec un déficit naturel record, de plus de 200 000 personnes et s’il faut être provoquant cela veut dire que le nombre de cercueils est supérieur à celui du nombre de berceaux.


Ce tableau déjà très sombre, il faut pourtant encore le noircir. Si l’attention est portée sur les 20-64 ans, c’est-à-dire la population en âge de travailler, la bascule ce n’est plus 2030, mais maintenant. La saignée est impressionnante, plus de 48 millions de travailleurs en moins selon les projections de l’ONU entre 2015 et 2050, c’est quasiment l’équivalent de la force de travail allemande qui est appelée à disparaitre de l’UE.


Or on touche là à l’une des sources principale de la croissance, c’est-à-dire le volume de travail mobilisable. Moins d’actifs c’est la certitude d’une croissance potentielle plus faible même s’il y a des gains de productivité, même si le taux de participation au marché du travail des seniors, augmente. C’est aussi, à coup sûr, des problèmes de financement des systèmes des retraites, de santé avec l’alourdissement du coût de la dépendance et l’alourdissement du déficit public, etc. Bref, c’est cheveux blanc, croissance molle et déficit !


Compétition démographique


Mais il y a un facteur aggravant en Europe : la poursuite par les pays membres de leur intérêt particulier dans un espace où pourtant devrait prévaloir l’intérêt commun. On connait déjà la concurrence fiscale et sociale, il faut désormais intégrer une troisième dimension, la concurrence démographique, bien compris comme étant la capacité prédatrice d’un Etat à siphonner les talents de ses plus proches voisins. Ce n’est pas de la science-fiction mais bien ce qui s’est déjà passée avec l’Allemagne. Après la grande récession, il y a eu outre-Rhin un véritable boum démographique lié à l’explosion de l’excédent migratoire sous l’impact de l’arrivée de jeunes issus des pays du Sud ou de l’Est de Europe alors en pleine crise, puis sur la fin des différentes vagues de réfugiés venus de pays en guerre, notamment de Syrie.


Depuis, l’Espagne a retrouvé la croissance et le retour des jeunes exilés de la crise économique est devenu un thème de campagne pour les partis politique. Il y a donc bien compétition entre les pays avec le risque d’une divergence accrue entre les pays membres. Il faut enfin ajouter une dimension supplémentaire : l’agenda, autrement dit, l’urgence n’est pas le même entre les différentes économies. C’est en Europe de l’Est que la situation est la plus critique. Toute chose égale par ailleurs, la Bulgarie est la plus menacée. Avec 1,6 million de travailleurs en moins elle perdrait près de 36% de sa force de travail. Parmi les principales économies de la région la Pologne pourrait perdre près de 8 millions de travailleurs, soit près du tiers de sa force de travail et la Roumanie n’est pas très loin avec une perte de 30% ni la République tchèque. En d’autres termes, le départ de jeunes du cru, notamment diplômés, si elle est encouragée par une politique volontariste de l’un des Etats membres pour attirer les jeunes talents, ne peut être vécue que comme une agression. A l’Ouest, parmi les 5 principales puissances économiques c’est finalement en Espagne, suivi de l’Italie et de l’Allemagne où le problème se pose avec le plus d’acuité. La France et le Royaume-Uni étant en parti préservé.


L’Europe aura demain beaucoup moins d’actifs. L’immigration extérieure peut être une solution. Mais compte tenu du contexte politique, c’est une porte qui se ferme au prix d’un véritable suicide démographique.
C’est dans l’indifférence totale que ’Europe se dirige droit vers un hiver démographique. Selon les projections démographiques de l’ONU, la bascule est prévue en 2030, date à partir de laquelle la population des pays membres de l’Union européenne (Royaume-Uni compris) va commencer à décroitre et perdre près de 10 millions d’habitants à l’horizon 2050. C’est un peu comme si le Portugal était rayé de la carte durant cet intervalle.


Cheveux ...

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Qu’est-ce que la vie intérieure ? A Bernard Pivot qui l’interrogeait sur cette question dans Apostrophes il y a trente ans, la réponse d’Umberto Eco le grand intellectuel italien fut la suivante : " la vie intérieure ? La vie intérieure, c’est là où il n’y a pas de téléphone. "
Hélas nous sommes en droit aujourd’hui de nous poser cette douloureuse question : existe-t-il encore un seul endroit sans que le téléphone puisse sonner ? Est-il encore possible de trouver un lieu, un ancrage, où chacun puisse se retrouver seul sans l’interférence du regard et du jugement d’autrui, sans que je sois vu, su ou entendu par quelque personne d’autre que moi-même ?
Qu’est-ce que la vie intérieure ? A Bernard Pivot qui l’interrogeait sur cette question dans Apostrophes il y a trente ans, la réponse d’Umberto Eco le grand intellectuel italien fut la suivante : " la vie intérieure ? La vie intérieure, c’est là où il n’y a pas de téléphone. "
Hélas nous sommes en droit aujourd’hui de nous poser cette douloureuse question : existe-t-il encore un seul endroit sans que le téléphone puisse sonner ? Est-il encore ...

