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L'Usine Nouvelle


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Ce que vous trouverez dans notre édition 2009-2010 de "L'Atlas des Usines" (version papier)

> Un classement régional, départemental, puis alphabétique de 3 753 sites de production, de plus de 85 salariés.

> Pour chaque site, une description détaillée, avec coordonnées complètes, e-mail et site internet, groupe d'appartenance et nationalité, effectifs au 31 décembre 2008 et 2007, activité (certifications, chiffre d'affaires, classement Seveso...) et équipe dirigeante.

> La structure industrielle et les chiffres clés des 65 premiers groupes industriels en France.
Ce que vous trouverez dans notre édition 2009-2010 de "L'Atlas des Usines" (version papier)

> Un classement régional, départemental, puis alphabétique de 3 753 sites de production, de plus de 85 salariés.

> Pour chaque site, une description détaillée, avec coordonnées complètes, e-mail et site internet, groupe d'appartenance et nationalité, effectifs au 31 décembre 2008 et 2007, activité (certifications, chiffre d'affaires, classement ...

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SOMMAIRE

Les sièges sociaux
8 secteurs d'activité - 26 sous-secteurs d'activité - 6 000 entreprises - 30 000 dirigeants

Secteurs d'activité référencés :
- Aéronautique
- Agroalimentaire
- Automobile
- Bois - Papier - Matériaux
- Chimie - Pharmacie - Énergie
- Électrique - Électronique - Informatique
- Mécanique - Métallurgie - Sidérurgie
- Services - Textile

Index
- Index des Sociétés
- Index des Dirigeants
SOMMAIRE

Les sièges sociaux
8 secteurs d'activité - 26 sous-secteurs d'activité - 6 000 entreprises - 30 000 dirigeants

Secteurs d'activité référencés :
- Aéronautique
- Agroalimentaire
- Automobile
- Bois - Papier - Matériaux
- Chimie - Pharmacie - Énergie
- Électrique - Électronique - Informatique
- Mécanique - Métallurgie - Sidérurgie
- Services - Textile

Index
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- Index des Dirigeants

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- n° 3063 - p.59 à p.69

Né de l'internet grand public, le web 2.0 associe outils innovants de partage de connaissance en ligne et nouveaux usages de communication interactifs et collaboratifs. Cette vague va toucher toutes les entreprises. Des salariés aux dirigeants.

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- n° 3085 - p.26 à p.27

Bolloré en Bretagne, Saft et peut-être Dassault en Aquitaine investissent près de 200 millions d'euros dans des usines de batteries. Tous trois parient sur le décollage de la voiture électrique et des moteurs hybrides.
Renault vient d'annoncer qu'il parie sur la voiture électrique en Israël en signant un partenariat avec Shai Agassi et sa start-up Better Place. Vincent Bolloré y croit tout autant. " Ce marché des véhicules électriques va décoller en 2010-2011 et nous devons être prêts ! " expliquait-il, l'automne dernier, devant un parterre de dirigeants bretons. Cette prophétie s'est traduite, dans les faits, par un investissement de 150 millions d'euros dans une usine de batteries pour sa filiale Batscap. L'homme d'affaires breton, qui a opté pour une technologie lithium-métal-polymère, devait inaugurer, le 24 janvier, le site de production d'Ergué-Gabéric, près de Quimper (Finistère). Capable de produire 1 million de batteries par an, il fournira des accumulateurs dits de super capacité, sorte de turbo donnant aux véhicules électriques un surcroît de puissance lors des accélérations. Une semaine plus tard, ce sera au tour de Johnson Controls-Saft d'inaugurer à Nersac, près d'Angoulême (Charente), une ligne de production dédiée aux batteries lithium-ion. " Quinze millions d'euros ont été investis pour fournir notre système énergétique hybride à Mercedes. Il intégrera la nouvelle Classe S 400 dès 2009 ", précise Franck Cecchi, le directeur opérationnel du joint-venture Johnson Controls-Saft, créé en janvier 2006 par les deux équipementiers. La nouvelle ligne pourrait fabriquer quatre fois la production envisagée pour Mercedes. Enfin, la SVE (Société du véhicule électrique), une filiale de Dassault, laisse entendre qu'elle serait prête à implanter, en Gironde, une unité d'assemblage de systèmes de batterie lithium-ion développés par Saft. L'investissement serait de 30 millions d'euros pour équiper en série les voitures électriques Cleanova II (testées par La Poste) et Cleanova III. La première est un véhicule Renault de type Kangoo, la seconde une Scenic. La SVE les a transformées (avec l'aide d'Heuliez) pour qu'elles puissent fonctionner à l'énergie électrique. " Notre technologie est très différente de celle de Bolloré ", explique-t-on chez Saft, dont les batteries sont pour la plupart rechargeables grâce à un système d'alimentation installé sur le véhicule. Cette astuce permet à l'utilisateur de bénéficier d'une autonomie plus grande sur des trajets de courte distance. Alors que les batteries de Bolloré, dotées d'une autonomie de deux à trois heures, ne s'auto-rechargent pas. Des débouchés incertains Le Breton balaie ces attaques d'un revers de la main et annonce que " dans les dix-huit prochains mois, notre parc sera constitué de 1 500 véhicules ". Un accord a d'ailleurs été passé en décembre avec le designer italien Pininfarina pour fabriquer, près de Milan, le modèle Bolloré BlueCar. Dans ce projet 150 millions d'euros seront investis avec un objectif de 10 000 à 12 000 unités par an dès 2012 ! Bolloré entend, parallèlement, mettre en place un réseau d'une soixantaine de concessionnaires en France qui commercialiseront sa voiture. D'après des informations internes au groupe, elle serait vendue de 15 000 à 20 000 euros. Mais l'ambition serait surtout de la louer pour une somme mensuelle de 500 euros. La hausse des prix du pétrole conjuguée à la prime accordée par les pouvoirs publics aux voitures propres (5 000 euros) poussent les industriels français à s'engager dans le tout-électrique. Même si les débouchés demeurent faibles. Le principal marché connu est aujourd'hui celui de La Poste. Le postier français souhaite acquérir 500 nouveaux véhicules électriques d'ici à la fin de l'année. Il est prêt à débourser 12 millions d'euros et espère baisser sa facture énergétique annuelle. Un " plein " électrique coûtant six fois moins cher qu'un réservoir rempli de diesel... " Le marché du véhicule électrique et hybride est très prometteur ", pense Franck Cecchi, le directeur opérationnel de Johnson Controls-Saft. Et il ne va pas dire le contraire ! Ses deux maisons mères viennent de décrocher un nouveau marché en Chine. Elles vont exporter leurs batteries au nickel-cadmium pour les installer sur la future berline A5 ISG du groupe automobile chinois Chery. " L'investissement nécessaire va être réalisé dans notre usine de Nersac ", précise Franck Cecchi. Tous les constructeurs s'y mettent Petit à petit, la folie électrique gagne tous les constructeurs. Au salon de Détroit qui fermera ses portes le 27 janvier, américains et asiatiques ont rivalisé d'annonces (lire page 26). Cette semaine Renault a donc signé un partenariat avec Better Place pour développer des véhicules électriques en Israël (lire aussi " L'Usine Nouvelle " n°3081). " L'expansion de l'hybride et de l'électrique ne s'arrêtera plus ", pense Franck Cecchi. Mais les ambitions butent encore sur un obstacle de taille : le prix. Ce type de modèle coûte - au moins - deux fois plus cher qu'une automobile à motorisation classique. A lui seul, le système énergétique représente près d'un tiers du budget total du véhicule. " L'obstacle financier va être progressivement levé ", estime Franck Cecchi. Les annonces de partenariats comme celui de Mitsubishi avec le fabricant japonais de batteries GS Yuasa ou celui de Toyota avec Panasonic confortent cette idée. Mais il faudra surtout que le marché décolle vraiment pour espérer des économies d'échelle. .
@ par Stanislas du Guerny, a rennes
Bolloré en Bretagne, Saft et peut-être Dassault en Aquitaine investissent près de 200 millions d'euros dans des usines de batteries. Tous trois parient sur le décollage de la voiture électrique et des moteurs hybrides.
Renault vient d'annoncer qu'il parie sur la voiture électrique en Israël en signant un partenariat avec Shai Agassi et sa start-up Better Place. Vincent Bolloré y croit tout autant. " Ce marché des véhicules électriques va ...

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- n° 3062 - p.42 à p.44

De plus en plus, les repreneurs organisent une transition avec leur prédécesseur. Pas toujours simple, cet accompagnement est fondamental pour la pérennité de l'entreprise. Une donnée d'autant plus importante qu'un tiers des PME vont changer de mains dans les cinq prochaines années.

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- n° 3103 - p.24 à p.28

Sous-investissement dans les nouvelles technologies, faible présence des PME sur le web... Le retard français en matière de TIC est criant. Un sursaut permettrait de stimuler la croissance et de créer 200 000 emplois.

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- n° 3105 - p.82 à p.

Pour créer des filières non concurrentes de l'agroalimentaire, la recherche s'intensifie sur les biocarburants de deuxième génération, y compris à travers des unités pilotes. Les études se focalisent sur la baisse des coûts de production
Les avantages des biocarburants, mais sans leurs inconvénients. Pour atteindre ce résultat optimal, la deuxième génération de carburants d'origine végétale veut utiliser les plantes entières et tous les débris végétaux, minimiser son impact sur l'environnement et, surtout, éviter les conflits avec les autres filières agricoles. Un programme particulièrement pertinent au moment où la première génération de biocarburants, produite à partir de canne à sucre, betterave, blé, maïs, huiles végétales, etc., est accusée d'aggraver la crise alimentaire mondiale. La polémique en cours a au moins pour avantage de soutenir le développement de cette deuxième génération, qui vise à exploiter au mieux des ressources végétales peu valorisées. Les projets de R et D se multiplient, tout comme les unités de production pilotes, en Europe et aux Etats-Unis. Deux voies sont explorées : la filière biologique, qui donne du bioéthanol, et la voie thermochimique, qui produit directement du carburant biodiesel. Après des années de recherche, les principes physico-chimiques et biologiques de transformation sont dans l'ensemble maîtrisés. Mais la rentabilité des opérations est loin d'être satisfaisante. Dès l'approvisionnement, la dispersion des ressources risque d'imposer aux industriels des transports coûteux, à moins de développer des cultures dédiées (miscanthus, switchgrass...) proches des sites de production de biocarburants. Mais c'est sur les procédés de transformation que pèsent les principales difficultés. Ainsi, la voie biologique est bien établie : elle extrait la cellulose et l'hémicellulose contenues dans la biomasse et les transforme en sucres par hydrolyse enzymatique. Puis, les sucres obtenus sont fermentés à l'aide de levures pour donner le bioéthanol. Mais les difficultés surviennent dès le prétraitement, qui sépare la cellulose et l'hémicellulose de la lignine, le polymère complexe donnant sa rigidité à la plante. " La matière première est beaucoup plus résistante que pour les biocarburants de première génération. La déstructurer nécessite une montée en température, ce qui fait apparaître des inhibiteurs qui alourdissent ensuite le coût de la fermentation ", explique Frédéric Monot, le coordonnateur à l'Institut français du pétrole (IFP) du projet européen Nile (New Improvement for Lignocellulosic Ethanol), axé sur les procédés de production économique de bioéthanol. des enzymes pour dégrader cellulose et hemicellulose La dégradation en sucres fermentiscibles de l'hémicellulose pose aussi des problèmes spécifiques. " L'hydrolyse de l'hémicellulose par des enzymes ordinaires donne certains sucres que les levures classiques - et peu onéreuses - ne savent pas transformer en éthanol ", précise Frédéric Monot. Pour mieux dégrader cellulose et hémicellulose, les chercheurs et les industriels misent sur des enzymes produits par certains champignons. L'un d'entre eux s'est même imposé : Trichoderma reesei. Sa découverte n'est pas récente, mais ses secrets viennent seulement d'être percés : une équipe du CNRS / Université de la Méditerranée - en partenariat avec, entre autres, le producteur d'enzymes Novozymes - a publié son génome au mois de mai 2008. Comme il est relativement simple, Trichoderma reesei se prêtera bien aux modifications génétiques. Aussi, depuis la publication des résultats, de nombreuses équipes cherchent à lui faire sécréter le cocktail d'enzymes le plus efficace possible pour dégrader la biomasse en sucres. tester la voie biologique Pendant que les recherches se poursuivent pour optimiser chaque étape, d'autres équipes mettent tous ces maillons bout à bout afin de tester la voie biologique dans son ensemble. Ainsi, le projet Futurol, qui prévoit la construction d'une usine pilote près de Reims, devrait être officialisé dans les semaines qui viennent. Il réunit des instituts de recherche comme l'IFP ou l'Inra, mais aussi des industriels, parmi lesquels Total, Lesaffre, le leader mondial dans la fabrication de levures, ou encore la société sucrière Tereos. Sur le continent américain, la canadienne Logen, importante productrice d'enzymes pour les industries papetières, textiles et agroalimentaires, avait lancé dès 2006 la première unité pilote américaine. Depuis, les projets se multiplient et, le 15 mai dernier, deux géants du secteur, le chimiste DuPont et le producteur d'enzymes Genencor, ont annoncé la mise en place d'une usine de démonstration à échelle commerciale dans les trois prochaines années. En France, les acteurs de la filière espèrent que le bioéthanol cellulosique arrivera dans les pompes en 2015. C'est aussi à cette date que les chercheurs français espèrent aboutir, par voie thermochimique cette fois, à une production industrielle de biocarburants de deuxième génération. Mais pour cela, la filière thermochimique, appelée BTL (Biomass to Liquid) devra elle aussi faire des progrès. Son principe : transformer la biomasse en gaz (gazéification) en la chauffant à plus de 1 200 °C, sous pression et en présence d'oxygène. Le mélange obtenu de monoxyde de carbone et d'hydrogène est ensuite converti en hydrocarbures de synthèse par le procédé Fischer-Tropsch. Cette seconde étape est bien rodée et déjà utilisée industriellement. La gazéification, en revanche, soulève de nouveaux obstacles. " Les gazéifieurs n'acceptent pas la matière première végétale telle quelle. Il faut donc, soit la diviser finement, soit la rendre liquide ", souligne Jean-Luc Duplan, le chef du projet biomasse pour l'IFP. Deux techniques de préconditionnement sont à l'étude. La torréfaction réduit la biomasse en fine poudre ; la pyrolyse la transforme en bio-huile. En France, un pilote qui tentera d'optimiser la pyrolyse est en construction près de Montpellier, dans le cadre du projet Precond, auquel participent le Cirad, l'IFP, le CEA, Total et EdF. déjà une bioraffinerie en allemagne Second obstacle dans la voie BTL, l'épuration du mélange de monoxyde de carbone et d'hydrogène qui sort des gazéifieurs. " Les gaz obtenus par transformation de la biomasse contiennent des impuretés, et certaines techniques d'épuration mécaniques ou chimiques ne sont pas encore au point, ou difficilement extrapolables ", explique Jean-Luc Duplan. Cependant, des unités pilotes fonctionnent déjà. La société canadienne Ensyn, par exemple, utilise son procédé RTP (Rapid Thermal Processing) pour produire des bio-huiles. Mais l'Allemagne a coiffé ses concurrents au poteau. Le 17 avril dernier, Angela Merkel inaugurait à Freiberg la première bioraffinerie au monde de biocarburants de deuxième génération, fruit de la collaboration du spécialiste des carburants de synthèse Choren avec, entre autres, Shell, Daimler ou encore Volkswagen. Choren prévoit qu'après quelques mois d'activité, l'usine synthétisera 18 millions de litres d'hydrocarbures par an. Une production qui reste toutefois insuffisante pour rentabiliser l'usine sans subventions... De leur côté, Linde, le numéro 1 mondial des gaz industriels, et le chimiste Süd-Chemie ont signé au début du mois de mai un accord de coopération exclusif pour développer et commercialiser des usines de production de biocarburants. récolter les huiles nichées dans des micro-organismes La deuxième génération est en marche... déjà talonnée par une troisième : des micro-algues capables de fabriquer de l'huile. Sous l'effet du stress - lorsqu'ils manquent d'azote ou de silice, par exemple -, certains de ces organismes stockent le carbone produit via la photosynthèse sous forme de lipides au lieu de l'utiliser pour leur croissance. L'idée est donc de cultiver ces algues dans les conditions propices à la production d'huile. Mais là encore, plusieurs difficultés doivent être résolues. Le projet français Shamash, qui réunit sept organismes de recherche et une start-up, s'y emploie actuellement. " Nous cherchons d'abord le meilleur compromis entre la croissance de l'algue et la quantité d'huile qu'elle produit ", souligne Olivier Bernard, le responsable scientifique du projet et chercheur à l'Inria. Il faudra ensuite concevoir un photobioréacteur qui optimise l'exposition à la lumière. Et enfin récolter quantité d'algues d'à peine quelques microns pour récupérer les lipides nichés à l'intérieur. " Pour l'instant, aucune méthode ne permet de récupérer les huiles avec des rendements énergétiques satisfaisants ", reconnaît Olivier Bernard. Autrement dit, difficile d'espérer produire des biocarburants à partir de micro-algues avant une dizaine d'années. Un peu de patience sera donc nécessaire pour disposer de biocarburants de nouvelle génération à la pompe. Et comme des questions se posent déjà sur les conséquences écologiques des cultures dédiées intensives et du transport de la biomasse, les chercheurs devront peut-être mettre à profit ce délai pour évaluer finement l'impact environnemental de ces relèves prometteuses. .
@ par Anne Orliac
L'éolienne flottante prend le large
12/06/2008
La première turbine offshore pour grands fonds flottera bientôt en mer de Norvège. Un prototype qui préfigure une exploitation optimale de l'énergie éolienne.
Le vent souffle où il veut... Pour utiliser son énergie, autant donc aller le chercher où il est le plus fort : au grand large. Le groupe pétrolier norvégien StatoilHydro relève le défi, en investissant 50 millions d'euros dans la construction d'une éolienne flotttante de 2,3 MW qu'il placera en haute mer, où et quand il le souhaite. Hywind, c'est son nom, commencera à pro- duire de l'électricité à l'au- tomne 2009, après avoir été remorquée jusqu'à son point d'ancrage, à 10 km de l'île norvégienne de Karmøy, par un fond de 200 à 220 mètres. Une première : jusqu'ici, les éoliennes offshore se fixaient sur de hauts fonds (quelques dizaines de mètres de profondeur). Hywind sera maintenue en place de manière semi-permanente par trois câbles d'ancrage. Une solution relativement économique jusqu'à 700 mètres de fond, tandis qu'à ces profondeurs, les solutions de fixation traditionnelles de l'offshore, comme les monopiles ou les tripodes, deviennent trop coûteuses. La connection au réseau électrique sur la côte se fera par des câbles de Nexans, qui conforte ainsi sa présence dans l'offshore, puisqu'il vient aussi de signer le contrat du câblage de la ferme éolienne de Sheringham, en eaux peu profondes (une vingtaine de mètres), au large de l'Ecosse. L'éolienne flottante a demandé des développements particuliers. Un modèle de trois mètres a d'abord été testé dans le bassin de simulation marine de Sintef - société de recherche sous contrat scandinave - afin de prouver la viabilité de la technologie, son comportement en service et sa résistance à la fatigue. Des pales à angle variable Hywind sera constituée d'une turbine Siemens de 82 mètres de diamètre et de 138 tonnes, et d'une tour culminant à 65 mètres au-dessus de la mer. Sa base, une bouée espar (du type balise flottante), fabriquée par le français Technip dans son chantier finlandais, est un cylindre de métal et de béton descendant à 120 mètres au-dessous du niveau de la mer. La bouée est équipée de ballasts contrôlant la position du centre de gravité de l'ensemble, afin de minimiser sa réponse dynamique au vent et aux vagues. Mais le développement est loin d'être fini : parmi les innovations, Siemens et StatoilHydro prévoient d'utiliser des pales à angle variable en fonction du vent, pour mieux garantir l'équilibre de l'éolienne. Si le prototype est validé, c'est l'exploitation des meilleurs champs éoliens offshore qui deviendra possible. Une perspective qui permettrait aussi de s'éloigner de la terre ferme, où l'implantation se heurte à de nombreux obstacles. Sur le strict plan de l'efficacité énergétique, StatoilHydro précise l'enjeu : son nouveau champ gazier d'Ormen Lange va produire 125 TWh/an pendant vingt ans, une ferme éolienne couvrant une surface de 32 x 64 km produirait autant d'énergie, et sans doute bien plus longtemps. .
@ Philippe Deroin
Les chariots en quête d'une alternative au moteur thermique
12/06/2008
Les grands constructeurs préparent des modèles basés sur la motorisation hybride, l'alimentation directe à hydrogène, ou encore la pile à combustible.
Linde, Toyota, Still, Nissan... Les grands fabricants de chariots élévateurs travaillent sur des concepts alternatifs au moteur thermique, moins polluants et plus économes en carburant. Une démarche qui profite des développements déjà effectués dans l'automobile. Même si, avant de voir dans les usines des chariots fonctionnant avec une pile à combustible ou à l'hydrogène, il faudra sans doute que l'automobile ait franchi le pas : le développement du marché rendra du même coup ces innovations abordables financièrement. a l'image de la toyota prius La technologie la plus proche d'une commercialisation est sans aucun doute la motorisation hybride. Déjà présente dans l'automobile, notamment avec la Prius de Toyota, elle devrait voir le jour en manutention dans deux à quatre ans. Le constructeur japonais, par ailleurs leader mondial du chariot, a développé une motorisation alliant moteur thermique et électrique, imitant celui de la Prius. Le prototype, présenté au dernier Cemat (salon de la manutention, à Hanovre), repose sur un moteur thermique qui alimente une batterie via un générateur. Cependant, comme pour la voiture, cette motorisation ne permet pas de rouler longtemps avec le seul moteur électrique : cinq à dix minutes, tout au plus ! En fait, la partie électrique n'est pas une véritable chaîne de traction : elle sert d'assistant au moteur thermique, afin de réduire sa consommation. avantage compétitif limité L'allemand Still a lui aussi développé un chariot hybride, mais avec une technologie différente. Son RX70 Hybride convertit l'énergie cinétique, libérée par exemple lors du freinage (voir " L'U. N. " n° 3099), en énergie électrique. Allié au constructeur Volkswagen, Linde (Fenwick en France), filiale de Kion, utilise la même technologie mais se lance avec un peu de retard dans l'hybride. En revanche, il songe sérieusement à implanter une coupure automatique du moteur thermique lorsque le véhicule s'arrête. En termes de gains, l'hybridation affiche des performances très disparates. Toyota promet 50 % d'économie d'énergie là où Still n'en annonce que 10 %. De toute façon, compte tenu du surcoût à l'achat - 20 à 25 % -, l'avantage compétitif reste limité. Sauf à miser sur une image respectueuse de l'environnement... Plus prometteuse, l'alimentation directe à hydrogène devrait arriver dans les entrepôts d'ici à 2020. Cette solution intéresse Kion et son partenaire Linde Gas, mais aussi Nissan. Pour l'instant, les coûts de production, de transfert et de stockage de l'hydrogène freinent son développement. Une station coûterait 250 000 euros... Des problèmes qui ne se posent pas avec la pile à combustible fonctionnant à l'hydrogène. Les grands groupes comme Nissan et Toyota s'y intéressent de près. Ce dernier a développé depuis trois ans un prototype, FCHV-F, alors que Kion, via sa filiale Still, multiplie les tests dans des aéroports avec l'aide financière du gouvernement allemand. Cette technologie représente sans doute l'avenir en raison de son absence de pollution et de sa grande autonomie. Reste à trouver les moyens de la rendre plus sûre. .
@ Olivier Cognasse
Pour créer des filières non concurrentes de l'agroalimentaire, la recherche s'intensifie sur les biocarburants de deuxième génération, y compris à travers des unités pilotes. Les études se focalisent sur la baisse des coûts de production
Les avantages des biocarburants, mais sans leurs inconvénients. Pour atteindre ce résultat optimal, la deuxième génération de carburants d'origine végétale veut utiliser les plantes entières et tous les débris ...

