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Documents  Xerfi Canal | enregistrements trouvés : 16

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Xerfi Canal a reçu Jean-Paul Betbeze, économiste et Président de Betbèze Conseil, pour parler de l'intelligence artificielle.
Une interview menée par Adrien de Tricornot.

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Xerfi Canal a reçu Charles-Albert Lehalle, senior research advisor à Capital Fund Management, pour parler de l'impact de l'IA sur les marchés financiers.

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Qu’est-ce que la vie intérieure ? A Bernard Pivot qui l’interrogeait sur cette question dans Apostrophes il y a trente ans, la réponse d’Umberto Eco le grand intellectuel italien fut la suivante : " la vie intérieure ? La vie intérieure, c’est là où il n’y a pas de téléphone. "
Hélas nous sommes en droit aujourd’hui de nous poser cette douloureuse question : existe-t-il encore un seul endroit sans que le téléphone puisse sonner ? Est-il encore possible de trouver un lieu, un ancrage, où chacun puisse se retrouver seul sans l’interférence du regard et du jugement d’autrui, sans que je sois vu, su ou entendu par quelque personne d’autre que moi-même ?
Qu’est-ce que la vie intérieure ? A Bernard Pivot qui l’interrogeait sur cette question dans Apostrophes il y a trente ans, la réponse d’Umberto Eco le grand intellectuel italien fut la suivante : " la vie intérieure ? La vie intérieure, c’est là où il n’y a pas de téléphone. "
Hélas nous sommes en droit aujourd’hui de nous poser cette douloureuse question : existe-t-il encore un seul endroit sans que le téléphone puisse sonner ? Est-il encore ...

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La Chine est-elle en train de s’imposer en superpuissance industrielle ? On peut bien sûr objecter que la densité de robots y reste très faible, le pays comptant moins de 100 robots pour 10 000 personnes employées dans l’industrie manufacturière, loin derrière la Corée du Sud (avec 710 robots), l’Allemagne, les États-Unis et dans une moindre mesure la France. Mais c’est un indicateur trop statique qui révèle mal les changements en cours. Car en effet la Chine est devenue le plus gros acheteur de robots industriels au monde selon la dernière étude Xerfi Global. En 2018, elle totalisait à elle seule 39% des livraisons de robots, devant le Japon, la Corée du Sud, les États-Unis et l’Allemagne. Bref, la Chine s’affirme comme le plus grand marché de la robotique au monde.

Et c’est aussi son principal moteur. Les ventes mondiales de robots ont d’ailleurs bondi de plus de 10% en 2018 grâce à la demande des usines chinoises, établissant au passage un nouveau record de vente à plus de 421 000 unités. Nombreux sont les secteurs industriels à utiliser des robots comme l'électronique, les métaux et les biens d’équipements, la plasturgie ou encore l’automobile. Les raisons sont multiples : modernisation des usines, accroissement des capacités de production, recherche de gains d'efficacité énergétique ou au niveau de la qualité des produits, innovations technologiques qui obligent à recourir à des robots, demande croissante des PME dans un contexte de baisse des prix des robots, volonté d’améliorer les conditions de travail dans certains métiers dangereux…

Pour équiper ses usines, la Chine se tourne vers les grands fournisseurs mondiaux de robots industriels qui rassemblent à la fois des conglomérats et des entreprises dont c’est le cœur de métier. Citons les groupes japonais qui dominent historiquement le secteur, comme Mitsubishi Electric, Fanuc ou Yaskawa. Il y a aussi des acteurs allemands à l’instar de Dürr ou Kuka, le suisse ABB, des groupes américains comme Emerson Electric et Rockwell Automation, ou encore des groupes coréens. Tous doivent affronter la concurrence montante de nouveaux compétiteurs, en particulier des groupes chinois qui rachètent à tour de bras des entreprises étrangères. Des groupes chinois qui en 2018 ont fourni la moitié de la demande intérieure de la Chine en robots. De fait, ils bénéficient d’un énorme marché intérieur qui favorise les économies d’échelle, condition nécessaire à l’émergence de futurs leaders mondiaux. Dès lors, même si le marché mondial demeure encore relativement concentré, la concurrence s’intensifie.

En réaction, et pour profiter à plein d’un marché en forte croissance, les principaux fabricants s’engagent sur différentes voies. D’abord, ils ont massivement augmenté leurs dépenses en R&D entre 2010 et 2017, en se focalisant notamment sur les innovations les plus prometteuses afin d’accélérer le retour sur investissement. Ils ont également accru leurs capacités de production. L’international est une autre voie explorée, soit par la création de nouvelles unités de production, soit par le développement du réseau commercial, soit par la réalisation d’acquisitions ciblées de rivaux ou d’acteurs technologiques présents notamment dans l’intelligence artificielle. En matière de fusion-acquisition, la palme revient d’ailleurs aux fabricants de robots américains, devant les Chinois qui, nous l’avons dit, se révèlent aussi très actifs en la matière. Le renforcement de la concurrence pousse aussi les leaders à se diversifier vers de nouveaux segments de la robotique à l’instar des robots dédiés aux services aux entreprises, à la logistique ou au monde médical.

Le centre de gravité de la robotique industrielle s’est donc déplacé en Chine, tant du côté de la demande que du côté de l’offre. La question n’est donc pas de savoir si l’industrie chinoise peut se hisser au plus haut des standards internationaux, mais quand.

