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Documents  Problèmes économiques | enregistrements trouvés : 169

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Problèmes économiques


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- n° 2902 - p.32 à p.35

L'hypermarché est le premier employeur privé mondial. Différentes pratiques managériales ont joué un rôle essentiel dans la croissance de l'entreprise. Parmi celles-ci, le paternalisme qui transforme les salariés en "associés" pour les responsabiliser, des conditions de travail parfois abusives qui garantissent à l'entreprise une compétitivité très forte, un degré élevé d'internationalisation qui lui permet de pénétrer différents marchés et pratiquer la sous-traitance. L'hypermarché est le premier employeur privé mondial. Différentes pratiques managériales ont joué un rôle essentiel dans la croissance de l'entreprise. Parmi celles-ci, le paternalisme qui transforme les salariés en "associés" pour les responsabiliser, des conditions de travail parfois abusives qui garantissent à l'entreprise une compétitivité très forte, un degré élevé d'internationalisation qui lui permet de pénétrer différents marchés et ...

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- n° 2923 - p.1 à p.30

Une mobilité sociale pas plus forte qu'ailleurs
Le débat
Jacques Mistral et Bernard Salzmann
Depuis 1970, l'économie américaine, de par la vigueur et la rapidité de sa croissance, fait figure de modèle pour les autres pays industrialisés. Pourtant, l'étude présentée ici montre que les inégalités de revenus et de salaires y sont plus élevées que dans la plupart des pays européens et que la mobilité sociale y est décroissante. On peut toujours faire fortune aux Etats-Unis et les montants gagnés par les " working rich " attirent encore de nombreux immigrants qui veulent tenter leur chance dans le pays. Mais ces exemples de réussite spectaculaire qui font le tour du monde occultent une situation sociale moins brillante. Les chances d'ascension sociale ont en effet très fortement diminué - elles sont ainsi devenues plus faibles qu'en France.

L'Université américaine ne joue plus son rôle d'ascenseur social
Revue internationale d'éducation de Sèvres
Romain Huret
L'Université américaine a connu, jusque dans les années 1970, deux étapes successives : une phase de recrutement aristocratique parmi les WASP - White Anglo-Saxon Protestant - (au début du XXe siècle), suivie d'une phase de recrutement méritocratique qui rendait difficile, voire impossible, l'intégration des minorités ethniques. Depuis, la sélection est devenue plus ambiguë. En effet, l'amplification du nombre d'étudiants dans l'enseignement supérieur a exacerbé la concurrence entre les universités. En parallèle, le développement de la sélection à l'entrée a créé un vaste marché de la préparation aux tests, ravivant les clivages sociaux alors que le système visait à les supprimer. Aussi, la diminution des fonds publics consacrés à l'enseignement supérieur a-t-elle contribué à augmenter le coût des études. Il n'est d'ailleurs pas surprenant que Gary Becker, prix Nobel d'économie, ait développé en 1964 le concept d'" investissement en capital humain ". Ainsi, selon l'auteur, alors même que la mise en place du recrutement méritocratique dans les années 1970 aurait dû progressivement favoriser l'égalité des chances à l'entrée de l'Université, celle-ci n'a au contraire pas joué son rôle d'ascenseur social.

Dix ans après la réforme du Welfare américain : un bilan plutôt positif
Lettre de l'OFCE
Hélène Périvier
En 1996, l'adoption de la loi " Responsabilité personnelle et réconciliation avec le travail " (PRWORA) aux Etats-Unis marque le passage d'une politique de welfare à une politique de workfare. Afin d'éviter les trappes à inactivité, les pouvoirs publics exigent désormais des bénéficiaires de l'aide (Temporary Aid for Needly Families) un minimum d'activité. Dans le contexte économique favorable des quinze dernières années, la réforme de l'aide sociale a contribué à réduire de 7,1 points de pourcentage la pauvreté des familles monoparentales et à augmenter entre 1993 et 2000 de 15 points l'emploi des mères isolées. Même si elle reconnaît la réussite de cette politique, l'auteur revient sur les limites du workfare qui ne garantit pas une sortie définitive de la pauvreté. Elle insiste également sur un autre phénomène : le nombre croissant des exclus du système de l'aide sociale.

Climat : la politique de l'administration Bush ne fait pas l'unanimité
La Vie des Idées
Guillaume Duval
La signature du protocole de Kyoto en 1997, ratifié par 189 pays à ce jour, a constitué une avancée considérable dans la lutte, à l'échelle planétaire, contre les émissions de gaz à effet de serre (GES). Mais l'application du protocole est retardée notamment par le refus des Etats-Unis de le ratifier. Il impose, il est vrai, aux pays d'Europe un effort bien moindre puisque l'année de référence pour la réduction des GES a été fixée à 1990. Or, à cette date, d'une part les émissions importantes de l'Allemagne de l'Est sont prises en compte et, d'autre part, la croissance modérée de l'Union européenne depuis les années 1990 a mécaniquement fait baisser les émissions. L'effort à fournir de la part des États-Unis serait bien plus important et sans doute assez coûteux en termes de croissance. Pourtant, la structure politique originale des Etats-Unis permet à une vingtaine d'Etats de s'organiser aujourd'hui pour lutter ensemble contre l'émission des GES et s'opposer ainsi à la politique fédérale.

Les Etats-Unis ont franchi le cap des trois cents millions d'habitants
The Economist
Les Etats-Unis ont franchi le cap des 300 millions d'habitants. C'est 100 millions de plus que dans les années 1970. Favorisée par l'immigration, la prospérité économique et les valeurs religieuses, cette croissance démographique est exceptionnelle pour un pays riche. Même si elle est susceptible, à terme, d'entraîner des problèmes environnementaux, elle permettra de ralentir le vieillissement de la population que connaissent la plupart des pays industrialisés. La formidable expansion démographique des Etats-Unis constitue ainsi un atout considérable pour l'économie américaine.
Une mobilité sociale pas plus forte qu'ailleurs
Le débat
Jacques Mistral et Bernard Salzmann
Depuis 1970, l'économie américaine, de par la vigueur et la rapidité de sa croissance, fait figure de modèle pour les autres pays industrialisés. Pourtant, l'étude présentée ici montre que les inégalités de revenus et de salaires y sont plus élevées que dans la plupart des pays européens et que la mobilité sociale y est décroissante. On peut toujours ...

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La question de la transmission d’entreprise se pose dans tous les secteurs d’activité, notamment au moment de la cessation d’activité du dirigeant. Bien qu’elle permette de préserver des emplois et des compétences, la transmission est rarement anticipée dans le domaine culturel. Confrontés à des problèmes d’accès au financement, les repreneurs d’entreprises culturelles expriment aujourd’hui plus que jamais un besoin d’accompagnement. Les auteurs soulignent toutefois que les besoins sont différents selon les activités. Pour celles proches de la création et de la production (galeries d’art ou production cinématographique par exemple), la reprise a toujours été assez rare. Dans les activités proches de la diffusion et du commerce (librairies et théâtres privés par exemple), la crise économique de 2008 a engendré une nette diminution des créations par reprise. Les auteurs rappellent également que deux importants dispositifs d’aide spécifiques à la transmission et à la reprise existent depuis plus de vingt ans en France. La question de la transmission d’entreprise se pose dans tous les secteurs d’activité, notamment au moment de la cessation d’activité du dirigeant. Bien qu’elle permette de préserver des emplois et des compétences, la transmission est rarement anticipée dans le domaine culturel. Confrontés à des problèmes d’accès au financement, les repreneurs d’entreprises culturelles expriment aujourd’hui plus que jamais un besoin d’accompagnement. Les auteurs ...

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- n° 2953 - p.46 à p.48

L'Observateur de l'OCDE
Rory J. Clarke
Les revenus du travail seraient en grande partie expliqués par la quantité de main-d'œuvre utilisée. Ainsi, le temps de travail serait la principale cause de l'écart de revenus entre les Américains (en tête) et les Européens (à la traîne), notamment la France. De cette comparaison, est née une rivalité entre les deux zones. Si les Etats-Unis enregistrent en effet le plus grand nombre d'heures travaillées (plus de 15 % par rapport à la moyenne européenne), cela n'a pas toujours été le cas et les taux de productivité européens sont supérieurs. La France n'est en outre pas le pays où l'on travaille le moins. Les Britanniques, par exemple, travaillent à peine plus que les Français, mais, en revanche leur taux d'emploi est plus élevé.
L'Observateur de l'OCDE
Rory J. Clarke
Les revenus du travail seraient en grande partie expliqués par la quantité de main-d'œuvre utilisée. Ainsi, le temps de travail serait la principale cause de l'écart de revenus entre les Américains (en tête) et les Européens (à la traîne), notamment la France. De cette comparaison, est née une rivalité entre les deux zones. Si les Etats-Unis enregistrent en effet le plus grand nombre d'heures travaillées ...

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- n° 2927 - p.46 à p.48

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Sport et argent | Problèmes économiques 12/03/08

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- n° 2943 - p.1 à p.32

Dès le XIXe siècle, le sport devient une activité lucrative
Le Monde Economie
Entretien d'Antoine Reverchon avec Didier Primault
A l`origine, le sport est une activité de loisirs pratiquée par des amateurs. Mais dès le XIXe siècle en Angleterre, l´argent fait son apparition dans le milieu sportif. Il est d´abord limité aux paris et billets payants, mais les joueurs exigent progressivement une part des profits. Cette " économisation " d´une pratique de loisirs transforme le sport en spectacle de masse, assuré par des professionnels. En France, cette transformation commence tardivement, après la Première Guerre mondiale. C'est d'abord surtout le cyclisme, plus que le football, qui institue des liens entre le sport, le sponsoring et les médias (grâce aux journaux). Cependant, le véritable déclic se produit au début des années 1980 avec la libéralisation du paysage audiovisuel et l'acceptation par le Comité international olympique (CIO) de la professionnalisation.

Pourquoi les stars du sport sont-elles aussi bien payées ?
Le Document de travail - Institut Hayek
Vincent Bénard
La rémunération des stars du ballon rond peut paraître excessive - elle obéit pourtant à un calcul économique classique, celui du marginalisme. L´auteur démontre, que sur une saison, la différence entre deux places du classement se joue à 5 ou 6 buts près, parfois moins. Ainsi, pour réussir durablement, un club doit avoir les moyens de recruter les joueurs qui permettront de marquer ces quelques buts supplémentaires. En agissant de la sorte, le club adopte un comportement parfaitement rationnel puisqu'il offre un salaire particulièrement élevé à des joueurs susceptibles de lui procurer un avantage marginal décisif et très lucratif grâce à la participation du club à certaines compétitions comme la Ligue des champions. L´introduction d´une limitation au niveau des salaires serait dans ce système une mesure risquée, car elle pourrait désinciter les meilleurs joueurs à fournir les efforts nécessaires pour figurer parmi les stars.

Organiser les sports professionnels : socialisme américain versus libéralisme européen
Revue de la régulation. Capitalisme, institutions, pouvoirs
Wladimir Andreff
Les sports collectifs professionnels s'organisent autour de deux grands modèles institutionnels : celui de la ligue fermée, pratiquée en Amérique du Nord et celui de la ligue ouverte adoptée en Europe. L´analyse des deux modèles montre que règne une forte régulation au sein des ligues américaines, qui contraste avec la dérégulation croissante des sports professionnels en Europe. L´auteur attire l'attention sur deux paradoxes : dans le sport, le capitalisme financier et le développement d'un marché du travail libéralisé s'imposent aujourd'hui en Europe contrairement aux Etats-Unis ; ensuite, le modèle américain de ligue professionnelle fermée tend à renforcer ses régulations et à adopter de plus en plus des arrangements de type " quasi socialistes " (comme le plafonnement des salaires, le repêchage amateur ou la redistribution des revenus de télévision et des recettes au guichet). Par ailleurs, dans le système de ligue ouverte, l´explosion des droits de la télévision a un effet pervers : elle entraîne une concentration financière sur quelques clubs riches, ce qui nuit à l´équilibre sportif des championnats nationaux.

Sponsoring sportif : valeurs sportives ou marchandisation ?
Colloque " Communication marketing " - GREFIGE/AFM
Sylvie Hertrich et Gary Tribou
Le sponsoring représente actuellement, en moyenne, moins de 10 % des dépenses marketing des entreprises. En volume, l´investissement en sponsoring est estimé à 25 milliards de dollars en 2001, dont plus du tiers réalisé en Europe et environ 5 % en France. Grâce au sponsoring, l´entreprise cherche à communiquer de la proximité et des émotions. Initialement, le sponsoring sportif visait à améliorer l´image de marque de l'entreprise sponsor en s'appuyant sur les valeurs positives du sport. Cependant, l'éthique sportive traditionnelle qui puise sa force dans les valeurs de l'olympisme est de plus en plus malmenée par un certain nombre de dérives comme le dopage, la corruption, la violence, etc. Ces déviations n'altèrent en rien l´efficacité du sponsoring sportif ; au contraire, elles la servent parfois en donnant davantage de résonance aux événements. Ainsi, le sponsoring sportif adopte de plus en plus ouvertement une démarche publicitaire.

Le sport mondial, un bien public en quête de régulation
Finance et Bien Commun
Alain Loret
Le sport, ou plus précisément le spectacle sportif, est un bien public mondial. La production de ce type de bien au niveau mondial suppose qu'un système de régulation par des acteurs publics ou des agences privées indépendantes soit instauré. Le sport s´est organisé sur une telle base : le Comité international olympique (CIO) et les fédérations internationales assurent la production et l´encadrement du spectacle sportif mondial. Cependant, certaines dérives frauduleuses - dopage, corruption, paris illicites, hooliganisme - montrent l´insuffisance du système actuel de régulation au niveau international. L´auteur révèle trois problèmes majeurs : le sport est vulnérable car ses organisateurs sont également opérateur et régulateur ; les instances sportives internationales échappent largement au droit commun et, enfin, ces élites sont recrutées par cooptation.
Dès le XIXe siècle, le sport devient une activité lucrative
Le Monde Economie
Entretien d'Antoine Reverchon avec Didier Primault
A l`origine, le sport est une activité de loisirs pratiquée par des amateurs. Mais dès le XIXe siècle en Angleterre, l´argent fait son apparition dans le milieu sportif. Il est d´abord limité aux paris et billets payants, mais les joueurs exigent progressivement une part des profits. Cette " économisation " d´une ...

