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Europe de la recherche : où en est-on ? | Problèmes économiques 06/06/07

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- n° 2925 - p.30 à p.37

En 2000, au sommet de Lisbonne, l'Union européenne (UE) s'était fixé l'objectif ambitieux de faire de l'Europe, en 2010, l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde. A trois ans de l'échéance, force est de constater que cet objectif ne sera pas atteint. L'UE est notamment nettement dépassée dans la compétition internationale à laquelle se livrent les leaders de l'économie mondiale en matière de recherche et d'innovation, en tête desquels figurent le Japon et les Etats-Unis. Cette situation s'explique en grande partie par l'insuffisance des moyens consacrés à la R&D (Recherche et développement) et le manque d'harmonisation entre les différents instituts nationaux de recherche au sein de l'espace européen.
En 2000, au sommet de Lisbonne, l'Union européenne (UE) s'était fixé l'objectif ambitieux de faire de l'Europe, en 2010, l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde. A trois ans de l'échéance, force est de constater que cet objectif ne sera pas atteint. L'UE est notamment nettement dépassée dans la compétition internationale à laquelle se livrent les leaders de l'économie mondiale en matière de recherche et ...

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L'Université française est-elle en déclin ? | Problèmes économiques 25/04/07

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- n° 2922 - p.37 à p.44

Les universités font régulièrement l'objet d'évaluations et de classements mondiaux. Dans le rapport du supplément Times Higher Education du quotidien britannique Times, le dernier en date, la France se situe, grâce à l'École normale supérieure de Paris (ENS) - qui n'est d'ailleurs pas une université - au 18e rang. L'insuffisance des moyens budgétaires, le manque d'autonomie, le mode d'affectation des crédits ainsi que le statut de fonctionnaire des chercheurs et des personnels empêchent toute réforme profonde des universités françaises. Celle-ci est, selon l'auteur, pourtant nécessaire pour pouvoir continuer à accueillir des étudiants de plus en plus nombreux et réussir à mieux les orienter et éviter ainsi les 20 % de taux d'échec qui marquent les deux premières années du cursus universitaire. Les universités font régulièrement l'objet d'évaluations et de classements mondiaux. Dans le rapport du supplément Times Higher Education du quotidien britannique Times, le dernier en date, la France se situe, grâce à l'École normale supérieure de Paris (ENS) - qui n'est d'ailleurs pas une université - au 18e rang. L'insuffisance des moyens budgétaires, le manque d'autonomie, le mode d'affectation des crédits ainsi que le statut de fonctionnaire ...

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A quoi servent les hedge-funds ? | Problèmes économiques 23/05/07

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- n° 2924 - p.1 à p.27

La poussée de fièvre des hedge-funds
Le Nouvel Economiste
Patrick Arnoux et Jacques Secondi
Les hedge-funds sont devenus un acteur incontournable du système financier international. Aujourd'hui, on compte plus de 9 000 fonds alternatifs ou spéculatifs, gérant entre 1 000 et 1 500 milliards de dollars. Les effets de leur activité se ressentent d'abord au niveau microéconomique : à l'aide d'achat d'actions détenues souvent sur une courte durée, ils jouent un rôle déterminant dans les fusions, les démantèlements ou les faillites d'entreprises. Si le résultat est de mettre le management sous pression, leur " hyperactivité " suscite aussi des craintes, notamment celle d'une décorrélation entre le temps des financiers et celui des industriels. Au niveau macroéconomique, leur rôle est également ambigu : d'un côté, ils apportent des liquidités utiles au bon fonctionnement du système financier international, de l'autre, ils pourraient représenter, dans l'hypothèse de l'effondrement d'un ou de plusieurs d'entre eux, un risque systémique important.

Fonds spéculatifs et marché de l'énergie : deux domaines à surveiller
FMI Bulletin
Entretien avec William Lee et Todd Groome
En diversifiant leurs cibles d'investissement, les hedge-funds touchent également aux produits de base comme le pétrole. Cependant, il ne semble pas que cet engouement pour le marché de l'énergie permette d'expliquer l'augmentation récente des prix dans le secteur. Cette hausse est plutôt due à de réelles contraintes de production. Les experts du FMI conseillent néanmoins une surveillance étroite des hedge-funds. Cette vigilance est rendue nécessaire, d'une part, par l'évolution structurelle actuelle des marchés de l'énergie (certaines des banques d'investissement ont acheté des sociétés qui produisent de l'énergie), de l'autre, par les leçons tirées de la crise du fonds LTCM (Long Term Capital Management) en 1998, au cours de laquelle la discipline de marché n'avait pas permis de limiter la prise de risque par les fonds spéculatifs. Les experts insistent également sur le fait que le secteur des hedge-funds, qui n'est pratiquement pas réglementé, demeure toujours très mal connu.