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- n° 3181 - p.17 à p.61

comment produire plus et mieux ? Tour d'horizon de ces industriels qui apportent des solutions aux grands défis du monde agricole.

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Serge PAPIN, le PDG de Système U a imposé, en moins de dix ans son groupement coopératif de magasins comme la quatrième enseigne alimentaire de France. Avec la valorisation des terroirs et de l'économie locale comme fers de lance.

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- n° 2960 - p.57 à p.67

La sécurité alimentaire, au premier plan des préoccupations de la Commission européenne qui multiplie les règlements sur le sujet.

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Maître de conférences en sociologie à l'université Paris-Dauphine, Sarah Abdelnour s'inquiète de la plateformisation de la société et de la montée en puissance des entreprises comme Uber ou Deliveroo. Pour elle, les travailleurs indépendants de ces entreprises ressemblent à ceux du XIXème siècle, sans protection sociale. Les revenus dégagés sont également assez faibles dans la majorité des cas, et la précarité s'installe rapidement. Le salariat et toutes les garanties qu'il apporte pourraient même, à terme, se retrouver en danger. Ces nouveaux modèles ultra-libéraux ne semblent pas favorables aux travailleurs sur le long terme.. Maître de conférences en sociologie à l'université Paris-Dauphine, Sarah Abdelnour s'inquiète de la plateformisation de la société et de la montée en puissance des entreprises comme Uber ou Deliveroo. Pour elle, les travailleurs indépendants de ces entreprises ressemblent à ceux du XIXème siècle, sans protection sociale. Les revenus dégagés sont également assez faibles dans la majorité des cas, et la précarité s'installe rapidement. Le salariat ...

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- n° 3115 - p.62 à p.65

Les résultats d'Interphone, la plus vaste étude épidémiologique portant sur le lien éventuel entre l'utilisation du téléphone portable et l'apparition de tumeurs au cerveau, devraient être connus dans les prochains mois. Commandée par l'OMS en 1999 et menée dans 13 pays, cette étude très attendue par les pouvoirs publics, les industriels et les associations ne devrait cependant pas trancher sur la dangerosité de l'utilisation des téléphones portables. Une absence de conclusion qui ne peut qu'alimenter les craintes sur la nocivité des ondes radiofréquences (téléphones mobiles, antennes relais et Wi-Fi).
Des incertitudes scientifiques demeurent Chaque année, plus d'un milliard de téléphones portables sont vendus dans le monde. Une explosion du nombre de terminaux et d'antennes relais qui accroît l'exposition des personnes aux radiofréquences. Et qui ne fait qu'amplifier la question qui hante les esprits depuis le début des années 90 : ces ondes ont-elles des effets sur la santé (troubles du sommeil, dépression, accélération de cancers...) ? Des interrogations liées à la proximité des téléphones portables avec la tête, et à celle des antennes relais avec les lieux d'habitation. Jamais sujet n'a été l'objet de tant de recherches en un temps si court. Selon l'Organisation mondiale de la santé, 1 300 études ont été menées à ce jour sur les effets des ondes radio, essentiellement sur la téléphonie mobile. Tests sur des animaux et sur des cellules en culture, études épidémiologiques... tout y passe. La Commission européenne et les Etats soutiennent ces travaux, tout comme des fondations financées par les industriels. Les risques à long terme ne peuvent être écartés Le cas des antennes relais a été vite réglé. " Compte tenu des très faibles niveaux d'exposition, il n'existe aucun élément scientifique confirmant d'éventuels effets nocifs des stations de base ", résume Bernard Veyret, chercheur au CNRS et directeur du laboratoire Interaction ondes-matière à l'université de Bordeaux. Quant au téléphone portable, les scientifiques concluent à l'absence de preuve de sa nocivité... sans pour autant exclure un risque pour la santé à long terme. La raison ? Le manque de recul, dû à l'apparition récente des mobiles. " Peut-être n'avons-nous pas trouvé les bons mécanismes. Ou mené les bonnes études ", avance Martine Hours, médecin épidémiologiste et responsable du volet français d'Interphone. Des conclusions auxquelles l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) aboutit aussi dans ses avis rendus en 2003 et 2005. Son prochain rapport devrait être publié dans les mois qui viennent. " Il faut continuer, pour en savoir plus sur les effets à long terme ", insiste Olivier Merckel, le chef de l'unité Agents physiques de l'Afsset. Mais d'autres scientifiques sont plus alarmistes. Publiée en juin 2008, une étude de l'Université catholique de Louvain affirme que le taux de mortalité des rats double quand ils sont exposés aux ondes de téléphones et de réseaux Wi-Fi. " L'effet des ondes au niveau du système immunitaire n'est plus à démontrer, même si leur impact n'est pas entièrement connu ! ", s'étrangle Catherine Gouhier, cofondatrice du Centre de recherche et d'information indépendante sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem), une association de lutte contre les antennes créée en 2005. . Industriels et opérateurs abonnés au service minimum Les opérateurs de téléphonie mobile ont choisi d'opter pour la prudence en se retranchant systématiquement derrière les avis publiés par le ministère de la Santé et l'OMS. Sur ce sujet, ils sont plutôt sur le mode de la réaction que de la prévention. Ainsi, c'est seulement depuis 2008 et après avoir engrangé 56 millions d'abonnés que les opérateurs mobiles glissent dans leurs packs de téléphonie mobile un dépliant " Mon mobile et ma santé ", définissant les bons usages du téléphone mobile... De même, l'intégration systématique du kit oreillettes dans les packs a suivi le développement des inquiétudes au sein de la population et les demandes des associations d'utilisateurs. forfaits illimités contre principe de modération L'obsession des opérateurs, jusqu'ici, a plutôt été le développement de leur marché. Cela passe aujourd'hui par l'augmentation de la facture des clients grâce au lancement de forfaits illimités incitant à une consommation 24 h/24, 7 j/7... A l'encontre du principe de modération prôné par les autorités sanitaires pour limiter la durée d'exposition aux ondes radio. Avec la puissance marketing qu'on leur connaît : ils figurent parmi les premiers investisseurs publicitaires du pays ! " Ils n'ont pas un marketing responsable ", regrette Jérôme Clauzure, le délégué général de l'Afutt, Association française des utilisateurs de télécommunications. Opérateurs et constructeurs ont plutôt tendance à appliquer le principe de précaution a minima. Par exemple, si les constructeurs respectent la limite de 2 W/kg imposée par la loi pour le DAS (débit d'absorption spécifique), aucun ne fait de surenchère technologique pour tenter de le réduire ou d'en faire un argument commercial ! La priorité est de séduire le consommateur grâce à l'introduction des dernières technologies (écran tactile, GPS, Wi-Fi...). Ils ont cependant pris soin de s'interdire de cibler les enfants, plus sensibles aux risques d'exposition. les opérateurs marchent sur des oeufs En France, industriels et opérateurs financent la Fondation santé et radiofréquences pour la moitié de son budget de 4,8 millions d'euros sur cinq ans. L'autre moitié incombant à l'Etat. Pour faire le point sur le risque sanitaire lié au portable, la Fondation s'appuie sur un conseil scientifique composé de 14 spécialistes nommés par son conseil d'administration... à l'exclusion des représentants des industriels fondateurs. Les opérateurs marchent en effet sur des oeufs. " Si nous finançons directement les études, on nous accuse d'influencer les résultats. Si on ne le fait pas, on nous reproche de fuir nos responsabilités ", résume l'Afom, l'Association française des opérateurs de téléphonie mobile. . Les associations d'opposants montent au créneau L'incertitude nourrit la confusion. D'abord, les scientifiques sont divisés. A l'image de la polémique de juin dernier, qui a opposé l'Académie nationale de médecine et 19 cancérologues emmenés par le médecin spécialiste du cancer, David Servan-Schreiber. Ces derniers ont lancé un appel à la prudence concernant l'utilisation des téléphones portables, mais la réplique de l'institution a été sanglante : " Inquiéter l'opinion relève de la démagogie mais en aucun cas d'une démarche scientifique. " Par ailleurs, quelle que soit leur bonne foi, l'indépendance des scientifiques est mise en question en raison des liens de certains avec les industriels. Et ce n'est pas le silence radio des pouvoirs publics qui va rassurer les citoyens. " L'Etat ne veut pas se mouiller sur le sujet ", affirme Catherine Gouhier, du Criirem. Enfin, le message délivré consistant à dire qu'il n'y a pas de risque avéré sur la santé mais que la prudence s'impose induit le doute. Face à ce flot de messages contradictoires, bon nombre d'associations constituées de simples citoyens ont vu le jour. Plutôt que d'incriminer le téléphone portable, qui relève de choix individuels, elles cristallisent leurs inquiétudes sur les antennes relais. Refusant d'être mis devant le fait accompli, elles décident d'agir pour faire appliquer le principe de précaution au niveau local. des antennes démontées Ainsi, à Villeneuve-lès-Avignon (Gard), après cinq ans de persévérance, des associations de parents d'élèves ont obtenu en juin dernier le démontage de sept antennes situées sur le toit d'une école. Un exemple parmi des dizaines. En parallèle, quatre associations - Criirem, Priartem, Robin des toits et Agir pour l'environnement - s'activent au niveau national pour faire modifier les normes. " Nous voulons une diminution de l'émission des antennes relais à 0,6 V/m. Une étude du TNO, organisme gouvernemental hollandais, a montré en 2003 qu'à partir de cette valeur des effets sont observés sur la santé ", indique Stéphen Kerckhove, le délégué général d'Agir pour l'environnement. . Une réglementation peu contraignante Quelques textes de lois définissent les obligations à respecter en matière de santé par les opérateurs mobiles et leurs fournisseurs. Les fabricants de téléphones portables ont l'obligation de mettre sur le marché des terminaux avec une puissance de rayonnement limitée. Le débit d'absorption spécifique (DAS) doit être inférieur à 2 W/kg, valeur qui doit apparaître lisiblement sur la notice de l'appareil. Concernant les antennes relais, la réglementation française (décret n° 2002/775 de mai 2002), suivant les recommandations de l'OMS et du Conseil de l'Union européenne, définit un seuil maximal d'émission de 41 V/m. Une proposition de loi française de décembre 2007 visait à un encadrement bien plus strict de l'implantation des antennes : seuil d'émission réduit à 0,6 V/m et obligation d'une distance minimale de 300 mètres entre l'antenne relais et un bâtiment d'habitation. Elle est tombée à l'eau au grand dam des associations. Toutefois, si l'antenne est installée à moins de 100 mètres d'un établissement dit sensible (hôpital, crèche, école...), des mesures doivent être réalisées attestant de l'innocuité de l'installation. la belgique et l'italie plus prudentes Pour répondre à ces insuffisances, les opérateurs et les élus locaux, via l'Association des maires de France (AMF), ont signé une charte de bonnes pratiques en 2004. Mais en fait, en cas de différend entre les parties, les élus n'ont d'autre ressource que d'entamer une procédure administrative pour faire déloger une antenne. Les opérateurs s'engagent aussi à financer des mesures de niveau d'exposition aux ondes radio à la demande des citoyens, mesures réalisées par des laboratoires indépendants accrédités par le Comité français d'accréditation. Au niveau européen, les recommandations émises par le Conseil de l'UE concernant les antennes relais en 1999 sont suivies de diverses manières selon les pays. Alors que la France, le Royaume-Uni ou encore le Danemark se contentent de respecter le seuil d'émission de 41 V/m, d'autres pays vont plus loin en instaurant des valeurs plus basses. A l'image de la Belgique (20,6 V/m) ou de l'Italie (20 V/m). Le principe de précaution s'applique, mais à géométrie variable. .
@ Camille Chandès et Hassan Meddah
Les résultats d'Interphone, la plus vaste étude épidémiologique portant sur le lien éventuel entre l'utilisation du téléphone portable et l'apparition de tumeurs au cerveau, devraient être connus dans les prochains mois. Commandée par l'OMS en 1999 et menée dans 13 pays, cette étude très attendue par les pouvoirs publics, les industriels et les associations ne devrait cependant pas trancher sur la dangerosité de l'utilisation des téléphones ...