La Chine est-elle en train de s’imposer en superpuissance industrielle ? On peut bien sûr objecter que la densité de robots y reste très faible, le pays comptant moins de 100 robots pour 10 000 personnes employées dans l’industrie manufacturière, loin derrière la Corée du Sud (avec 710 robots), l’Allemagne, les États-Unis et dans une moindre mesure la France. Mais c’est un indicateur trop statique qui révèle mal les changements en cours. Car en ...

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C’est dans l’indifférence totale que ’Europe se dirige droit vers un hiver démographique. Selon les projections démographiques de l’ONU, la bascule est prévue en 2030, date à partir de laquelle la population des pays membres de l’Union européenne (Royaume-Uni compris) va commencer à décroitre et perdre près de 10 millions d’habitants à l’horizon 2050. C’est un peu comme si le Portugal était rayé de la carte durant cet intervalle.


Cheveux blanc, croissance molle et déficit


Cette mécanique infernale est en fait déjà en place. Avec un taux de fécondité nettement inférieur à 2,1 depuis des années, l’Europe n’assure plus le renouvellement de ses générations et sans l’apport de l’immigration sa population baisserait déjà depuis trois ans environ : le solde naturel a été négatif pour la première fois en 2015 et un nouveau pallier a été franchie en 2017 avec un déficit naturel record, de plus de 200 000 personnes et s’il faut être provoquant cela veut dire que le nombre de cercueils est supérieur à celui du nombre de berceaux.


Ce tableau déjà très sombre, il faut pourtant encore le noircir. Si l’attention est portée sur les 20-64 ans, c’est-à-dire la population en âge de travailler, la bascule ce n’est plus 2030, mais maintenant. La saignée est impressionnante, plus de 48 millions de travailleurs en moins selon les projections de l’ONU entre 2015 et 2050, c’est quasiment l’équivalent de la force de travail allemande qui est appelée à disparaitre de l’UE.


Or on touche là à l’une des sources principale de la croissance, c’est-à-dire le volume de travail mobilisable. Moins d’actifs c’est la certitude d’une croissance potentielle plus faible même s’il y a des gains de productivité, même si le taux de participation au marché du travail des seniors, augmente. C’est aussi, à coup sûr, des problèmes de financement des systèmes des retraites, de santé avec l’alourdissement du coût de la dépendance et l’alourdissement du déficit public, etc. Bref, c’est cheveux blanc, croissance molle et déficit !


Compétition démographique


Mais il y a un facteur aggravant en Europe : la poursuite par les pays membres de leur intérêt particulier dans un espace où pourtant devrait prévaloir l’intérêt commun. On connait déjà la concurrence fiscale et sociale, il faut désormais intégrer une troisième dimension, la concurrence démographique, bien compris comme étant la capacité prédatrice d’un Etat à siphonner les talents de ses plus proches voisins. Ce n’est pas de la science-fiction mais bien ce qui s’est déjà passée avec l’Allemagne. Après la grande récession, il y a eu outre-Rhin un véritable boum démographique lié à l’explosion de l’excédent migratoire sous l’impact de l’arrivée de jeunes issus des pays du Sud ou de l’Est de Europe alors en pleine crise, puis sur la fin des différentes vagues de réfugiés venus de pays en guerre, notamment de Syrie.


Depuis, l’Espagne a retrouvé la croissance et le retour des jeunes exilés de la crise économique est devenu un thème de campagne pour les partis politique. Il y a donc bien compétition entre les pays avec le risque d’une divergence accrue entre les pays membres. Il faut enfin ajouter une dimension supplémentaire : l’agenda, autrement dit, l’urgence n’est pas le même entre les différentes économies. C’est en Europe de l’Est que la situation est la plus critique. Toute chose égale par ailleurs, la Bulgarie est la plus menacée. Avec 1,6 million de travailleurs en moins elle perdrait près de 36% de sa force de travail. Parmi les principales économies de la région la Pologne pourrait perdre près de 8 millions de travailleurs, soit près du tiers de sa force de travail et la Roumanie n’est pas très loin avec une perte de 30% ni la République tchèque. En d’autres termes, le départ de jeunes du cru, notamment diplômés, si elle est encouragée par une politique volontariste de l’un des Etats membres pour attirer les jeunes talents, ne peut être vécue que comme une agression. A l’Ouest, parmi les 5 principales puissances économiques c’est finalement en Espagne, suivi de l’Italie et de l’Allemagne où le problème se pose avec le plus d’acuité. La France et le Royaume-Uni étant en parti préservé.


L’Europe aura demain beaucoup moins d’actifs. L’immigration extérieure peut être une solution. Mais compte tenu du contexte politique, c’est une porte qui se ferme au prix d’un véritable suicide démographique.
C’est dans l’indifférence totale que ’Europe se dirige droit vers un hiver démographique. Selon les projections démographiques de l’ONU, la bascule est prévue en 2030, date à partir de laquelle la population des pays membres de l’Union européenne (Royaume-Uni compris) va commencer à décroitre et perdre près de 10 millions d’habitants à l’horizon 2050. C’est un peu comme si le Portugal était rayé de la carte durant cet intervalle.


Cheveux ...

