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- n° 1829 - p.33 à p.56

Le nouveau dispositif public d'appui à l'international prend forme. L'objectif de cette nouvelle équipe de France de l'export : trouver 10 000 nouvelles PME exportatrices d'ici 2010. Elle s'appuie sur des outils d'aide profondément rénovés. Revue de détail, avec un guide pratique et tous les contacts.

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- n° 4065 - p.581 à p.584

Le 15 mars dernier, la cour d’assises de Périgueux condamnait à un an de prison avec sursis le docteur Laurence Tramois, qui avait prescrit d’injecter des substances mortelles à une malade dont le décès était proche. L’infirmière qui avait procédé aux injections, Chantal Chanel, bénéficiait d’un acquittement. Comment ne pas se réjouir de la compréhension du tribunal, en regardant l’image si largement diffusée de ces deux sympathiques jeunes femmes, et en comprenant combien le médecin était attachée à sa patiente??
Le 14 juin 2006, la cour d’assises d’Angers avait acquitté Morten Jensen, qui avait mis fin à la vie de sa jeune épouse qui se mourait d’un cancer. Elle était presque inconsciente, mais laissait échapper de temps à autre quelques gémissements. Le mari manifestait la plus grande tendresse. Un après-midi, il s’allonge auprès de son épouse pour qu’elle sente sa présence, et administre d’un coup la dose de tranquillisants prévue pour vingt-quatre heures. Le décès s’ensuit rapidement.

C’est presque comme des héros que ces trois personnes furent présentées dans bien des médias, notamment à la télévision. Tous les ingrédients étaient réunis pour alimenter l’émotion collective?: des personnes auxquelles chacun pouvait s’identifier, sensibles à la souffrance d’autrui, et s’exposant par pure compassion aux foudres de la justice.
Les partisans de la légalisation de l’euthanasie, et tout spécialement les militants de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), s’emparèrent de ces deux cas. Les trois personnes étaient poursuivies pour un chef d’accusation qui pouvait leur valoir trente ans de prison. La loi était inadaptée. Elles ont été acquittées ou n’ont été condamnées qu’à une peine symbolique. Autre preuve de l’inadaptation de la loi?!

Il n’est pas question ici de mettre en cause la clémence des deux tribunaux. Mais comment se fait-il que ces cas aient généralement été présentés avec complaisance, sans inciter à prendre quelque recul??
Le docteur Tramois était affectivement liée à sa patiente. Elle a agi, dit-elle, " sous une pression psychologique et familiale intense ". Sa responsabilité a été jugée, de ce fait, atténuée. Cela aurait dû être l’occasion de rappeler qu’un médecin devrait éviter de soigner ses proches, car cette proximité peut faire perdre la distance indispensable à toute décision médicale.
C’est sous la même emprise de l’émotion que Morten Jensen provoqua la mort de son épouse. A sans doute fait défaut un médecin compétent qui, pour calmer les douleurs de la malade, aurait augmenté, dans les limites du nécessaire, les doses d’antalgiques et de sédatifs, ou même aurait seulement expliqué que les gémissements entendus ne traduisaient pas une réelle souffrance. En tout cas, M. Jensen est " passé à l’acte " sous l’effet d’une impulsion non préméditée. Il n’a abrégé l’existence de celle qu’il aimait que de quelques jours. Mais, toute sa vie durant, il aura à en porter le poids.

Car on n’oublie pas facilement de tels gestes de mort. On ne tue pas impunément son semblable, fût-ce au regard de sa seule conscience. Semble probant, en la matière, le comportement de cet ancien sénateur qui ne cesse, depuis quelques années, de raconter comment il a fait mourir son père, et de réclamer simultanément la légalisation de l’euthanasie. Comme si ce changement de la législation lui était indispensable pour légitimer à ses propres yeux ce qui était à proprement parler un parricide.

La charge est trop lourde pour les proches; il faut donc la confier aux médecins. Telle est la logique de bien des discours, oubliant que les médecins ne se situent pas au-dessus du lot commun de l’humanité, que les équipes soignantes sont concernées, et que les familles sont de fait impliquées dans de tels gestes.
Ces questions commencent à être abordées dans la presse écrite, mais encore bien peu à la télévision. L’émotion est-elle donc devenue l’ingrédient indispensable pour captiver l’attention du téléspectateur et obtenir le meilleur taux d’audience??
Le degré suprême de manque d’objectivité fut atteint dans l’affaire Vincent Humbert, ce jeune tétraplégique qui avait demandé au Président de la République " le droit de mourir ". Eprouvante, dramatique était sa situation. Il était soigné avec compétence et générosité, affection même, dans un service de rééducation de Berck-sur-Mer. Les membres de l’équipe soignante de ce service avaient beaucoup à dire?; aucun d’entre eux n’eut droit à la moindre minute d’interview télévisée. N’étaient rapportés que les propos de ceux qui avaient fait de Vincent Humbert le héraut, ou l’otage, de la cause du " droit à la mort ", et l’enfermaient ainsi dans le rôle qu’il avait initialement choisi. Car il écoutait attentivement ce qui était dit de lui.
On peut légitimement se demander pourquoi certaines personnes ont été voir ce jeune homme à Berck-sur-Mer. Notamment, qu’allaient donc y faire le président et la vice-présidente de l’ADMD, qui ont publiquement reconnu avoir fait le voyage??
Le " cas Vincent Humbert " représenta pour cette association une rampe de lancement pour l’amplification de ses campagnes d’opinion. Madame Humbert fut abondamment sollicitée, magnifiée telle une icône de l’amour maternel, jusqu’au moment où elle s’est " rendu compte [qu’elle] avait été manipulée, pour défendre une cause qui [la] dépassait * ". L’ADMD multiplia les initiatives?: conférences de presse, lancement de pétitions, influence exercée sur des journalistes, envoi de représentants dans de grandes émissions politiques télévisées, interpellation des candidats à la présidence de la République, rédaction d’un Livre Blanc, Fin de vie, à l’intention de " l’ensemble des responsables qui ont en charge l’évolution de la société ". Bref, tous les moyens d’un intense lobbying.