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- n° 3071 - p.56 à p.59

Syndicats, patronat et gouvernement planchent ce 4 octobre 2007, sur l'amélioration des conditions de travail. Au coeur de leurs travaux : les risques psychosociaux. Des troubles mis en évidence par les récents suicides dans l'industrie, mais qui restent difficile à appréhender pour les entreprises.

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- n° 3096 - p.10 à p.16

Le gouvernement veut faire baisser les prix. Pour l'instant, il fait monter la température. Les industriels s'alarment de la possibilité offerte aux distributeurs de négocier librement leurs tarifs. Petites et moyennes entreprises anticipent un durcissement du rapport de forces.

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- n° 3071 - p.85 à p.92

Moins de 100 000 PME françaises exportent. Leur petite taille est leur principale faiblesse. Pouvoirs publics et organisations professionnelles se mobilisent pour les aider.

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- n° 3089 - p.67 à p.76

Débats sur leur impact en matière d'environnement ou de santé et les enjeux de l'agriculture du futur, les politiques vont devoir enfin choisir une ligne claire sur les OGM.

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Piloter l'usine du futur | L'Usine Nouvelle 30/11/06

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- n° 3033 - p.89 à p.118

Ultraflexible, hyper réactive, l'usine, demain, sera pilotable au doigt et à l'oeil. A partir d'un simple PC peut-être. Une prouesse rendue possible par une automatisation et des moyens de communication poussés à l'extrême. Jusqu'au plus près de l'atelier, au coeur du process.

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- n° 3092 - p.50 à p.52

Les performances récemment atteintes en laboratoire relancent l'intérêt de l'électricité d'origine photovoltaïque. Les cellules classiques se dotent de dispositifs pour améliorer le rendement. De nouveaux matériaux sont expérimentés
Les prouesses des cellules solaires sont à la hausse. Voici quelques mois, l'université du Delaware a fait la démonstration d'une cellule en silicium cristallin affichant 42,8 % de rendement (conversion du flux lumineux en électricité). Fin 2006, le rendement record atteignait 40,7 %. Il était déjà impressionnant, puisque celui des cellules habituellement commercialisées varie entre 5 et 20 % et que les modèles les plus performants utilisés en aéronautique taquinent les 33 %. Au vu des progrès, le gouvernement américain - emmené par la Darpa - relance un programme qui pourrait aller jusqu'à 100 millions de dollars de financement sur trois ans, dans le cadre d'un nouveau consortium associant l'université du Delaware et DuPont (le géant industriel local). Il pourrait aussi impliquer BP Solar, Corning et LightSpin, entre autres sponsors industriels. L'objectif de ce consortium, baptisé VHESC (cellule solaire à très haut rendement), est de franchir la barre des 50 % de rendement dans trois ans pour une cellule commercialisable et produite dans des conditions rentables. Cette ambition, qui aurait semblé déraisonnable voici peu, est partagée : Spectrolab, la filiale de Boeing qui détenait le précédent record, prédit une limite théorique du rendement de sa technologie à 58 % et des rendements pratiques crédibles entre 45 et 50%. Les milieux de la recherche fondamentale, eux, suggèrent qu'un rendement de 65 % serait un jour envisageable avec des cellules à points quantiques, décrites par le laboratoire américain NREL en 2005. des matériaux plus exotiques que le silicium Comme toutes les cellules à haute performance, celle de l'université du Delaware " exploite " le spectre solaire de plusieurs manières. Les cellules photovoltaïques ne sont en effet pas toutes identiques. La grande majorité des cellules commercialisées sont fabriquées à partir de silicium amorphe, poly- ou monocristallin (par ordre croissant de rendement... et de coût). Les rendements dépendent également de la technique de fabrication utilisée. Les rendements des cellules " simples " plafonnent autour de 25 % en laboratoire. Pour contourner l'obstacle, plusieurs leviers sont possibles. En abandonnant le silicium au profit de matériaux plus exotiques, comme l'arséniure de gallium ou autres composés de type III-IV, on gagne en rendement. Pour des applications de petits volumes, où le coût est secondaire, comme le spatial, on peut même empiler plusieurs cellules élémentaires utilisant des matériaux différents pour augmenter la proportion du spectre solaire capturée par ces cellules " multijonctions ". Enfin, il est possible d'utiliser des concentrateurs de lumière pour compenser la nature diffuse du rayon solaire. Le concept développé par le consortium VHESC ajoute un outil à cet arsenal. Un " concentrateur optique latéral " sépare la lumière solaire en plusieurs niveaux d'énergie, de manière à alimenter plusieurs cellules élémentaires avec des faisceaux différents, optimisant ainsi l'utilisation du spectre incident. La technologie est prometteuse d'un point de vue industriel : alors que le procédé de Spectrolab fait appel à un concentrateur complexe et encombrant doté d'une optique de suivi, celui de l'université du Delaware utilise un concentrateur stationnaire conçu pour capturer la lumière incidente sous un angle important. Si l'on perd un peu en concentration, on gagne beaucoup en facilité de fabrication. " En intégrant l'optique au design même de la cellule, nous entrons dans un nouveau domaine de conception et d'utilisation ", juge Allen Barnett l'un des responsables de VHESC. Quand cette génération de super-cellules photovoltaïques aura fait ses preuves en laboratoire, on peut espérer une industrialisation relativement aisée. Car après des dizaines d'années de progrès lents et difficiles, le photovoltaïque commence à disposer d'un arsenal riche lui permettant d'optimiser la fabrication des cellules tout en contrôlant leur coût. L'industrie s'ouvre ainsi de nouvelles possibilités avec l'arrivée des polymères actifs. De leur côté, les matériaux inorganiques habituels font des progrès économiques sensibles. Et comme le montrent les cellules les plus performantes, on assiste à un renouvellement des architectures photovoltaïques. les polymères sur les rangs A première vue, les cellules solaires à polymère ne sont pas impressionnantes. Leurs rendements sont encore de l'ordre de 5 % dans le meilleur des cas. On ne sera pas surpris, la technologie des polymères semi-conducteurs étant encore récente. Par leur nature même, ces matériaux vont demander beaucoup de développements supplémentaires, puisqu'il n'est pas possible de les transposer simplement dans les structures inorganiques classiques. Par exemple, le niveau d'excitation engendré par l'absorption d'un photon dans le polymère correspond à une énergie plus élevée que pour un matériau inorganique, forçant une réinvention de l'architecture photovoltaïque. Mais comme pour toutes les révolutions impliquant des polymères, les promesses sont plus grandes encore que les obstacles : des cellules solaires souples que l'on pourrait fabriquer le plus simplement du monde. Par exemple, par impression à jet d'encre, grâce à des processus industriels déjà maîtrisés et à des matériaux faciles à synthétiser. les matériaux inorganiques font de la résistance Les matériaux inorganiques ne sont pas pour autant condamnés à attendre la montée inexorable des cellules polymères. Déjà, plusieurs types de cellules sont en production, au point que l'industrie commence à bénéficier à la fois d'économies d'échelle et d'améliorations techniques régulières. C'est le cas de l'américain First Solar, un spécialiste des cellules en couches minces fabriquées à partir de modules tellurium/cadmium (TeCd). Avec des rendements de 16,5 % en laboratoire et de 10,5 % conditionnée en panneaux, cette technologie n'atteint certes pas des niveaux records. Mais First Solar affirme avoir désormais le coût de production le plus bas de toute l'industrie, taquinant le dollar par watt-crête. Le compromis est une technologie robuste fournissant un rendement moyen avec des modules polycristallins à simple jonction, faciles à fabriquer et utilisant peu de matériaux semi-conducteurs. De plus, ceux-ci sont abondants et peu coûteux, étant des sous-produits de l'industrie minière. Enfin, le photovoltaïque classique tire désormais avantage de son âge. L'industrie entre dans sa troisième génération de cellules, après celle des modules monocristallins rigides et celle des couches minces. Cette troisième génération offre le changement dans la continuité. Elle associe des matériaux facilement disponibles et peu toxiques à des architectures conservant le principe établi de structures en couches, mais enrichies d'astuces techniques. La technologie la plus évidente est celle des cellules multijonctions, empilage de modules capturant chacun une portion différente du spectre. Leur principe est différent de celui des cellules photovoltaïques conventionnelles : une jonction de deux semi-conducteurs dans laquelle on s'arrange pour que le courant ne puisse passer qu'avec l'apport d'une énergie extérieure, celle d'un photon. Dans une cellule multijonction, on empile des modules de gap énergétique croissant, de manière à extraire progressive-ment l'énergie du spectre incident. Pour affiner le concept, il est possi- ble d'insérer des impuretés de manière à viser plusieurs niveaux d'énergie en parallèle dans un même gap. Les concentrateurs s'intéressent à l'autre partie de l'équation, la manipulation du spectre incident lui-même, afin de fournir à la cellule l'équivalent de plusieurs soleils. Il est même possible de changer le spectre par conversion optique. Entre autres, pour apporter à des matériaux sensibles au spectre visible des photons émis dans l'ultraviolet. l'opportunité de travailler sur des systèmes compacts Enfin, les cellules photovoltaïques peuvent exploiter les trois dimensions de l'espace pour mieux piéger la lumière incidente. Georgia Tech a présenté en 2007 (voir "L'U.N. " n° 3056) une structure utilisant des nanotubes de carbone comme autant de tours en surface de la cellule, qui empêchent la lumière incidente de sortir quand elle n'est pas capturée immédiatement. Dans un même ordre d'idée, les chercheurs de Stanford ont proposé une cellule à base de couches minces organiques. Ils ont tiré parti de sa souplesse naturelle pour lui donner une forme en V, permettant ainsi de multiples réflexions de la lumière. Cette meilleure interaction avec le matériau assure un gain de rendement de 52 %. Compte tenu des niveaux déjà atteints, cette course au rendement présente par ailleurs l'opportunité de travailler sur des systèmes plus compacts, laissant envisager à moyen terme des coûts de production d'électricité de l'ordre de quelques dizaines de centimes d'euro par watt. En définitive, le succès du solaire photovoltaïque dépend maintenant de deux facteurs convergents. D'un côté, la baisse des coûts de fabrication et le prix du watt solaire. De l'autre, l'appétit insatiable de l'économie mondiale en énergie, dont la consommation, selon le Département de l'Energie américain, augmentera de plus de 70 % entre 2003 et 2030. .
@ par Philippe Deroin
Les performances récemment atteintes en laboratoire relancent l'intérêt de l'électricité d'origine photovoltaïque. Les cellules classiques se dotent de dispositifs pour améliorer le rendement. De nouveaux matériaux sont expérimentés
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- n° 3109-3110 - p.99

Exit les aides directes à l'investissement. Désormais, les fonds privilégient le conseil aux PME, les actions collectives par filières, l'aide aux pôles et les grands équipements associés, comme le Technocampus de Nantes.
"Il faut chasser en meute ! ", aime répéter Jacques Auxiette, le président du conseil régional des Pays de la Loire. Ce qui, en matière d'aides aux entreprises, signifie moins d'aides individuelles et le maximum de soutien aux projets collectifs. Les fonds Feder sont au diapason. Ils n'alimenteront plus les investissements industriels individuels fait savoir le préfet de région, Bernard Hagelsteen. Sur ce point, les services de l'Etat et ceux de la majorité de gauche élue en 2004 sont en phase. L'heure est au soutien de projets innovants et à la dynamique de clusters. Dès lors, les 136 millions d'euros d'aides à l'innovation seront fléchés sur trois guichets : le dispositif Dinamic Entreprises, les contrats de développement filières, et dans une moindre mesure Oseo. Dispositif original mis en place dès 2007, et doté de 30 millions d'euros sur sept ans (dont 12 millions du Feder), Dinamic Entreprises permet toujours aux PME d'accéder individuellement aux fonds européens, mais sous forme immatérielle. Ce programme comprend un volet formation et l'autre en conseil. D'un point de vue méthodologique, il s'inspire du plan " Cap compétences " mis en place en 2004 dans la filière navale alors en creux de charge. " Auparavant, de nombreuses subventions individuelles étaient accordées, mais elles avaient parfois un effet pervers, note Dominique Mailhot, chef de la division développement industriel à la Drire des Pays de la Loire. Une entreprise pouvait, par exemple, investir dans un outil d'usinage à grande vitesse sans que cela soit sa priorité réelle. Une analyse globale peut faire ressortir d'autres urgences comme la réorganisation de la production ou la mise en place d'une nouvelle démarche commerciale. " Pour Dominique Mailhot, ce dispositif présente, en outre, l'avantage de ne pas s'adresser aux seules entreprises " au top de l'innovation ". 100 PME ont adhéré à Dinamic Entreprises en 2007. Elles devraient être 220 cette année. les problèmatiques bien identifiées Mais le principal réceptacle du Feder sont les " contrats de développement filières ", dotés de 86 millions d'euros. " Ils sont la synthèse entre les pôles de compétitivité et les démarches de filières déjà engagées ", résume Dominique Mailhot. Douze domaines d'activité ont été identifiés. Les trois premiers contrats ont été signés avec la filière textile-habillement, le pôle automobile haut de gamme et la filière mécanique et matériaux. Pour ce dernier, qui englobe le naval et l'aéronautique, les problématiques sont bien identifiées. Il s'agit de combler les faiblesses en matière d'innovation, de réseaux d'entreprises, d'international, de jouer sur la taille critique en favorisant les fusions et sur les problématiques de pénurie de main-d'oeuvre qualifiée. Les besoins en personnel pour le seul estuaire de la Loire sont estimés à 6 000 postes d'ici à 2011. tout le monde sait ce que fait l'autre Pour ce contrat, l'Etat et la région ont choisi comme partenaires les organisations jugées les plus représentatives : Neopolia et ses 70 sous-traitants du naval, Plasti-Ouest, une association d'industriels de la plasturgie et le Comité de développement de la métallurgie. Le Cetim et le pôle EMC² figurent également parmi les signataires. " Chacune de ces organisations pilote l'une des problématiques. On sait qui fait quoi ", poursuit Dominique Mailhot. Dans le cadre de ces contrats, les fonds Feder seront mobilisés sur les projets d'équipements, nombreux dans la région, dont le Technocampus de Nantes (Loire-Atlantique), centré sur les composites pour l'aéronautique, les plates-formes techniques du pôle Génie civil Ouest, l'Institut de recherche thérapeutique de Nantes (Loire-Atlantique) ou le Campus végétal d'Angers (Maine-et-Loire), un projet de 23millions d'euros prévu pour 2011.
@ De notre correspondant, Emmanuel Guimard
Exit les aides directes à l'investissement. Désormais, les fonds privilégient le conseil aux PME, les actions collectives par filières, l'aide aux pôles et les grands équipements associés, comme le Technocampus de Nantes.
"Il faut chasser en meute ! ", aime répéter Jacques Auxiette, le président du conseil régional des Pays de la Loire. Ce qui, en matière d'aides aux entreprises, signifie moins d'aides individuelles et le maximum de soutien aux ...