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L’intelligence artificielle s’immisce dans toutes les fonctions de l’entreprise, du service client avec les chatbots, en passant par la logistique pour optimiser les livraisons ou dans le recrutement pour analyser et traiter les CV. Elle accède même au rang de ressource-clé eu égard aux avantages qu’elle procure : remplacement du travail par du capital, accroissement des capacités de production, développement des gains de productivité, amélioration de la qualité d’une offre…

L’IA, c’est par conséquent d’abord un coût si l’entreprise internalise sa conception et sa maintenance. De lourds investissements immatériels en amont s’avèrent en effet nécessaires, comme recruter des équipes de programmeurs, concevoir les algorithmes et entraîner l’IA. C’est donc une charge fixe dont le rendement est différé dans le temps. Cette configuration recèle des tas d’avantages pour une entreprise à forte perspective de croissance puisqu’elle confère une composante zero marginal cost à son modèle d’affaires. Mais elle est pleine de risques pour une entreprise soumise aux aléas d’un marché étroit et dont les coûts fixes peuvent vite l’étrangler en période de basse conjoncture.

Les entreprises les plus pressées mais aussi les PME chercheront à flexibiliser ce poste de coûts en recourant aux solutions " prêt-à-porter " des géants du numérique. Il faut alors prendre en compte les coûts cachés d’une telle démarche : dépendance technologiques et économiques aux géants du numérique, risque d’indifférenciation des offres, risque de pillage des données des entreprises (et celles de leurs clients) voire même de leur savoir-faire.

À mi-chemin entre l’internalisation et l’externalisation, les logiques partenariales avec des start-up de l’intelligence artificielle ont souvent la préférence des grands groupes, telles les banques ou les groupes de la distribution. Ces derniers prennent alors des participations ou rachètent ces jeunes pousses pour se construire un écosystème innovant à leur mesure. Le coût financier est alors conséquent, mais ce choix est aussi plus flexible que l’internalisation totale.

Avec l’IA, la fonction du département informatique va nécessairement évoluer. Outre ces missions historiques autour de la maintenance et de la sécurité des systèmes, la DSI endossera un rôle de R&D transverse en répondant aux besoins spécifiques de chaque fonction en matière de programmation algorithmique. Un schéma plus décentralisé semble aussi envisageable. Dans ce cas, chaque fonction acquiert et développe des compétences informatiques ou digitales répondant à ses propres besoins. En pratique, plusieurs grandes entreprises ont créé des postes de CDO, de chief digital officer, pour manager des portefeuilles de projets expérimentaux, comme l’intelligence artificielle, en lieu et place de la DSI. Celle-ci manquerait en effet de vision stratégique en étant trop focalisé sur les aspects techniques. Et puis les projets IA supposent d’engager une démarche éminemment expérimentale, par tâtonnements, en lien parfois avec un écosystème de start-up ou de partenaires publics qu’il s’agit de faire collaborer, ce qui rompt clairement avec le rôle traditionnel tenu par la DSI. Une lutte de pouvoir risque donc de s’engager entre la DSI et le CDO.

L’onde de choc de l’IA se propage en vérité bien au-delà de la seule chaîne de valeur de l’entreprise. Elle redéfinit les best practices d’une industrie toute entière, modifie les barrières à l’entrée, l’intensité de la concurrence, le profil des compétiteurs, les mécanismes de création de la valeur… L’usage de l’IA interroge aussi les chaînes de valeur fragmentées et globalisées : des mouvements de ré-internalisation et de relocalisation de tâches deviennent envisageables à partir du moment où elles sont répétitives et à faible valeur ajoutée pour être prises en charge par des algorithmes. De fait, c’est potentiellement une remise en cause de la spécialisation de certains pays trop focalisés sur l’outsourcing. L’IA, ce n’est donc pas seulement un enjeu économique, mais aussi politique.

L’intelligence artificielle s’immisce dans toutes les fonctions de l’entreprise, du service client avec les chatbots, en passant par la logistique pour optimiser les livraisons ou dans le recrutement pour analyser et traiter les CV. Elle accède même au rang de ressource-clé eu égard aux avantages qu’elle procure : remplacement du travail par du capital, accroissement des capacités de production, développement des gains de productivité, ...

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Jancovici : La crise inexorable du tout carbone | Xerfi Canal 12/04/2019 H

Article (TENDANCES)

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Xerfi Canal a reçu Jean-Marc Jancovici, Président de The Shift Project et associé de Carbone 4, pour parler des objectifs climatiques mondiaux.

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On associe souvent le métier de manager à un exercice contraire au jeu du ni oui ni non. Etre manager signifie, plusieurs fois par jour, en continu, savoir dire oui ou non. L’indécision n’est pas supposée être une vertu managériale : ne savoir dire ni oui, ni non c’est montrer croit-on une forme d’indétermination, de manque de caractère.



Et pourtant cette conception ne serait-pas l’expression d’une vision occidentale des choses ? En Chine, un bon manager au contraire sera celui ou celle qui saura ne jamais dire oui ou non mais qui au contraire saura rassembler ces oppositions, ces contradictions, dans le but de les dépasser. Ce principe c’est celui que nous connaissons sous le nom de Yin et Yang.



