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Documents  Problèmes économiques | enregistrements trouvés : 169

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Problèmes économiques


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- p.39 à p.41

L'intérêt de l'indépendance de la Banque centrale européenne (BCE) garantie par le traité de Maastricht, afin de préserver la politique monétaire d'éventuelles pressions politiques, n'a jusque-là pas été compris ou admis par tous. En France, les critiques portant sur l'action de la BCE et les réserves émises à l'égard de la solidarité monétaire européenne ont été nombreuses. L'auteur montre, ici, que le comportement de la BCE ne se distingue guère de celui des autres grandes banques centrales, dont l'objectif principal est de " maintenir la stabilité des prix ". Il souligne également que son utilité réside dans le fait que la monnaie unique " protège mais ne dynamise pas " les économies nationales. Ce qui plaide en faveur d'un renforcement de la convergence des politiques économiques.
L'intérêt de l'indépendance de la Banque centrale européenne (BCE) garantie par le traité de Maastricht, afin de préserver la politique monétaire d'éventuelles pressions politiques, n'a jusque-là pas été compris ou admis par tous. En France, les critiques portant sur l'action de la BCE et les réserves émises à l'égard de la solidarité monétaire européenne ont été nombreuses. L'auteur montre, ici, que le comportement de la BCE ne se distingue ...

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- n° 2924 - p.1 à p.27

La poussée de fièvre des hedge-funds
Le Nouvel Economiste
Patrick Arnoux et Jacques Secondi
Les hedge-funds sont devenus un acteur incontournable du système financier international. Aujourd'hui, on compte plus de 9 000 fonds alternatifs ou spéculatifs, gérant entre 1 000 et 1 500 milliards de dollars. Les effets de leur activité se ressentent d'abord au niveau microéconomique : à l'aide d'achat d'actions détenues souvent sur une courte durée, ils jouent un rôle déterminant dans les fusions, les démantèlements ou les faillites d'entreprises. Si le résultat est de mettre le management sous pression, leur " hyperactivité " suscite aussi des craintes, notamment celle d'une décorrélation entre le temps des financiers et celui des industriels. Au niveau macroéconomique, leur rôle est également ambigu : d'un côté, ils apportent des liquidités utiles au bon fonctionnement du système financier international, de l'autre, ils pourraient représenter, dans l'hypothèse de l'effondrement d'un ou de plusieurs d'entre eux, un risque systémique important.

Fonds spéculatifs et marché de l'énergie : deux domaines à surveiller
FMI Bulletin
Entretien avec William Lee et Todd Groome
En diversifiant leurs cibles d'investissement, les hedge-funds touchent également aux produits de base comme le pétrole. Cependant, il ne semble pas que cet engouement pour le marché de l'énergie permette d'expliquer l'augmentation récente des prix dans le secteur. Cette hausse est plutôt due à de réelles contraintes de production. Les experts du FMI conseillent néanmoins une surveillance étroite des hedge-funds. Cette vigilance est rendue nécessaire, d'une part, par l'évolution structurelle actuelle des marchés de l'énergie (certaines des banques d'investissement ont acheté des sociétés qui produisent de l'énergie), de l'autre, par les leçons tirées de la crise du fonds LTCM (Long Term Capital Management) en 1998, au cours de laquelle la discipline de marché n'avait pas permis de limiter la prise de risque par les fonds spéculatifs. Les experts insistent également sur le fait que le secteur des hedge-funds, qui n'est pratiquement pas réglementé, demeure toujours très mal connu.