Banques et hedge funds : une relation dangereuse ?
L'AGEFI Hebdo
Florent Berthat et Alexandre Garabedian
L'évolution, ces dernières années, des relations entre banques et hedge-funds laisse à penser que les établissements bancaires sont devenus plus accommodants concernant les termes et les conditions des prêts accordés aux fonds spéculatifs. Ce phénomène s'explique notamment par le fait que l'activité des fonds représente aujourd'hui une part importante des revenus de l'industrie bancaire. Ce comportement inquiète les autorités de contrôle, comme la Banque des règlements internationaux (BRI), car la surveillance et la réglementation des hedge-funds ne fonctionnent qu'indirectement, à travers celles des banques. Les liens de plus en plus étroits tissés entre les banques et les hedge-funds risquent de conduire à des conflits d'intérêts, les premières devenant à la fois juge et partie. Conscientes du danger, les établissements bancaires ont développé des techniques permettant de réviser quasiment en temps réel le montant des capitaux qu'ils exigent en garantie des financements qu'ils apportent.

Ne touchez pas aux hedge-funds !
Foreign Affairs
Sebastian Mallaby
Et si les craintes liées aux hedge-funds étaient largement exagérées ? Telle est la position défendue par l'auteur qui rappelle d'abord que ces fonds sont soumis aux mêmes règles que tous les autres investisseurs. La principale vertu des hedge-funds serait de réguler les risques. L'activité de ces fonds consiste en effet à exploiter, et donc à corriger, soit les inefficiences du marché, soit les défauts de gouvernance des entreprises. Ils apportent par ailleurs aux marchés de la liquidité en prenant les risques que personne d'autre ne souhaite encourir. Les hegde-funds seraient ainsi le parfait corollaire du système financier moderne (où règne un certain degré d'incertitude et d'instabilité) établi depuis l'effondrement du système de Bretton Woods (qui reposait sur la certitude et la stabilité).

Hedge-funds : le point de vue du régulateur
Revue mensuelle de l'autorité des marchés financiers
Michel Prada
Du point de vue du régulateur, les hedge-funds présentent cinq risques principaux : le risque systémique, le risque d'abus de marché (c'est-à-dire les éventuelles manipulations de cours et les délits d'initiés), le risque pour la gouvernance des sociétés cotées, le risque opérationnel de mauvaise valorisation des actifs et, enfin, le misselling (c'est-à-dire la distribution inadaptée de produits alternatifs à une clientèle insuffisamment avertie). Si aucun de ces risques ne paraît aujourd'hui complètement incontrôlé et que certains, comme le risque systémique, sont même en baisse grâce à la meilleure coordination des instances de surveillance au niveau international, l'amélioration de la réglementation - afin de renforcer la transparence - reste toujours d'une grande d'utilité. Cependant, pour être efficace, cet encadrement doit reposer sur des standards appropriés, acceptés et respectés par tous les acteurs concernés.
La poussée de fièvre des hedge-funds
Le Nouvel Economiste
Patrick Arnoux et Jacques Secondi
Les hedge-funds sont devenus un acteur incontournable du système financier international. Aujourd'hui, on compte plus de 9 000 fonds alternatifs ou spéculatifs, gérant entre 1 000 et 1 500 milliards de dollars. Les effets de leur activité se ressentent d'abord au niveau microéconomique : à l'aide d'achat d'actions détenues souvent sur une courte durée, ...