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- n° 3011 - p.8 à p.11

Pour la première fois en France, la part des produits vendus sous marques de distributeurs dépasse en volume le score des marques nationales. Une nouvelle donne à laquelle les industriels devront s'adapter.

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Serta, fabricant de vérins, a adapté son fonctionnement pour réaliser des produits personnalisés.
Elle a également mis au point un système d'ordonnancement complexe, constitué de plusieurs logiciels réalisés sur mesure dont un développé en partenariat avec l'école d'ingénieurs Icam Vendée.

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- n° 3057 - p.37à p.39

La ville a connu une émergence rapide de la recherche médicale, puis des biotechnologies, filière bien épaulée par les collectivités ces dernières années. Le pôle Atlantic Biothérapies vient fédérer ce secteur fort de trente PME.

Nantes regroupe ses forces dans la recherche médicale. Depuis quelques jours, la capitale des Pays de la Loire dispose d'une Maison de la recherche clinique. Cet immeuble de 5 200 mètres carrés regroupera en centre-ville le Cancéropôle Grand Ouest, le Centre d'investigation clinique de biothérapie et la nouvelle administration déléguée régionale de l'Inserm. Une concentration qui traduit l'importance de la recherche médicale dans la ville et, avec elle, des biotechnologies.
En deux décennies, Nantes a connu l'émergence d'un pôle dans ces deux domaines. L'Inserm, quasiment inexistante dans les années 1980, a vu naître neuf entités sous l'impulsion de scientifiques comme Jean-Paul Soulillou, le chef du service néphrolo- gie-immunologie clinique du CHU, créateur de l'Institut de transplantation et de recherche en transplantation (Itert). Nantes lui doit d'être aujourd'hui un centre mondialement reconnu dans le domaine des greffes du rein et du pancréas. C'est aussi le cas de Denis Escande, récemment dé-cédé, qui a créé ex nihilo en 1994 l'unité U533 de l'Inserm qui réunit aujourd'hui une équipe de scientifiques où se côtoient des cardiologues, des généticiens et des physiologistes forts d'une notoriété mondiale dans le domaine des maladies cardio-vasculaire. Nantes est aussi une place forte de la médecine nucléaire et de la thérapie génique avec l'équipe de Philippe Moullier récemment distinguée pour des avancées dans le domaine de la cécité infantile.
De ce substrat est née une génération d'entreprises, comme TC Land, qui développe des biomarqueurs et des molécules dans la transplantation et les maladies auto-immunes, ou Chelatec, qui fournit des outils de diagnostic ou thérapeutiques via la création ou la transformation de molécules radiomarquées. Atlantic Biothérapies est arrivé à point nommé pour fédérer une trentaine de PME à Nantes et Angers (Maine-et-Loire), accompagnées par Atlanpole, la technopole nantaise. Même si les acteurs locaux sont conscients de la taille modeste de Nantes au regard de grands pôles européens comme Munich ou Cambridge. " Il faudrait doubler le nombre d'entreprises pour s'affirmer ", estime Franck Grimaud, le patron de Vivalis, spécialisée dans la production de banques cellulaires, de vaccins viraux et de protéines thérapeutiques.
De nouveaux outils
Atlantic Biothérapies se place sur le domaine des biomédicaments, un champ allant de la découverte de nouvelles cibles à l'évaluation préclinique et clinique, en passant par la vectorisation et la bioproduction. " Nous disposons de toutes les briques de l'édifice ", note Jean-François Balducchi, le délégué général d'Atlanpole. De nouveaux outils devraient bientôt compléter le dispositif. " Plusieurs équipements d'intérêt général pour la filière vont émerger : une plate-forme d'immuno-monitorage associant des acteurs publics et privés pour optimiser les essais cliniques et précliniques, un centre de production de protéines recombinantes et un institut de formation de techniciens et d'ingénieurs en bioproduction ", annonce Olivier Kitten, le directeur délégué du pôle de compétitivité. Cette dernière initiative est unique en France, et un bâtiment spécifique, capable de reproduire les conditions de production GMP (Good Manufacturing Practice), lui sera dédié.
Concentrer les acteurs
Les collectivités, dont Nantes Métropole, ont assez vite mesuré l'enjeu mais aussi la fragilité des biotechnologies en leur apportant leur aide, notamment immobilière, à travers ses trois pépinières réunies sous le label Bio Ouest. " Sans cette offre d'hébergement, nous serions probablement allés à Lyon ", note Franck Grimaud, qui a débuté son activité dans l'une d'entre elles. Dernière en date, sur l'Ile de Nantes, en plein centre-ville, une ancienne halle industrielle d'Alstom a été transformée en pépinière, pour 5,8 millions d'euros. Inauguré en décembre 2006, cet immeuble nommé Bio Ouest-Ile de Nantes héberge déjà les sociétés Atlangène (groupe Silliker-Mérieux Alliance), laboratoire d'analyse et de recherche pour l'agroalimentaire, Biofortis, qui travaille sur la nutrition, et TC Land. A proximité se développe l'Institut génétique Nantes Atlantique (Igna), l'un des leaders français dans l'analyse d'ADN. L'ensemble représente déjà près d'une centaine d'emplois.
L'ambition de Nantes Métropole est de concentrer 85 % de la recherche en biotechnologies de l'agglomération d'ici à 2013 sur l'Ile de Nantes avec un campus hospitalo-universitaire qui réunira au même endroit des structures de recherche préclinique et clinique, d'enseignement et de soins. " Ce regroupement doit permettre d'atteindre une masse critique de niveau européen en recherche biomédicale ", assure Jean-Paul Soulillou, qui est également le président d'Atlantic Biothérapies.
Le site accueillera, à terme, l'Institut nantais du thorax, l'Itert, ainsi qu'un plateau de biologie. L'opération prévoit la construction de 80 000 mètres carrés, dont 10 000 pour la recherche. L'investissement, évalué à 250 millions d'euros, sera financé dans le cadre d'un bail emphytéotique, la forme hospitalière du partenariat public-privé. Sont également programmés 9 000 mètres carrés de locaux réservés aux biotechnologies, dont 4 000 livrables dès 2009.
S'ouvrir à la pharmacie
À ce projet de centre-ville s'ajoute, au nord, un autre quartier de biotechnologies autour du CHU Nord Laënnec. L'unité d'ingénierie génique de l'établissement du sang et le Cyclotron (lire p. 38) s'y installeront. Bio Ouest y est déjà implantée avec des sociétés comme Atlanstat, en croissance dans le secteur des analyses biostatistiques d'essais cliniques. C'est également dans son voisinage que Vivalis, filiale du groupe choletais Grimaud, a récemment ouvert son usine de bioproduction.
Le handicap majeur de Nantes ? La ville est encore dépourvue de grandes sociétés de pharmacie. Elle compte néanmoins sur la présence d'Eurofins Scientific, l'un des leaders mondiaux des bioanalyses. Et le groupe, dont le siège est toujours installé à Nantes, ne cesse de grandir. Il a ainsi récemment lancé un projet d'extension de 4 000 mètres carrés qui permettrait de doubler son site, au nord de la ville. .


De notre correspondant, Emmanuel Guimard

sous les projecteurs
mondial de la distribution d'acier. Un hymne à l'acier !

le 24/05/2007 N°3057

" Installé à Reims, dans la Marne, notre nouveau siège social regroupant 1 100 de nos 6 400 salariés au niveau mondial, va être entièrement repensé. Pour ce projet mené sur 2007-2010, nous construisons un bâtiment - pour l'accueil de nos grands comptes - présentant différentes utilisations de l'acier dans l'architecture, et avons lancé un concours européen de sculptures monumentales. 650 candidats de 29 pays s'y sont inscrits. 411 dossiers nous sont parvenus, dont 20 ont été retenus, avec l'appui de l'organisation Scalène*. Aujourd'hui, un jury vient de sélectionner trois oeuvres finalistes. L'une d'elles, réalisée d'ici à la fin de l'année avec l'aide des Compagnons du devoir, sera installée sur le site de notre nouveau siège. Le gagnant recevra 40 000 euros, les deux autres artistes 5 000 euros. Une façon originale de valoriser l'acier et ses possibilités auprès de nos clients. " . Propos recueillis par C. M.


Chantal Gobin, P-DG de Biomatlante, PME de 32 salariés spécialisée dans les substituts osseux
le 24/05/2007 N°3057

" Pionnière des biotechnologies, notre entreprise, située à Vigneux-de-Bretagne, près de Nantes, valorise les travaux de l'équipe nantaise du professeur Guy Daculsi, expert d'envergure mondiale dans les biomatériaux et tissus calcifiés. Elle est un acteur du pôle de compétitivité Atlantic Biothérapies. Nous espérons, dans ce cadre, des partenariats avec d'autres PME nantaises évoluant dans des secteurs connexes comme les prothèses. "


Atlantic Biothérapies, pierre angulaire de la filière
le 24/05/2007 N°3057

> Pôle de compétitivité mondial, Atlantic Biothérapies réunit 31 entreprises, dont 24 de R&D en biotechnologies de santé, pour un total de 700 emplois.
> Côté recherche, il compte 28 unités mixtes de recherche adossées à 2 CHU et 2 centres de lutte contre le cancer, soit 908 personnels de recherche parmi ses adhérents.
> Depuis sa création, il a labellisé 31 projets représentant un budget de 56 millions d'euros. Et a obtenu 5 millions d'euros de financement.


Un cyclotron unique au monde en construction
le 24/05/2007 N°3057

La médecine nucléaire nantaise disposera en 2008 de son cyclotron Arronax, un accélérateur de particules de très haute énergie (70 millions d'électronvolts à 750 microampères) en cours de fabrication par le belge IBA. Cet outil unique au monde, d'un coût de 34,5 millions d'euros, permettra d'avancer dans la production de nouveaux produits radio-pharmaceutiques ou radio-isotopes très prometteurs dans le diagnostic par imagerie scintigraphique ou le traitement par radiothérapie vectorisée. C'est le cas de l'Astate 211, en l'alpha-immunothérapie, mais aussi du cuivre 64 ou de l'iode 124, en cancérologie. L'outil devrait permettre de fixer dans la ville des industriels de la radio-pharmacie comme Cisbio. Le projet est suivi par Jean-François Chatal, le coordonnateur de la médecine nucléaire à Nantes. Ce scientifique fut l'instigateur d'une fédération médicale interhospitalière associant les soins, avec le centre anticancéreux René-Gauducheau, et la recherche clinique.

La ville a connu une émergence rapide de la recherche médicale, puis des biotechnologies, filière bien épaulée par les collectivités ces dernières années. Le pôle Atlantic Biothérapies vient fédérer ce secteur fort de trente PME.

Nantes regroupe ses forces dans la recherche médicale. Depuis quelques jours, la capitale des Pays de la Loire dispose d'une Maison de la recherche clinique. Cet immeuble de 5 200 mètres carrés regroupera en ...

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Microsoft contre-attaque | L'Usine Nouvelle 30/11/06

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- n° 3033 - p.34 à p.38

Le géant de Redmond engage son virage stratégique vers les services en ligne et part à la conquête de nouveaux marchés. Tout en cherchant à protéger sa position dominante sur le poste de travail.

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- n° 3030 - p.75 à p.85

Les nouveaux composants en béton et en terre cuite accélèrent la réalisation des structures sur les chantiers. Les techniques d'assemblage deviennent aussi plus simples, avec le développement de la pose à joint mince. En amont, les usines de composants progressent en productivité et en flexibilité.

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- n° 3062 - p.50 à p.52

Grâce à des méthodes physiques et chimiques, des empilements de couches toujours plus complexes transforment le vitrage en verre fonctionnel.

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- n° 3090 - p.60 à p.62

Plusieurs techniques de laboratoire permettent de créer des métaux et alliages nanostructurés dans la masse, avec une forte augmentation de leur résistance mécanique. Mais pour les industrialiser, il faut adapter les procédés à la production en continu
On les maltraite un peu, mais c'est pour leur bien ! Soumis à de fortes déformations, métaux et alliages peuvent acquérir des propriétés mécaniques hors du commun. Un phénomène bien connu des métallurgistes, lié à la diminution de la tailles des cristaux (ou grains). Grâce à une panoplie de techniques de " déformation plastique sévère " (Severe Plastic Deformation, SPD), de nombreux laboratoires travaillent aujourd'hui à la mise au point de métaux dont les grains sont de taille submicronique, voire nanométrique (inférieure à 100 nanomètres). Des métaux nanostructurés, dont la résistance à la traction peut augmenter de 50 à 100 %, par rapport aux caractéristiques obtenues par des traitements thermomécaniques traditionnels. Ces résultats ont notamment été obtenus avec le titane et avec des alliages cuivreux par l'Ipam (Institute for Physics of Advanced Materials), un laboratoire basé à Ufa (Russie) et dirigé par Ruslan Valiev, considéré comme le " pape " du SPD. Des propriétés identiques ont été mises en évidence dans des alliages d'aluminium ou de magnésium, mais également dans des aciers. L'intérêt est de réaliser des pièces plus résistantes, ou d'utiliser moins de matière afin de gagner du poids, pour des applications dans l'automobile, l'aéronautique, le médical... Des perspectives qui mobilisent des laboratoires en Russie, aux Etats-Unis, en Allemagne, en Autriche, au Japon ou encore en Corée du Sud. En France, des chercheurs travaillent sur le sujet, notamment à l'université de Rouen, au Cnam de Paris et à l'université Paris-Sud d'Orsay. L'état des recherches sera exposé lors de la quatrième conférence internationale sur les nanomatériaux obtenus par SPD (nanoSPD4), qui se tiendra à Goslar, en Allemagne du 18 au 22 août prochain. Les études se focalisent sur la maîtrise des phénomènes physiques mis en jeu par les méthodes de déformation SPD, et sur l'adaptation des procédés à une production en continu. Elles sont stimulées par la concurrence, car la déformation sévère n'est pas seule en lice pour réaliser des " nanométaux ". La métallurgie des poudres, en particulier, dispose maintenant d'une palette de poudres nanométriques, accompagnée des techniques pour les compacter et fabriquer des pièces. Il est vrai que les métallurgistes des poudres ont eux aussi des problèmes à résoudre : la porosité du matériau final, et la croissance des tailles de grains sous l'effet de la température (frittage des poudres), qui risque de limiter l'effet " nano ". de nombreux procédés de déformation De leur côté, les adeptes de la déformation sévère font preuve d'une imagination débordante, en inventant de multiples méthodes aux acronymes énigmatiques : Ecap, HPT, MDF, ARB, RCS, TE... Le principe reste toujours le même : il s'agit d'imposer une très forte déformation plastique à un échantillon de matériau, sans modifier sensiblement sa géométrie. Mais les moyens techniques diffèrent. Avec l'Ecap (Equal Channel Angular Pressing), une barre de métal est pressée dans un canal présentant un angle abrupt : c'est au niveau du coude que le métal est " sévèrement " déformé - cisaillé, en fait. En répétant l'opération, il est possible d'accumuler dans le métal une très grande déformation, jusqu'à obtenir la finesse de grains souhaitée. C'est la méthode la plus répandue dans les laboratoires, et donc la mieux maîtrisée. Mais il y a d'autres manières d'obtenir des résultats analogues. Certaines sont basées sur le principe du laminage, telles l'ARB (Accumulative Roll Bonding) et le RCS (Repetitive Corrugation and Straightening). D'autres sont plus spécifiques : le MDF (Multidirectional Forging), comme son nom l'indique, consiste à appliquer successivement des charges à l'échantillon selon plusieurs axes, le HPT (High Pressure Torsion) applique une torsion à un disque de métal, tandis que le procédé TE (Twist Extrusion) combine extrusion et torsion... augmenter la résistance et la ductilité Chaque méthode a ses atouts et ses inconvénients. Mais tous ces procédés ont un souci commun : le gain obtenu en résistance mécanique ne doit pas se " payer " par un manque de ductilité du matériau (son aptitude à se déformer), avec des risques de rupture, évidemment préjudiciables aux applications. Et un inconvénient majeur : ils sont discontinus, ce qui est peu propice à une utilisation industrielle. " Accroître simultanément la limite élastique et la ductilité est un défi majeur pour les métaux nanostructurés, qui suscite de nombreuses recherches et publications ", indique Xavier Sauvage, chargé de recherche au groupe de physique des matériaux de l'université de Rouen, et qui travaille sur la stabilité des nanostructures obtenues par SPD, avec des équipes russe, allemande et autrichienne. Pour réunir les deux propriétés, les chercheurs peuvent jouer sur la composition des alliages utilisés et sur des traitements thermiques postérieurs au procédé de déformation SPD. Yunthian Zhu, professeur au département d'ingénierie et de science des matériaux à l'université de Caroline du Nord, a ainsi proposé une stratégie permettant de concilier au mieux résistance et ductilité dans des alliages d'aluminium. L'équipe américaine a montré qu'en chauffant à basse température l'alliage traité par laminage cryogénique (encore une autre technique de SPD !), dont les grains sont en moyenne de 100 nanomètres, on peut augmenter simultanément la limite d'élasticité et l'allongement de l'échantillon. " De toute façon, les métaux nanostructurés obtenus par SPD ont en général une plus grande ductilité que ceux réalisés par consolidation de nanopoudres ", se plaît à souligner Yunthian Zhu. L'autre point clé du développement des métaux nanostructurés est l'aptitude des procédés à fonctionner en continu, dans une perspective d'industrialisation et de réduction des coûts de production. Un critère qui, à lui seul, suffit à opérer une sélection naturelle entre les multiples méthodes SPD, toutes n'étant pas aptes à produire en continu. Les efforts ont notamment porté sur l'Ecap. C'est l'équipe russe de l'Ipam qui a mis au point le procédé Ecap-Conform (voir schémas page précédente), dans lequel la filière d'extrusion coudée est alimentée en continu grâce à un dispositif d'entraînement de la barre métallique. passer à l'échelle industrielle D'autres procédés, tels l'ARB et le RCS, sont a priori bien placés, car ils sont dérivés du laminage. L'avenir de ces techniques dépendra de leur capacité à passer à l'échelle de la métallurgie industrielle. Mais des chercheurs explorent déjà les possibilités d'une évolution inverse : l'utilisation de techniques SPD à une échelle miniature, pour fabriquer des éléments de MEMS (Micro Electro-Mechanical System). .
par Thierry lucas
Plusieurs techniques de laboratoire permettent de créer des métaux et alliages nanostructurés dans la masse, avec une forte augmentation de leur résistance mécanique. Mais pour les industrialiser, il faut adapter les procédés à la production en continu
On les maltraite un peu, mais c'est pour leur bien ! Soumis à de fortes déformations, métaux et alliages peuvent acquérir des propriétés mécaniques hors du commun. Un phénomène bien connu des ...

