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Documents  Conseil d'Orientation pour l'Emploi | enregistrements trouvés : 4

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Les progrès réalisés dans le champ de la robotique et de l’intelligence artificielle, l’essor de l’Internet des objets, le traitement des données de masse (big data) ou l’émergence de l’impression 3D alimentent aujourd’hui des inquiétudes autour d’un " futur sans emploi ".
Dans la littérature économique internationale, depuis 2013, plusieurs études ont cherché à estimer la part des emplois actuels qui pourraient être menacés de disparition du fait des nouvelles possibilitésd’automatisation. Ces études, pour la plupart basées sur des données étrangères et qui ne se concentrent que sur les suppressions d’emploi, considèrent que les effets potentiels sur le volume de l’emploi seraient significatifs voire massifs, sans cependant nullement s’accorder sur l’ampleur de ce risque.
L’importance d’un diagnostic sur cette question est cruciale : c’est sur cette base que doivent s’appuyer les évolutions des politiques publiques à mettre en œuvre : elles ne sont ni de la même ampleur, ni de la
même nature selon que les transformations sont lentes ou brutales, mineures ou massives, et concentrées ou non sur certaines compétences, certaines zones géographiques, certaines catégories d’emploi.
C’est pourquoi le Conseil d’orientation pour l’emploi a souhaité approfondir et affiner le diagnostic en procédant à une analyse complète des impacts prévisibles de la nouvelle vague d’innovations technologiques sur l’emploi et sur le travail.
Dans ce premier tome, il a cherché à apprécier les effets constatés et envisageables, à la fois :
- sur le volume de l’emploi (en termes de disparition, mais aussi de créations) ;
- sur la structure de l’emploi (quels sont les métiers et les secteurs les plus concernés ? comment lesmétiers sont-ils appelés à évoluer ? quels types de compétences seront à l’avenir prioritaires ?) ;
- sur la localisation de l’emploi, à la fois à l’échelle nationale (quelles pourraient être les zones d’emploi les plus concernées ?) et internationale (les technologies pourraient-elles favoriser un mouvement de
relocalisation des emplois en France ?).
Dans ce cadre, il a notamment demandé au Secrétariat général du Conseil de réaliser une étude statistique, sur la base de l’exploitation des données françaises et individuelles de l’enquête Conditions de
travail, visant :
- à apprécier la part des emplois qui seraient potentiellement concernés par l’automatisation, qu’il s’agisse d’un risque de suppression ou d’une possibilité de transformation des emplois ;
- mais aussi à en décliner les résultats globaux par métier, qu’il s’agisse là aussi des risques de suppression d’emplois ou des possibilités de transformation d’emplois.
Cette étude montre que :
- moins de 10 % des emplois existants présentent un cumul de vulnérabilités susceptibles de menacer leur existence dans un contexte d’automatisation et de numérisation ;
- mais la moitié des emplois existants est susceptible d’évoluer, dans leur contenu, de façon significative à très importante ;
- le progrès technologique continuerait à favoriser plutôt l’emploi qualifié et très qualifié : parmi les emplois susceptibles d’être vulnérables, les métiers surreprésentés, en volume ou au regard de leur part
dans l’emploi total, sont souvent des métiers pas ou peu qualifiés.
Les progrès réalisés dans le champ de la robotique et de l’intelligence artificielle, l’essor de l’Internet des objets, le traitement des données de masse (big data) ou l’émergence de l’impression 3D alimentent aujourd’hui des inquiétudes autour d’un " futur sans emploi ".
Dans la littérature économique internationale, depuis 2013, plusieurs études ont cherché à estimer la part des emplois actuels qui pourraient être menacés de disparition du ...

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La transformation numérique de l’économie et les progrès de l’automatisation alimentent de profondes évolutions du contenu et de la structure de l’emploi. Dans cette période de transition, l’enjeu majeur est bien d’assurer l’ajustement entre les compétences des actifs et les besoins d’une économie en mutation pour permettre à chacun d’avoir un bon emploi et pour tirer tout le parti de la transformation en cours.
Le tome 2 de ce rapport entend d’abord poser un diagnostic aussi précis que possible dans un contexte par définition mouvant et incertain. Il cherche à mieux cerner les compétences susceptibles d’être fréquemment demandées dans une économie de plus en plus numérisée et automatisée et à apprécier l’état actuel des compétences de la population active française à l’aune de ces nouveaux besoins. Sur la base de ce diagnostic, le Conseil propose les grands axes d’une stratégie globale d’évolution des compétences dans le cadre de la révolution numérique.
La transformation numérique de l’économie et les progrès de l’automatisation alimentent de profondes évolutions du contenu et de la structure de l’emploi. Dans cette période de transition, l’enjeu majeur est bien d’assurer l’ajustement entre les compétences des actifs et les besoins d’une économie en mutation pour permettre à chacun d’avoir un bon emploi et pour tirer tout le parti de la transformation en cours.
Le tome 2 de ce rapport entend ...