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La Chine est-elle en train de s’imposer en superpuissance industrielle ? On peut bien sûr objecter que la densité de robots y reste très faible, le pays comptant moins de 100 robots pour 10 000 personnes employées dans l’industrie manufacturière, loin derrière la Corée du Sud (avec 710 robots), l’Allemagne, les États-Unis et dans une moindre mesure la France. Mais c’est un indicateur trop statique qui révèle mal les changements en cours. Car en effet la Chine est devenue le plus gros acheteur de robots industriels au monde selon la dernière étude Xerfi Global. En 2018, elle totalisait à elle seule 39% des livraisons de robots, devant le Japon, la Corée du Sud, les États-Unis et l’Allemagne. Bref, la Chine s’affirme comme le plus grand marché de la robotique au monde.

Et c’est aussi son principal moteur. Les ventes mondiales de robots ont d’ailleurs bondi de plus de 10% en 2018 grâce à la demande des usines chinoises, établissant au passage un nouveau record de vente à plus de 421 000 unités. Nombreux sont les secteurs industriels à utiliser des robots comme l'électronique, les métaux et les biens d’équipements, la plasturgie ou encore l’automobile. Les raisons sont multiples : modernisation des usines, accroissement des capacités de production, recherche de gains d'efficacité énergétique ou au niveau de la qualité des produits, innovations technologiques qui obligent à recourir à des robots, demande croissante des PME dans un contexte de baisse des prix des robots, volonté d’améliorer les conditions de travail dans certains métiers dangereux…

Pour équiper ses usines, la Chine se tourne vers les grands fournisseurs mondiaux de robots industriels qui rassemblent à la fois des conglomérats et des entreprises dont c’est le cœur de métier. Citons les groupes japonais qui dominent historiquement le secteur, comme Mitsubishi Electric, Fanuc ou Yaskawa. Il y a aussi des acteurs allemands à l’instar de Dürr ou Kuka, le suisse ABB, des groupes américains comme Emerson Electric et Rockwell Automation, ou encore des groupes coréens. Tous doivent affronter la concurrence montante de nouveaux compétiteurs, en particulier des groupes chinois qui rachètent à tour de bras des entreprises étrangères. Des groupes chinois qui en 2018 ont fourni la moitié de la demande intérieure de la Chine en robots. De fait, ils bénéficient d’un énorme marché intérieur qui favorise les économies d’échelle, condition nécessaire à l’émergence de futurs leaders mondiaux. Dès lors, même si le marché mondial demeure encore relativement concentré, la concurrence s’intensifie.

En réaction, et pour profiter à plein d’un marché en forte croissance, les principaux fabricants s’engagent sur différentes voies. D’abord, ils ont massivement augmenté leurs dépenses en R&D entre 2010 et 2017, en se focalisant notamment sur les innovations les plus prometteuses afin d’accélérer le retour sur investissement. Ils ont également accru leurs capacités de production. L’international est une autre voie explorée, soit par la création de nouvelles unités de production, soit par le développement du réseau commercial, soit par la réalisation d’acquisitions ciblées de rivaux ou d’acteurs technologiques présents notamment dans l’intelligence artificielle. En matière de fusion-acquisition, la palme revient d’ailleurs aux fabricants de robots américains, devant les Chinois qui, nous l’avons dit, se révèlent aussi très actifs en la matière. Le renforcement de la concurrence pousse aussi les leaders à se diversifier vers de nouveaux segments de la robotique à l’instar des robots dédiés aux services aux entreprises, à la logistique ou au monde médical.

Le centre de gravité de la robotique industrielle s’est donc déplacé en Chine, tant du côté de la demande que du côté de l’offre. La question n’est donc pas de savoir si l’industrie chinoise peut se hisser au plus haut des standards internationaux, mais quand.

La Chine est-elle en train de s’imposer en superpuissance industrielle ? On peut bien sûr objecter que la densité de robots y reste très faible, le pays comptant moins de 100 robots pour 10 000 personnes employées dans l’industrie manufacturière, loin derrière la Corée du Sud (avec 710 robots), l’Allemagne, les États-Unis et dans une moindre mesure la France. Mais c’est un indicateur trop statique qui révèle mal les changements en cours. Car en ...

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Xerfi Canal a reçu Jean-Paul Betbeze, économiste et Président de Betbèze Conseil, pour parler de l'intelligence artificielle.
Une interview menée par Adrien de Tricornot.

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On associe souvent le métier de manager à un exercice contraire au jeu du ni oui ni non. Etre manager signifie, plusieurs fois par jour, en continu, savoir dire oui ou non. L’indécision n’est pas supposée être une vertu managériale : ne savoir dire ni oui, ni non c’est montrer croit-on une forme d’indétermination, de manque de caractère.