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- n° 3059 - p.62 à p.64

Pour exister aux yeux des internautes, il faut apparaître dans les premières pages de résultats des moteurs de recherche. Des outils sont là pour s'en assurer. Mode d'emploi.

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- n° 3105 - p.76 à p.78

Concevoir un produit commun permet à une PME de conquérir une nouvelle clientèle, de gagner en notoriété, et surtout d'innover. A condition de bien fixer les règles du jeu.
Quand Philips et Maison du Café dévoilent en 2002 la Senseo, à la fois cafetière individuelle et machine à expresso, le grand public se rue sur ce produit bien moins cher que son concurrent haut de gamme (la Nespresso de Nestlé). Résultat : la Senseo s'est depuis imposée comme un cas d'école de cobranding parfaitement maîtrisé. La raison du succès ? Philips a assuré le développement technique de la cafetière, tandis que Maison du Café (groupe Sara Lee) fournit les capsules de café. Mieux, au fil des années, les deux marques continuent d'innover, avec une déclinaison à l'envi des dosettes, allant de la version cappuccino aux gammes de sélections de grains par pays. Le cobranding est une recette marketing éprouvée : le temps d'un contrat, deux marques conçoivent ensemble un produit commun, dont elles assurent également la promotion, voire la distribution et la vente. Cela peut être l'occasion pour une PME d'acquérir de la notoriété ou un nouveau relais de distribution, de se construire un nouvel univers, et surtout d'innover en économisant des frais de R et D. Le partenaire, lui, s'insère dans un marché de niche et bénéficie de l'expertise de l'autre. Les secteurs concernés sont variés. Agroalimentaire, automobile ou cosmétique, avec des cas d'école tels que les " séries spéciales " Peugeot Roland Garros, ou la gamme de cosmétiques Evian Affinity, à base d'eau d'Evian. Le secteur des hautes technologies en est aussi devenu adepte, avec même des incursions dans l'univers du luxe, comme le lancement, ce mois-ci, d'un téléviseur LCD cobrandé Samsung/Giorgio Armani. 1Se fixer un objectif clair Pour initier ce type de démarche marketing, il convient toutefois de procéder par étapes, de négocier et fixer dès le départ plusieurs règles dans un contrat entre les deux partenaires. Avec, pour première étape, une réflexion poussée sur l'objectif du cobranding que l'on souhaite mettre en place. " Il faut déterminer s'il s'agit d'un objectif d'image ou promotionnel ; ou si l'on veut simplement vendre de gros volumes ", souligne Valérie Depincé, la directrice du marketing et de la communication de Nissan France et Pays-Bas. Autre impératif : ne pas s'engager dans des projets où l'association en elle-même serait incohérente. Il s'agit bien d'élaborer un produit en commun, les deux marques partenaires apportant chacune leur savoir-faire et/ou leur image. Tout le monde doit y trouver son compte ! Avant même d'approcher un partenaire potentiel, " une marque doit bien le connaître, mais aussi se connaître elle-même, maîtriser son ADN. Et savoir en quoi ce partenariat entre deux marques, deux univers parfois lointains, est légitime ", explique Alice Darmon, consultante en stratégies marketing et déploiement, et auteur de l'étude Eurostaf sur le cobranding dans le secteur de l'agroalimentaire, parue en avril dernier. Ainsi, en 2004, lorsque Brossard et Weight Watchers sortent des gâteaux allégés, c'est Brossard qui les fabrique, tandis que son partenaire apporte sa caution minceur. " Brossard légitime sa présence sur des produits allégés, mais apporte aussi une notion de gourmandise qui aurait peut-être manqué à Weight Watchers s'il était entré seul sur ce marché ", décrypte Alice Darmon. 2Choisir le bon contrat Une fois ces objectifs définis, il faut s'entendre sur le type de contrat de cobranding à monter. C'est un point déterminant pour bien répartir les tâches de chacun, notamment pour celui qui assure la fabrication. Le cobranding peut passer par plusieurs formes de contrats, avec un degré plus ou moins important d'implication des deux partenaires. Dans la typologie esquissée par Alice Darmon (lire page ci-contre), un contrat similaire à une pseudo-licence attribue à un partenaire la fabrication et la distribution du produit cobrandé ; l'autre l'autorisant à utiliser sa marque et son logo. C'est le cas du téléviseur LCD Samsung/Giorgio Armani. Le couturier italien apporte sa touche design au produit ainsi que sa renommée, tandis que le constructeur coréen amène son expertise technique, assure la fabrication et le service après-vente. Autre option, un cobranding similaire à une relation client-fournisseur. Une marque apporte un ingrédient à son partenaire, qu'elle peut concevoir exclusivement dans le cadre de cette opération. Pour le dessert lacté Café onctueux, lancé en 2006 par Rians et Maison du Café, le groupe Laiteries H. Triballat fabrique et distribue le produit tandis que Maison du Café fournit un extrait de café. " Nous les rémunérons en tant que tel ", précise Pierre Filaudeau, le directeur marketing des Laiteries H. Triballat. Autre possibilité : le deal promotionnel. En septembre 2007, Okay a lancé, par le biais de son agence médias ZenithOptimedia, 12 millions de rouleaux d'essuie-tout portant, en impression, des recettes de cuisine Maggi. Un contrat très ponctuel. 3Clarifier le rôle de chacun Une fois les objectifs du cobranding définis, il faut passer aux détails " techniques " du contrat. La durée de l'opération doit y figurer, ainsi que les éventuelles clauses de renouvellement (en cas de succès) ou de sortie. L'objectif implicite dans ce genre de contrat étant tout de même de pouvoir réitérer l'opération. Ainsi, le constructeur automobile Nissan avait sorti fin 2005 une Micra cobrandée avec Lolita Lempicka, destinée à être un " one shot " (opération exceptionnelle). Le succès étant au rendez-vous, c'est devenu une série spéciale, rééditée chaque année. Ensuite, le contrat doit arrêter l'agenda, en incluant les négociations et la période de production : il faut compter au moins six à huit mois avant le coup d'envoi réel de l'opération. Parallèlement, il faut fixer dès la signature " le nombre d'innovations dans l'année, et de nouveaux produits à sortir ", précise la consultante Alice Darmon. Car, en s'alliant, les deux marques innovent à moindres frais. Le volume de la production devra aussi y figurer, avec le nombre total de produits à fournir, les délais de fabrication et le gestionnaire de la production. Dans le cadre du cobranding entre Nissan et le créateur belge Nicky Vankets pour la Micra (lire ci-dessus), le constructeur a monté son opération en à peine six mois. " Le processus est plus lourd lorsque Peugeot prévoit sa ligne cobrandée avec Roland Garros, programmée en production longtemps à l'avance ", remarque Arnaud Villette, le directeur marketing de Nissan Benelux. Autre point à fixer : la gestion de la campagne de communication. Il faut bien anticiper cette étape, car une opération de cobranding est souvent montée avec de fortes attentes en retour sur image. Pour cela, il faut concevoir le packaging en commun, les deux marques y apparaissant avec leurs logos respectifs, côte à côte. Le plan média doit figurer dans les négociations entre les partenaires. " Chaque partie doit s'engager sur les contacts qu'elle apporte dans la corbeille, et s'accorder, dans le contrat même, sur la campagne, la période de communication et les modalités d'échanges de bases de données clients ", conseille Valérie Depincé, de Nissan. 4Définir le " business model " Il est indispensable de valider le business plan dans le contrat. Il doit stipuler les chiffres d'affaires prévisionnels par année ainsi que les volumes de vente et de production fixés. Et indiquer comment seront réparties les recettes. Que l'opération soit pérennisée ou pas, il est indispensable de dresser un bilan final global par rapport aux objectifs initiaux. Mais aussi, dans une démarche plus marketing, d'observer l'évolution de la perception des deux marques, quitte à effectuer un sondage auprès des consommateurs. " Dans l'automobile, par exemple, il faut regarder de près s'il y a eu un pic des ventes lors du lancement de l'opération de cobranding ", recommande Valérie Depincé. .
@ Capucine Cousin
Concevoir un produit commun permet à une PME de conquérir une nouvelle clientèle, de gagner en notoriété, et surtout d'innover. A condition de bien fixer les règles du jeu.
Quand Philips et Maison du Café dévoilent en 2002 la Senseo, à la fois cafetière individuelle et machine à expresso, le grand public se rue sur ce produit bien moins cher que son concurrent haut de gamme (la Nespresso de Nestlé). Résultat : la Senseo s'est depuis imposée ...

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- n° 3112 - p.50 à p.52

Le marketing direct sur internet peut être très efficace pour se lancer à l'international. Il permet de toucher de nouvelles cibles, à condition de s'adapter aux spécificités des pays.
Internet abolit les frontières et rend accessibles aux entreprises de gigantesques zones de chalandise. Les campagnes d'e-mailing permettent de se libérer des contraintes du courrier traditionnel (transport, affranchissement...). Même sans grands moyens, une PME peut se lancer dans le marketing direct à l'international. Mais il faut adapter ses envois à la culture locale et les calibrer pour ne pas risquer de passer pour un spammeur (lire ci-dessous). Bienvenue dans un domaine où empirisme et bon sens doivent guider une stratégie de conquête. 1 campagne centralisée ou locale ? Avant toute chose, définissez votre cible. S'agit-il de prospecter pour conquérir une place dans un pays où vous ouvrez une filiale, de fidéliser une clientèle existante, de renforcer votre image de marque ? Ou voulez-vous générer davantage de trafic sur votre site de vente en ligne (ou d'e-commerce) ? L'usage de l'e-mail marketing doit répondre à trois objectifs, rappelle le Syndicat national de la communication directe : être ouvert, être cliqué et générer une action de l'internaute. Choisissez avec soin le ou les pays que vous comptez cibler et déterminez si le contexte s'y prête. Au préalable, vous pouvez procéder à une phase de test dans une zone pilote. Tel Samsung, qui mène depuis avril 2008 des campagnes d'e-mailing et d'envois de SMS en France, avec deux millions d'e-mails et 30 000 SMS envoyés chaque mois. Le groupe coréen de l'électronique étendra ensuite cette opération à l'échelle européenne. Autre point essentiel : répartir les tâches des équipes marketing entre le pays d'origine et celui (ou ceux) de destination. Vous pouvez les gérer de manière centralisée ou laisser l'équipe locale adapter à la cible le discours de la marque, les visuels... L'idéal consiste à opter pour une formule mixte, avec une équipe centralisée déterminant les grandes lignes de la campagne et des relais locaux les adaptant. Le groupe Accor dispose d'une gestion centralisée de ses e-mailings, mais son prestataire Neolane laisse les équipes locales personnaliser les mailings. Il convient de définir si vous recourez ou non à un prestataire de services pour piloter vos campagnes d'e-mailing ou de SMS. Capables de vous fournir une gamme de solutions en mode ASP (EmailVision, Neolane, Epsilon International), ces sociétés facturent en général leurs prestations au nombre de destinataires, indépendamment du nombre de pays. Ainsi, Neolane facture à la base de données. Le prix d'entrée sera de 50 000 euros pour un mailing destiné à un million de clients ou prospects. Des ASP, loueurs de logiciels installés sur internet, facturent aussi au CPM (ou coût pour mille pages affichées avec publicité) comme Epsilon International, qui applique un CPM moyen de 5 dollars aux Etats-Unis et de 1,5 à 2 euros en France. 2Achat d'adresses e-mails ou propre base de données ? Etape suivante, indispensable au déploiement d'une campagne d'e-mailing, la collecte des données. Vous pouvez passer par un " broker " (un courtier en adresses assurant le conseil en recherche et la sélection de fichiers de marketing direct) basé en France qui loue ou vend des bases d'adresses internationales. Ou vous louez des bases de données dans chaque pays. Le coût d'une adresse e-mail peut varier du simple au quintuple, allant de 20 centimes pour une adresse de prospect non qualifiée, à 1,50 euro pour un profil qualifié. Il est donc important de choisir un broker " fiable ". N'hésitez pas à lui demander comment il gère la réactualisation de ses fichiers. " Pour le tester, vous pouvez vérifier dans un premier temps la fiabilité de ses adresses sur un seul pays ", recommande Guillaume du Poy, le directeur marketing de Regus, une société de location de bureaux. L'intérêt de disposer d'une base de clients et de prospects qualifiée, sans trop d'adresses incorrectes ou obsolètes ? Vous éviterez d'être assimilé à un spammeur, puis " blacklisté ", y compris par les fournisseurs d'accès internet, intégrant des filtres automatiques dans leurs systèmes. Si vous souhaitez exploiter votre propre base, la difficulté sera de collecter des adresses e-mails dans votre coeur de cible. La mécanique la plus utilisée pour y parvenir demeure l'organisation de jeux concours en ligne, comme l'ont fait Nespresso, PriceMinister, La Poste... Tout dépend si vous êtes dans une campagne d'acquisition ou de fidélisation de clientèle. 3Législation européenne et adaptation locale Autre étape cruciale, préparer votre campagne d'e-mailing. Le destinataire doit comprendre d'un coup d'oeil l'origine du message, son objet et en quoi cela le concerne. L'essentiel repose sur l'ajustement de votre discours à la culture du pays. Evitez la traduction au mot à mot des e-mails d'un pays à l'autre et oubliez l'humour ou le second degré. Pour faire référence à des codes culturels locaux, veillez à bien composer votre équipe marketing, en déléguant cette tâche à des connaisseurs de la culture des pays ciblés, comme l'a fait Regus. Pensez à inclure dans vos e-mails des liens hypertextes renvoyant vers des sites internet dans la même langue que le message. Mais songez à réactualiser ces sites avant de lancer votre campagne. Dernière précaution : " Il est indispensable d'obtenir les labels locaux d'e-commerce pour votre site ", rappelle Philippe Hervieu, le directeur marketing d'Yves Rocher. Chaque pays possède ses propres lois pour encadrer l'e-mailing, en termes de respect de la vie privée, de loi antispam ou de législation d'e-commerce. La directive Com2000/385 (adaptée en France via la loi pour la confiance dans l'économie numérique du 21 juin 2004) fournit un cadre juridique au niveau européen. Elle exige pour tous les pays membres de l'Union " l'opt in ", soit le consentement préalable des internautes pour toute prospection par e-mail. Ainsi, le Luxembourg, qui attire les sociétés de vente de services ou de biens via internet avec son taux de TVA réduit, a instauré le " Luxembourg e-commerce certified ". L'idée est d'aider les consommateurs à reconnaître les entreprises répondant à des standards élevés de sécurité, garantissant le traitement confidentiel de leurs données personnelles collectées sur internet. Dans certains pays, vous devrez faire oeuvre de pédagogie. Notamment là où le consommateur se méfie de l'e-commerce, comme en Espagne. " De même, en Russie ou en Chine, peu de gens disposent d'une carte bancaire. Il faut donc orienter sa campagne différemment si elle vise à faire payer ou commander les clients en ligne ", recommande Didier Gaultier, le directeur général France d'Epsilon. Des variantes existent au gré des interprétations locales de la loi et des règles antispam appliquées par les fournisseurs d'accès à internet (FAI) locaux. " Le marketing viral par e-mail, incitant l'internaute à transférer son e-mail à un ami, est interdit en Allemagne, en Belgique et en Italie ", avertit Didier Gaultier. L'Allemagne applique même le double opt in, alors que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis restent très souples. Enfin, vous devrez respecter la demande des internautes inscrits sur la liste e-Robinson (gérée par l'Union européenne du marketing direct), qui ne souhaitent pas recevoir de courrier à caractère publicitaire. Autre cas particulier, la Russie, où votre campagne d'e-mailing ne devra comporter aucun mot en anglais, sous peine d'être bloquée par les FAI russes ! Comment respecter ces contraintes locales ? Certains prestataires ou agences de marketing disposant d'un réseau à l'international peuvent faire le travail. Un prestataire tel Neolane intègre en automatique les modes de filtrage selon les règlements des pays destinataires. 4Campagnes mesurées et impact Il faut toujours assurer une continuité entre vos campagnes d'e-mailing, tout en les dosant. Préférez des envois espacés d'une semaine au maximum. " Il faut miser sur des mailings qualitatifs et soigner leur personnalisation ", conseille Philippe Hervieu. C'est aussi le meilleur moyen d'enrichir vos profils de clients et de prospects. Quitte à jouer sur la complémentarité entre l'e-mailing et d'autres médias (mailings postaux, affichage publicitaire...). Dernière étape : mesurer l'impact de vos envois. Les prestataires vous proposent souvent un bilan par zones géographiques, avec une kyrielle d'outils . Ou même des mises à jour des profils de vos clients : " Par exemple, sur les internautes arrivés sur votre site événementiel via votre newsletter ", précise François Laxalt, le responsable marchés et innovations chez Neolane.
@ Capucine Cousin
Le marketing direct sur internet peut être très efficace pour se lancer à l'international. Il permet de toucher de nouvelles cibles, à condition de s'adapter aux spécificités des pays.
Internet abolit les frontières et rend accessibles aux entreprises de gigantesques zones de chalandise. Les campagnes d'e-mailing permettent de se libérer des contraintes du courrier traditionnel (transport, affranchissement...). Même sans grands moyens, une PME ...