Mais utiliser une conjonction de coordination telle que ET entre Yin et Yang c’est montrer immédiatement notre inaptitude à comprendre cette autre manière de raisonner. En Chinois en effet, il s’agit de penser par deux, en utilisant Yin-Yang comme un seul mot, comme on utilise l’expression " aigre-doux ". Chaque terme exprime non un état mais une tendance, une orientation, une inclination, un état passager. " Si souple et " souplesse " sont consonants avec le Yin, c’est bien parce que l’effet de type Yin est " d’assouplir ". En écho, si " ferme " et " fermeté " sont rapportés à Yang, c’est bien parce que l’effet de type Yang est de " raffermir ", explique Cyrille Javary, auteur du livre Yin-Yang aux Editions Albin Michel.



Au fond la perspective Yin-Yang est une formidable façon de dénoncer les faux dualismes, de mettre en évidence le dynamisme du vivant, fait de continus changements. Bruce Lee employait l’image des pédales d’une bicyclette pour montrer que le cycliste, avance si et seulement si, son pied monte lorsque l’autre descend, et ce de manière harmonieuse et cadencée.

Ainsi le jour ne s’oppose pas à la nuit mais en dépend. Ainsi l’opposition " lourd/léger " ne fonctionne pas en chinois car elle semble décrire deux états alors que dans la perspective Yin-Yang elle ne fait que décrire deux tendances, l’une à se charger l’autre à se décharger.



L’ouvrage illustre cette façon alternative de penser à partir d’exemples connus des occidentaux : la Grande Muraille par exemple, conçue à la fois comme une ligne de défense pour empêcher la progression de l’ennemi, mais également comme un lieu de communication avec l’extérieur.



Javary, sans feindre d’ignorer les atrocités du maoïsme, rappelle les éléments qui font du Grand Timonier un adepte du Yin-Yang. Celui-ci considérait en effet que tout problème se compose d’une contradiction primordiale et d’une contradiction seconde : l’une prenant successivement la place de l’autre et vice versa. Mao n’hésitait pas ainsi à inverser l’ordre des priorités, ce grand virement que le Yi Iing le livre qui remonte à l’origine de l’écriture chinoise appelle la " ligne mutante ". Lorsque c’était nécessaire, Mao s’alliait avec l’ennemi intérieur, pour expulser les japonais par exemple, avant de reprendre ensuite, mais ensuite seulement, la lutte pour le pouvoir central en Chine.



Cet habile balancement comporte plusieurs leçons afin de mieux appréhender le monde des affaires chinois : tout d’abord, de comprendre que le changement est pour eux le seul facteur immuable et constant; tout le reste est soumis à transformation continue, comme la stratégie par exemple, qui impose successivement des moments de conquête et des mouvements de recul.



De cesser ensuite de se lamenter inutilement face à des interlocuteurs qui, ne sachant par principe dire ni oui ni non, se préoccupent d’abord de ne pas vous faire perdre la face, ni la leur.



Au fond ce que recherchent les chinois ce n’est pas un principe de vérité mais un principe d’efficience, de sortir des contradictions dans lesquels nous sommes comme empêchés d’agir et le monde comme pétrifié. Pour sortir de cette situation d'obstruction, la culture littéraire et philosophique chinoise nous invite à considérer comment nos incohérences, nos crises et nos méprises, sont aussi les moments privilégiés pour transformer les choses, en soi, et hors de soi.

On associe souvent le métier de manager à un exercice contraire au jeu du ni oui ni non. Etre manager signifie, plusieurs fois par jour, en continu, savoir dire oui ou non. L’indécision n’est pas supposée être une vertu managériale : ne savoir dire ni oui, ni non c’est montrer croit-on une forme d’indétermination, de manque de caractère.



Et pourtant cette conception ne serait-pas l’expression d’une vision occidentale des choses ? En Chine, un ...

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Américains ou chinois, les groupes du numérique confirment progressivement leur leadership mondial en matière d’intelligence artificielle. À coup de milliards de dollars d’investissements, ils s’emploient à constituer de très larges équipes de programmeurs en interne, à embaucher les meilleurs experts du domaine, et à racheter les plus belles pépites. Il faut dire que l’IA du futur présage une rupture d’ampleur : celle de remplacer l’individu par la machine. L’IA contemporaine, elle, se limite au rôle d’assistant, de prothèse humaine. C’est cette IA " faible " qui commence à irriguer tous les secteurs d’activité et toutes les fonctions de l’entreprise, avec à la clé, des gains de productivité, des gains en qualité et, par effet de " rebond ", la création de nouvelles offres.

En détenant cette technologie pivot, les groupes du numérique acquièrent une place tout à fait particulière dans le système productif. Forts de ressources financières et humaines considérables, ils ont les moyens de concevoir la mécanique de base des systèmes d’intelligence artificielle à des tarifs extrêmement compétitifs. À l’image d’un châssis conçu pour un modèle de voiture et réemployé sur un autre modèle, les systèmes d’IA de Google, Facebook ou IBM sont destinés à être adaptées aux besoins d’organisations tierces.

Ce prêt-à-porter technologique revêt cependant des risques ou des coûts cachés pour les entreprises, à commencer par la dépendance économique et technologique. Et puis si toutes les entreprises d’une industrie recourent aux mêmes solutions standardisées, le risque d’indifférenciation des offres, et donc de concurrence par les prix, pourrait s’accélérer. Ces solutions peuvent aussi se révéler un véritable cheval de Troie pour capter les données des entreprises (et de leurs clients) et mettre la main sur leur savoir-faire.