Et pourtant cette conception ne serait-pas l’expression d’une vision occidentale des choses ? En Chine, un bon manager au contraire sera celui ou celle qui saura ne jamais dire oui ou non mais qui au contraire saura rassembler ces oppositions, ces contradictions, dans le but de les dépasser. Ce principe c’est celui que nous connaissons sous le nom de Yin et Yang.



Mais utiliser une conjonction de coordination telle que ET entre Yin et Yang c’est montrer immédiatement notre inaptitude à comprendre cette autre manière de raisonner. En Chinois en effet, il s’agit de penser par deux, en utilisant Yin-Yang comme un seul mot, comme on utilise l’expression " aigre-doux ". Chaque terme exprime non un état mais une tendance, une orientation, une inclination, un état passager. " Si souple et " souplesse " sont consonants avec le Yin, c’est bien parce que l’effet de type Yin est " d’assouplir ". En écho, si " ferme " et " fermeté " sont rapportés à Yang, c’est bien parce que l’effet de type Yang est de " raffermir ", explique Cyrille Javary, auteur du livre Yin-Yang aux Editions Albin Michel.



Au fond la perspective Yin-Yang est une formidable façon de dénoncer les faux dualismes, de mettre en évidence le dynamisme du vivant, fait de continus changements. Bruce Lee employait l’image des pédales d’une bicyclette pour montrer que le cycliste, avance si et seulement si, son pied monte lorsque l’autre descend, et ce de manière harmonieuse et cadencée.

Ainsi le jour ne s’oppose pas à la nuit mais en dépend. Ainsi l’opposition " lourd/léger " ne fonctionne pas en chinois car elle semble décrire deux états alors que dans la perspective Yin-Yang elle ne fait que décrire deux tendances, l’une à se charger l’autre à se décharger.



L’ouvrage illustre cette façon alternative de penser à partir d’exemples connus des occidentaux : la Grande Muraille par exemple, conçue à la fois comme une ligne de défense pour empêcher la progression de l’ennemi, mais également comme un lieu de communication avec l’extérieur.



Javary, sans feindre d’ignorer les atrocités du maoïsme, rappelle les éléments qui font du Grand Timonier un adepte du Yin-Yang. Celui-ci considérait en effet que tout problème se compose d’une contradiction primordiale et d’une contradiction seconde : l’une prenant successivement la place de l’autre et vice versa. Mao n’hésitait pas ainsi à inverser l’ordre des priorités, ce grand virement que le Yi Iing le livre qui remonte à l’origine de l’écriture chinoise appelle la " ligne mutante ". Lorsque c’était nécessaire, Mao s’alliait avec l’ennemi intérieur, pour expulser les japonais par exemple, avant de reprendre ensuite, mais ensuite seulement, la lutte pour le pouvoir central en Chine.



Cet habile balancement comporte plusieurs leçons afin de mieux appréhender le monde des affaires chinois : tout d’abord, de comprendre que le changement est pour eux le seul facteur immuable et constant; tout le reste est soumis à transformation continue, comme la stratégie par exemple, qui impose successivement des moments de conquête et des mouvements de recul.



De cesser ensuite de se lamenter inutilement face à des interlocuteurs qui, ne sachant par principe dire ni oui ni non, se préoccupent d’abord de ne pas vous faire perdre la face, ni la leur.



Au fond ce que recherchent les chinois ce n’est pas un principe de vérité mais un principe d’efficience, de sortir des contradictions dans lesquels nous sommes comme empêchés d’agir et le monde comme pétrifié. Pour sortir de cette situation d'obstruction, la culture littéraire et philosophique chinoise nous invite à considérer comment nos incohérences, nos crises et nos méprises, sont aussi les moments privilégiés pour transformer les choses, en soi, et hors de soi.

On associe souvent le métier de manager à un exercice contraire au jeu du ni oui ni non. Etre manager signifie, plusieurs fois par jour, en continu, savoir dire oui ou non. L’indécision n’est pas supposée être une vertu managériale : ne savoir dire ni oui, ni non c’est montrer croit-on une forme d’indétermination, de manque de caractère.



Et pourtant cette conception ne serait-pas l’expression d’une vision occidentale des choses ? En Chine, un ...

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Et si les années de forte croissance touchaient à leur fin pour les campings ? Après des années de croissance ininterrompue, la dynamique risque en effet d’être difficile à tenir selon l’étude Xerfi-Precepta sur l’hôtellerie de plein air. Jugez plutôt. Leur fréquentation a encore battu un nouveau record en 2018. Leur chiffre d’affaires s’est même envolé de 50% en 6 ans et leur rentabilité financière frôle les 12%, et cela malgré les lourds investissements consentis pour se renouveler. [...] Et si les années de forte croissance touchaient à leur fin pour les campings ? Après des années de croissance ininterrompue, la dynamique risque en effet d’être difficile à tenir selon l’étude Xerfi-Precepta sur l’hôtellerie de plein air. Jugez plutôt. Leur fréquentation a encore battu un nouveau record en 2018. Leur chiffre d’affaires s’est même envolé de 50% en 6 ans et leur rentabilité financière frôle les 12%, et cela malgré les lourds ...

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