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- n° 2938 - p.33 à p.37

Responsabilité et environnement - Annales des Mines

À partir des années 1960, les économistes commencent à s'intéresser à la question environnementale. Ils vont pour l'essentiel l'aborder en adoptant deux postures épistémologiques : l'économie de l'environnement et l'économie écologique. Pour la première, la crise de l'environnement n'est que transitoire et l'environnement - considéré comme un objet économique encore imparfait - est appelé à devenir un bien économique comme un autre. L'environnement doit donc intégrer la logique économique. Pour la deuxième approche, la crise environnementale est le signal qu'une limite a été franchie. Le monde est entré dans une nouvelle ère de rareté qui frappe désormais le " capital naturel ". Dans ce contexte, l'économie doit donc s'insérer au sein des régulations écologiques. La logique économique doit s'incliner face à d'autres logiques qui la dépassent.
Responsabilité et environnement - Annales des Mines

À partir des années 1960, les économistes commencent à s'intéresser à la question environnementale. Ils vont pour l'essentiel l'aborder en adoptant deux postures épistémologiques : l'économie de l'environnement et l'économie écologique. Pour la première, la crise de l'environnement n'est que transitoire et l'environnement - considéré comme un objet économique encore imparfait - est appelé à ...

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- n° 2931 - p.42 à p.46

La forte croissance mondiale des dernières années laisserait penser que le risque pays a diminué. En dix ans, en effet, le paysage macroéconomique des pays émergents a changé : la croissance s'est généralisée s'accompagnant d'une réduction des déséquilibres (solde budgétaire, balance courante, inflation), d'une diminution des spreads de taux d'intérêt et d'une amélioration des notations d'agence. Cependant, l'amélioration du risque souverain ne signifie pas que le risque pays a diminué : la dette a changé de nature et de main, mais elle est toujours là, certaines monnaies sont sous-évaluées et les phénomènes de contagion restent toujours d'actualité. Désormais, il faut envisager le risque pays davantage en termes de tension et non plus seulement de crises, les premières étant permanentes, les secondes apparaissant comme des événements dévastateurs mais rares.
La forte croissance mondiale des dernières années laisserait penser que le risque pays a diminué. En dix ans, en effet, le paysage macroéconomique des pays émergents a changé : la croissance s'est généralisée s'accompagnant d'une réduction des déséquilibres (solde budgétaire, balance courante, inflation), d'une diminution des spreads de taux d'intérêt et d'une amélioration des notations d'agence. Cependant, l'amélioration du risque souverain ne ...

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- n° 2945 - p.1 à p.30

Subprimes : topographie d'une crise
Finances et développement
Randall Dodd
2007 restera dans l'histoire économique comme l'année de la crise des subprimes, ces prêts hypothécaires à risque américains qui font l'actualité depuis plusieurs mois. Une hausse modeste du taux des impayés de plus de 90 jours dans un sous-secteur du marché hypothécaire aux Etats-Unis s'est en effet traduite, au cours de l'été, par un très grave dérèglement du système financier américain et a provoqué une onde de choc sur toute la planète. Pour comprendre comment les marchés financiers mondiaux ont été une nouvelle fois entraînés dans la tourmente, un examen structurel du marché hypothécaire américain s'impose. Cette analyse approfondie permet de mieux saisir les dysfonctionnements qui se sont produits sur ce marché et met en évidence certaines failles plus générales du système financier.

Espoirs et écueils du plan de sauvetage du Trésor américain
The Economist
Au cours des derniers mois de l'année 2007, la gestion de la crise des subprimes par le gouvernement américain a quelque peu évolué, passant du laisser-faire à l'interventionnisme actif. Au mois de décembre 2007, le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson a ainsi cherché, pour éviter une explosion du nombre des saisies de maisons pour défaut de paiement, à inciter les émetteurs de crédits immobiliers à accepter un gel partiel des taux d'intérêt des prêts subprimes. Les solutions préconisées par Henry Paulson ont suscité cependant un certain scepticisme, voire la franche hostilité du monde de la finance. Au-delà du manque à gagner sur les crédits consentis, les organismes financiers ont en effet souligné qu'un tel plan, n'incluant aucun financement public, pourrait soulever de nombreux problèmes.

Les agences de notation financière sont-elles indispensables ?
Variances - La revue des anciens de l'ENSAE
Pierre Cailleteau
La crise des subprimes a conduit à une remise en cause du rôle économique des agences de notation financière dans les processus d'évaluation du risque et dans la commercialisation des produits dérivés. Ces dernières se sont en effet retrouvées au banc des accusés pour avoir accordé des notes trop élevées à des produits structurés adossés à des portefeuilles de crédits immobiliers américains à risque. Les interrogations dont elles font l'objet portent sur leur indépendance, sur leur capacité à apprécier des risques de plus en plus complexes et sur leur place dans les nouveaux dispositifs réglementaires, en particulier, celui de Bâle II qui utilise comme référence, pour calibrer les fonds propres des banques au regard du risque de crédit de leurs clients, les notes produites par les agences.

Transparence des marchés, conflits d'intérêts et crise financière
Esprit
Bruno Biais
Les marchés financiers ont été, à l'occasion de la crise de l'été 2007, l'objet de nombreux débats. Les dysfonctionnements qui se sont une nouvelle fois produits dans la sphère financière conduisent en effet à s'interroger, au-delà de la crise des subprimes, sur le rôle fondamental que jouent, aujourd'hui, dans nos sociétés les marchés financiers. Après avoir décrit la logique et les principes économiques qui président au fonctionnement de ces marchés, l'auteur en souligne les imperfections et suggère de mettre en œuvre quelques mesures susceptibles d'en améliorer le fonctionnement.

Premiers enseignements d'une crise financière inachevée
Sociétal
Christian de Boissieu
La crise financière, qui a débuté au cours de l'été 2007, semble encore loin d'être achevée comme en témoigne chaque jour les informations diffusées par les médias. Il est déjà possible toutefois d'en tirer un premier bilan. Si cette crise partage des traits communs avec d'autres dans la mesure où elle a été provoquée par la baisse des prix immobiliers américains, elle se révèle cependant originale en raison des mécanismes nouveaux qui ont concouru à son développement comme la titrisation systématique des crédits et les innovations financières. L'auteur revient notamment sur les principaux débats auxquels a donné lieu la crise des subprimes, sur la question centrale de la régulation financière et sur les premières conséquences macroéconomiques de cette crise.
Subprimes : topographie d'une crise
Finances et développement
Randall Dodd
2007 restera dans l'histoire économique comme l'année de la crise des subprimes, ces prêts hypothécaires à risque américains qui font l'actualité depuis plusieurs mois. Une hausse modeste du taux des impayés de plus de 90 jours dans un sous-secteur du marché hypothécaire aux Etats-Unis s'est en effet traduite, au cours de l'été, par un très grave dérèglement du système ...

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- n° 2951 - p.44 à p.48

Etudes
Pierre-Noël Giraud
La multiplication de discours alarmistes ou catastrophistes concernant le mode d'exploitation des ressources naturelles conduit aujourd'hui une partie de l'opinion à remettre en cause radicalement notre mode de croissance. Si rien ne change, notre dette à l'égard des générations futures pourrait s'avérer, selon elle, incommensurable : nous léguerions ni plus, ni moins à nos descendants une planète sur laquelle les conditions d'existence seraient rendues très difficiles. Afin de clarifier le débat et d'identifier des priorités pour l'action collective, l'auteur revient, ici, sur la manière dont l'économie envisage la question des rapports intergénérationnels dans l'usage des ressources naturelles.
Etudes
Pierre-Noël Giraud
La multiplication de discours alarmistes ou catastrophistes concernant le mode d'exploitation des ressources naturelles conduit aujourd'hui une partie de l'opinion à remettre en cause radicalement notre mode de croissance. Si rien ne change, notre dette à l'égard des générations futures pourrait s'avérer, selon elle, incommensurable : nous léguerions ni plus, ni moins à nos descendants une planète sur laquelle les ...

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- n° 2983 - p.1 à p.33

Le réchauffement climatique est en marche : entre 1990 et 2004, les émissions de gaz à effet de serre (GES) ont augmenté de 24 %. Il est désormais urgent de les réduire. Pour atteindre cet objectif, le renforcement de la coopération internationale est plus que jamais nécessaire. Ni la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), ni le Protocole de Kyoto, ne sont parvenus jusque-là à apporter une solution réellement efficace. Une nouvelle étape décisive de la lutte contre le réchauffement climatique va se jouer lors du sommet de Copenhague qui se tiendra du 7 au 18 décembre 2009.

Futuribles
Christian de Perthuis
Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, la France s'est engagée à diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre (GES) entre 1990 et 2050. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a décidé, suivant en partie les préconisations de la commission sur la contribution " climat et énergie " présidée par Michel Rocard, d'instaurer à partir de 2010 une taxe carbone de 17 euros par tonne de CO2 (dioxyde de carbone). Ce nouvel impôt vert fait, depuis, l'objet d'un vif débat. S'il doit permettre, à terme, de modifier les comportements des agents économiques, son introduction pose un certain nombre de difficultés comme le niveau du taux d'imposition optimal, le problème de la compensation pour les ménages les plus pauvres et les salariés résidant loin de leur lieu de travail ou celui de la taxation de certaines activités professionnelles fortement émettrices de CO2.

Réduire les gaz à effet de serre : la boîte à outils des économistes
Etude de la mission Climat
Caisse des dépôts et consignations
A l'heure où la France s'interroge sur la nécessité d'instaurer une taxe carbone, les économistes réfléchissent aux possibilités dont disposent les Etats en général pour lutter contre le réchauffement climatique. L'étude de la mission Climat de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) passe en revue les différents instruments de réduction des gaz à effet de serre (GES) et en montre les avantages et les inconvénients. Si l'instauration d'une taxe semble avoir fait ses preuves en Suède ou en Norvège, elle serait difficile à mettre en œuvre au niveau international. Le marché d'émissions de GES, lui, permet de jouer sur les volumes et présente l'avantage d'octroyer plus de liberté aux Etats. Mais ce système a aussi des imperfections. Il est notamment susceptible d'encourager les comportements spéculatifs...

J-12 avant le sommet de Copenhague !
Lettre de l'OFCE
Eloi Laurent et Jacques Le Cacheux
A la veille du sommet de Copenhague qui se tiendra du 7 au 18 décembre 2009, les Etats-Unis et l'Union européenne (UE) doivent, afin de convaincre, notamment la Chine de participer à un accord global, donner l'exemple en se mettant d'accord sur des engagements ambitieux en matière de lutte contre le réchauffement climatique. La clé du succès du sommet de Copenhague tient ainsi à la détermination et à la crédibilité des Etats-Unis et de l'UE. Or, si les Européens font figure de leaders en matière de lutte contre le réchauffement climatique, le paquet énergie-climat, adopté en décembre 2008, ne fait pas l'unanimité parmi les Etats membres. Les Américains, de leur côté, peineront à faire accepter par le Sénat un programme contre lequel les opposants, même parmi les Démocrates, sont légion.

Et si Copenhague échouait ?
Rapport du Conseil d'analyse économique
Jean Tirole
Les négociations ayant abouti, il y a une dizaine d'années, à la mise en œuvre du Protocole de Kyoto ont été considérées comme un demi-échec en raison de la non-ratification par les Etats-Unis de ce dernier et de l'absence de contraintes pour les grands pays émergents. Le sommet de Copenhague, en décembre 2009, constituera une étape cruciale pour l'après-Kyoto. Jean Tirole fixe, dans un rapport récent du Conseil d'analyse économique (CAE), le cadre de ce que serait un accord global optimal. Selon lui, une approche globale fondée sur un système unique de droits d'émissions négociables, avec un prix unique du carbone fixé au niveau international et une allocation mondiale des droits à polluer, serait préférable à toutes les autres solutions. Mais les dispositifs actuels de lutte contre le réchauffement climatique, dont il évalue également l'efficacité, ne vont pas dans le sens d'une coopération internationale efficace. Tel est le cas du mécanisme de développement propre (MDP) qui, bien que largement utilisé, présente en effet un certain nombre d'effets pervers.

L'adaptation au changement climatique : une nécessité pour les pays en développement
Responsabilité et environnement - Annales des mines
Marc Gillet
Le réchauffement climatique est un phénomène cumulatif : le CO2 (dioxyde de carbone) relâché dans l'atmosphère y demeure plusieurs dizaines d'années (de cinquante à deux cents ans). Ainsi, même si les Etats s'avéraient capables à l'avenir de stabiliser les émissions de gaz à effet de serre (GES), celles lâchées dans l'atmosphère, il y a plusieurs années, ont d'ores et déjà entraîné un changement profond du climat. C'est pourquoi, mettre en œuvre rapidement des mécanismes d'adaptation au changement climatique est devenu impératif. Ce principe consiste, selon la définition qu'en donnent les spécialistes, à " s'interroger sur les actions à entreprendre afin de vivre, dans les meilleures conditions possibles, les climats du futur en réduisant notre vulnérabilité face au changement climatique qui se produira malgré tout ". Mais l'adaptation coûte très cher (déplacer les populations, reboiser, modifier les modes de construction, etc.) et les régions qui en ont le plus besoin sont aussi les plus pauvres. Longtemps sous-estimé, l'enjeu de l'adaptation figure désormais à l'agenda de la plupart des programmes d'aide au développement.
Le réchauffement climatique est en marche : entre 1990 et 2004, les émissions de gaz à effet de serre (GES) ont augmenté de 24 %. Il est désormais urgent de les réduire. Pour atteindre cet objectif, le renforcement de la coopération internationale est plus que jamais nécessaire. Ni la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), ni le Protocole de Kyoto, ne sont parvenus jusque-là à apporter une solution ...

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Sur les réseaux sociaux de marques commerciales comme Nutella, Coca-Cola, etc., les marchés s’apparentent à des conversations entre " community managers " et consommateurs du monde entier partageant le même intérêt pour un produit. Ces espaces virtuels, où la clientèle peut échanger, permettent aux responsables des marques de contrôler ce qui se dit sur leurs produits. Les auteurs analysent la qualité de la relation entre les " fans " de marques sur Facebook et ces dernières pour comprendre quels bénéfices les deux parties sont susceptibles d’en tirer. Les résultats d’une enquête menée auprès de 218 " fans " français montrent que la satisfaction, la confiance et l’engagement constituent les principales dimensions de la qualité relationnelle. Ainsi les stratégies de certaines marques visant à attirer de nouveaux fans en leur proposant des offres promotionnelles ne seraient pas efficaces sur le long terme si elles ne s’accompagnaient pas d’une offre de divertissement (jeux, questions, etc.). Sur les réseaux sociaux de marques commerciales comme Nutella, Coca-Cola, etc., les marchés s’apparentent à des conversations entre " community managers " et consommateurs du monde entier partageant le même intérêt pour un produit. Ces espaces virtuels, où la clientèle peut échanger, permettent aux responsables des marques de contrôler ce qui se dit sur leurs produits. Les auteurs analysent la qualité de la relation entre les " fans " de marques ...