Il apparaît donc crucial pour une entreprise de personnaliser ces systèmes d’IA " ouverts " pour empêcher la valeur de migrer vers ces géants du numérique. Cela sous-entend de s’entourer de compétences spécifiques, d’ingénieurs et programmeurs informatiques pour concevoir, maintenir et faire évoluer ces outils. Ces compétences seront de préférence internalisées pour éviter les solutions standardisées, facilement imitables et approximativement ajustés des prestataires du numérique.

L’intelligence artificielle pose une autre question d’ordre stratégique aux entreprises : de quel type et de quelle quantité de données disposer pour en tirer pleinement parti ? Il ne s’agit pas forcément d’évoluer dans le domaine du big data en collectant un maximum d’informations trop souvent gouvernée par les géants du numérique, mais bien du small ou du smart data, c’est-à-dire de disposer d’une quantité plus restreinte mais plus pertinente d’informations. Ne l’oublions pas : des données fausses à grande échelle donneront toujours une solution erronée. Et puis si toutes les entreprises partagent les mêmes données, comment les entreprises se différencieront-elles ?

Dès lors, savoir collecter les données, les raffiner, leur donner du sens s’imposent comme des pré-requis indispensables pour implémenter des solutions d’intelligence artificielle dans l’entreprise. Il faut également savoir protéger les données, notamment depuis la mise en place du RGPD en Europe. Les entreprises vont donc devoir acquérir des compétences en interne pour travailler la data, l’interpréter, garder la main sur leurs données. Objectif : en faire un atout pour réussir le virage de l’intelligence artificielle et une arme pour renforcer son avantage concurrentiel.
Américains ou chinois, les groupes du numérique confirment progressivement leur leadership mondial en matière d’intelligence artificielle. À coup de milliards de dollars d’investissements, ils s’emploient à constituer de très larges équipes de programmeurs en interne, à embaucher les meilleurs experts du domaine, et à racheter les plus belles pépites. Il faut dire que l’IA du futur présage une rupture d’ampleur : celle de remplacer l’individu ...

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• Graphique: D'où viennent les spams ? | Statista | Xerfi Canal 26/04/2019 H

Article (INTERNATIONAL)

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Les spams envahissent inlassablement nos boîtes mails. Selon securelist.com, ces derniers représentaient environ 52 % de la totalité des courriels envoyés dans le monde l'an dernier. Se désinscrire des listes d'e-mailing ou ne donner son adresse e-mail qu'avec parcimonie ne permettent pas de s’en protéger intégralement et même si la plupart atterrissent directement dans les courriers indésirables, ils n’en sont pas moins exaspérants.
Véritables problèmes pour la sécurité des données personnelles, les spams font tous les ans de nombreuses victimes. Toujours d'après securelist.com, la Chine est le premier pays émetteur de spams au monde, soit 12 % du trafic mondial de courriels indésirables. Les États-Unis occupent le deuxième rang (9 %), suivis de l'Allemagne (7 %). Bien que seuls un peu plus de 3 % des spams mondiaux proviennent de France, cela place tout de même l'Hexagone dans les 10 principaux pays de provenance juste derrière la Russie (4,29 %). Bonne nouvelle cependant, le trafic mondial de spams en 2018 était inférieur de 4 % au niveau atteint en 2017.
Les spams envahissent inlassablement nos boîtes mails. Selon securelist.com, ces derniers représentaient environ 52 % de la totalité des courriels envoyés dans le monde l'an dernier. Se désinscrire des listes d'e-mailing ou ne donner son adresse e-mail qu'avec parcimonie ne permettent pas de s’en protéger intégralement et même si la plupart atterrissent directement dans les courriers indésirables, ils n’en sont pas moins exaspérants.
Véritables ...

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Comme le montre notre infographie, la création de données numériques est sur le point d'exploser. Ainsi, le volume créé pourrait presque quadrupler entre 2020 et 2025 avant de poursuivre une croissance exponentielle et dépasser le seuil des 2 000 zettaoctets à l'horizon 2035.

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La filière de l'immobilier de tourisme | Xerfi Canal 17/05/2019

Article (BUSINESS)

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L’immobilier de tourisme connaît un nouvel élan après des années d’accalmie. La fréquentation des hébergements touristiques a atteint de nouveaux records en 2018, avec plus de 214 millions de nuitées dans les hôtels, 74 millions dans les résidences de tourisme et 25 millions dans les villages de vacances. La dynamique devrait se poursuivre d’ici 2022 selon l’étude Xerfi-France, entraînant une hausse des besoins de construction. Les gestionnaires de ces biens immobiliers doivent non seulement rééquilibrer une offre d’hébergements insuffisamment pourvue dans certaines régions, mais aussi répondre aux nouvelles attentes des vacanciers en matière d’espace et de lieux d’échanges. Côté investisseurs, les particuliers se réintéressent à ce type d’actifs, l’un des rares conciliant défiscalisation et loisirs. Les institutionnels font également leur retour, attirés par de belles opportunités d’investissement.