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- n° 3067 - p.81 à p.92

Augmenter la productivité pour rester compétitif en Europe. Pour y parvenir, les industriels misent sur la prochaine génération de machines-outils. Celle qui sera en mesure de se substituer aux opérateurs. Les prototypes sont testés maintenant.

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- n° 3023 - p.85 à p.94

Après plusieurs années de vaches maigres, le marché des grosses machines reprend nettement de la vigueur. Pour répondre aux exigences de leurs clients de l'aéronautique, de l'énergie ou de la mécanique, les constructeurs se livrent à une bataille acharnée sur le front des performances techniques et des prix.

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- n° 3113 - p.69 à p.81

Machines cinq axes ou multifonctions, cellules flexibles, chacun de ces équipements a ses atouts et ses limites. Compression du cycle et précision pour les premiers, pièce terminée en une seule fixation pour les seconds, travail sans fin pour les derniers... Les solutions techniques sont multiples, l'impératif est unique: la productivité.

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- n° 3102 - p.14

La loi de modernisation de l'économie donnera le coup de grâce à la loi Galland. C'est un chapitre de l'histoire de la grande distribution française qui s'achève. C'est aussi la fermeture d'une formidable fenêtre d'opportunité pour un secteur confronté à une exigence de mutation structurelle. En 1996, désignée par Jacques Chirac comme la mère de tous les maux, la grande distribution devient la cible d'une offensive réglementaire d'envergure. La loi Raffarin durcit les termes de la loi Royer de 1973, régulant les créations de grandes surfaces. La loi Galland vise à rééquilibrer les relations entre les distributeurs et leurs fournisseurs : dès lors, l'essentiel des remises obtenues, par les premiers auprès des seconds, est supposé être la contrepartie de prestations de services clairement identifiées et donnant lieu à une facturation spécifique au titre de la " coopération commerciale ". Par ailleurs, afin d'éviter une concurrence prédatrice à l'égard des autres formes de commerce, la loi proscrit de vendre à un prix inférieur au seuil de revente à perte. Les marges arrière n'entrent pas dans le calcul de ce seuil. On connaît la suite : la loi n'ayant rien changé aux rapports de force, le pouvoir des centrales d'achat s'exprime au travers du montant des marges arrière, qui a finalement très peu à voir avec les prestations de services effectivement fournies. En prévision des concessions qu'ils devront faire, les fournisseurs augmentent les prix figurant dans leurs conditions de vente, servant de base au calcul du seuil de revente à perte. Autrement dit, les prix aux consommateurs augmentent à la vitesse à laquelle progressent les marges arrière. Et celles-ci évoluent très vite... Selon l'Ilec (Institut de liaisons et d'études des industries de consommation), elles passent globalement de 22 % du prix net facturé en 1998 à plus de 37 % en 2006. La loi Galland a ainsi favorisé la poussée des prix des produits de marque, qui décollent un petit peu avant le passage à l'euro, pour n'amorcer leur décrue qu'à partir de 2004. Entre-temps, le sentiment d'inflation s'est diffusé dans les ménages, la pénétration du hard discount s'est accélérée et les produits à marque de distributeurs ont grignoté le marché des grandes marques. Personne ne pleurera sur la dépouille de la loi Galland, même si le cadre réglementaire à venir suscite déjà des inquiétudes. Et pourtant, cette loi a constitué une opportunité, pour la grande distribution, d'accélérer une mutation inéluctable. Pendant douze ans, elle a mis entre parenthèses la concurrence par les prix dans la distribution. Une occasion unique de faire sortir le secteur de son modèle fondateur du discount, auquel il doit tant, mais qui se révèle de moins en moins adapté aux comportements de consommation du XXIe siècle et, plus généralement, au système économique post-fordien contemporain. Les enseignes ont disposé d'une réelle marge de manoeuvre pour déplacer les modalités de la concurrence vers la différenciation et une approche plus " servicielle " de leur métier. La même loi aurait pu aussi permettre de sortir les relations industrie-commerce de leur tradition conflictuelle, pour les engager, enfin, dans une logique partenariale créant de nouveaux leviers d'efficacité économique et de satisfaction des clients. Au lieu de cela, les distributeurs se sont comportés en rentiers. La marge arrière n'a pas été réinvestie dans l'innovation ; elle a, tout au plus, contribué à financer l'expansion internationale. Elle a dopé la rentabilité à court terme, favorisé l'installation d'un fonctionnement oligopolistique du secteur et envenimé davantage les relations avec les fournisseurs. Les lois passent et l'hypermarché reste toujours à réinventer. .
@ Philippe Moati Directeur de recherches au Credoc
La loi de modernisation de l'économie donnera le coup de grâce à la loi Galland. C'est un chapitre de l'histoire de la grande distribution française qui s'achève. C'est aussi la fermeture d'une formidable fenêtre d'opportunité pour un secteur confronté à une exigence de mutation structurelle. En 1996, désignée par Jacques Chirac comme la mère de tous les maux, la grande distribution devient la cible d'une offensive réglementaire d'envergure. La ...

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- n° 3090 - p.34 à p.35

L'opérateur public investit à tour de bras pour affronter l'ouverture du marché et la concurrence d'internet. Et être à la hauteur des meilleurs groupes postaux européens.
L'usine de Wissous (Essonne), récemment mise en service, incarne les défis que devra relever La Poste face à l'ouverture totale du courrier à la concurrence, d'ici à la fin 2010. L'installation, située près d'Orly, atteindra sa pleine capacité en juin 2008, pour traiter plus de cinq millions d'objets par jour. Solystic, la filiale de l'américain Northrop Grumman, a fourni les douze machines de tri, dont neuf pour les plis de petit format et trois pour les grands formats. aucun site ne devrait être fermé Ces trieuses " dernier cri " traitent chacune près de 40 000 plis à l'heure, soit deux fois plus que les machines classiques. Grâce à la reconnaissance optique, elles lisent l'adresse du destinataire et trient les plis par quartier, voire, pour les petits formats, selon l'ordre de la tournée du facteur. L'image scannée des adresses non reconnues est dirigée vers l'un des sept centres de tri numérique du territoire. La Poste mise sur la mécanisation pour distribuer en 2011 90 % des lettres prioritaires au lendemain de leur dépôt, contre à peine 66 % en 2003. Quant aux facteurs, ils trient moins et s'orientent vers de nouveaux services, comme le relevage de l'index de consommation de gaz des particuliers. Le site de Wissous, qui dessert le sud parisien, est l'une des cinq plates-formes industrielles courrier (PIC) dédiées au tri en service. La Poste maillera le territoire avec trente-cinq PIC d'ici à 2010, au sein d'installations nouvelles, comme à Wissous, ou rénovées. En l'espace de deux ans, c'est un tour de force ! Tandis que les unités de tri s'agrandissent, les petits centres de tri urbains, devenus obsolètes, parfois installés sur plusieurs étages, vont changer de vocation et se limiter à la collecte, à la préparation et à la distribution du courrier. " Mais il n'y aura pas de fermeture de sites ", promet-on à La Poste. une filiale commune avec la SNCF va être créée Le réseau des PIC constitue la colonne vertébrale de Cap Qualité Courrier, ce programme qui mobilise 3,4 milliards d'euros de 2004 à 2010 (dont 1,3 milliard en 2008). L'opérateur investit beaucoup pour rattraper son retard, alors que ses homologues européens ont déjà bien engagé leur modernisation. Ainsi, la Deutsche Post, en Allemagne, ou la TNT Post, aux Pays-Bas, s'y sont mises il y a cinq ou sept ans. Or le français entend bien rester dans le trio de tête du marché européen. Une ambition confirmée par son nouveau plan stratégique 2008-2012, lequel doit faire passer la marge opérationnelle du groupe de 5,8 % à 6,1 % en 2008, puis à 8,5 % en 2012. Tout en se fixant des objectifs de meilleure qualité de service, La Poste veut ainsi égaler les niveaux de rentabilité de son homologue allemand. Celui-ci a réalisé une marge de 6,4 %, dès 2006. La mise en oeuvre de Cap Qualité Courrier, cheville ouvrière de ce plan, incombe à Muriel Barneoud, à la tête des grands programmes et de la direction industrielle. " J'ai toujours aimé les usines ", assure-t-elle. Et parce qu'elle a passé quatorze ans dans la finance, elle reste très attentive à la rentabilité et au retour sur investissement des projets. Ses équipes se trouvent aussi en première ligne, lorsqu'il faut trouver des solutions de rechange, en cas de panne de l'un des trois TGV postaux, par exemple. A ce titre, La Poste va renforcer son offre de fret ferroviaire à grande vitesse par la création de Fret GV, une filiale commune avec la SNCF. Elle sera opérationnelle en 2009. Et, si le courrier continuera à prendre la voie des airs, l'opérateur s'apprête toutefois à céder sa filiale Europe Airpost à l'irlandais Air Contractors. Outre le pilotage de l'outil industriel et logistique, Muriel Barneoud s'est attelée à la " révolution " de l'offre, en vue d'apporter une nécessaire valeur ajoutée aux services de distribution. Cela passe par le développement du marketing direct, qui représente près de 20 % du chiffre d'affaires de l'activité courrier, avec un fort potentiel de croissance. Prisé par les grands groupes, le marketing direct n'est, en effet, utilisé que par 1 % des PME. " Nos clients demandent de plus en plus de précision ", poursuit Muriel Barneoud. Il ne suffit plus d'acheminer un pli dans un laps de temps donné, mais de le délivrer à une date précise chez le destinataire. vers une plus grande traçabilité du courrier A Wissous, une ère de stockage de 6 000 mètres carrés permettra de gérer la distribution en juste-à-temps. De plus, La Poste compte se doter d'un système d'interprétation de l'enveloppe (SIE), afin de lire l'adresse du destinataire, mais aussi celle de l'expéditeur, ou la date d'affranchissement. Pour offrir une plus grande traçabilité. En parallèle, l'opérateur historique multiplie ses offres de gestion dématérialisée des documents. Car la concurrence vient aussi d'internet. Les envois croissants de factures par e-mail ont fait subir au groupe une perte de 200 millions d'euros en cinq ans. .
Chrystelle Carroy
L'opérateur public investit à tour de bras pour affronter l'ouverture du marché et la concurrence d'internet. Et être à la hauteur des meilleurs groupes postaux européens.
L'usine de Wissous (Essonne), récemment mise en service, incarne les défis que devra relever La Poste face à l'ouverture totale du courrier à la concurrence, d'ici à la fin 2010. L'installation, située près d'Orly, atteindra sa pleine capacité en juin 2008, pour traiter plus ...

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- n° 3024 - p.68 à p.73

Dans tous les domaines, de la production aux ventes, en passant par la R&D ou les ressources humaines, le constructeur japonais laisse sur place ses concurrents. Son secret ? Sept principes appliqués méthodiquement et sur lesquels le futur numéro 1 mondial s'appuie pour soutenir son irrésistible ascension.

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- n° 3023
- p.10 à p.14

Le contrôle qualité tant vanté par les industriels a du plomb dans l'aile. Jamais les rappels produits n'ont été si nombreux en Europe. Le phénomène est un effet pervers de la chasse aux coûts. C'est aussi le prix d'un modèle de production : 50% des produits dangereux interceptés sont d'origine chinoise.

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- n° 3115 - p.82 à p.84

Derrière les opérations très médiatisées des grandes entreprises, les PME, voire les TPE, s'impliquent de plus en plus pour défendre et valoriser le patrimoine. Avec des dons, mais aussi avec les compétences de leurs salariés. Les réductions d'impôts prévues par la loi d'août 2003 sur le mécénat les y incite fortement.
La rénovation des vitraux de la Sainte-Chapelle, à Paris, par Velux ? Un coût total de 10 millions d'euros, financé pour moitié par l'entreprise. La restauration de la galerie des Glaces du château de Versailles par Vinci ? 12 millions d'euros. En 2008, les entreprises auront consacré quelque 2,5 milliards d'euros au mécénat culturel. Les chiffres donnent le tournis... et réservent quelques surprises. La dernière enquête de l'Admical (Association pour le développement du mécénat industriel et commercial) montre que 23 % des entreprises de 20 salariés et plus pratiquent le mécénat soit, au total, près de 30 000 entreprises (1). Plus étonnant : 73 % des mécènes sont des PME qui comptent de 20 à 99 salariés. Et si les sommes qu'elles engagent ne rivalisent pas encore avec les montants des grands groupes, leurs dons représentent la bagatelle de 500 millions d'euros. Légitimer le projet en y associant les salariés De la rénovation d'une statue du parc du château de Versailles (à partir de 3 000 euros) au soutien d'artistes contemporains, en passant par la création d'une passerelle au château d'Angers, les PME répondent souvent favorablement aux sollicitations des porteurs de projets (établissements publics et privés, collectivités locales...). Quelles sont leurs motivations et comment agissent-elles ? Etat des lieux d'une France où le patrimoine devient, de plus en plus, l'affaire des entreprises et de leurs salariés. Premier constat : le temps où le chef d'entreprise, passionné de vieilles pierres, investissait sans réfléchir aux impacts financiers et aux bénéfices éventuels de son action pour sa société est terminé. Les dirigeants sont soucieux de légitimer leur projet en y associant leurs collaborateurs. Le mécénat valorise l'entreprise aux yeux des salariés et permet de les fédérer autour d'un projet mobilisateur. Bruno Grand-Pierre, le patron de POK (matériels de lutte contre les incendies, 17 millions d'euros de chiffre d'affaires), a cofinancé, pour 30 000 euros, l'acquisition d'une statue de Camille Claudel par le musée de Nogent-sur-Seine (Aube). Cette opération lui a permis de faire passer un message fort sur l'importance de l'esthétique des produits. Nous en créons deux par semaine. J'ai rédigé un texte que j'ai fait distribuer à l'ensemble des salariés ", explique-t-il. Informer le personnel constitue la première étape d'un projet de mécénat, les associer au choix et aux retombées du projet la deuxième. Soirées privées dans des lieux rénovés, visites gratuites dans les musées aidés, création d'une exposition dans les locaux de l'entreprise... " Avec les contreparties qu'autorise la loi sur le mécénat, il n'est pas interdit d'être créatif ", explique Pauline Soumoy, consultante à l'agence de conseil Etat de fête, à Paris. Une entreprise mécène de la Cinémathèque française a demandé à bénéficier de l'expertise de l'établissement pour concevoir des soirées ciné-club. l'un des leviers du dynamisme économique L'ultime degré d'implication consiste à faire participer les collaborateurs au projet. Ce mécénat de compétences a tendance à se développer : des salariés sont dédiés au projet et leur prestation valorisée pour que l'entreprise puisse bénéficier des avantages fiscaux. La société d'électricité SEE prépare pour octobre la projection dans la cathédrale de Reims d'un chemin de lumière représentant l'ancien labyrinthe. Le bureau d'études de la SEEI, basée à Cormontreuil, dans la Marne, a réalisé la faisabilité technique et ses électriciens vont tirer les câbles. Eclairer une cathédrale lorsque le quotidien est plutôt fait d'hypermarchés et d'immeubles de bureaux ne peut que valoriser les collaborateurs " et leur prouver que l'entreprise n'est pas seulement là pour faire de l'argent ", assure le directeur général de SEEI, Philippe Desplanques. Le mécénat permet aussi aux entreprises de participer à la vie locale. Sollicitée par la Fondation du patrimoine (lire l'interview ci-contre), Motul finance la rénovation de la cheminée de l'ancienne fabrique d'allumettes d'Aubervilliers (Seine-Saint- Denis), où la société a son siège. Ce type d'initiative contribue à améliorer les relations des chefs d'entreprise avec les élus locaux. Selon Robert Fohr, le patron de la mission Mécénat au ministère de la Culture, " les entreprises sont conscientes que la culture constitue, avec les infrastructures de transport et l'éducation, l'un des leviers de l'attractivité d'un territoire et de son dynamisme économique ". L'envie est là, il ne reste plus selon lui qu'à faire mieux connaître la loi d'août 2003 qui " a su créer un cadre juridique et fiscal adapté ". La formule policée de ce haut fonctionnaire cache une vraie bonne affaire. La réduction d'impôt s'élève depuis cette loi à 60 % du don, effectué en numéraire, en compétences ou en nature. Pour l'achat de trésors nationaux ou d'oeuvres d'intérêt patrimonial majeur, la réduction grimpe à 90 %. Les 70 000 euros consacrés par le cabinet d'expertise-comptable Bonnet à l'achat de " La Fuite en Egypte " du peintre Nicolas Poussin coûteront à l'entreprise, déduction incluse, seulement 7 000 euros. Du coup, l'un des plus ardents promoteurs du mécénat, aux côtés des chambres de commerce et d'industrie qui ont signées une convention avec le ministère de la Culture, est l'ordre des experts-comptables. Engagé dans un tour de France, il organise des sessions d'information pour sensibiliser les clients de ses membres. On peut être homme de chiffres et aimer les arts et les lettres... .
@ Anne-Sophie Bellaiche (1) Enquête Admical-CSA, " Le mécénat d'entreprise en France ", juin 2008.
Derrière les opérations très médiatisées des grandes entreprises, les PME, voire les TPE, s'impliquent de plus en plus pour défendre et valoriser le patrimoine. Avec des dons, mais aussi avec les compétences de leurs salariés. Les réductions d'impôts prévues par la loi d'août 2003 sur le mécénat les y incite fortement.
La rénovation des vitraux de la Sainte-Chapelle, à Paris, par Velux ? Un coût total de 10 millions d'euros, financé pour moitié ...