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- n° 2906 - p.45 à p.48

Avec le développement des nouvelles technologies et la multiplication des échanges, les enjeux économiques d'internet sont devenus considérables. Aussi, certains grouvernements, en particulier des pays en développement, ont récemment revendiqué un droit de regard sur les noms de domaines et les codes-pays, jusqu'à présent attribués par l'ICANN (société privée américaine à but non lucratif). Si le contrôle d'internet devait être cédé aux Etats, il est à craindre que celui-ci ne devienne un instrument de renformement du pouvoir des régimes autoritaires en matière de circulation de l'information. Quoi qu'il en soit, l'enjeu est de taille puisqu'il s'agit en effet de sécuriser le réseau et d'en renforcer le contrôle sans toutefois priver de liberté les utilisateurs. Avec le développement des nouvelles technologies et la multiplication des échanges, les enjeux économiques d'internet sont devenus considérables. Aussi, certains grouvernements, en particulier des pays en développement, ont récemment revendiqué un droit de regard sur les noms de domaines et les codes-pays, jusqu'à présent attribués par l'ICANN (société privée américaine à but non lucratif). Si le contrôle d'internet devait être cédé aux Etats, ...

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- n° 2671 - pp 1-32

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- n° 2960 - p.1 à p.31

Les banques : un secteur frappé par la crise
Conjoncture BNP-Paribas
Laurent Quignon
Le secteur bancaire traverse une crise profonde. Les difficultés qui avaient, dans un premier temps, touché essentiellement les banques américaines, se sont progressivement étendues à l'ensemble du secteur et du monde. Le scénario est partout le même : exposées aux produits structurés à risque, les établissements bancaires sont pris en étau entre l'accroissement des pertes et les fortes tensions sur le marché interbancaire, entraînant partout des problèmes de liquidité. Depuis la faillite de Lehman Brothers, le 15 septembre 2008, la résolution de la crise est guidée par le principe " too big to fail ". Le sauvetage des établissements à court de liquidité a nécessité l'intervention des banques centrales, ainsi que des gouvernements qui ont élaboré des plans nationaux reposant sur des garanties publiques et la nationalisation (totale ou partielle) de certains établissements.

Où en sont les banques françaises ?
La Vie financière
Marie-Jeanne Pasquette
Sur fond de crise de liquidité, le secteur des banques et des assurances a amorcé un vaste mouvement de consolidation. Moins touchés que leurs homologues anglo-saxons, certains établissements financiers français ont néanmoins rencontré d'importantes difficultés, tandis que d'autres ont pu profiter de la crise. Pour l'instant, trois restructurations bancaires ont eu lieu en France avec l'aide des pouvoirs publics : BNP-Paribas-Fortis, Dexia et Natixis-Caisse d'Épargne. En rachetant une partie des activités de Fortis, BNP-Paribas est devenue la première banque de dépôts de la zone euro. Quant à Dexia, elle est renationalisée à hauteur de 52 %, avec les Etats français et belge désormais à parité dans son capital. Enfin, compte tenu des problèmes de la Caisse d'Epargne et de Natixis, les Banques Populaires et les Caisses d'Epargne ont annoncé le rapprochement de leurs organes centraux.

La note des subprimes se règle au guichet
L'Expansion
Marc Michaud
Malmenées sur les marchés, les banques sont obligées de revoir leur business model. Elles redécouvrent les bienfaits de la banque universelle et notamment ceux de la banque de détail. Ainsi, pour se refaire une santé, les banques développent leurs forces commerciales et se focalisent sur des activités à marges élevées, comme les ventes d'assurance. En parallèle, elles élargissent leur offre à des produits et services non financiers, en particulier les services à la personne ou les activités immobilières. L'autre stratégie adoptée pour restaurer les marges consiste pour les banques à limiter certaines activités jugées non rentables (retraits et versements d'espèces au guichet) et à réduire leur exposition au risque (en diminuant notamment les montants autorisés de découvert). Enfin, la concurrence pour attirer la clientèle aisée va s'intensifier à l'avenir avec le risque de voir se développer une banque à deux vitesses (une pour les clients patrimoniaux et l'autre pour la clientèle de masse).




A quoi vont servir les banques d'investissement ?
La Tribune
Patrick Artus
Les banques d'investissement ont été durement touchées par la crise financière de 2007-2008. Jusque-là, leur business model reposait essentiellement sur deux activités : la première consiste à détenir des actifs financés par la dette ou à constituer ce type d'actifs et à les vendre à d'autres investisseurs - ces deux activités utilisant le levier d'endettement -, la deuxième activité est celle du conseil en fusions-acquisitions. Si celle-ci reste fleurissante, la première en revanche est fortement compromise car le recours au levier de l'endettement va être de plus en plus difficile. Dans ce contexte, l'avenir de la banque d'investissement sera davantage dans la transformation de l'épargne et des actifs financiers. Ainsi, un des rôles essentiels de la banque d'investissement sera à l'avenir de rendre possible l'utilisation d'une épargne sans risque pour financer les entreprises, l'autre sera la transformation de l'épargne des grands pays industrialisés en épargne en actions, ainsi que le transfert des revenus des pays d'Asie et des pays producteurs de pétrole vers l'Occident.

Comment encadrer les risques bancaires ?
Conseil d'analyse économique
Jézabel Couppey-Soubeyran
L'évolution de la réglementation bancaire représente un processus discontinu dans lequel alternent les phases d'innovation financière et de contournement des règles. Ainsi, face aux inquiétudes concernant des risques de crédit et les engagements hors bilan, le régulateur a introduit en 1989 une norme de solvabilité, le ratio Cooke, appelé aussi Bâle I. Cependant, celui-ci s'est rapidement révélé insuffisant, notamment face aux mutations de la finance dans les années 1990 (comme l'investissement en titres à compte propre et la création et la revente de produits structurés, en particulier la titrisation). Le régulateur a cherché à améliorer le dispositif en place en proposant un nouvel accord : Bâle II. Ce dernier prévoit une modulation des exigences de fonds propres en fonction de la notation attribuée, des exigences de fonds propres pour certains engagements hors bilan et davantage de transparence dans les opérations de titrisation. Entré en vigueur au Japon en 2007, en Europe au début de 2008 - les Etats-Unis appliqueront l'accord à partir de 2009 -, Bâle II fait aussi l'objet de critiques, car il s'agit seulement d'une recommandation qui ne s'applique qu'aux banques, bien que des risques financiers soient également supportés par d'autres institutions financières.

Les enjeux d'avenir des banques
Option finance
Michel Pébereau
Les banques sont de gigantesques centrales de risques (risque de crédit, de liquidité, risques opérationnels...) qui exigent non seulement une régulation et une surveillance, mais aussi de la discipline et une éthique. La crise actuelle est la conséquence d'une série de dysfonctionnements du système. Les actions d'urgence des banques centrales et des pouvoirs publics ont visé à rétablir la confiance. Mais afin que celle-ci s'installe durablement, d'autres mesures seront nécessaires. Outre le problème de la rémunération de certaines opérations bancaires, les banques devraient s'interroger sur leur portefeuille d'activité et leur politique de risque. Afin de rendre la régulation plus efficace, les pouvoirs de ceux qui en sont chargés devraient être renforcés. Enfin, l'auteur souligne le danger des normes comptables internationales qui, selon lui, ont un effet procyclique.


Les banques : un secteur frappé par la crise
Conjoncture BNP-Paribas
Laurent Quignon
Le secteur bancaire traverse une crise profonde. Les difficultés qui avaient, dans un premier temps, touché essentiellement les banques américaines, se sont progressivement étendues à l'ensemble du secteur et du monde. Le scénario est partout le même : exposées aux produits structurés à risque, les établissements bancaires sont pris en étau entre l'accroissement ...

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- n° 2976 - p.31 à p.38

Fortune
Jessi Hempel
Facebook, le réseau social le plus célèbre de l'Internet, qui compte désormais 175 millions d'utilisateurs, gagne, chaque semaine, 5 millions de nouveaux membres. Un coin de paradis dans une économie mondiale en crise ? Il semble en effet que l'entreprise californienne que dirige Mark Zuckerberg (24 ans) ait trouvé la voie du succès. Si Facebook vaut environ 3,7 milliards de dollars, ses résultats financiers ne semblent pas à la hauteur de sa réussite et le seuil de rentabilité ne serait cependant pas encore atteint. L'entreprise éprouve en effet les plus grandes difficultés à trouver un modèle économique véritablement viable.
Fortune
Jessi Hempel
Facebook, le réseau social le plus célèbre de l'Internet, qui compte désormais 175 millions d'utilisateurs, gagne, chaque semaine, 5 millions de nouveaux membres. Un coin de paradis dans une économie mondiale en crise ? Il semble en effet que l'entreprise californienne que dirige Mark Zuckerberg (24 ans) ait trouvé la voie du succès. Si Facebook vaut environ 3,7 milliards de dollars, ses résultats financiers ne semblent pas ...

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- n° 2933 - p.44 à p.47

L'assurance-maladie constitue l'une des composantes majeures du système de sécurité sociale mis en place en France à partir de 1945. Aujourd'hui, son bilan apparaît largement positif, tant sur le plan sanitaire qu'en matière de cohésion sociale. Pourtant, elle est aujourd'hui confrontée à une situation financière difficile, comme l'a constaté récemment le Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie. La hausse continue des dépenses, supérieure ces dernières années au taux de croissance du produit intérieur brut (PIB), a alimenté un déficit récurrent. La dernière réforme, engagée en 2004, entend à la fois changer les comportements des patients et des praticiens et améliorer la gouvernance de l'assurance-maladie. Par ailleurs, elle vise à dégager des recettes nouvelles, notamment via l'augmentation de la participation des malades aux actes de santé. Mais ce " reste à charge " est actuellement sans rapport avec leur capacité contributive, comme le souligne l'auteur qui propose de limiter cette participation à un certain pourcentage du revenu.
Sociétal
François Ecalle
L'assurance-maladie constitue l'une des composantes majeures du système de sécurité sociale mis en place en France à partir de 1945. Aujourd'hui, son bilan apparaît largement positif, tant sur le plan sanitaire qu'en matière de cohésion sociale. Pourtant, elle est aujourd'hui confrontée à une situation financière difficile, comme l'a constaté récemment le Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie. La hausse continue des dépenses, ...

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- n° 2799 - p.1 à p.8

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- n° 2962 - p.1 à p.35

Puissances émergentes : incontournables et fragiles partenaires
L'ENA hors les murs
Jean-Michel Severino et Olivier Ray
Depuis maintenant près d'une décennie, les pays émergents sont au cœur de l'actualité économique. Il faut dire que la croissance de ces " tigres du XXIe siècle " a été, au cours des dernières années, spectaculaire. Les pays développés ne dominent plus l'économie internationale et ce n'est pas sans une certaine inquiétude que les nations riches observent désormais la montée en puissance de ces pays issus du monde en développement. Pourtant si leurs craintes sont en partie fondées, les pays du Nord ne doivent pas oublier les bénéfices qu'ils ont jusque-là retirés de la croissance fulgurante des pays émergents. En outre, aussi puissants soient-ils, ces derniers n'en sont pas moins vulnérables. Cette vulnérabilité se traduit notamment par un certain nombre d'externalités négatives pour la planète. Cela devrait convaincre les pays riches d'associer pleinement à l'avenir les émergents à la définition de nouveaux mécanismes de gouvernance mondiale.

Multinationales des pays émergents : les nouveaux champions
The Economist
Le nombre d'entreprises multinationales issues de pays émergents ne cesse de croître. Mittal, Tata, Lenovo ou InBev sont des firmes qui jouent dans la cour des grands et témoignent du fait que, désormais, les entreprises multinationales ne sont plus l'apanage des pays développés. Les multinationales des pays émergents se montrent particulièrement innovantes à l'image de Tata Motors, concepteur de la Nano une petite voiture qui sera commercialisée 2 500 dollars en Inde, mais que le groupe de Bombay envisage de ne pas limiter à son marché intérieur, comptant sur l'engouement du consommateur occidental pour ce nouveau type de véhicule. De grandes firmes, comme les indiennes Infosys ou Wipro, spécialisées dans les services informatiques, ont également su mettre au point, pour leurs clients occidentaux, de nouveaux modèles d'organisation et de nouveaux concepts d'activité plus performants que ceux de leurs homologues des pays riches. Le succès rencontré par les multinationales des pays émergents n'est donc guère étonnant : elles sont bel et bien devenues de redoutables concurrentes pour les " vieilles " multinationales du monde occidental.

La brique des BRIC ou les grands pays émergents et le commerce mondial
Accomex
Jean-Frédéric Morin
Les grands pays émergents comme le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine (BRIC) sont, à des degrés divers, engagés dans la libéralisation des échanges et dans les négociations multilatérales. L'Empire du Milieu a ainsi rejoint l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001 ; quant à la Russie, elle est activement engagée dans le processus d'adhésion. Concernant les relations bilatérales, les BRIC ont élaboré leur propre stratégie qui n'est le reflet ni de celle des pays développés, ni de celle des plus petits pays en développement (PED). Leurs initiatives en matière de traités bilatéraux restent, jusqu'à présent, relativement timides et parfois en contradiction avec les positions défendues dans les enceintes multilatérales. Les grands pays émergents semblent plutôt miser sur une troisième voie visant à renforcer leurs positions de puissances régionales et de porte-parole des PED.





Finance mondiale : un rééquilibrage par les pays émergents ?
Politique étrangère
Jacques de Larosière
Au cours de la dernière décennie, les pays émergents ont accumulé des excédents spectaculaires de la balance des paiements courants. Ils détiennent aujourd'hui trois quarts des réserves extérieures mondiales. Les économies émergentes sont ainsi devenues les créanciers des Etats-Unis dont le déficit courant est entièrement compensé par leurs apports de capitaux. Ces changements procurent aux pays émergents un certain nombre d'avantages mais le fait d'immobiliser une part importante de leur épargne en réserves, dont le rendement est relativement faible, présente aussi un " coût d'opportunité ". L'ampleur de leurs réserves ne leur donne pas non plus une totale liberté de manœuvre puisqu'ils restent dépendants des marchés financiers des Etats-Unis, de l'Europe et du Japon pour le placement de ces dernières et importateurs nets de capitaux privés en provenance des pays industrialisés. Quoi qu'il en soit, la part croissante prise par les économies émergentes dans la finance mondiale nécessite une adaptation des règles du système monétaire international.