Pour les promoteurs, le retour des institutionnels se révèle une opportunité pour vendre en bloc et donc limiter les frais de commercialisation et de gestion locative. En revanche, cette évolution n’est pas sans impact sur les gestionnaires dont certains sont aussi promoteurs. Très soucieux de la solidité financière de leurs partenaires, les investisseurs institutionnels privilégient en effet quasi systématiquement des exploitants dotés d’un solide savoir-faire, financièrement sains et reconnus. C’est donc logiquement les leaders qui tirent leur épingle du jeu comme Pierre & Vacances, Club Méditerranée ou Odalys, ce qui devrait au passage accélérer les rapprochements entre ces poids lourds. De nombreux projets sortent également de terre, en particulier dans les stations huppées des Alpes, où le promoteur-constructeur MGM vient d’inaugurer des résidences 5 étoiles et en prévoit 3 autres en 2019. Les grands noms de l’hébergement touristique ne sont pas en reste, notamment le Club Méditerranée qui compte ouvrir 1 à 2 nouveaux villages par an en France, dont la moitié à la montagne. En outre, si les relations entre gestionnaires de résidences et promoteurs se sont pacifiées, ces derniers doivent tout de même composer avec de puissants commercialisateurs mais aussi et surtout avec la plus grande implication des collectivités dans le développement touristique.

On comprend alors que les logiques partenariales sont au cœur de la dynamique de développement des promoteurs et gestionnaires. Les collectivités locales constituent en effet un allié stratégique compte tenu de leur connaissance des territoires, de leurs réserves foncières et de leur rôle désormais central dans le processus décisionnel des projets d’investissement. Il s’agit surtout pour les promoteurs de se rapprocher des collectivités locales et de conduire des stratégies de placement de leurs programmes auprès des gestionnaires. Autre axe de développement : la montée en gamme et la transformation des résidences en véritables destinations touristiques. Cette mutation se révèle en effet indispensable pour limiter la saisonnalité propre à l’activité, repenser l’offre pour la rendre plus attractive et séduire la clientèle internationale.
L’immobilier de tourisme connaît un nouvel élan après des années d’accalmie. La fréquentation des hébergements touristiques a atteint de nouveaux records en 2018, avec plus de 214 millions de nuitées dans les hôtels, 74 millions dans les résidences de tourisme et 25 millions dans les villages de vacances. La dynamique devrait se poursuivre d’ici 2022 selon l’étude Xerfi-France, entraînant une hausse des besoins de construction. Les gesti...

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L’activité des épiceries fines compte parmi les plus dynamiques du commerce alimentaire. Alors que les Français plébiscitent les produits gourmets, de qualité, issus d’un savoir-faire traditionnel, l’effervescence bat toujours son plein sur un marché estimé entre 7 et 9 milliards d’euros et qui attire de nombreux acteurs. Selon l’étude Xerfi France, les épiceries fines, qu’elles soient généralistes ou spécialisées, leaders ou indépendantes, ont vu leur chiffre d’affaires progresser en 2018, pénalisé en toute fin d’année par les mouvements sociaux et leur impact sur l’activité touristique de la Capitale. Sur ce marché, on compte aussi les GSA dont les ventes représentent près de 3 milliards d’euros. Des GSA qui misent sur leur MDD premium. Quant aux boutiques mono-produit haut de gamme, elles sont également en très forte expansion, dans la distribution physique comme sur Internet.


Une nouvelle forme de concurrence vient néanmoins concurrencer les épiceries fines, notamment les indépendantes : il s’agit des plateformes de circuits courts. Des plateformes qui émergent sur la Toile, non sans difficulté d’ailleurs, pour connecter les consommateurs aux producteurs. Rares sont en effet les e-commerçants tels que l’épicerie en ligne BienManger.com à être parvenus à atteindre une audience significative sur le créneau de l’épicerie fine. Parmi les acteurs nouvellement arrivés, citons Pourdebon qui pourrait créer la différence de par son origine. La marketplace de produits du terroir est en effet née d’une alliance singulière, celle de Webedia, éditeur de portails thématiques capable de fédérer d’importantes communautés sur le web, avec Chronopost, filiale de La Poste en mesure de fournir des services de livraison de produits alimentaires performants via Chronofresh. Mais à court terme, c’est surtout Amazon qui inquiète les acteurs du marché. Le géant américain vient d’ouvrir sa " boutique de producteurs ". Et tout laisse à penser qu’il pourrait également lancer son supermarché Amazon Fresh en France. Son arrivée bouleverserait alors les positions établies dans le e-commerce alimentaire et a fortiori dans le e-commerce de produits d’épicerie fine.


Face aux offensives de la concurrence, les grandes maisons de l’épicerie fine ont néanmoins une carte maîtresse pour se distinguer : des marques fortes associées à l’univers du luxe qui leur confèrent un important potentiel de croissance et une capacité de résistance. Pour se développer, elles misent d’abord sur des stratégies d’extension de l’offre, sur des marchés connexes à leur activité d’origine (comme la restauration) ou sur de nouveaux territoires d’influence. Fauchon vient ainsi d’inaugurer un hôtel 5 étoiles à Paris, premier d’un futur réseau international de 20 établissements. Autre levier de croissance : l’extension de la cible de clientèle, sur le marché BtoB. Les acteurs traditionnels étendent également les formats de distribution. Toutes les enseignes ou presque se sont en effet déployées sur le web via un site marchand. Il y a enfin l’international. Mais si les enseignes d’épicerie fine ouvrent des points de vente physique dans quelques grandes capitales étrangères, l’exportation de l’art de vivre à la française passent aussi, de plus en plus, par le e-commerce.
L’activité des épiceries fines compte parmi les plus dynamiques du commerce alimentaire. Alors que les Français plébiscitent les produits gourmets, de qualité, issus d’un savoir-faire traditionnel, l’effervescence bat toujours son plein sur un marché estimé entre 7 et 9 milliards d’euros et qui attire de nombreux acteurs. Selon l’étude Xerfi France, les épiceries fines, qu’elles soient généralistes ou spécialisées, leaders ou indépendantes, on...