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Délocalisations : s'implanter en France ou à l'étranger : le choix des firmes françaises | Problèmes économiques 24305/07

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- n° 2924 - p.29 à p.32

Thierry Mayer, Isabelle Méjean et Benjamin Nefussi
Depuis le début des années 1990, la part des implantations étrangères dans les créations de filiales par les firmes manufacturières françaises a augmenté. La mondialisation favorise ce phénomène, les entreprises cherchant à se rapprocher des marchés dynamiques et à profiter de coûts de production avantageux. Aussi, les délocalisations sont-elles une source grandissante de préoccupations pour les citoyens des pays développés qui y voient une menace pour l'emploi. Un modèle explicatif des choix de localisation fait cependant apparaître que la probabilité pour une firme moyenne française de créer une filiale sur le territoire national reste dix fois plus élevée que de le faire à l'étranger dans un pays comparable en termes de marché, de coûts de production et de transaction. La densité des relations financières et commerciales dont dispose une entreprise dans son propre pays explique en grande partie ce choix. Il semble qu'à l'avenir la multiplication du nombre de filiales à l'étranger - qui aboutit progressivement à la construction de ce type de réseaux dans le pays d'implantation - conduise à une augmentation des décisions de localisation des filiales en faveur de l'étranger.
Thierry Mayer, Isabelle Méjean et Benjamin Nefussi
Depuis le début des années 1990, la part des implantations étrangères dans les créations de filiales par les firmes manufacturières françaises a augmenté. La mondialisation favorise ce phénomène, les entreprises cherchant à se rapprocher des marchés dynamiques et à profiter de coûts de production avantageux. Aussi, les délocalisations sont-elles une source grandissante de préoccupations pour les ...

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Agriculture et industrie agroalimentaire : alimentation et malnutrition dans le monde | Problèmes économiques 23/05/07

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- n° 2924 - p.33 à p.36

En ce début de XXIe siècle, si la grande majorité des habitants des pays développés et de quelques pays en développement (PED) est abondamment nourrie - voire même suralimentée si on en juge par le pourcentage très élevé d'individus en surpoids ou obèses vivant dans les pays riches -, le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde est encore, selon la FAO, d'environ 855 millions. Ce nombre n'a que faiblement baissé depuis 1970. L'incertitude qui entoure les estimations laisse même penser qu'il pourrait avoir augmenté. La malnutrition d'un individu au cours de l'enfance a, en général, des répercussions tout au long de sa vie et un impact global négatif sur le plan économique. Les politiques publiques et les actions privées mises en œuvre dans la lutte contre la faim ont sans aucun doute contribué à la baisse de la proportion de personnes sous-alimentées au cours des dernières décennies, mais elles n'ont pas permis d'enrayer complètement le fléau. Or, si le droit à l'alimentation pour tous n'est toujours pas garanti, atteindre cet objectif n'a rien d'irréaliste tant du point de vue écologique que technique. En ce début de XXIe siècle, si la grande majorité des habitants des pays développés et de quelques pays en développement (PED) est abondamment nourrie - voire même suralimentée si on en juge par le pourcentage très élevé d'individus en surpoids ou obèses vivant dans les pays riches -, le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde est encore, selon la FAO, d'environ 855 millions. Ce nombre n'a que faiblement baissé depuis 1970. L'...

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Economie du sport : la télévision fait le sport | Problèmes économiques 23/05/07

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- p.44 à p.48

La multiplication des chaînes de télévision privées a entraîné une augmentation considérable des revenus mondiaux du sport. Ils ont, en 2006, atteint environ 60 milliards d'euros. Les marchés du sport télévisé sont également progressivement devenus imparfaits avec la mise en place d'un monopole de l'offre. Les droits de retransmission de la Coupe du monde de football, propriétés de la Fédération internationale (FIFA), sont ainsi passés de 15 millions d'euros en 1978 à plus d'un milliard en 2006. Aujourd'hui, les relations entre la télévision et le sport semblent être entrées dans une nouvelle phase avec le retournement du marché des droits. La contraction des investissements publicitaires, la stratégie de regroupement des réseaux payants de télévision, le ralentissement de la croissance du taux d'abonnement des ménages, le plafonnement ou la baisse des audiences, etc. sont en effet des tendances fortes remettant en cause le modèle économique qui s'était mis en place au cours des dernières années. La multiplication des chaînes de télévision privées a entraîné une augmentation considérable des revenus mondiaux du sport. Ils ont, en 2006, atteint environ 60 milliards d'euros. Les marchés du sport télévisé sont également progressivement devenus imparfaits avec la mise en place d'un monopole de l'offre. Les droits de retransmission de la Coupe du monde de football, propriétés de la Fédération internationale (FIFA), sont ainsi passés de 15 ...