Gouvernance mondiale : faut-il élargir le G8 aux BRICSAM ?
The Centre for International Governance Innovation
Andrew F. Cooper, Timothy M. Shaw et Agata Antkiewicz
Les grands pays émergents, notamment ceux qui ont donné naissance à l'acronyme BRIC, puis BRICSAM - pour Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud et Mexique - ne sont pas seulement des pays en développement à fort taux de croissance. Ce qui les distingue, c'est leur poids économique et leur trajectoire, qui leur permettent désormais de se mesurer aux pays développés les plus influents de l'économie mondiale. Leur montée en puissance va de pair avec l'affaiblissement progressif du G7/G8 comme institution majeure de la gestion des affaires économiques du monde. Si au cours des années 2000, les membres de ce " club " de pays riches ont peu à peu - à l'occasion de différents sommets - ouvert les portes à certains représentants des économies émergentes, la réforme de la gouvernance mondiale ne s'est pas encore traduite formellement par la création d'institutions associant pleinement les nouvelles puissances économiques du XXIe siècle.

Les pays émergents désormais ébranlés par la crise économique
Conjoncture-BNP Paribas
Guy Longueville et François Faure
Alors que jusqu'à l'été 2008, les économies émergentes semblaient encore relativement épargnées par la crise financière internationale, la faillite de la banque d'investissement américaine, Lehman Brother, à la mi-septembre, a profondément modifié la donne. L'aggravation brutale de la situation économique des pays industrialisés a eu un effet de contagion rapide sur les pays émergents. Plusieurs d'entre eux ont été contraints de solliciter l'aide du Fonds monétaire international (FMI). Les perspectives de croissance en volume de leurs produits intérieurs bruts (PIB) pour 2008 et 2009 sont maintenant revues à la baisse. Celle-ci pourrait être respectivement de 6,1 et 4,2 % contre 7,8 % en 2007.
Puissances émergentes : incontournables et fragiles partenaires
L'ENA hors les murs
Jean-Michel Severino et Olivier Ray
Depuis maintenant près d'une décennie, les pays émergents sont au cœur de l'actualité économique. Il faut dire que la croissance de ces " tigres du XXIe siècle " a été, au cours des dernières années, spectaculaire. Les pays développés ne dominent plus l'économie internationale et ce n'est pas sans une certaine inquiétude que ...

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- n° 2945 - p.40 à p.41

Revue de la gendarmerie nationale
Jean Pouly
Avec le développement de l'Internet, l'écart numérique entre le Nord et le Sud s'est creusé. Le Président de la République du Sénégal, initiateur du Fonds mondial de solidarité numérique, aime d'ailleurs à rappeler que l'île de Manhattan (New York) compte davantage de lignes téléphoniques que toute l'Afrique. Si l'accroissement du volume d'informations a permis la multiplication des formes de communication dans les pays développés ainsi que le développement des interactions entre les internautes, elle met également en danger leur identité.
Revue de la gendarmerie nationale
Jean Pouly
Avec le développement de l'Internet, l'écart numérique entre le Nord et le Sud s'est creusé. Le Président de la République du Sénégal, initiateur du Fonds mondial de solidarité numérique, aime d'ailleurs à rappeler que l'île de Manhattan (New York) compte davantage de lignes téléphoniques que toute l'Afrique. Si l'accroissement du volume d'informations a permis la multiplication des formes de ...

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- n° 2941 - p.36 à p.39

Le téléphone mobile fait désormais partie de notre quotidien : trois milliards de personnes dans le monde en possèdent un et ce nombre devrait doubler d'ici 2010. Afin d'attirer de nouveaux acheteurs et d'inciter les propriétaires de téléphone mobile au renouvellement de leur appareil, les industriels sont en quête de nouvelles fonctionnalités. Si la voix demeure le moyen de communication préféré des utilisateurs, la troisième génération de téléphone mobile qui offre la possibilité d'envoyer du courrier électronique et des images, ainsi que la quatrième qui permet de recevoir la télévision sont en train de gagner du terrain chez les utilisateurs. Le téléphone mobile fait désormais partie de notre quotidien : trois milliards de personnes dans le monde en possèdent un et ce nombre devrait doubler d'ici 2010. Afin d'attirer de nouveaux acheteurs et d'inciter les propriétaires de téléphone mobile au renouvellement de leur appareil, les industriels sont en quête de nouvelles fonctionnalités. Si la voix demeure le moyen de communication préféré des utilisateurs, la troisième génération de ...

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- p.39 à p.45

Revue française d'économie
Thierry Pénard et Raphaël Suire
Les interactions sociales jouent un rôle essentiel dans les comportements des internautes, mais également dans les business model des entreprises de l'Internet. Ces interactions ont en effet fortement contribué, au cours des dernières années, au développement très rapide de la Toile. La majeure partie des nouveaux modèles économiques apparus sur l'Internet proposent ainsi des services marchands d'intermédiation ou mettent en place des espaces communautaires d'échanges qui fournissent autant de services à valeur ajoutée (comme des recommandations ou des évaluations sur des produits partagés entre internautes, etc.) dont l'entreprise n'a pas à supporter les coûts. Le principal défi demeure aujourd'hui la mesure des interactions sociales virtuelles et de leur impact sur les interactions physiques et sur les comportements sur et hors de l'Internet.
Revue française d'économie
Thierry Pénard et Raphaël Suire
Les interactions sociales jouent un rôle essentiel dans les comportements des internautes, mais également dans les business model des entreprises de l'Internet. Ces interactions ont en effet fortement contribué, au cours des dernières années, au développement très rapide de la Toile. La majeure partie des nouveaux modèles économiques apparus sur l'Internet proposent ainsi des services ...

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- n° 2812 - p.17 à p.32

SOMMAIRE

Fin de partie au Moyen-Orient
Croissance et mondialisation : pourquoi la région est à la traine ?
Les défis de l'économie syrienne

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- n° 2961 - p.1 à p.35

Le revenu de solidarité active, plus que jamais
La Vie des idées
Martin Hirsch
La Vie des idées a, en avril 2008, lancé un débat sur le revenu de solidarité active (RSA) à partir de contributions de chercheurs comme Dominique Méda ou Jean-Luc Outin. Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, et initiateur de ce nouveau dispositif, a souhaité apporter une réponse aux six des principales critiques qui ont été formulées sur le RSA. Celui-ci, qui entrera en vigueur le 1er juillet 2009, est, selon lui, le seul moyen à la fois d'élargir le public des bénéficiaires de minima sociaux (et ainsi de diminuer le nombre d'exclus) et de les inciter à reprendre un travail. Martin Hirsch reconnaît toutefois, dans le but d'améliorer l'efficacité du dispositif, la nécessité de développer les politiques d'accompagnement de l'emploi, comme l'amélioration de l'accès aux différents modes de garde d'enfant. Il souhaiterait également, afin de ne pas favoriser la multiplication des emplois à temps partiel, recourir à des allègements de charges sociales pour les employeurs, de sorte qu'ils ne perçoivent pas une aide identique dans le cas des emplois à temps partiel et à temps plein.

Un RSA modérément solidaire
Alternatives économiques
Denis Clerc
L'idée du revenu de solidarité active (RSA) est née d'un constat : la pauvreté ne frappe pas uniquement les individus sans emploi. Il y aurait en effet, en France, 2,5 millions d'actifs pauvres (pour la plupart à temps partiel ou en périodes de chômage alternées avec du travail). Le RSA devrait éviter aux individus acceptant un emploi de tomber dans cette " trappe à pauvreté active " en leur garantissant un complément de revenu qui diminue à mesure que le salaire augmente. Si 5 millions de ménages devraient être concernés par la mesure applicable dès le 1er juillet 2009, le RSA serait, pour des raisons de coûts, moins ambitieux que nécessaire. Selon l'auteur, le dispositif risque de ce fait de ne pas avoir les effets escomptés sur la pauvreté et les inégalités.

Le système français de minima sociaux
Recherches et Prévisions
Emmanuelle Nauze-Fichet
Les minima sociaux sont des prestations sociales accordées aux individus qui perçoivent de très faibles revenus afin de leur permettre d'atteindre ainsi un revenu minimum. Ce sont des compléments " non contributifs " qui reposent sur une logique de solidarité, contrairement à l'assurance maladie ou l'assurance chômage pour lesquelles il faut au préalable avoir cotisé. La France détient l'un des plus grands nombres de minima sociaux (neuf en tout) au profit de 3,5 millions d'allocataires (c'est-à-dire 7,4 % de la population âgée de plus de 20 ans). Cela en fait un des systèmes les plus complexes, dont l'inefficacité a souvent été critiquée car elle est, selon l'auteur, source d'iniquités. Le revenu minimum d'insertion (RMI), dont on fête le vingtième anniversaire en 2008, est le minimum social le plus important puisqu'il bénéficie à 1,17 millions d'individus.

Un panorama des minima sociaux en Europe
Etudes et Résultats
Patrick Horusitzky, Katia Julienne et Michèle Lelièvre
Les systèmes de minima sociaux des pays de l'Union européenne (UE) présentent des caractéristiques divergentes. Ainsi, le nombre de minima sociaux varie d'un pays à l'autre (9 dispositifs en France contre un seul en Finlande, par exemple). Trois minima sont toutefois fréquents : le revenu minimum garanti, le minimum vieillesse et la garantie de revenu aux personnes handicapées. Il y a en revanche moins de bénéficiaires du revenu minimum garanti en Italie (0,15 % de la population totale) qu'en Finlande (6 %). Le rôle important que joue la famille en Italie comme amortisseur social peut en partie expliquer ce constat. Les réformes mises en place ces dernières années présentent néanmoins des caractéristiques communes comme le renforcement des politiques favorisant le retour à l'emploi et la décentralisation des prestations.

Les travailleurs pauvres en France
Futuribles
Julien Damon
Si la France connaissait déjà, dans les années 1970, le phénomène des travailleurs pauvres - 40 % des personnes pauvres appartenaient, à cette époque, à un ménage d'actifs -, les économistes en ont fait un objet d'étude seulement depuis le début des années 2000. La pauvreté " active " a augmenté, imposant l'idée que l'emploi ne constitue pas un rempart absolu contre elle. L'auteur cherche d'abord à définir la notion de pauvreté " active " ou " laborieuse " en distinguant les individus, dont les revenus se situent en deçà du seuil de pauvreté, mais qui ont un emploi (1,6 million) de ceux qui n'en ont pas (2,5 millions). Il propose ensuite une comparaison de ces résultats avec ceux d'autres pays industrialisés et conclut que la France, avec 8 % de travailleurs pauvres, se situe (en 2001) au-dessus de la moyenne européenne.
Le revenu de solidarité active, plus que jamais
La Vie des idées
Martin Hirsch
La Vie des idées a, en avril 2008, lancé un débat sur le revenu de solidarité active (RSA) à partir de contributions de chercheurs comme Dominique Méda ou Jean-Luc Outin. Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, et initiateur de ce nouveau dispositif, a souhaité apporter une réponse aux six des principales critiques qui ont été ...

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- n° 2914 - p.1 à p.33


SOMMAIRE

- Les migrations internationales : du XIXème siècle à 2030
- La fuite des cerveaux entame-t-elle la croissance européenne ?
- Les stratégies de la Chine pour faire revenir sa matière grise
- Le rôle des transferts de fonds des immigrés dans le développement

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- n° 2944 - p.39 à p.42

La Gazette de la société et des techniques
Benoît Jubin et Pascal Lignères
Le débat autour de la fuite des cerveaux est devenu central, ces dernières années, en France. Le départ massif de chercheurs français vers l'Amérique du Nord est particulièrement redouté par les pouvoirs publics. Certes, ce phénomène ne concerne qu'une minorité de scientifiques : en effet, moins de 2 % d'entre eux partent s'installer aux Etats-Unis ou au Canada. Ce taux est inférieur à celui de nos voisins européens et la France parvient en outre à attirer nombre de chercheurs étrangers. Cependant, une analyse plus détaillée montre que la situation est préoccupante : 40 % des meilleurs chercheurs français seraient expatriés aux Etats-Unis. Ce qui apparaît donc comme un phénomène marginal du point de vue quantitatif se révèle être considérable du point de vue qualitatif. A une époque où le dynamisme de la recherche et développement (R&D) est vital pour la croissance économique, cette fuite des chercheurs français de premier rang peut constituer un véritable handicap. La mise en œuvre de politiques publiques susceptibles d'enrayer ce processus est donc aujourd'hui urgente.
La Gazette de la société et des techniques
Benoît Jubin et Pascal Lignères
Le débat autour de la fuite des cerveaux est devenu central, ces dernières années, en France. Le départ massif de chercheurs français vers l'Amérique du Nord est particulièrement redouté par les pouvoirs publics. Certes, ce phénomène ne concerne qu'une minorité de scientifiques : en effet, moins de 2 % d'entre eux partent s'installer aux Etats-Unis ou au Canada. Ce taux ...

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- n° 2936 - p.32 à p.36

Le mécénat d'entreprise est un phénomène récent qui apparaît aux Etats-Unis dans les années 1960 et en France dans les années 1970. Contrairement à une idée largement répandue, la France est un des pays d'Europe où cette activité est la plus développée. La loi d'août 2003, qui institue un dispositif juridique et fiscal souple et incitatif, y a favorisé une véritable explosion des opérations de mécénat d'entreprise. Les raisons poussant deux univers (qui, en France, au mieux se méconnaissent, au pire s'ignorent - l'entreprise et les acteurs de la société civile) à se rapprocher pour faire un bout de chemin ensemble sont, comme le rappelle l'auteur, très diverses et souvent subtiles. Le mécénat d'entreprise est un phénomène récent qui apparaît aux Etats-Unis dans les années 1960 et en France dans les années 1970. Contrairement à une idée largement répandue, la France est un des pays d'Europe où cette activité est la plus développée. La loi d'août 2003, qui institue un dispositif juridique et fiscal souple et incitatif, y a favorisé une véritable explosion des opérations de mécénat d'entreprise. Les raisons poussant deux ...