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- n° 3026 - p.72 à p.74

Les nanoparticules constituent un outil de plus pour les producteurs de peintures et de revêtements. Intégrées comme additifs, elles accroissent la résistance à l'abrasion ou aux rayures et augmentent la protection UV ou la résistance à la corrosion.

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- n° 3027 - p.10 à p.13

Quels sont les risques pour la santé et l'environnement ?
Où en sont les applications ?
Le public est-il suffisamment informé ?
A-t-on les moyens de sécuriser leur utilisation ?

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- n° 3125 - p.28

Les étudiants de certaines écoles de commerce vont pouvoir obtenir le titre d'ingénieur. Mais sous conditions.
C'est une première ! La Commission des titres d'ingénieur (CTI), le gendarme des écoles d'ingénieurs, a autorisé Télécom Bretagne à diplômer des étudiants de l'école de commerce de Grenoble. Certes, le principe du double diplôme n'est pas récent. L'appétit croissant des entreprises pour les profils à la fois techniques et managériaux a poussé les écoles d'ingénieurs et de commerce à se rapprocher. Mais dans un sens uniquement : jusqu'à maintenant, seuls les élèves ingénieurs pouvaient passer une année supplémentaire en école de commerce pour obtenir les deux diplômes. " Nos étudiants qui partaient à Télécom Bretagne ne revenaient qu'avec une simple attestation de scolarité ", souligne Béatrice Nerson, la directrice adjointe de l'Ecole supérieure de commerce (ESC) de Grenoble. Ils pourront désormais devenir de véritables ingénieurs. Mais sous conditions. " La marque ingénieur se vend bien, cependant il ne faut pas la brader, lance Bernard Remaud, le président de la CTI, qui ne cache pas ses réticences. Ce cursus est autorisé à titre expérimental, ouvert uniquement à des profils d'étudiants en management disposant d'un fort bagage scientifique. " L'ESC Grenoble va ainsi privilégier des jeunes passés par les classes préparatoires scientifiques ou issus de DUT ou de licence en sciences. " Avant de partir à Télécom Bretagne, ils suivront un mois de remise à niveau ", ajoute Béatrice Nernon. La CTI a aussi limité le nombre de places à cinq étudiants par an. Mais la brèche ouverte par les établissements grenoblois et breton pourrait faire des émules auprès des autres écoles de commerce. L'ESC Grenoble, elle-même, est déjà en discussion avec une autre école d'ingénieurs pour réitérer cette initiative .
Les étudiants de certaines écoles de commerce vont pouvoir obtenir le titre d'ingénieur. Mais sous conditions.
C'est une première ! La Commission des titres d'ingénieur (CTI), le gendarme des écoles d'ingénieurs, a autorisé Télécom Bretagne à diplômer des étudiants de l'école de commerce de Grenoble. Certes, le principe du double diplôme n'est pas récent. L'appétit croissant des entreprises pour les profils à la fois techniques et managériaux a ...

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- n° 3105 - p.68 à p.72

L'engouement pour les énergies renouvelables impacte directement sur l'emploi à tous les niveaux de qualification. Les recrutements massifs attendus, tous profils confondus, laissent même entrevoir un risque de pénurie. L'offre de formation doit au plus vite s'adapter aux nouveaux besoins.
L'appel d'air est sans précédent. En quelques années, le développement, presque soudain, des entreprises positionnées dans les énergies renouvelables a provoqué une vague de recrutement que rien ne semble pouvoir arrêter. " La pénurie dans les énergies renouvelables est un phénomène à la fois naissant et mondial ", assure Luigi Slaviero, qui travaille au sein du cabinet de conseil en recrutement de cadres dirigeants Heidrick et Struggles. La raison de cette situation ? " Comme à chaque fois lors de l'émergence d'un secteur technologique, tout le monde s'est d'abord focalisé sur les idées, puis sur les technologies et enfin sur l'argent. Mais une quatrième et dernière étape semble avoir été négligée : la mise en place d'équipes, indispensables pour la réalisation de projets. " Dans le tumultueux boom des énergies renouvelables, alors que les technologies et les investissements sont désormais au rendez-vous, aurait-on négligé le facteur humain ? D'ores et déjà, les besoins des entreprises vont tous azimuts. En réalité, il n'existe pas de " secteur " des énergies renouvelables à proprement parler. Les besoins recouvrent l'ensemble de la chaîne des activités propres à cette filière, avant tout, industrielle : R et D, conception, production, commercialisation, étude de projets, installation, distribution, maintenance... Et ce, à tous les niveaux de qualification, du CAP à l'ingénieur surdiplômé. des postes nombreux et non délocalisables D'après le Syndicat des énergies renouvelables (SER), l'organisation professionnelle regroupant les industriels de l'ensemble des filières, les effectifs pourraient passer de 75 000 emplois aujourd'hui (équivalent temps plein) à plus de 300 000 à l'horizon 2020 ! Une estimation qui a notamment pris en compte l'un des objectifs du projet de loi issu du Grenelle de l'environnement. A savoir : faire passer à 20 % la consommation d'énergie finale d'origine renouvelable en 2020 (lire notre dossier page 101). " Pour le moment, il est difficile de dire quelle part de ces emplois sera le fait d'une création nette, concède Damien Mathon, le délégué général adjoint du SER. Une chose est sûre : le nombre de créations sera élevé et ces postes seront en grande partie non délocalisables. " Les sociétés françaises, qui n'ont peut-être pas pris le train du renouvelable aussi vite que leurs consoeurs allemandes, s'empressent de rattraper leur retard. Poussées par le vent favorable des aides et des subventions multiples offertes aux particuliers pour l'installation d'équipement, elles doivent renforcer leurs équipes en vue de de répondre à l'expansion du marché. Du coup, les tensions qui se font déjà sentir sur le marché de l'emploi deviennent un enjeu majeur de développement. C'est en tout cas ce que laisse penser l'enquête publiée en mai (1), menée conjointement par Heidrick et Struggles et New Energy Finance : 96 % des dirigeants interrogés estiment que le recrutement constitue un défi sérieux au développement de leur entreprise. Les postes de directeur opérationnel technique, de chef de projet expérimenté et de directeur général semblent particulièrement recherchés. Des cadres et des installateurs Mais si l'étude citée ne concerne que les profils d'encadrement, les besoins sont loin de s'arrêter là. " Il y a de fortes demandes pour les métiers d'installateurs, explique Richard Loyen, le délégué général d'Enerplan, l'association professionnelle de l'énergie solaire. Les métiers de plombier, d'électricien, de couvreur ou bien encore de chauffagiste multicompétents sont déjà en tension. " Ils constitueront, en effet, une grande partie des troupes de la filière solaire thermique et pompe à chaleur, dont les effectifs devraient passer de 2 800 aujourd'hui à 35 000 en 2020, soit une croissance de 1 150 %. On retrouve, peu ou prou, ces mêmes métiers dans le monde de l'éolien. Mais là encore, " les difficultés pour recruter sont de plus en plus importantes ", témoigne Jean-Charles Pericchi. Le DRH de La Compagnie du vent, l'une des sociétés pionnières de l'éolien en France, pointe du doigt la concurrence accrue dans le secteur. Ce ne sont pourtant pas les besoins qui manquent : les effectifs de La Compagnie du vent devraient passer de 71 salariés fin 2007 à 170 d'ici à la fin 2009. Les embauches concerneront aussi bien des ingénieurs que des techniciens. Mais la concurrence dépasse le simple cadre de l'éolien. " Nous nous trouvons en concurrence avec le secteur du BTP ", continue Jean-Charles Pericchi. C'est l'une des problématiques de taille à laquelle doit s'atteler le secteur des énergies renouvelables : la convergence en terme de besoins humains avec d'autres secteurs d'activité comme la construction, l'industrie et les énergies traditionnelles (pétrole, gaz, charbon et nucléaire). " Car les emplois dans les énergies renouvelables sont avant tout des emplois classiques adaptés à des technologies nouvelles ", selon Damien Mathon. Mais ces filières ont une carte à jouer : celle de l'image. Ce qui fait dire au délégué général adjoint du SER que la pénurie devrait nettement moins toucher les postes en amont, types ingénierie et finance, nombre de jeunes ingénieurs s'enthousiasmant pour la thématique du développement durable. L'offre de formation, encore émergente, commence d'ailleurs peu à peu à façonner ses contenus en fonction de ces nouvelles demandes. Mais attention ! Elle ne doit pas se tromper de cible. " Il y a une tendance à ce que les formations s'établissent davantage suivant les souhaits des étudiants qu'en fonction des réels besoins du marché ", met en garde Raphaël Claustre, le directeur du Comité de liaison énergies renouvelables (Cler). Un problème dont a conscience un certain nombre de directeurs de formation. gare a la spécialisation des formations " Depuis la création en 2000 de notre licence professionnelle, nous avons établi des synergies avec de nombreux chefs d'entreprise, précise Yvan Pujol, le responsable de la licence professionnelle Sciences et technologies des énergies renouvelables à l'IUT de Tarbes. Constituée à 75 % d'intervenants issus du monde professionnel, la formation est fondée sur trois piliers qui répondent aux besoins du marché : les compétences techniques, la communication professionnelle et le management de projet. " Preuve de son succès, ce sont 500 étudiants, principalement détenteurs de BTS et de DUT, qui demandent tous les ans à passer par cette année de spécialisation. Pour seulement 50 places... Pourtant, malgré leur multiplication, ces formations n'ont pas encore les faveurs de tous les professionnels. L'ensemble des interlo-cuteurs contactés s'accordent tous sur le même point : avant de travailler dans les énergies renouvelables, rien ne vaut un cursus généraliste auquel on ajoutera (via un module, un stage ou une option) une touche de renouvelable. Gare à l'hyperspécialisation ! L'enjeu clé de la formation, initiale et peut-être plus encore continue, ne se situerait pas tant dans les filières spécialisées (lire le tableau des formations en page 70) que dans l'ajout de contenu spécifique au sein des formations classiques existantes. " Dorénavant, résume Raphaël Claustre, un plombier ne doit plus arriver sur le marché de l'emploi sans avoir touché à un chauffe-eau solaire. " . (1) Etude réalisée auprès de 75 dirigeants à travers le monde. Il s'agit de chefs d'entreprise spécialisés dans le secteur des énergies propres, de cadres de haut niveau en charge de l'activité " énergies propres " de grandes entreprises ou de dirigeants de fonds d'investissement spécialisés dans le secteur.
@ par olivier james
L'engouement pour les énergies renouvelables impacte directement sur l'emploi à tous les niveaux de qualification. Les recrutements massifs attendus, tous profils confondus, laissent même entrevoir un risque de pénurie. L'offre de formation doit au plus vite s'adapter aux nouveaux besoins.
L'appel d'air est sans précédent. En quelques années, le développement, presque soudain, des entreprises positionnées dans les énergies renouvelables a ...

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Les Assistants vocaux à la porte des usines | L'Usine Nouvelle 29/11/2018

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En pleine progression en 2018 chez les particuliers, les assistants vocaux tentent aussi de se faire une place dans les usines. La technologie commence doucement à faire son apparition dans l'industrie en permettant de guider plus facilement les machines lors de certaines tâches. Mais c'est surtout dans la maintenance prédictive que le potentiel semble fort ainsi que dans le relevé de mesure, pour permettre aux techniciens de garder les deux mains disponibles tout en énonçant des résultats ou constatations. Certains grands groupes sont déjà positionnés sur la question comme le cabinet de conseils en technologie Accenture, qui a multiplié par quatre ses revenus dans l'installation d'assistants vocaux professionnels depuis début 2017. Plusieurs obstacles doivent toutefois être levés pour que la voix se fasse une place dans les usines, comme la gestion du bruit dans ces milieux toujours très sonores, mais aussi l'acceptation des ouvriers qui peuvent voir cet outil comme une menace pour leur travail ou un moyen de les surveiller. Des détails. Pas de chiffres. En pleine progression en 2018 chez les particuliers, les assistants vocaux tentent aussi de se faire une place dans les usines. La technologie commence doucement à faire son apparition dans l'industrie en permettant de guider plus facilement les machines lors de certaines tâches. Mais c'est surtout dans la maintenance prédictive que le potentiel semble fort ainsi que dans le relevé de mesure, pour permettre aux techniciens de garder les deux ...