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Les avancées technologiques permettent et induisent des modificationsdes modes de production et de distribution de biens et de services avec
des conséquences sur l’emploi, le travail et les besoins en compétences.Parce qu’elles transforment les métiers dans leur contenu, parce
qu’elles sont-elles mêmes porteuses de nouvelles façons de communiquer, de collaborer ou de coordonner le travail, parce qu’elles
sont, également, utilisées par les actifs dans leur journée de travail comme en dehors, la diffusion de nouvelles technologies contribue
également à transformer la façon dont le travail est réalisé et vécu.
Le rapport du Conseil d’orientation pour l’emploi établit un diagnostic sur les tendances actuelles observées des pratiques d’organisation du
travail et leur lien avec les avancées technologiques ainsi que leurs implications sur les situations des personnes au travail.
Les avancées technologiques permettent et induisent des modificationsdes modes de production et de distribution de biens et de services avec
des conséquences sur l’emploi, le travail et les besoins en compétences.Parce qu’elles transforment les métiers dans leur contenu, parce
qu’elles sont-elles mêmes porteuses de nouvelles façons de communiquer, de collaborer ou de coordonner le travail, parce qu’elles
sont, également, utilisées par les actifs ...

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La consommation des ménages se transforme, avec l’essor de nouveaux modes de consommation dits " responsables ". Les consommateurs affichent ainsi une préférence accrue pour des produits plus respectueux de l’environnement, plus sains, plus éthiques, plus socialement responsables, " made in local " ou " made in France ". Ces tendances vont se poursuivre, voire s’accélérer. Elles contribuent d’ores et déjà à modifier l’offre de produits. Elles ont et auront des effets sur l’emploi. Pourtant, cet impact sur l’emploi n’a jamais été étudié dans son ensemble.

Le Conseil en a donc évalué la nature et l’ampleur, en analysant les mécanismes à l’œuvre.

Au total, le Conseil estime que ces nouvelles tendances de consommation peuvent représenter un potentiel de développement de l’emploi, d’une ampleur variable selon les domaines. Le rapport en détaille les effets secteur par secteur (" made in local ", nouvelles pratiques d’achat, d’usage et de rejet, produits plus " verts ", produits plus éthiques, produits bio) et met en évidence les canaux qui peuvent conduire à ces créations d’emploi. Il souligne par ailleurs l’importance des réallocations sectorielles et géographiques susceptibles d’intervenir, avec des créations d’emploi dans certains secteurs, des transformations ou des destructions dans d’autres.

Une nouvelle étude quantitative réalisée par le Conseil et présentée dans le rapport confirme ce potentiel : elle montre que 150 000 emplois pourraient être créés si les ménages, comme ils en affichent l’intention dans les sondages, privilégiaient le " made in France " pour 10% des produits importés qu’ils achètent aujourd’hui. Ce potentiel est toutefois théorique. Pour qu’il devienne réalité :

- d’une part, l’offre productive française doit être au rendez-vous, à la fois en volume et en compétitivité, pour répondre à ces nouvelles orientations de la demande en France et à l’étranger ;

- d’autre part, il importe d’avoir les bonnes compétences au bon endroit. Ces nouveaux modes de consommation se traduiront en effet par des transformations des emplois existants et des réallocations d’emplois entre secteurs économiques : c’est ce qu’on voit par exemple avec les produits " verts ", le bio ou les circuits courts ;

Réaliser ces deux conditions est indispensable : comme le souligne Marie-Claire Carrère-Gée, " dans tous les pays, l’offre productive, l’emploi et les compétences s’adaptent à cette nouvelle donne qui est une tendance mondiale. Nous devons relever le défi de cette transformation de la demande ".

Le Conseil considère que la France dispose de sérieux atouts pour cela, et pour s’affirmer dans la compétition internationale. La France jouit ainsi de nombreux savoir-faire agricoles, industriels (grands groupes et PME) et artisanaux de qualité, avec une main d’œuvre qualifiée. Nombre d’entreprises françaises sont déjà positionnées sur des marchés d’avenir. Dans bien des domaines relevant de la consommation responsable, les pouvoirs publics ont manifesté un volontarisme précoce et ambitieux. L’économie sociale et solidaire y est développée. Des labellisations d’origine et de qualité, ainsi que des inspections et organismes chargés du contrôle de la qualité et de la sûreté des produits jouissent d’une bonne crédibilité, française et internationale. Les démarches RSE ont été précoces et importantes, contribuant à faire de l’offre française une offre plus socialement responsable.

Le Conseil attire l’attention sur l’enjeu de la transformation des emplois : si beaucoup de travailleurs déclarent trouver plus de sens à leur travail dans ces secteurs, et donc un meilleur épanouissement, une meilleure qualité de l’emploi n’est pas forcément inhérente à cette évolution de l’offre productive. Comme l’indique Marie-Claire Carrère-Gée, " la qualité des produits n’est pas nécessairement synonyme de qualité des emplois : c’est un point de vigilance pour les partenaires sociaux et les pouvoirs publics ".
La consommation des ménages se transforme, avec l’essor de nouveaux modes de consommation dits " responsables ". Les consommateurs affichent ainsi une préférence accrue pour des produits plus respectueux de l’environnement, plus sains, plus éthiques, plus socialement responsables, " made in local " ou " made in France ". Ces tendances vont se poursuivre, voire s’accélérer. Elles contribuent d’ores et déjà à modifier l’offre de produits. Elles ...

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