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- n° 2903 - p.42 à p.44

L'époque où les marques nationales (MN) réalisaient de confortables marges appartient désormais au passé. En imposant des prix, en moyenne 40% moins élevés que ceux des MN, les marques de distributeurs (MDD) ont en effet réussi à conquérir environ un quart du marché agroalimentaire. La coexistence sur le marché des deux types de marques est possible mais à une condition : la rationalisation de l'offre qui se traduit par la réduction du nombre de produits proposés. Les budgets consacrés au lancement d'une MN en termes de publicité, R&D et de marketing peuvent ainsi être plus importants et profiteront à l'ensemble des MDD de la même gamme. L'époque où les marques nationales (MN) réalisaient de confortables marges appartient désormais au passé. En imposant des prix, en moyenne 40% moins élevés que ceux des MN, les marques de distributeurs (MDD) ont en effet réussi à conquérir environ un quart du marché agroalimentaire. La coexistence sur le marché des deux types de marques est possible mais à une condition : la rationalisation de l'offre qui se traduit par la réduction du nombre de ...

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- n° 2962 - p.40 à p.43

Reflets et perspectives de la vie économique
Nathalie Desmoulin et Pietro Zidda
A l'approche des fêtes de fin d'année, l'achat de cadeaux se fait pressant. L'offre étant abondante, les enseignes tentent d'attirer le plus grand nombre d'acheteurs. Pour cela, la carte de fidélité est devenue, depuis le milieu des années 1990, l'outil le plus utilisé. S'il a l'avantage de tisser une relation privilégiée avec le client qui accepte, en échange de l'obtention de la carte, de fournir des informations personnelles, beaucoup s'interrogent sur l'efficacité de cet outil. La fidélité n'est en effet pas aisée à évaluer. On la mesure généralement grâce à la fréquentation du magasin et au montant des dépenses qui y sont réalisées (taux de nourriture). Mais les auteurs rappellent que la " véritable " fidélité est celle qui allie visites régulières et réelle préférence pour l'enseigne. Cette dernière dimension suggère que s'est durablement installée une relation d' " affection " du client à l'égard de la marque. Si les cartes de fidélité sont un formidable outil de segmentation de la clientèle pour sélectionner les bons clients, un pourcentage élevé de consommateurs n∆ est pas sensible. Cela conduit les enseignes à développer, à côté des cartes, des systèmes de rétributions attractives, notamment, liées à chaque visite.
Reflets et perspectives de la vie économique
Nathalie Desmoulin et Pietro Zidda
A l'approche des fêtes de fin d'année, l'achat de cadeaux se fait pressant. L'offre étant abondante, les enseignes tentent d'attirer le plus grand nombre d'acheteurs. Pour cela, la carte de fidélité est devenue, depuis le milieu des années 1990, l'outil le plus utilisé. S'il a l'avantage de tisser une relation privilégiée avec le client qui accepte, en échange de ...

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Marchés financiers | Problèmes économiques 11/06/2003

Article

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- n° 2813 - p.1 à p.17

SOMMAIRE

La Bourse, entre exubérance et rationalité
Que peut-on dire de la rentabilité future des actions ?
Les marchés d'actions : quelle place pour l'Europe
Qu'est-ce qu'un hedge fund ?

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INSEE Première
Olivier Marchand
Au cours du dernier demi-siècle, l'emploi en France s'est profondément transformé. Ce dernier s'est en effet fortement féminisé, tertiarisé et urbanisé. Le niveau de qualification moyen de la main-d'œuvre a augmenté et la part des jeunes dans l'emploi a fortement diminué. Dans le même temps, les contraintes liées au travail ont changé de nature : la pénibilité physique a ainsi cédé la place à davantage de stress. Quant au rapport salarial, il a, lui aussi, été modifié par les bouleversements de l'offre et de la demande de travail, ce qui s'est traduit en particulier par la multiplication des statuts.
INSEE Première
Olivier Marchand
Au cours du dernier demi-siècle, l'emploi en France s'est profondément transformé. Ce dernier s'est en effet fortement féminisé, tertiarisé et urbanisé. Le niveau de qualification moyen de la main-d'œuvre a augmenté et la part des jeunes dans l'emploi a fortement diminué. Dans le même temps, les contraintes liées au travail ont changé de nature : la pénibilité physique a ainsi cédé la place à davantage de stress. ...

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- n° 2926 - p.46 à p.48

Les taxes sur l'énergie, prélevées essentiellement sur les produits énergétiques et sur les véhicules à moteur, représentent environ 2 % du produit intérieur brut (PIB) de la zone de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). A ce titre, elles constituent un véritable instrument de politique environnementale. Mais, selon l'auteur, l'efficacité de leur utilisation se heurte à certains obstacles. La plupart des Etats craignent, en particulier, que l'augmentation des taxes ait un effet sur la compétitivité de la zone (dans la mesure où l'ensemble des pays ne l'applique pas) et qu'elle affecte la consommation des ménages les plus modestes. Les taxes sur l'énergie, prélevées essentiellement sur les produits énergétiques et sur les véhicules à moteur, représentent environ 2 % du produit intérieur brut (PIB) de la zone de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). A ce titre, elles constituent un véritable instrument de politique environnementale. Mais, selon l'auteur, l'efficacité de leur utilisation se heurte à certains obstacles. La plupart des Etats ...

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- n° 2909 - p.2 à p.38


SOMMAIRE

- Vers la fin des avantages comparatifs ?
- La mondialisation de l'économie n'impose pas une stratégie unique
- Le coût du travail n'est pas le seul déterminant des délocalisations
- Le choix de la localisation : le cas des multinationales françaises en Europe
- Quelques enjeux autour de la nationalité de la firme

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Le déficit commercial de la France a atteint en 2011 plus de 69 milliards d'euros. Si les grands groupes français sont très performants à l'international, c'est loin d'être le cas des petites et moyennes entreprises (PME) dont le nombre de celles qui sont engagées sur les marchés internationaux ne cesse de reculer. La faiblesse à l'export des PME hexagonales s'explique par de nombreux facteurs externes mais également par des défauts propres comme l'intérêt limité de leurs dirigeants pour l'anglais, leur faible attirance pour les collaborateurs étrangers, la culture de la subvention ou la sous-estimation de l'enjeu primordial que constituent aujourd'hui les marchés extérieurs.... Le déficit commercial de la France a atteint en 2011 plus de 69 milliards d'euros. Si les grands groupes français sont très performants à l'international, c'est loin d'être le cas des petites et moyennes entreprises (PME) dont le nombre de celles qui sont engagées sur les marchés internationaux ne cesse de reculer. La faiblesse à l'export des PME hexagonales s'explique par de nombreux facteurs externes mais également par des défauts propres ...

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- n° 2948 - p.3 à p.33

oup d'œil sur l'Inde d'aujourd'hui... et de demain
Revue du Marché commun et de l'Union européenne
Philippe Marchat
De la démographie aux problèmes d'urbanisation en passant par l'évolution des investissements directs étrangers, l'auteur s'efforce de brosser un tableau le plus complet possible de la société et de l'économie indiennes dans ses différentes dimensions. Il pointe les risques, les déséquilibres et les défis auxquels l'Inde se trouve ou se trouvera confrontée en même temps que les succès, les opportunités et les perspectives favorables à son développement. Il s'en dégage l'image d'une Inde paradoxale, profondément hétérogène, divisée par de multiples fractures et dont le modèle de développement apparaît fondamentalement atypique.

La politique agricole de l'Inde
Politiques agricoles des pays non membres de l'OCDE
OCDE
Dans un pays qui compte plus d'1,1 milliard d'habitants, où l'agriculture occupe encore un actif sur deux et où 70 % de la population vit en zone rurale, la politique agricole vise logiquement en priorité à garantir l'autosuffisance alimentaire et à éradiquer la pauvreté. Aussi demeure-t-elle fortement réglementée, afin notamment de soutenir les prix agricoles, c'est-à-dire les revenus des agriculteurs, mais également la consommation des plus pauvres. Malgré une augmentation de la participation de l'Inde aux marchés mondiaux, son agriculture continue d'apparaître à bien des égards archaïque, son développement restant entravé par l'absence d'infrastructures modernes, la faible proportion de produits agricoles transformés, la petite taille des exploitations ou encore le taux modeste de mobilité foncière.

L'Inde et la sous-traitance internationale des services
Revue d'économie financière
Jean-Joseph Boillot
L'Inde parviendra-t-elle à se spécialiser dans la sous-traitance internationale des services comme la Chine a réussi à le faire pour l'industrie manufacturière de masse ? Si le poids des services dans l'économie indienne est déjà considérable - et très inhabituel compte tenu du niveau de développement du pays -, l'Inde ne pourra prétendre devenir le centre mondial de la sous-traitance internationale des services que sous certaines conditions. Un investissement massif dans la formation apparaît notamment nécessaire, afin de permettre à une main-d'œuvre en passe de devenir la plus abondante du monde de répondre à la demande de travail qualifié que suppose une telle spécialisation.

La Chine et l'Inde dans le commerce international, les nouveaux meneurs de jeu
La lettre du CEPII
Françoise Lemoine et Deniz Ünal-Kesenci
Malgré d'importantes différences, notamment en matière de revenu par tête ou de degré d'insertion dans les échanges internationaux, l'Inde et la Chine enregistrent des gains de productivité élevés dans les secteurs nouveaux liés à la révolution numérique, qui leur permettent d'occuper une place toujours plus grande dans le commerce international. La montée en puissance de ces deux pays, qui se traduit par une augmentation considérable de leurs exportations de produits manufacturés et de leurs importations de produits primaires, provoque un choc sur l'offre comme sur la demande mondiales de biens et de services et conduit à un changement dans l'évolution des prix relatifs mondiaux. Cependant, si la croissance mondiale profite du développement rapide des deux géants asiatiques, ni l'Inde, ni la Chine ne peuvent pour l'heure prétendre en devenir le moteur.

L'Inde et l'Asie à l'horizon 2025
Futuribles
Jean-Raphaël Chaponnière
Si les taux de croissance de l'Inde et de l'ensemble des pays asiatiques, après avoir longtemps divergé, sont aujourd'hui à un niveau comparable, le régime de croissance indien apparaît cependant original. Tirée par la consommation intérieure plus que par les exportations, fondée sur les services davantage que sur l'industrie manufacturière, compensant le manque de vigueur de l'investissement étranger par le dynamisme des entreprises nationales, la croissance indienne n'est pas exempte de faiblesses ni de déséquilibres : retard en matière de recherche et développement, insuffisance des infrastructures, faible intégration économique régionale... Néanmoins, la hausse de l'épargne et de l'investissement qui résultera de l'augmentation de la population active devrait assurer à l'Inde une place importante - quoique secondaire par rapport à la Chine - sur la scène asiatique.
oup d'œil sur l'Inde d'aujourd'hui... et de demain
Revue du Marché commun et de l'Union européenne
Philippe Marchat
De la démographie aux problèmes d'urbanisation en passant par l'évolution des investissements directs étrangers, l'auteur s'efforce de brosser un tableau le plus complet possible de la société et de l'économie indiennes dans ses différentes dimensions. Il pointe les risques, les déséquilibres et les défis auxquels l'Inde se trouve ...

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- n° 2915 - p.43 à p.47

Aujourd'hui, pour une majorité de produits, les consommateurs peuvent choisir entre les marques nationales (MN) et la marque du détaillant. L'intérêt de cette stratégie est double : concurrencer les marques nationales et segmenter la demande par une offre différenciée. Plus récemment, la grande distribution s'est fixée un troisième objectif stratégique : lutter contre les magasins pratiquant le hard-discount.

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- n° 2909
- p.45 à p.48

La mesure de l'évolution des inégalités dans le monde est un excercice particulièrement complexe. L'ensemble des études s'accorde néanmoins pour indiquer une baisse des inégalités mondiales - due à leur composante internationale - qui s'accompagne, en moyenne au niveau mondial, d'une progression des inégalités internes.

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- n° 2939 - p.3 à p.32

La gratuité va-t-elle tuer la culture ?
Le Nouvel Observateur
Entretien de Jacques Attali avec Denis Olivennes
L'accès gratuit aux œuvres culturelles via le téléchargement de musique, de films, de livres sur l'Internet fait, depuis quelques années, l'objet d'intenses débats. Pour les uns, ce phénomène, qui prive les artistes d'une juste rémunération, constitue une terrible menace pour la création et la diversité culturelles. Pour d'autres, la gratuité dans ce domaine n'est ni nouvelle, ni dangereuse. L'Internet ne fait en quelque sorte que généraliser la radio et le peer to peer (échange gratuit de fichiers) ne peut pas être assimilé à du piratage. S'il y a bien un combat à mener, c'est contre le commerce illicite de produits culturels. Jacques Attali, auteur d'un ouvrage récent consacré à l'histoire des cinquante prochaines années, Une brève histoire de l'avenir, et Denis Olivennes, qui vient de publier un essai intitulé La gratuité, c'est le vol. Quand le piratage tue la culture, confrontent, ici, leurs points de vue sur une question essentielle aujourd'hui pour le devenir de l'économie des industries culturelles.

Quand les industriels du numérique pillent une industrie voisine
NetEco.com
Entretien de Jérôme Bouteiller avec Olivier Bomsel
Olivier Bomsel a récemment publié un ouvrage consacré au déploiement de l'économie numérique. Afin de mieux comprendre le processus de développement de ce secteur, il y analyse le rôle fondamental que joue la gratuité dans les stratégies des industriels. Il montre notamment que le gratuit sert à conquérir des masses d'utilisateurs qui vont devenir clients de services liés. Il revient en particulier sur les mécanismes de création de richesse dans la société moderne, sur les effets de réseau ou encore sur le modèle économique de Google reposant sur la publicité.

La gratuité et ses ennemis
Le Débat
Daniel Cohen
Un livre, un CD, un DVD sont l'enveloppe physique qui oblige jusqu'à présent le consommateur à individualiser sa commande. Il paie cette enveloppe physique pour accéder à son contenu : l'œuvre. Le numérique, qui rend possible une dématérialisation totale de ces biens, rend caduc le modèle économique des industries culturelles car il bouleverse les principes de tarification des biens produits dans ce secteur. Après avoir analysé les différents arguments développés, notamment en faveur de la défense des industries culturelles par Denis Olivennes et Olivier Bomsel dans leurs récents ouvrages (La gratuité, c'est le vol et Gratuit !), l'auteur rappelle que chaque fois que ces industries se sont crues menacées par le progrès technique (radio, magnétoscope, etc.), elles se sont finalement adaptées, découvrant que ce qu'elles considéraient comme des menaces devenaient vite des opportunités. Repenser leur business model est donc devenu aujourd'hui une nécessité. L'auteur préconise, en particulier, d'abandonner le paiement à l'acte, dont il estime qu'il est désormais le pire des systèmes, au profit de toute solution qui pourrait rapprocher d'un paiement forfaitaire.