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Les économies face aux défis démographiques | Problèmes économiques 06/06/07

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- n° 2925 - p.1 à p.29

La fin du baby-boom
Population et Sociétés
Alain Monnier
Les baby-boomers, nés après la Seconde Guerre mondiale, atteignent progressivement l'âge de la retraite et cèdent la place aux jeunes générations. Cette situation va-t-elle contribuer pour autant à créer les conditions d'une réduction du chômage en France et en Europe ? Pour qu'il en soit ainsi, plusieurs conditions doivent être réunies. D'une part, l'effectif des générations atteignant 20-24 ans doit être durablement inférieur à celui des 60-64 ans. Or, en France, nous rappelle cet auteur, ce n'est pas le cas. D'autre part, il faudrait qu'il y ait adéquation entre les caractéristiques des emplois laissés vacants par les départs en retraite et celles des demandeurs d'emploi. Sur ce point, tous les pays ne connaissent pas la même situation et rien n'est garanti.

Vieillissement, productivité et compétitivité
Regards sur l'économie allemande
Stefanie Wahl
Au cours des 35 dernières années, en Europe, la population âgée de 79 ans et plus a doublé et s'élève en 2007 à 21 millions. En 2050, un tiers des Européens aura plus de 59 ans alors que la population en âge de travailler (entre 15 et 64 ans) diminuera de 146 millions. L'auteur met ainsi en évidence la menace que peut représenter le vieillissement démographique pour l'économie européenne et notamment pour l'Allemagne, où le phénomène est particulièrement prononcé. En effet, toutes choses égales par ailleurs et si une réforme des systèmes de protection sociale n'est pas engagée, les Allemands devront, pour compenser les effets de la diminution de la population active et de l'augmentation des dépenses de santé et de protection vieillesse, être en mesure d'accroître leur productivité alors même qu'ils vieillissent.

La démographie à la rescousse de la protection sociale en France
Lettre de l'OFCE
Mathieu Plane
Les dernières observations concernant l'évolution de la population française ont modifié de façon importante les hypothèses démographiques formulées par l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Ce dernier a ainsi été conduit à revoir, lors de ses nouvelles projections, son ratio de dépendance économique, c'est-à-dire le rapport entre les inactifs de plus de 60 ans et les actifs. Moins pessimiste que le précédent, le ratio prévu pour 2050 est maintenant évalué à 71 % (au lieu de 90 %). L'augmentation de la population active a, certes, pour effet immédiat de retarder le retour au plein-emploi. Mais elle va permettre, en contrepartie, sur le plus long terme, d'accroître la capacité de la nation à financer ses dépenses de protection sociale.

La démographie a aussi un impact sur la consommation
Rapport du Conseil économique et social
Léon Salto
A partir du cas de la France, l'auteur montre que l'évolution de la structure de la population a une incidence sur la consommation. Les besoins en termes de logement augmentent notamment avec la croissance du nombre de ménages et selon leur taille. De même, l'allongement de la durée de vie implique la création ou la multiplication de marchés liés aux activités de loisirs comme le bricolage ou le jardinage. Les évolutions démographiques (accroissement des populations vivant à la périphérie des grandes villes, vieillissement, etc.) ont également un impact direct sur les attentes des citoyens à l'égard des réseaux de la grande distribution : le transport vers les magasins, les livraisons à domicile, etc.

La jeunesse, un atout pour les PED ?
Finances et Développement
Emmanuel Y. Jimenez et Mamta Murthi
Jamais, dans les pays en développement (PED), les conditions réunies pour le financement de l'éducation et de la formation des jeunes n'ont été aussi favorables qu'aujourd'hui. En effet, grâce à la baisse de la fécondité dans l'ensemble de ces pays, la proportion de la population en âge de travailler est désormais plus élevée que celle des enfants et des personnes âgées et tend à augmenter durablement. Elle accroît ainsi le revenu par personne dépendante. Mais la jeunesse des pays du Sud implique aussi de mettre en œuvre des chantiers pour réformer l'éducation. Ceux-ci sont considérables et extrêmement coûteux, et les PED ne sont pas tous prêts à y faire face.

La fin du baby-boom
Population et Sociétés
Alain Monnier
Les baby-boomers, nés après la Seconde Guerre mondiale, atteignent progressivement l'âge de la retraite et cèdent la place aux jeunes générations. Cette situation va-t-elle contribuer pour autant à créer les conditions d'une réduction du chômage en France et en Europe ? Pour qu'il en soit ainsi, plusieurs conditions doivent être réunies. D'une part, l'effectif des générations atteignant ...