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Tourisme : qui sont les vrais pays performants ? [Alexandre Mirlicourtois] | Xerfi Canal 11/06/2019 H

Article | CDI NEWS - Pôle Formation CCI, CDI NEWS - Pôle Formation EGC, CDI News - Pôle Formation (INTERNATIONAL)

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Pour déterminer quel est le pays européen le plus performant en matière de tourisme, se limiter au nombre de visiteurs étrangers passés sur le territoire est un leurre. Une diversion qui permet à la France de revendiquer la place de numéro 1 mondial avec près de 90 millions de touristes. En Europe, seule l’Espagne supporte la comparaison. L’Italie à la troisième place est distancée, tout comme le Royaume-Uni qui avec moins de 40 millions de visiteurs fait deux fois moins bien environ, et ainsi de suite jusqu’au Danemark qui avec un peu moins de 12 millions de touristes fait partie du top 12 européen.


Nombre de touristes par habitant


Premier accueil, il faut éliminer l’effet taille et rapporter le nombre de visiteurs à la population locale pour que cela ait du sens. Ce premier retraitement bouscule l’ordre établi. Deux pays se détachent. Le premier est devenu une destination star de l’été, la Croatie. Le pays bénéficie à la fois de son positionnement géographique, de son climat, des investissements massifs dans les infrastructures d’accueil depuis le début des années 2000, de son adhésion à l’Union européenne en 2013, puis plus récemment de la désaffection des touristes pour l’Afrique du Nord. A ses côtés, la destination phare hivernale, l’Autriche, et son important domaine skiable qui fait du pays la première destination ski au monde. Croatie et Autriche accueillent ainsi plus de 3 touristes pour un habitant. La Grèce se place en 3ème position avec plus de 2,5 visiteurs pour un habitant, quant à la France, elle glisse à la 7ème place avec seulement 1,3 touriste par habitant. En queue de classement, trois pays reçoivent un nombre de visiteurs nettement inférieur à leur population : le Royaume-Uni, la Pologne et l’Allemagne.


Recettes touristiques et PIB


Second écueil à éviter : avec ces chiffres on passe en partie à côté de l’essentiel, c’est-à-dire le chiffre d’affaires réalisé par tous ces touristes sur le territoire. Et pour gommer l’effet taille, une fois de plus, il faut le rapporter au PIB. C’est un bon moyen de détecter les pays hyperspécialisés ou hyper-performants en matière touristique. Les recettes touristiques représentent ainsi près de 20% du PIB croate, mais c’est ici plus le révélateur d’une petite économie mono-spécialisée sur le tourisme qu’une indication sur la vraie performance de son secteur touristique. De même, à l’autre bout de l’échiquier, la place de l’Allemagne est la marque d’un secteur touristique sous-dimensionné et d’une économie à l’assise sectorielle très large. En revanche, la place de la France en 8ème position, alors que le pays bénéficie des deux formes de tourismes de loisirs (estivale et hivernale), renforcé en plus par le tourisme d’affaires, est bien le révélateur d’une faiblesse, faiblesse que partage aussi l’Italie.


Chiffre d’affaires moyen par touriste


Les recettes moyennes dégagées par touriste complète l’analyse. Une fois de plus le classement est chamboulé. Le Royaume-Uni arrive cette fois-ci nettement en tête avec plus 1 150 euros de gains par visiteur, devant le Portugal et l’Allemagne. La France se retrouve à nouveau en milieu de classement avec 618 euros seulement. De fait, beaucoup de vacanciers d‘Europe du Nord, Anglais, Allemands, Belges, Néerlandais ne font que traverser le pays avant de rejoindre leur vraie destination finale, en l’occurrence l’Espagne ou le Portugal. Ils restent une nuit, dépensent peu et leur principal budget est celui du carburant et des péages.


En combinant les trois principaux indicateurs pertinents — celui du nombre de touristes par habitant, des recettes touristiques en fonction du PIB et du chiffre d’affaires moyen par touriste — c’est finalement le Portugal qui arrive en tête grâce à une stratégie offensive de montée en gamme et de développement de l’offre, tout comme la Croatie et l’Espagne qui complètent le podium. L’Autriche et la Grèce intègrent le top 5. La France tombe de son piédestal et se retrouve en 7ème position et renvoie l’image d’un pays qui sous-exploite son potentiel touristique, tout comme l’Italie reléguée à la 10ème place. Deux pays qui partagent pourtant l’un des plus beaux patrimoines culturel mais qui vivent en bonne partie sur leurs acquis.
Pour déterminer quel est le pays européen le plus performant en matière de tourisme, se limiter au nombre de visiteurs étrangers passés sur le territoire est un leurre. Une diversion qui permet à la France de revendiquer la place de numéro 1 mondial avec près de 90 millions de touristes. En Europe, seule l’Espagne supporte la comparaison. L’Italie à la troisième place est distancée, tout comme le Royaume-Uni qui avec moins de 40 millions de ...