Un spectre hante le capitalisme : la gratuité
CERNA - École des Mines de Paris
Pierre-Noël Giraud
Le développement très rapide, au cours des dernières années, des échanges peer to peer (P2P) vient rappeler aux économistes que le don, abondamment étudié par l'anthropologie, joue encore aujourd'hui dans les sociétés un rôle fondamental. Les industries culturelles - les premières touchées par ce phénomène qui conduit, selon elles, à un piratage massif des œuvres musicales et cinématographiques - considèrent qu'il met gravement en péril la création artistique. L'auteur estime, lui, que s'opposer aux libertés nouvelles offertes par la technique est voué à l'échec. La création artistique ne serait, en outre, pas réellement menacée, puisque ce que met en danger le P2P, c'est avant tout " l'économie de la Sierra Madre " qui caractérise ces industries et se traduit par une extrême concentration des gains. Le spectre de la gratuité qui hante désormais les industries culturelles est un processus inéluctable qui devrait se déployer dans un avenir plus ou moins proche à une beaucoup plus grande échelle.

Internet et l'échange gratuit : quelle place dans la société de l'information ?
MURS - Collège de France
Bernard Benhamou
L'Internet est devenu, en quelques années, le média qui a connu la plus forte croissance de l'histoire des médias modernes. Aujourd'hui, il est un outil qui occupe une place essentielle dans la vie quotidienne de milliards d'individus. La particularité fondamentale de l'Internet, et qui explique qu'il ait connu un développement et une évolution extrêmement rapides de ses usages et de ses fonctions, est le principe de la neutralité. Ce dernier signifie que, d'un point de vue technique, les supports permettant d'acheminer l'information, les applications (web, e-mail, etc.) et les contenus sont strictement séparés. Grâce à ce protocole technique, qui est l'essence même du Net, des échanges de toutes natures se sont mis en place et des communautés de l'Internet se sont créées sur la base de la notion d'échange gratuit. Ces communautés sont devenues l'ossature de l'Internet, son épine dorsale. Penser que ce principe fondamental est immuable serait cependant une erreur. Il peut, à tout moment, à des fins politiques ou économiques, être remis en cause et modifié à la demande d'un Etat, d'une société ou d'un groupe.

Comment développer et protéger les œuvres culturelles sur le Net
Rapport sur le développement et la protection des œuvres culturelles sur les nouveaux réseaux
Mission Olivennes
En septembre 2007, la ministre de la Culture et de la Communication a confié au PDG de la Fnac, Denis Olivennes, une " mission sur la lutte contre le téléchargement illicite et pour le développement des offres légales d'œuvres musicales, audiovisuelles et cinématographiques ". Les travaux de cette mission ont été rendus publics le 23 novembre 2007. Le rapport débouche sur un accord inédit entre les ayants droit de la musique et du cinéma et les fournisseurs d'accès à l'Internet (FAI). La mission Olivennes a cherché à ménager la liberté des consommateurs et le droit des créateurs. Dans l'ensemble des mesures préconisées, la plus marquante est celle qu'ont accepté de mettre en œuvre les FAI, jusqu'à présent réfractaires à tout dispositif répressif : ils ont convenu de lutter plus efficacement contre les " petits " pirates par des sanctions appropriées. En contrepartie, les ayants droit de la musique s'engagent à mettre en ligne d'ici un an, pour le téléchargement, les chansons françaises sans verrous numériques (Digital Rights Management, DRM). L'industrie du cinéma devra, de son côté, réduire le temps d'attente avant la mise à disposition d'un film sur l'Internet après sa sortie en salles. Un dispositif législatif qui permettra une application rapide des mesures préconisées par la mission Olivennes pourrait être présenté au premier trimestre 2008 afin d'être adopté avant l'été.

La musique en ligne peut-elle imaginer une nouvelle relation ?
Esprit
Françoise Benhamou
À l'heure où le " marché du disque " traverse une très grave crise, un groupe de chercheurs du ministère de la Culture a imaginé ce que pourrait être l'avenir du secteur de la musique enregistrée. Ils ont élaboré cinq scénarios à partir de différentes caractéristiques propres aux stratégies mises en œuvre par les acteurs du secteur. Des modes de consommation distincts ont également été associés à ces scénarios. Les conclusions de cette étude prospective dessinent un paysage musical qui laisse peu d'avenir aux majors et sans doute un peu plus aux labels positionnés sur des créneaux à forte puissance d'innovation. Si cette étude offre une grille de lecture intéressante, elle semble néanmoins insuffisante. Les scénarios sont ainsi avant tout ceux de la musique de variétés. Quid du jazz, de la musique classique et savante ? Ces genres musicaux devront certainement inventer d'autres modèles. Quant aux interrelations entre la musique enregistrée et le spectacle, appelées elles aussi à évoluer, elles sont dans cette étude quelque peu négligées.
La gratuité va-t-elle tuer la culture ?
Le Nouvel Observateur
Entretien de Jacques Attali avec Denis Olivennes
L'accès gratuit aux œuvres culturelles via le téléchargement de musique, de films, de livres sur l'Internet fait, depuis quelques années, l'objet d'intenses débats. Pour les uns, ce phénomène, qui prive les artistes d'une juste rémunération, constitue une terrible menace pour la création et la diversité culturelles. Pour d'autres, la ...

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- n° 2927 - p.40 à p.45

A partir des années 1980, se met progressivement en place un nouveau type d'échanges entre le Nord et le Sud : le commerce équitable. Ce système qui garantit au producteur du Sud un prix plancher pour sa production, permet de protéger son niveau de vie d'une éventuelle chute des cours. En dépit d'un contexte marqué par une montée de l'exigence éthique chez les consommateurs des pays riches, le commerce équitable demeure une pratique confidentielle. Plusieurs expériences couronnées de succès ont néanmoins permis d'amorcer un réel développement dans un certain nombre de communautés paysannes du Tiers-monde. A partir des années 1980, se met progressivement en place un nouveau type d'échanges entre le Nord et le Sud : le commerce équitable. Ce système qui garantit au producteur du Sud un prix plancher pour sa production, permet de protéger son niveau de vie d'une éventuelle chute des cours. En dépit d'un contexte marqué par une montée de l'exigence éthique chez les consommateurs des pays riches, le commerce équitable demeure une pratique con...

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- n° 2925 - p.1 à p.29

La fin du baby-boom
Population et Sociétés
Alain Monnier
Les baby-boomers, nés après la Seconde Guerre mondiale, atteignent progressivement l'âge de la retraite et cèdent la place aux jeunes générations. Cette situation va-t-elle contribuer pour autant à créer les conditions d'une réduction du chômage en France et en Europe ? Pour qu'il en soit ainsi, plusieurs conditions doivent être réunies. D'une part, l'effectif des générations atteignant 20-24 ans doit être durablement inférieur à celui des 60-64 ans. Or, en France, nous rappelle cet auteur, ce n'est pas le cas. D'autre part, il faudrait qu'il y ait adéquation entre les caractéristiques des emplois laissés vacants par les départs en retraite et celles des demandeurs d'emploi. Sur ce point, tous les pays ne connaissent pas la même situation et rien n'est garanti.

Vieillissement, productivité et compétitivité
Regards sur l'économie allemande
Stefanie Wahl
Au cours des 35 dernières années, en Europe, la population âgée de 79 ans et plus a doublé et s'élève en 2007 à 21 millions. En 2050, un tiers des Européens aura plus de 59 ans alors que la population en âge de travailler (entre 15 et 64 ans) diminuera de 146 millions. L'auteur met ainsi en évidence la menace que peut représenter le vieillissement démographique pour l'économie européenne et notamment pour l'Allemagne, où le phénomène est particulièrement prononcé. En effet, toutes choses égales par ailleurs et si une réforme des systèmes de protection sociale n'est pas engagée, les Allemands devront, pour compenser les effets de la diminution de la population active et de l'augmentation des dépenses de santé et de protection vieillesse, être en mesure d'accroître leur productivité alors même qu'ils vieillissent.

La démographie à la rescousse de la protection sociale en France
Lettre de l'OFCE
Mathieu Plane
Les dernières observations concernant l'évolution de la population française ont modifié de façon importante les hypothèses démographiques formulées par l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Ce dernier a ainsi été conduit à revoir, lors de ses nouvelles projections, son ratio de dépendance économique, c'est-à-dire le rapport entre les inactifs de plus de 60 ans et les actifs. Moins pessimiste que le précédent, le ratio prévu pour 2050 est maintenant évalué à 71 % (au lieu de 90 %). L'augmentation de la population active a, certes, pour effet immédiat de retarder le retour au plein-emploi. Mais elle va permettre, en contrepartie, sur le plus long terme, d'accroître la capacité de la nation à financer ses dépenses de protection sociale.

La démographie a aussi un impact sur la consommation
Rapport du Conseil économique et social
Léon Salto
A partir du cas de la France, l'auteur montre que l'évolution de la structure de la population a une incidence sur la consommation. Les besoins en termes de logement augmentent notamment avec la croissance du nombre de ménages et selon leur taille. De même, l'allongement de la durée de vie implique la création ou la multiplication de marchés liés aux activités de loisirs comme le bricolage ou le jardinage. Les évolutions démographiques (accroissement des populations vivant à la périphérie des grandes villes, vieillissement, etc.) ont également un impact direct sur les attentes des citoyens à l'égard des réseaux de la grande distribution : le transport vers les magasins, les livraisons à domicile, etc.

La jeunesse, un atout pour les PED ?
Finances et Développement
Emmanuel Y. Jimenez et Mamta Murthi
Jamais, dans les pays en développement (PED), les conditions réunies pour le financement de l'éducation et de la formation des jeunes n'ont été aussi favorables qu'aujourd'hui. En effet, grâce à la baisse de la fécondité dans l'ensemble de ces pays, la proportion de la population en âge de travailler est désormais plus élevée que celle des enfants et des personnes âgées et tend à augmenter durablement. Elle accroît ainsi le revenu par personne dépendante. Mais la jeunesse des pays du Sud implique aussi de mettre en œuvre des chantiers pour réformer l'éducation. Ceux-ci sont considérables et extrêmement coûteux, et les PED ne sont pas tous prêts à y faire face.

La fin du baby-boom
Population et Sociétés
Alain Monnier
Les baby-boomers, nés après la Seconde Guerre mondiale, atteignent progressivement l'âge de la retraite et cèdent la place aux jeunes générations. Cette situation va-t-elle contribuer pour autant à créer les conditions d'une réduction du chômage en France et en Europe ? Pour qu'il en soit ainsi, plusieurs conditions doivent être réunies. D'une part, l'effectif des générations atteignant ...

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Le secteur touristique est en plein essor. La planète compte aujourd’hui 1 milliard de touristes, 2 milliards sont attendus en 2030. La France compte parmi les champions de l’industrie touristique : elle reçoit actuellement 84 millions de visiteurs par an, l’objectif est d’atteindre 100 millions en 2020. Pour cela, la France doit relever un certain nombre de défis : la compétition entre les destinations ainsi que les bouleversements au sein de la chaîne de valeur de la filière accroissent nettement les exigences auxquelles sont confrontés les acteurs du secteur. Mais outre les retombées économiques directes, le tourisme bénéficie également plus indirectement au développement de la France: il participe à l’aménagement du territoire, constitue une pépinière pour l’innovation digitale et contribue au rayonnement international de la marque France. Le secteur touristique est en plein essor. La planète compte aujourd’hui 1 milliard de touristes, 2 milliards sont attendus en 2030. La France compte parmi les champions de l’industrie touristique : elle reçoit actuellement 84 millions de visiteurs par an, l’objectif est d’atteindre 100 millions en 2020. Pour cela, la France doit relever un certain nombre de défis : la compétition entre les destinations ainsi que les bouleversements au sein de ...

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- n° 2925 - p.46 à p.48

Bulletin du FMI
Anthony Annett et James Morsink
Au moment où Tony Blair, Premier ministre britannique, s'apprête, après dix ans passés à la tête du gouvernement, à quitter le pouvoir, le Royaume-Uni affiche de très bons résultats macroéconomiques. La hausse sensible des salaires, effet secondaire de l'augmentation du prix du pétrole, et la vigueur de l'emploi - le taux de chômage se maintient autour de 5 % - ont relancé la demande intérieure et permis au pays d'enregistrer le plus fort taux de croissance économique du G-7. En contrepartie, le Royaume-Uni devra faire face à quelques risques, notamment la surévaluation des prix de l'immobilier et l'endettement des ménages qui constituent les principales sources actuelles de vulnérabilité pour l'économie anglaise.
Bulletin du FMI
Anthony Annett et James Morsink
Au moment où Tony Blair, Premier ministre britannique, s'apprête, après dix ans passés à la tête du gouvernement, à quitter le pouvoir, le Royaume-Uni affiche de très bons résultats macroéconomiques. La hausse sensible des salaires, effet secondaire de l'augmentation du prix du pétrole, et la vigueur de l'emploi - le taux de chômage se maintient autour de 5 % - ont relancé la demande intérieure et ...

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Selon Pascal Lamy, qui a dirigé l’Organisation mondiale du commerce (OMC) de 2005 à 2013, un nouveau monde du commerce se substitue à l’ancien et l’ouverture des échanges tend à en modifier la régulation. Dans ce nouvel environnement commercial, la protection (quotas, tarifs douaniers et subventions) laisse progressivement la place à la précaution (sécurité, santé, environnement). Cette transformation a d’importantes conséquences sur les principes et les politiques régissant le système commercial international, comme l’a montré la mise en place du Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP). Selon Pascal Lamy, qui a dirigé l’Organisation mondiale du commerce (OMC) de 2005 à 2013, un nouveau monde du commerce se substitue à l’ancien et l’ouverture des échanges tend à en modifier la régulation. Dans ce nouvel environnement commercial, la protection (quotas, tarifs douaniers et subventions) laisse progressivement la place à la précaution (sécurité, santé, environnement). Cette transformation a d’importantes conséquences sur les ...

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SOMMAIRE

L'essor du luxe n'est pas un miracle
L'AGEFI, quotidien de l'agence économique et financière à Genève
Entretien avec Vincent Bastien
Malgré la crise économique, le secteur du luxe qui regroupe notamment la mode, l'horlogerie, la joaillerie, les parfums et la maroquinerie haut de gamme, a poursuivi son expansion de long terme. Le luxe joue un rôle particulier dans nos sociétés : d'une part, il fait rêver, d'autre part, il permet de se distinguer socialement. La récession n'a pas provoqué de changement de paradigme pour cette industrie. Les véritables mutations interviennent sur des cycles beaucoup plus longs, voire à la suite de ruptures historiques. L'horlogerie arrive ainsi au terme d'un de ces très longs cycles dont les origines remontent plus ou moins au XVIIe siècle.