Dans le Livre Blanc, sont rapportés vingt-sept récits de maladies graves ou de fins de vie. Il s’agit surtout de lettres témoignant de la souffrance des familles, sans aucune enquête complémentaire. Des récits à l’état brut, destinés, une fois de plus, à susciter l’émotion, sans aucune distance critique. Ils tendent à montrer que les lois sur les droits des malades, et notamment sur le droit de refuser des traitements, ne sont pas encore suffisamment respectées, et que demeurent de graves défaillances dans le soulagement de la douleur. Mais, au lieu de conclure qu’il y a encore bien des progrès à accomplir dans ces domaines, ces cas sont rapportés pour demander que la législation reconnaisse un droit de demander une " aide active à mourir ".

Le plus significatif - et inquiétant - dans ce livret réside dans une proposition de loi. Il y est stipulé que " toute personne placée en état de dépendance qu’elle estime incompatible avec sa dignité " a le droit de demander à " bénéficier " d’une " assistance médicalisée pour mourir ", c’est-à-dire, comme on peut le comprendre à la lecture du texte, d’une assistance au suicide ou d’un acte d’euthanasie pratiqués sous contrôle médical. Le médecin en charge du patient, s’il refusait d’y prendre part, serait " tenu d’orienter immédiatement l’auteur de la demande vers un autre praticien susceptible de déférer à cette demande ". Il n’aurait pas le droit de chercher les raisons de cette demande de mort, de manière à limiter les traitements devenus trop lourds, mieux soulager la douleur et chercher les voies d’un meilleur accompagnement.
Or, le nombre des personnes âgées dépendantes augmente. Certaines d’entre elles doutent du sens de leur vie et de l’attachement de leurs proches. Elles se jugent devenues une charge. Une atmosphère de tendresse et d’attention peut les aider à vivre. Un manque de respect peut leur faire perdre le sens de leur propre valeur. La proposition de loi de l’ADMD ne demande aucunement de se mobiliser pour les soutenir dans leur épreuve?; elle se contente de leur ouvrir la porte de la mort.
En 1992, le docteur Cicely Saunders, fondatrice de Saint-Christopher’s Hospice, écrivait déjà?: " Je pense que le "droit à la mort" légalisé ne peut manquer de devenir un "devoir de mourir" pour beaucoup de gens vulnérables, ou, au mieux, la seule option offerte. " Par les moyens évoqués ci-dessus, l’ADMD a réussi à créer en France un mouvement de pensée favorable à cette option. Il importe de savoir y résister, résolument. L’interdit du meurtre a en effet une fonction première, protéger les personnes les plus vulnérables.

PATRICK VERSPIEREN s.j.
Le 15 mars dernier, la cour d’assises de Périgueux condamnait à un an de prison avec sursis le docteur Laurence Tramois, qui avait prescrit d’injecter des substances mortelles à une malade dont le décès était proche. L’infirmière qui avait procédé aux injections, Chantal Chanel, bénéficiait d’un acquittement. Comment ne pas se réjouir de la compréhension du tribunal, en regardant l’image si largement diffusée de ces deux sympathiques jeunes ...

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Notre société voue un culte à la jeunesse et à la santé. La mort est passée sous silence, sujet tabou. Et pourtant, au même titre que la naissance, elle fait partie intégrante de notre existence, de notre croissance et de notre développement ; ce n'est ni l'ultime maladie, ni un ennemi à vaincre ou une prison à fuir. La Mort, dernière étape de la croissance réunit plusieurs points de vue : celui des Indiens d'Alaska, la vision juive, la perception hindouiste et bouddhiste de la mort. Ce livre de lumière et de partage nous apprend à reconsidérer la mort, à l'envisager comme une compagne invisible dans le voyage de la vie. Elle l'enrichit et lui donne un sens. Car " nous, humains, mourons sans cesse et pas seulement à la fin de la vie physique sur terre. Les étapes de l'acte de mourir s'appliquent à tout changement significatif (retraite, changement d'emploi, de ville, divorce). Qui peut affronter et comprendre sa mort ultime peut peut-être apprendre à affronter et à traiter les changements qui se produisent dans sa vie. " Quand la peur laisse place à la compréhension, il devient évident qu'accepter la mort et le mourir, c'est déjà vivre plus pleinement le temps qui nous est donné. Notre société voue un culte à la jeunesse et à la santé. La mort est passée sous silence, sujet tabou. Et pourtant, au même titre que la naissance, elle fait partie intégrante de notre existence, de notre croissance et de notre développement ; ce n'est ni l'ultime maladie, ni un ennemi à vaincre ou une prison à fuir. La Mort, dernière étape de la croissance réunit plusieurs points de vue : celui des Indiens d'Alaska, la vision juive, la ...

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- 207 p.

Le propos de cet ouvrage est d'analyser le processus d'accompagnement : dans quelles situations un accompagnement est-il pertinent ? Que fait-on exactement quand on accompagne quelqu'un ? En quoi l'accompagnement diffère-t-il d'autres postures éducatives ? Quel principe éthique peut servir de repère aux accompagnateurs ? Peut-on se former à l'accompagnement ?

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