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Ces managers hors sol qui zappent de poste en poste [Frédéric Fréry] | Xerfi Canal 11/06/2019 H

Article | CDI NEWS - Pôle Formation CCI, CDI NEWS - Pôle Formation EGC, CDI News - Pôle Formation ICAM (BUSINESS)

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Vous avez peut-être déjà rencontré un de ces managers zappeurs, dont le parcours ressemble à un jeu de piste. Certains passent ainsi d’un poste dans l’industrie à une responsabilité dans la finance, d’une direction administrative à une direction opérationnelle, d’une fonction commerciale à une fonction logistique, ou encore d’un statut de consultant ou de banquier à un poste de dirigeant. Dans la haute fonction publique, ils peuvent rebondir d’un ministère à un autre, d’une entreprise à une agence, ou d’une collectivité territoriale à une direction centrale. Pour ces managers hors sol, qui restent rarement plus de quatre ans dans la même position, le contexte est apparemment sans importance. Managers professionnels, ils semblent capables d’exercer leurs talents indépendamment de l’industrie, de la fonction, du lieu et de l’histoire.



Le management n’est pas une discipline théorique



Or, comme le rappelait Henri Fayol, un des pères du management, " la lumière des principes, comme celle des phares, ne guide que ceux qui connaissent le chemin du port. " Si l’on ne connait rien ni à l’entreprise ni à l’industrie dans laquelle on travaille, si l’on ignore la culture, les valeurs, les savoir faire et les schémas de pensée implicites qui structurent le quotidien d’une organisation, même les principes de management les plus éprouvés peuvent se révéler stériles, artificiels, voire toxiques. Le management n’est pas une discipline théorique, en apesanteur, que l’on peut se contenter d’exercer dans le contexte feutré des salles de comité de direction. Il doit nécessairement s’appuyer sur une connaissance intime du concret de l’organisation et ne jamais en négliger les contraintes les plus ordinaires au nom des principes les plus généraux.



L’imposture des managers hors sol



Malheureusement, les managers hors sol n’ont généralement pas le temps de comprendre véritablement ce qu’ils font. Tout accaparés par leur progression de carrière, ils reproduisent les mêmes solutions standardisées d’un poste à l’autre, se font les hérauts des dernières tendances à la mode, et dissimulent derrière leur autorité formelle leur méconnaissance du contexte. S’ils changent aussi fréquemment de poste, c’est paradoxalement pour éviter que leur inconstance soit révélée : la première année, ils arrivent auréolés de leur réputation de grands professionnels. La deuxième année, vous commencez à vous interroger sur la réalité de leur talent. La troisième année, ils passent de plus en plus de temps à chercher un nouveau poste. La quatrième année, ils partent, mais en ayant ajouté à leur CV une nouvelle expérience qui leur vaudra certainement une promotion. Certains en viennent ainsi à occuper des postes réellement importants, où leur détachement sera d’autant plus dangereux.



Par conséquent, méfiez-vous des managers hors sol. Ne vous laissez pas impressionner par la longue liste des fonctions qu’ils ont occupées. Ne soyez pas dupes de leur trajectoire apparemment brillante. Demandez-vous plutôt ce qu’ils ont réellement fait, ce qui les a poussés à changer aussi fréquemment, et renseignez-vous auprès de leurs précédents collègues.



Comme le soulignait très malicieusement Warren Buffet " Lorsqu’un manager avec une réputation d’excellence rencontre une entreprise avec une réputation de difficulté, c’est généralement l’entreprise qui conserve sa réputation. "
Vous avez peut-être déjà rencontré un de ces managers zappeurs, dont le parcours ressemble à un jeu de piste. Certains passent ainsi d’un poste dans l’industrie à une responsabilité dans la finance, d’une direction administrative à une direction opérationnelle, d’une fonction commerciale à une fonction logistique, ou encore d’un statut de consultant ou de banquier à un poste de dirigeant. Dans la haute fonction publique, ils peuvent rebondir ...

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Et si les années de forte croissance touchaient à leur fin pour les campings ? Après des années de croissance ininterrompue, la dynamique risque en effet d’être difficile à tenir selon l’étude Xerfi-Precepta sur l’hôtellerie de plein air. Jugez plutôt. Leur fréquentation a encore battu un nouveau record en 2018. Leur chiffre d’affaires s’est même envolé de 50% en 6 ans et leur rentabilité financière frôle les 12%, et cela malgré les lourds investissements consentis pour se renouveler. [...] Et si les années de forte croissance touchaient à leur fin pour les campings ? Après des années de croissance ininterrompue, la dynamique risque en effet d’être difficile à tenir selon l’étude Xerfi-Precepta sur l’hôtellerie de plein air. Jugez plutôt. Leur fréquentation a encore battu un nouveau record en 2018. Leur chiffre d’affaires s’est même envolé de 50% en 6 ans et leur rentabilité financière frôle les 12%, et cela malgré les lourds ...

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