Le temps des marques
Géoéconomie
Elyette Roux
La naissance d'un secteur industriel du luxe en France s'est faite assez récemment par le passage d'une logique artisanale et familiale celle des " maisons ", dont certaines sont plus que centenaires, à une logique industrielle et financière. Concernant la création et la vente mondiales de produits de luxe, la France occupe la première place, loin devant l'Italie ou les Etats-Unis. Le secteur du luxe se singularise par un certain nombre de caractéristiques propres, notamment la politique tarifaire, la distribution et le comportement des consommateurs. Ainsi, si les prix des marques de luxe sont en moyenne environ quatre fois plus élevés que ceux des produits de grande consommation, la sensibilité par rapport au prix demeure forte. Par ailleurs, les opérations commerciales de lancement de nouveaux produits et la qualité du service à la clientèle y jouent un rôle particulièrement important.

Une source de rayonnement pour la France et l'Europe
Conseil économique, social et environnemental
Jacqueline Socquet-Clerc Lafont
En quelques décennies, le secteur du luxe s'est considérablement transformé. Il représente aujourd'hui un marché mondial dont la croissance est particulièrement vigoureuse. La part de l'industrie européenne, du fait de son ancienneté et de sa tradition, compte en valeur pour environ trois quarts, la France occupant de loin la première place. Fort de ce potentiel, le luxe est non seulement une vitrine pour l'Europe dans le monde, mais il est également créateur de richesses. Particulièrement tourné vers l'extérieur, il exerce un effet d'entraînement positif sur de nombreux autres secteurs. Néanmoins, face à une concurrence internationale de plus en plus active, qui fait craindre une perte de leadership du luxe français et européen, il paraît indispensable que le savoir-faire propre à ce secteur soit transmis autant à travers les métiers qu'au sein des entreprises et que la créativité et l'innovation soient également davantage encouragées.


L'effet sablier ou le grand écart du luxe
Le nouvel Économiste
Ariane Warlin
Depuis quelques années, le secteur du luxe a mis en œuvre une nouvelle stratégie qui consiste à offrir à côté des produits très haut de gamme des biens de luxe plus abordables, souvent fabriqués dans des pays émergents dans une logique de massification. Celle-ci est risquée, car si les grandes marques de luxe font rêver, c'est précisément parce qu'elles sont inaccessibles pour la majorité des consommateurs. Cette stratégie de double positionnement implique pour réussir que le marché soit bien segmenté et différencié. Les marques cherchent ainsi à créer davantage de valeur ajoutée en faveur de leur clientèle classique, notamment en conservant des magasins de plus en plus somptueux. Pour la nouvelle clientèle, appartenant à la classe moyenne, la stratégie marketing passe principalement par l'internet.


Quand l'industrie du luxe redécouvre l'internet
The Economist
Longtemps, l'industrie du luxe s'est méfiée de l'internet. Jusqu'en 2008, seul un tiers des marques de luxe vendaient leurs produits sur le Net, certaines, comme Prada, n'ont pas même eu de site internet jusqu'en 2007. Plusieurs raisons expliquent cette aversion. Le luxe est lié à un sentiment d'évasion, acheter un produit en trois clics peut donc apparaître comme une démarche très éloignée de cet univers de rêve. Par ailleurs, le Web met en lumière le prix et invite à la comparaison. Le secteur a également commis des erreurs stratégiques en bradant les fins de série via le Net, ce qui a jeté la suspicion sur les pratiques tarifaires. Aujourd'hui, le secteur est en train de redécouvrir l'internet. La nouvelle stratégie repose sur l'idée que le Web pourrait permettre au consommateur de découvrir les produits avant de les acheter. Fabergé tente même l'expérience de miser presque exclusivement sur la Toile pour relancer sa marque.
SOMMAIRE

L'essor du luxe n'est pas un miracle
L'AGEFI, quotidien de l'agence économique et financière à Genève
Entretien avec Vincent Bastien
Malgré la crise économique, le secteur du luxe qui regroupe notamment la mode, l'horlogerie, la joaillerie, les parfums et la maroquinerie haut de gamme, a poursuivi son expansion de long terme. Le luxe joue un rôle particulier dans nos sociétés : d'une part, il fait rêver, d'autre part, il permet de se ...

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- n° 2800 - 32 p.

Sommaire :

INDICES ET INDICATEURS STATISTIQUES
- Développement durable : à la recherche des bons indicateurs

ENTREPRISES
- Pourquoi seules certaines entreprises se soucient-elles du développement durable ?
- Entreprises durables, placements durables ?

POLLUTION
- L'évaluation économique du Protocole de Kyoto
- Marées noires : quel coût économique ?

ENERGIE
- Les énergies renouvelables élément-clé du développement durable
Sommaire :

INDICES ET INDICATEURS STATISTIQUES
- Développement durable : à la recherche des bons indicateurs

ENTREPRISES
- Pourquoi seules certaines entreprises se soucient-elles du développement durable ?
- Entreprises durables, placements durables ?

POLLUTION
- L'évaluation économique du Protocole de Kyoto
- Marées noires : quel coût économique ?

ENERGIE
- Les énergies renouvelables élément-clé du développement durable

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- n° 2930 - p.1 à p.33

Les émissions de gaz à effet de serre provoquées par les activités humaines menacent dangereusement les équilibres planétaires. Après des années d'intenses controverses, le diagnostic scientifique ne fait quasiment plus débat. S'il y a urgence à agir, Sir Nicholas Stern souligne toutefois, dans un récent rapport, qui a eu un écho international, qu'il n'est pas encore trop tard pour éviter une catastrophe planétaire dont le coût pourrait égaler en termes de perte de produit intérieur brut mondial (PIB) celui des guerres mondiales ou de la crise économique de 1929.
Climat : il est urgent d'agir !
Etudes
Laurence Tubiana et Hubert Kieken
Après plusieurs années d'intenses controverses, le diagnostic scientifique sur le changement climatique ne fait aujourd'hui quasiment plus débat : les émissions de gaz à effet de serre provoquées par les activités humaines menacent dangereusement les équilibres climatiques planétaires. Ces perturbations ont atteint un tel niveau que désormais, il n'est déjà plus possible d'empêcher le changement climatique. Si des mesures adéquates sont prises, elles ne pourront que tempérer la nature et l'ampleur de ces changements. Depuis la signature de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique à Rio, en 1992, et l'adoption du Protocole de Kyoto, en décembre 1997, l'Europe a joué un rôle majeur dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Alors que la question, y compris aux Etats-Unis, ne porte plus dorénavant sur la nécessité de l'action, mais sur ses modalités, les Européens ont la responsabilité historique de faire évoluer positivement, pour l'après-2012, le cadre du Protocole de Kyoto, en parvenant à convaincre les Américains et les grands pays émergents de prendre les mesures ambitieuses susceptibles de répondre à l'urgence climatique.

Le réchauffement met en péril l'économie mondiale : le rapport Stern
Conférence-débat IDDRI-Sciences Po
Sir Nicholas Stern
Quelques jours avant l'ouverture, le 6 novembre 2006, à Nairobi, au Kenya, de la 12e conférence internationale sur le climat, la publication d'un rapport de l'économiste britannique Sir Nicholas Stern a fait grand bruit. L'auteur y alerte la communauté internationale sur les conséquences dramatiques à terme pour l'économie mondiale du réchauffement climatique. Le rapport évoque un impact comparable à celui des guerres mondiales ou à la crise de 1929 et chiffre à 5 500 milliards d'euros le coût du changement climatique si rien n'est fait. Si le constat est alarmiste, le rapport n'est cependant pas défaitiste. L'auteur rappelle en effet qu'il n'est pas trop tard pour éviter une catastrophe planétaire à condition que chaque pays, riche ou pauvre, prenne rapidement les mesures qui s'imposent. Des pays et des régions, comme l'Union européenne, la Chine ou la Californie, ont déjà montré la voie en adoptant des politiques de réduction des gaz à effet de serre ambitieuses. Il faut désormais aller beaucoup plus loin et agir au niveau international en se fixant des objectifs communs à long terme.

L'agriculture et la forêt, au cœur du changement climatique
CA-Eclairages
Catherine Mollière
L'agriculture et la forêt ont une part de responsabilité très importante dans le changement climatique. Elles en seront également les victimes et dans certains cas de façon dramatique. Concernant l'activité agricole, le gaz incriminé n'est pas le dioxyde de carbone (CO2) mais le protoxyde d'azote (N2O) dont l'une des caractéristiques est d'être en tant que gaz à effet de serre 310 fois plus actif par tonne émise que le CO2. La déforestation, quant à elle, provoque la libération de quantités considérables de carbone stocké dans les arbres et dans le sol. L'agriculture et la forêt peuvent aussi participer à la lutte contre le réchauffement à travers une baisse des émissions, mais également par la fourniture d'énergies renouvelables. L'évaluation de cette contribution reste toutefois, à ce jour, relativement incertaine.

Le nouvel engouement des entreprises pour le " business vert "
The Economist
Si des années 1980 au début des années 2000, de grandes entreprises américaines, comme Exxon Mobil, sont allées jusqu'à constituer une coalition pour militer plus efficacement contre l'application de mesures de lutte contre le réchauffement climatique, l'attitude des milieux d'affaires est désormais tout autre et la protection de l'environnement est devenue leur nouveau cheval de bataille. Ce revirement spectaculaire s'explique en partie par la pression morale croissante exercée par les organisations de défense de l'environnement et les citoyens mais aussi par les formidables opportunités économiques offertes par les investissements dans le développement des énergies renouvelables et des technologies propres. Pour que l'engouement des entreprises, en particulier pour la lutte contre le réchauffement climatique, ne soit pas qu'un effet de mode éphémère, il appartient aux gouvernements de prendre les mesures susceptibles de les inciter à investir davantage encore dans le secteur du " business vert ".

Réchauffement de la planète : qui perd ? Qui gagne ?
The Atlantic Monthly
Gregg Easterbrook
Le réchauffement climatique pourrait avoir, au cours du siècle, on le sait, des conséquences terribles : inondations, sécheresses, perturbations des courants océaniques, recrudescence des maladies tropicales, etc. Autant de cataclysmes qui, de surcroît, risquent d'accabler davantage les populations déjà déshéritées des pays en développement. On évoque plus rarement en revanche le fait que dans certaines parties du monde, le changement climatique est aussi susceptible de faire des gagnants, notamment dans les pays et les régions situés dans la zone septentrionale (Alaska, Canada, Groenland, Russie et Scandinavie) qui verraient leurs terres prendre subitement de la valeur. De la même façon, le réchauffement de la planète ouvrirait de nouvelles routes maritimes qui feraient la fortune des ports de l'océan Arctique, tandis que plus au sud, les mégapoles portuaires, aujourd'hui très fréquentées, comme Singapour connaîtraient un déclin rapide et inexorable.

Les émissions de gaz à effet de serre provoquées par les activités humaines menacent dangereusement les équilibres planétaires. Après des années d'intenses controverses, le diagnostic scientifique ne fait quasiment plus débat. S'il y a urgence à agir, Sir Nicholas Stern souligne toutefois, dans un récent rapport, qui a eu un écho international, qu'il n'est pas encore trop tard pour éviter une catastrophe planétaire dont le coût pourrait égaler ...

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- n° 2957 - p.1 à p.25

La mondialisation accroît le nombre de philanthropes
Rapport moral de l'argent dans le monde
Benoît Chervalier
Il semble que la mondialisation économique soit à l'origine de l'expansion du nombre de fondations philanthropiques dans la mesure où elle a en effet parmis au cours des dernières décennies, à de nombreux individus de s'enrichir rapidement. A tel point que la croissance mondiale du nombre de milliardaires dépasse celui des millionnaires ! Et les économies émergentes ne sont pas en reste : les milliardaires brésiliens sont ainsi plus nombreux que les français. L'accroissement des richesses a, depuis le milieu des années 1990, non seulement favorisé l'essor des fondations philanthropiques dans le monde, mais également entraîné l'internationalisation de leurs activités.

L'avènement du philanthrocapitalisme
Management Today
Ian Wylie
La philanthropie se porte bien : les initiatives caritatives et les dons ne cessent de se multiplier et de nouvelles fondations voient le jour chaque année. Compte tenu des sommes astronomiques désormais investies dans certaines fondations philanthropiques, les méthodes traditionnelles de gestion des fondations apparaissent, aux yeux des nouveaux philanthropes, comme désuètes. Ceux-ci souhaitent désormais recourir à des stratégies qui leur assurent un retour sur investissement. L'essence de la philanthropie serait-elle menacée par l'avènement du philanthrocapitalisme ?

La philanthropie au secours du développement durable
How to spend it ? - Financial Times
Lucia van der Post
Nombreuses sont les fondations philanthropiques qui consacrent leurs activités aux plus démunis. Les philanthropes qui se préoccupent du sort de la faune et de la flore sauvages sont en revanche plus rares. Beaucoup de ces philanthropes à la fibre écologique sont d'anciens brokers qui ont fait fortune dans la finance, et ont soudainement souhaité changer radicalement de vie. Les investissements les plus importants sont principalement effectués dans le secteur de l'écotourisme, en particulier en Afrique orientale. Si ces activités ne sont pas nécessairement rentables, elles permettent toutefois de créer de nombreux emplois et de préserver des régions parmi les plus belles et les plus sauvages de la planète.

Bill Gates : portrait d'un philanthrope du XXIe siècle
Fortune
Brent Schlender
Microsoft tourne, en cette année 2008, la page des années Gates. Le fondateur de la célèbre entreprise informatique, Bill Gates a en effet annoncé en juin qu'il mettait fin à ses activités au sein du numéro un mondial du logiciel pour se consacrer entièrement à sa fondation caritative. L'auteur dresse le portrait de l'homme le plus riche des Etats-Unis, dont la curiosité débordante le conduit désormais à entreprendre des études de biologie afin de mieux comprendre certaines maladies qui sévissent dans le tiers-monde et dont il s'est fixé ni plus ni moins comme objectif de les éradiquer. Le philanthrope y est également paradoxalement décrit comme quelqu'un de finalement peu idéaliste et profondément imprégné de la culture du résultat.