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- n° 3096 - p.10

La Cour de cassation a estimé que ce message écrit sur mobile constitue un mode de preuve spécifique, distinct de l'enregistrement des conversations téléphoniques d'ordre privé.
Les nouvelles techno-logies de l'information et de la communication sont généralement à l'honneur en droit du travail lorsqu'il s'agit de délimiter la frontière entre vie professionnelle et vie privée du salarié, dont le respect doit être assuré (Cass. Ch. Mixte 18/05/07, Soc. 19/9/08, Soc. 19/12/07). Le 23 mai 2007, la Cour de cassation a rendu un arrêt qui mérite d'être retenu en ce qu'il appréhende le SMS comme un mode de preuve à part entière. Dans cette affaire, une salariée se prétendait victime de harcèlement sexuel de la part de son employeur. Elle avait alors produit en justice la retranscription, par huissier de justice, des SMS qui lui avaient été adressés et que son téléphone portable avait enregistrés, afin de prouver de tels actes. La Cour a accepté ce mode de preuve. De prime abord, une telle solution peut surprendre : il est, en effet, de jurisprudence constante que l'enregistrement d'une conversation téléphonique d'ordre privé, effectué à l'insu de l'auteur des propos invoqués, est un procédé déloyal rendant irrecevable en justice la preuve ainsi obtenue (Com. 25/02/03, Civ 2e. 7/10/04). Pourquoi en irait-il autrement du SMS ? L'évolution des technologies de l'information et de la communication, et tout particulièrement l'apparition du SMS, amène cependant à repenser un tel encadrement juridique de la preuve. A cet égard, l'expression retenue par la Cour de cassation pour qualifier les SMS " messages écrits téléphoniquement adressés " n'est pas anodine : elle retient le caractère d'écrit de ce type de message, par principe, conservé après lecture dans l'appareil récepteur ainsi que dans l'appareil émetteur afin qu'une éventuelle relecture soit possible. Dès lors, une solution différente de celle appliquée au simple enregistrement d'une conversation téléphonique paraît s'imposer. Pour juger irrecevable un enregistrement téléphonique, la Cour de cassation se fonde sur le fait qu'il soit obtenu à l'insu de celui à qui il est opposé. Or, ce n'est pas le cas du SMS, dont l'auteur sait pertinemment qu'il sera conservé dans le téléphone de son destinataire. La Cour de cassation a ainsi indiqué : " Si l'enregistrement d'une conversation téléphonique privée, effectué à l'insu de l'auteur des propos invoqués, est un procédé déloyal rendant irrecevable en justice la preuve ainsi obtenue, il n'en est pas de même de l'utilisation par le destinataire des messages écrits téléphoniquement adressés, dits SMS, dont l'auteur ne peut ignorer qu'ils sont enregistrés par l'appareil récepteur. " Là encore, l'expression retenue par la Cour prend tout son sens. En effet, si " l'auteur ne peut ignorer ", c'est donc que l'enregistrement ne s'est pas fait à son " insu ", fondement de la déloyauté rendant irrecevable en justice les preuves obtenues à l'aide de procédés ainsi mis en place. En mettant en avant le caractère écrit des SMS, la Cour s'aligne sur l'admission légale de l'écrit sous forme électronique, au même titre que l'écrit papier, sous réserve que " puisse être dûment identifiée la personne dont il émane et qu'il soit établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l'intégrité " (article 1316-1 du Code civil). Cet arrêt marque l'évolution logique et inévitable du régime de la preuve, qui doit s'adapter aux NTIC. Il ouvre, par ailleurs, des perspectives non négligeables en matière de droit du travail. Notons, en effet, que ce mode de preuve, nouvellement reconnu ici au salarié, l'est naturellement aussi pour l'employeur qui pourra alors établir, à l'appui de SMS, une faute de son subordonné. .
@ par Valérie Dubaile, Avocat associée, responsable de l'activité Droit social, Field Fisher Waterhouse
La Cour de cassation a estimé que ce message écrit sur mobile constitue un mode de preuve spécifique, distinct de l'enregistrement des conversations téléphoniques d'ordre privé.
Les nouvelles techno-logies de l'information et de la communication sont généralement à l'honneur en droit du travail lorsqu'il s'agit de délimiter la frontière entre vie professionnelle et vie privée du salarié, dont le respect doit être assuré (Cass. Ch. Mixte ...

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- n° 3032 - p.81 à p.98

Des véhicules hors d'usage aux vieux journaux, en passant par les emballages ou les réfrigérateurs, la réglementation sur la fin de vie des produits se généralise. Alors que la flambée des matières premières se confirme, les technologies de recyclage progressent. Le déchet est désormais considéré comme une matière première exploitable.

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- n° 3085 - p.66 à p.68

Des PC plus simples et surtout beaucoup moins chers... C'est possible grâce à Linux et à la technologie de mémoire flash. Les outsiders du marché multiplient les offres. Les géants observent.
C'est une petite révolution dans le monde informatique grand public. Depuis le 23 janvier, un ordinateur portable à moins de 300 euros est disponible en France. C'est le fabricant taïwanais Asus- tek qui relève le défi. Lancé en Asie en octobre 2007 et dans les pays anglo-saxons occidentaux en novembre, son modèle EEE PC a été écoulé à 380 000 exemplaires. En 2008, le fabricant compte en vendre 500 000 en France et 5 millions dans le monde. Mais pour passer de 500 euros - prix actuel minimum pour un notebook - à 300 euros, Asustek a dû réduire la taille de l'écran à 7 pouces (17,8 cm de diagonale), remplacer le disque dur par une mémoire flash de quelques gigabits et opter pour un processeur à 600 Mhz et 512 Mo de mémoire vive. Une configuration suffisante pour faire tourner le système d'exploitation open source gratuit Linux, installé à la place d'un traditionnel Windows, gourmand en ressources et payant. " L'EEE PC n'est pas un PC ultraportable, mais un terminal d'accès internet destiné aux néophytes de l'informatique ", précise Thomas Franchi, le directeur du marketing d'Asustek en France. Son slogan : " L'internet facile, partout, pour tous ". Linux pour les nuls ! Un comble ! Alors qu'il est impossible de trouver un PC sous Linux sur les rayonnages des grandes enseignes - les fabricants affirment qu'il n'y a pas de demande et que Linux est trop compliqué - le système d'exploitation open source serait l'idéal pour équiper les " PC pour les nuls ". Pourquoi ? Linux est gratuit. Surtout, il peut être modifié et personnalisé pour développer des machines avec des interfaces adaptées aux publics visés. Seule contrainte, il faut publier ses développements pour que toute la communauté en profite. Le grand public pourrait donc utiliser Linux ? Asustek n'est pas le premier à en faire le pari. Substantiel, start-up française créée en 2002, a développé l'Ordissimo, un ordinateur pour débutants doté d'un système d'exploitation basé sous Linux et dont les mises à jour sont automatisées. Il peut être testé pendant trois mois pour 79 euros, puis loué 9,95 euros par mois ou acheté. Lancé en septembre 2005, il est aujourd'hui distribué dans 250 points de vente des enseignes Darty, Digital et Boulanger. Mais à l'achat, les prix des Ordissimo rattrapent ceux des PC traditionnels, notamment dans leur version portable. " Il est impossible d'acheter un PC sans Vista auprès des fournisseurs chinois ", explique Christophe Berly, le cofondateur, qui distribue quelques centaines de machines par mois. un pc préinstallé Sur la même idée, Neuf Cegetel a décidé de marier intimement PC et connexion réseau haut débit par ADSL. Son offre EasyGate consiste en la fourniture d'un PC design avec clavier et souris (l'écran étant en option) pour 99 euros et d'un abonnement de 9,90 euros par mois pour n'avoir plus à s'occuper de rien. L'ordinateur est, en effet, livré préinstallé avec plus de 80 logiciels open source. Toutes les mises à jour logicielles et la maintenance sont effectuées automatiquement en ligne par l'opérateur. Ainsi verrouillé, le système est protégé des virus et des maladresses. Pour la conception de la machine, Neuf a étroitement travaillé avec le sous-traitant électronique français Asteel (lire page 67). " Nous positionnons l'EasyGate comme un deuxième ordinateur pour la maison, plutôt destiné aux enfants afin qu'ils ne mobilisent pas le PC familial. Nous avons même lancé une version indépendante de l'offre d'abonnement Neuf ", affirme Frédéric Charlier, le père du projet chez l'opérateur télécoms. 92 % des utilisateurs seraient satisfaits, mais Neuf Cegetel ne communique pas leur nombre. les nouveaux entrants ciblent l'enseignement Difficile de percer sur ce marché émergent des NetPC. Surtout qu'à défaut d'assurer d'importants volumes aux fournisseurs chinois, les machines proposées au public restent chères (300 euros sans écran, clavier ou souris) comparées à un portable de grande marque suréquipé. Les nouveaux entrants, comme DomoBox avec son Ordipost Zen ou Feelnet, ciblent donc plutôt le marché de l'enseignement avec des solutions plus faciles à entretenir et moins fragiles qu'un PC sous Windows. Linutop, qui fabrique ses PC sous Linux en Estonie, mise, lui, sur la basse consommation de son système pour s'imposer, dans des applications professionnelles. google pourrait changer la donne Pour faire encore baisser les prix, l'abonnement est donc la meilleure solution. Exclusivité mondiale, en France l'EEE PC d'Asus est vendu 200 euros chez SRF avec un abonnement à la 3G de vingt-quatre mois. Aux Etats-Unis, Zonbu, start-up californienne créée par deux français, teste la vente d'un PC à 99 dollars avec un abonnement de 12,95 dollars par mois pour disposer d'applications en ligne et d'un espace de 25 Go de stockage. Mais Google pourrait changer la donne ! Le fabricant Everex vend chez Wal-Mart un ordinateur de bureau à 199 dollars et lance le 25 janvier un portable avec disque dur à 399 dollars, le Cloudbook. Les deux machines tournant sous un OS Linux développé par Google, le GOS. Les leaders du marché du PC, HP, Dell, Acer, Lenovo ou Toshiba, eux, se contentent d'observer et limitent Linux au monde professionnel et encore, timidement. Pour combien de temps ?
@ Aurélie Barbaux
Des PC plus simples et surtout beaucoup moins chers... C'est possible grâce à Linux et à la technologie de mémoire flash. Les outsiders du marché multiplient les offres. Les géants observent.
C'est une petite révolution dans le monde informatique grand public. Depuis le 23 janvier, un ordinateur portable à moins de 300 euros est disponible en France. C'est le fabricant taïwanais Asus- tek qui relève le défi. Lancé en Asie en octobre 2007 et dans ...

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Le marché des PC | L'Usine Nouvelle 24/01/08

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- n° 3085 - p.72

- 270 millions de PC vendus en 2007 (parts de marché des fabricants)
- De plus en plus de portables
- Windows domine toujours
- L'Asie truste la productin des portables
- Client léger : la concentration se profile (parts de marché des fabricants dans le monde 2ème trimestre 2007)

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- n° 3061 - p.83 à p.91

La planète a de plus en plus soif d'énergie. Elle a besoin de l'atome. D'ici à 2030, la production d'électricité nucléaire doublera et se sera étendue à tous les continents. Au-delà, une nouvelle génération de réacteurs, plus efficaces, devra prendre le relais.

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- n° 3085 - p.70 à p.71

Le look d'un ordinateur est aujourd'hui aussi, voire plus, important que ses prouesses technologiques. Les fabricants de PC viennent à peine de le comprendre.
Apple a montré la voie d'une informatique design il y a dix ans avec ses iMac. Et jusque-là, à part Sony et ses modèles Vaio faits d'un alliage de magnésium et de carbone, aux formes épurées, peu de fabricants de PC se sont détournés des chemins gris et balisés de la bureautique. Mais au-jourd'hui, la tendance s'inverse. Objet du quotidien, le PC doit séduire, les femmes notamment. " Le design est désormais le premier critère de choix pour l'achat d'un ordinateur portable ", explique Alain Kergoat, le directeur marketing de Toshiba Informatique France. HP, le premier fabricant mondial, a mené en 2005 une étude mondiale sur les attentes des consommateurs en matière de design dans l'optique de renouveler sa gamme. Les résultats ont confirmé l'humeur du temps : les clients attendent plus de finesse, de sophistication et des couleurs par petites touches. HP l'a traduit dans une technologie brevetée, baptisée Imprint, inspirée du monde de la cosmétique. Elle permet de travailler les couleurs, l'insertion de motifs et d'appliquer des vernis spécifiques. Le fabricant s'est aussi doté d'une équipe interne de designers. Et, en mars 2007, il a sorti sa première édition spéciale, avec un design fleuri sur ton blanc, destiné à un public plutôt féminin. En décembre, les plus jeunes ont eu droit à leur modèle, la version " chocolate ". Et en mars prochain, c'est une édition tirant sur les rouges, plus masculine, qui sera commercialisée. 500 designers pour relooker toute la gamme Dell, le numéro 2 mondial derrière HP, a lui aussi tenté la différenciation. Il offre depuis juin 2007 le choix entre huit couleurs de coques pour ses portables. " Nous avons été surpris par le succès du rose, en France notamment ", précise Vincent Baijot, responsable marketing chez Dell Europe. Mais le constructeur ne va pas s'arrêter là. Il y a dix-huit mois, il a engagé 500 designers pour relooker tous ses ordinateurs. De nouveaux portables sont attendus début 2008. " La connectivité et le design sont aujourd'hui les deux facteurs différenciants ", estime Gianfranco Lanci, le président du fabricant taïwanais Acer. Pour passer du constat à l'action, il a fait appel au bureau de design d'un autre industriel, en l'occurrence BMW, qui a revu le look de ses portables. Le fruit de son travail, une gamme " Gemstone " inspirée de la pierre. Vers la personnalisation Quatrième mondial, le chinois Lenovo se lance sur le marché grand public et arrive déjà avec un design épuré bien qu'assez sage. Toshiba, le cinquième mondial, ne s'est réveillé qu'il y a six mois. Il faudra donc attendre le deuxième trimestre 2008, pour découvrir ses nouveaux modèles. Contraint d'aller sur le marché grand public pour assurer à ses fournisseurs chinois des volumes suffisants, l'allemand MaxData a, quant à lui, relooké dès mi-2007 toute sa gamme Belinea en blanc. Aussi design soient-ils, ces nouveaux PC sont toujours des objets de série. On est encore loin de la personnalisation vantée cet automne par HP dans sa campagne publicitaire " PC personal again ". Pour un PC bien à soi, il reste la solution des autocollants, avec des sites comme nvouspc.com ou coovz.com, qui proposent de réaliser sur mesure des stickers pour tous types de matériel électronique. Original, mais, attention, difficile à poser. .
@ A.B.
Le look d'un ordinateur est aujourd'hui aussi, voire plus, important que ses prouesses technologiques. Les fabricants de PC viennent à peine de le comprendre.
Apple a montré la voie d'une informatique design il y a dix ans avec ses iMac. Et jusque-là, à part Sony et ses modèles Vaio faits d'un alliage de magnésium et de carbone, aux formes épurées, peu de fabricants de PC se sont détournés des chemins gris et balisés de la bureautique. Mais ...

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L'intelligence artificielle est plus qu'une technologie, elle est le moteur de la prochaine grande révolution industrielle. Un bouleversement auquel l'industrie se prépare et un business que les géants du numérique comptent bien s'accaparer.

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- n° 3125 - p.26

Le vice-président exécutif de Nestlé prend la direction du numéro 2 mondial de la distribution. Il doit définir une stratégie pour un groupe en mal d'image.
C'est une surprise. On savait depuis l'été que les grands actionnaires de Carrefour cherchaient à remplacer l'espagnol José Luis Duran, le patron du numéro 2 mondial de la distribution. Mais l'arrivée d'un industriel, issu du numéro 1 mondial de l'agroalimentaire, Nestlé, a étonné. Le Suédois Lars Olofsson, 56 ans, vice-président exécutif de Nestlé, en charge du marketing et des ventes, prendra ses fonctions le 2 janvier 2009. Une belle revanche pour ce manager francophone qui avait échoué de peu, en avril, à la succession de Peter Brabeck à la tête de Nestlé. Un groupe où Lars Olofsson a réalisé la quasi-totalité de sa carrière. Il y entre en 1976 en tant que chef de produits, passe par la direction de Findus France, puis devient successivement le patron de Nestlé France en 1997, puis de la zone Europe en 2001. Son arrivée à la tête de Carrefour intervient dans une période d'incertitudes pour le distributeur, deux ans et demi après une révolution au capital, avec l'arrivée du fonds d'investissement Colony Capital et de LVMH, regroupés dans Blue Capital. " Il est étonnant que ce changement ne soit pas intervenu plus tôt, tant José Luis Duran et les nouveaux actionnaires étaient en désaccord sur de nombreux sujets comme la cession du parc immobilier du groupe et le développement à l'international ", explique un observateur. Image détériorée, difficultés des hypermarchés en France et effondrement du cours de Bourse ont conduit le conseil d'administration présidé par l'omniprésent Amaury de Sèze, à chercher un homme fort pour diriger le distributeur français. Jugé charismatique par ses proches, éternellement bronzé, Lars Olofsson devra apporter du sang neuf à un groupe qui a réalisé 92,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2007 et emploie 490 000 personnes. La marge de manoeuvre de ce chevalier de la Légion d'honneur et du Mérite agricole est étroite. Il aura, en peu de temps, à réinventer un modèle d'organisation et de gestion des ressources humaines et à écrire un projet stratégique clair. Alors que l'énorme chantier de changement d'enseigne des supermarchés Champion en Carrefour Market est commencé, Lars Olofsson devra s'atteler à l'épineux problème de l'immobilier. Carrefour Property, qui possède 60 % des actifs du groupe, représentant 14 milliards d'euros en France,en Espagne et en Italie, sera-t-elle finalement cédée ? Pas simple dans le contexte financier actuel. Au final, de lourdes décisions stratégiques au moment où la consommation mondiale s'érode dans les pays émergents et recule en Europe. " Ce serait dramatique pour Carrefour si Lars Olofsson échouait ", souligne un observateur. Blue Capital, qui a vu la valeur du groupe fondre de 45 % depuis début janvier, optera-t-il alors pour la vente par appartement ? Une stratégie déjà mise en oeuvre dans l'industrie et qui pourrait s'appliquer pour la première fois à un géant de la distribution. Mais Lars Olofsson n'est sans doute pas venu pour cela. .
Le vice-président exécutif de Nestlé prend la direction du numéro 2 mondial de la distribution. Il doit définir une stratégie pour un groupe en mal d'image.
C'est une surprise. On savait depuis l'été que les grands actionnaires de Carrefour cherchaient à remplacer l'espagnol José Luis Duran, le patron du numéro 2 mondial de la distribution. Mais l'arrivée d'un industriel, issu du numéro 1 mondial de l'agroalimentaire, Nestlé, a étonné. Le ...

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