Les investissements bien peu philanthropiques de la Fondation Bill Gates
Los Angeles Times / Courrier International
Charles Piller, Edmund Sanders et Robin Dixon
La Fondation Bill et Melinda Gates dispose d'un capital de 66 milliards de dollars, une somme considérable puisque deux tiers des pays du monde ont un produit intérieur brut (PIB) inférieur. L'enquête effectuée par les auteurs sur les activités de la Fondation révèle que les investissements obéissent à une stratégie très précise permettant de valoriser son capital. Au moins 5 % des avoirs sont consacrés à des donations permettant de bénéficier d'exonérations fiscales tandis que les 95 % restants sont investis dans des activités lucratives ou non qui composent un portefeuille d'activités très diversifié. Curieusement, parmi ces activités, certaines vont à l'encontre des objectifs mêmes de la Fondation. Celle-ci finance par exemple au Nigeria un hôpital qui ne propose pas le nouveau Kaletra (antirétroviral utilisé chez les malades du sida), alors que ce médicament est fabriqué par Abbott, laboratoire pharmaceutique américain dans le capital duquel la Fondation Gates détient pourtant une forte participation.
La mondialisation accroît le nombre de philanthropes
Rapport moral de l'argent dans le monde
Benoît Chervalier
Il semble que la mondialisation économique soit à l'origine de l'expansion du nombre de fondations philanthropiques dans la mesure où elle a en effet parmis au cours des dernières décennies, à de nombreux individus de s'enrichir rapidement. A tel point que la croissance mondiale du nombre de milliardaires dépasse celui des millionnaires ...

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- n° 2935 - p.2 à p.40

Un pas de plus sur la voie du rééquilibrage de la croissance mondiale
Perspectives économiques de l'OCDE
OCDE
En 2006, les disparités conjoncturelles ont continué à s'atténuer entre les grandes régions de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Au premier trimestre 2007, les différentiels de taux de croissance et les écarts entre les taux de chômage étaient les plus faibles depuis plus de dix ans pour les sept principales économies de la zone. Le ralentissement de l'économie américaine, les meilleures performances de la zone euro, dont la croissance a dépassé (en glissement annuel) celle des Etats-Unis à la fin de 2006, et du Japon expliquent cette évolution. Les grands pays émergents (Chine, Inde, Russie, etc.) ont continué de soutenir l'activité économique mondiale. Les prix du pétrole sont repartis à la hausse, tandis que le recyclage des pétrodollars s'est intensifié. Les déséquilibres mondiaux - même si le déficit de la balance courante américaine est repassé sous la barre des 6 % du PIB à la fin de 2006 - sont restés, quant à eux, très marqués. Les turbulences financières observées depuis l'été 2007 accroissent désormais l'incertitude concernant la trajectoire que va suivre l'économie mondiale. L'hypothèse que les Etats-Unis basculent dans la récession ne peut ainsi être totalement écartée.

Marchés financiers : un goût pour le risque de plus en plus prononcé
Rapport annuel
Banque des règlements internationaux
Les prix des actifs à risque ont, au cours de la majeure partie de l'année 2006 et au début de 2007 - hormis deux corrections passagères -, continué à augmenter. Nombre d'indices boursiers ont ainsi enregistré des records historiques. Les perspectives économiques moins favorables aux Etats-Unis et les effets des hausses des taux antérieurs ont provoqué toutefois chez les investisseurs certaines interrogations qui se sont ressenties, en particulier aux Etats-Unis, dans l'évolution des rendements obligataires. Les marchés d'actions dans les pays développés ont été confortés par la poursuite soutenue de la progression des bénéfices des entreprises mais également par les modifications survenues dans le capital des sociétés (augmentation des rachats d'actions, intensification des fusions-acquisitions). Dans les économies émergentes, la progression des cours des actions s'est effectuée dans un contexte macroéconomique en général favorable. Les investisseurs mondiaux ont montré un goût de plus en plus affirmé pour le risque.

Hausse de l'euro et des matières premières
Rapport annuel de la Banque de France
Christian Noyer
En 2006, l'euro s'est apprécié face au dollar (11,4 %) et au yen (12,5 %), mais s'est déprécié face à la livre sterling (- 2 %). Au Japon, la hausse des taux directeurs n'a pas profité au yen qui a continué à baisser, notamment en raison des opérations spéculatives sur écart de rendement (carry trade), qui consistent pour les investisseurs à profiter des faibles taux d'intérêt pour s'endetter en yen et financer des investissements dans d'autres monnaies. Les cours du pétrole ont encore augmenté en 2006, avec une progression de près de 20 % par rapport à l'année précédente. Quant à la politique monétaire de l'Eurosystème, le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne a décidé à cinq reprises en 2006 de relever les taux directeurs de 25 points de base.

Augmentation généralisée de l'investissement direct à l'étranger
World Investment Report 2007
CNUCED
D'après l´examen annuel des tendances de l´investissement, effectué par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), les entrées mondiales d´investissement direct à l'étranger (IDE) ont augmenté en 2006 de plus de 38 % pour s´établir à 1 306 milliards de dollars, soit un chiffre proche du record atteint en 2000. Comme l´indique le Rapport sur l´investissement dans le monde, la croissance de l´IDE a atteint en 2006 un taux inégalé depuis 2000 et a bénéficié aux trois groupes de pays suivants : les pays développés, les pays en développement et les pays en transition de l´Europe du Sud-Est et de la Communauté des Etats indépendants (CEI). Si la plupart des grandes sociétés transnationales (STN) sont toujours européennes, japonaises ou américaines, une des évolutions les plus remarquables de ces dernières années est le nombre croissant de sociétés de pays en développement qui intègrent la liste des 100 premières STN mondiales.

La croissance de l'emploi s'est accélérée dans les pays de l'OCDE
Perspectives de l'emploi
OCDE
En 2006, l'emploi a sensiblement progressé dans l'ensemble des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Sa croissance s'est, plus particulièrement dans les pays européens, accélérée (1,6 % en 2006 contre 1,1 % en 2005). Aux Etats-Unis, le ralentissement de l'activité n'a pas eu d'incidence sur le marché du travail. La croissance de la population active ayant été plus faible que celle de l'emploi, le taux de chômage a baissé, entre 2005 et 2006, de 0,6 point de pourcentage, dans la plupart des pays de la zone. Cette diminution n'a toutefois pas provoqué de fortes pressions à la hausse des rémunérations réelles. En effet, si la rémunération réelle moyenne par salarié a augmenté, cette hausse reste nettement inférieure à la croissance globale de la productivité du travail.

Objectifs du Millénaire pour le développement : des progrès inégaux
Objectifs du Millénaire pour le développement - Rapport 2007
Nations unies
La Déclaration du Millénaire, ratifiée en 2000 par 147 des 189 États membres de l'Organisation des Nations unies (ONU), énumère les huit objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) à atteindre, d'ici 2015, afin de réduire de moitié la proportion de la population mondiale dont le revenu est inférieur à un dollar par jour. Les progrès accomplis concernant quatre des OMD - éliminer l'extrême pauvreté et la faim ; assurer l'éducation primaire pour tous ; combattre le VIH, le paludisme et d'autres maladies ; assurer un environnement durable - sont, à mi-parcours, très inégaux. Des avancées considérables ont été constatées en matière d'éducation. Le taux de scolarisation primaire est en effet passé de 80 % en 1991 à 88 % en 2005. En revanche, si la proportion de personnes vivant dans des conditions d'extrême pauvreté est passée d'environ un tiers à moins d'un cinquième de la population mondiale entre 1990 et 2004, 30 millions d'enfants risquent de souffrir encore de la faim dans les régions d'Asie du Sud et d'Afrique subsaharienne. Le nombre de personnes mourant du VIH dans le monde a en outre augmenté pour atteindre 2,9 millions en 2006 et les mesures de prévention ne parviennent pas à suivre le rythme de progression de l'épidémie. En matière d'environnement, les progrès sont lents. La moitié de la population mondiale vit sans hygiène de base et un tiers de la population urbaine habite des logements insalubres.
Un pas de plus sur la voie du rééquilibrage de la croissance mondiale
Perspectives économiques de l'OCDE
OCDE
En 2006, les disparités conjoncturelles ont continué à s'atténuer entre les grandes régions de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Au premier trimestre 2007, les différentiels de taux de croissance et les écarts entre les taux de chômage étaient les plus faibles depuis plus de dix ans pour les sept ...

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V

- n° 2910 - p.2 à p.41


SOMMAIRE

Une croissance toujours vigoureuse mais vulnérable
Ralentissement de la croissance du commerce mondial
Marchés financiers : des conditions toujours favorables
Hausse du dollar et des matières premières mais stabilité de l'inflation
Une nouvelle année de croissance de l'IDE
Le taux de chômage diminue mais la croissance de l'emploi reste modérée
La migration internationale se féminise

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V

- n° 2956 - 48 p.

En 2007, un enfant sur deux est né de parents non mariés
Population et sociétés
Gilles Pison
La population de la France métropolitaine a augmenté de 0,5 % en 2007, pour s'établir à 61,9 millions au 1er janvier 2008. La croissance s'explique pour l'essentiel par l'excédent des naissances sur les décès. La fécondité, en se situant très près du seuil de renouvellement des générations, reste une des plus élevées d'Europe. L'espérance de vie continue de progresser et dépasse, tous sexes confondus, 81 ans. En 2007, on compte quatre pacs pour dix mariages, tandis qu'un enfant sur deux naît désormais hors mariage.

La hausse de l'emploi s'accélère
Point statis - Unedic
Didier Dubaud et Sophie Garcia
En 2007, 360 900 emplois salariés ont été créés, soit une progression de 2,2 % par rapport à l'année précédente. Compte tenu du niveau de la croissance (+ 2,1 %), le nombre des créations d'emplois est particulièrement important et l'économie française enregistre sur ce plan sa meilleure performance depuis 2000. Comme ce fut le cas en 2006, la hausse des effectifs dans le secteur tertiaire (+ 3,0 %) et la construction (+ 4,2 %) a plus que compensé le recul enregistré dans l'industrie (- 1,1 %). On observe également, comme en 2006, une augmentation plus rapide de l'emploi féminin.

La progression de l'activité se maintient
INSEE Première
Franck Arnaud, Guillaume Houriez et Ronan Mahieu
En 2007, comme en 2006 (données brutes), le produit intérieur brut (PIB) augmente en moyenne annuelle de + 2,2 %. La consommation des ménages et l'investissement continuent de tirer la croissance. En revanche, le ralentissement des exportations a un impact négatif sur cette dernière. Quant aux importations, elles sont relativement dynamiques. Le pouvoir d'achat du revenu disponible des ménages a gagné en vigueur et leur taux d'épargne a augmenté. Les sociétés non financières ont vu leur taux de marge progresser légèrement tandis que l'activité des sociétés financières a été, elle, en repli. Le taux de prélèvements obligatoires s'est inscrit sensiblement à la baisse et le déficit public s'est creusé.

Ralentissement du pouvoir d'achat des ménages
Note de conjoncture
INSEE
En 2008, le pouvoir d'achat du revenu de l'ensemble des ménages a, contrairement à l'année précédente, nettement ralenti en raison de la hausse de l'inflation et de la décélération du revenu disponible brut. Cette dernière serait due à la progression des loyers et à l'accélération des impôts versés. La consommation des ménages s'est ainsi infléchie et leur investissement a stagné du fait de l'augmentation régulière des taux d'intérêt bancaires depuis deux ans.

Le déficit de la balance des paiements se creuse
Balance des paiements et position extérieure de la France
Banque de France
En 2007, le solde des biens de la balance des paiements continue de se dégrader (- 10,3 milliards par rapport à 2006), reflétant ainsi l'évolution, à la baisse, dans le compte des transactions courantes, des soldes des véhicules automobiles et des biens intermédiaires. D'un point de vue géographique, la dégradation est imputable au creusement des déficits vis-à-vis de la zone euro et de la Chine. Du côté des services, le solde positif se redresse davantage grâce, notamment, à l'accroissement de l'excédent des voyages. En ce qui concerne le compte financier, les opérations d'investissement direct font apparaître, en 2007, des sorties nettes de 48,7 milliards d'euros (+ 14,3 milliards d'euros par rapport à 2006), les relations transfrontalières entre firmes affiliées s'étant accrues de façon significative tant pour les investissements français à l'étranger que pour les investissements étrangers en France.

Progression plus modérée des échanges
Rapport sur le commerce extérieur
DGDDI
Par rapport aux années précédentes, la progression des échanges a été plus modérée en 2007. Après la forte croissance de 2005 et 2006, les exportations n'ont augmenté que de 3 % et les importations de 5,4 % (contre respectivement 9 et 9,9 % en 2006). Concernant les échanges par branche, l'industrie civile a enregistré un ralentissement de ses ventes et une forte croissance de ses importations. Cette évolution a été particulièrement marquée pour l'industrie automobile. Les échanges de biens agroalimentaires, quant à eux, se sont montrés très dynamiques, tandis que la forte progression de ceux des produits énergétiques observée en 2006 s'est transformée en baisse, contribuant ainsi à une réduction de la facture énergétique en 2007. En termes géographiques, les échanges vers l'Asie ont connu une croissance vigoureuse. Ils ont permis de compenser le ralentissement du commerce avec les autres pays membres de l'Union européenne. Au total, le solde des échanges a été déficitaire de 39,2 milliards d'euros en 2007.

Dégradation des finances publiques
Rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques
Cour des comptes
L'amélioration progressive de la situation des finances publiques, engagée à partir de 2004, s'est interrompue, voire inversée, en 2007. Le déficit public français - après 2,4 % du produit intérieur brut (PIB) en 2006 - s'est creusé pour atteindre 2,7 %, mais reste tout de même en dessous de son niveau de 2005 (2,9 %). La dette publique est également repartie à la hausse (63,9 % contre 63,6 % en 2006). Cette dégradation résulte notamment d'une augmentation du déficit public structurel à 2,9 % du PIB, soit plus d'un demi-point de pourcentage par rapport à celui de l'année précédente. Au cas où la conjoncture se détériorerait, il pourrait ainsi franchir le seuil de 3 %. Les comparaisons internationales montrent que la situation de la France a évolué à contre-courant de celle de la plupart de ses partenaires européens, et notamment de l'Allemagne.
En 2007, un enfant sur deux est né de parents non mariés
Population et sociétés
Gilles Pison
La population de la France métropolitaine a augmenté de 0,5 % en 2007, pour s'établir à 61,9 millions au 1er janvier 2008. La croissance s'explique pour l'essentiel par l'excédent des naissances sur les décès. La fécondité, en se situant très près du seuil de renouvellement des générations, reste une des plus élevées d'Europe. L'espérance de vie continue ...

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