Banques et hedge funds : une relation dangereuse ?
L'AGEFI Hebdo
Florent Berthat et Alexandre Garabedian
L'évolution, ces dernières années, des relations entre banques et hedge-funds laisse à penser que les établissements bancaires sont devenus plus accommodants concernant les termes et les conditions des prêts accordés aux fonds spéculatifs. Ce phénomène s'explique notamment par le fait que l'activité des fonds représente aujourd'hui une part importante des revenus de l'industrie bancaire. Ce comportement inquiète les autorités de contrôle, comme la Banque des règlements internationaux (BRI), car la surveillance et la réglementation des hedge-funds ne fonctionnent qu'indirectement, à travers celles des banques. Les liens de plus en plus étroits tissés entre les banques et les hedge-funds risquent de conduire à des conflits d'intérêts, les premières devenant à la fois juge et partie. Conscientes du danger, les établissements bancaires ont développé des techniques permettant de réviser quasiment en temps réel le montant des capitaux qu'ils exigent en garantie des financements qu'ils apportent.

Ne touchez pas aux hedge-funds !
Foreign Affairs
Sebastian Mallaby
Et si les craintes liées aux hedge-funds étaient largement exagérées ? Telle est la position défendue par l'auteur qui rappelle d'abord que ces fonds sont soumis aux mêmes règles que tous les autres investisseurs. La principale vertu des hedge-funds serait de réguler les risques. L'activité de ces fonds consiste en effet à exploiter, et donc à corriger, soit les inefficiences du marché, soit les défauts de gouvernance des entreprises. Ils apportent par ailleurs aux marchés de la liquidité en prenant les risques que personne d'autre ne souhaite encourir. Les hegde-funds seraient ainsi le parfait corollaire du système financier moderne (où règne un certain degré d'incertitude et d'instabilité) établi depuis l'effondrement du système de Bretton Woods (qui reposait sur la certitude et la stabilité).

Hedge-funds : le point de vue du régulateur
Revue mensuelle de l'autorité des marchés financiers
Michel Prada
Du point de vue du régulateur, les hedge-funds présentent cinq risques principaux : le risque systémique, le risque d'abus de marché (c'est-à-dire les éventuelles manipulations de cours et les délits d'initiés), le risque pour la gouvernance des sociétés cotées, le risque opérationnel de mauvaise valorisation des actifs et, enfin, le misselling (c'est-à-dire la distribution inadaptée de produits alternatifs à une clientèle insuffisamment avertie). Si aucun de ces risques ne paraît aujourd'hui complètement incontrôlé et que certains, comme le risque systémique, sont même en baisse grâce à la meilleure coordination des instances de surveillance au niveau international, l'amélioration de la réglementation - afin de renforcer la transparence - reste toujours d'une grande d'utilité. Cependant, pour être efficace, cet encadrement doit reposer sur des standards appropriés, acceptés et respectés par tous les acteurs concernés.
La poussée de fièvre des hedge-funds
Le Nouvel Economiste
Patrick Arnoux et Jacques Secondi
Les hedge-funds sont devenus un acteur incontournable du système financier international. Aujourd'hui, on compte plus de 9 000 fonds alternatifs ou spéculatifs, gérant entre 1 000 et 1 500 milliards de dollars. Les effets de leur activité se ressentent d'abord au niveau microéconomique : à l'aide d'achat d'actions détenues souvent sur une courte durée, ...

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- n° 2731 - p.27-32

L'augmentation des accidents du travail au cours des trois dernières années s'explique en partie par l'amélioration de la situation économique. Les occasions d'accidents augmentent, en effet, avec l'accroissement du nombre d'heures travaillées. Le risque d'accident par heure travaillée s'accroît lui aussi avec la reprise d'activité. Les analyses économétriques confirment en outre sa sensibilité aux fluctuations du cycle conjoncturel. Depuis la fin des années quatre-vingt, enfin, on assiste à un ralentissement de la tendance à la baisse du risque d'accident. L'augmentation des accidents du travail au cours des trois dernières années s'explique en partie par l'amélioration de la situation économique. Les occasions d'accidents augmentent, en effet, avec l'accroissement du nombre d'heures travaillées. Le risque d'accident par heure travaillée s'accroît lui aussi avec la reprise d'activité. Les analyses économétriques confirment en outre sa sensibilité aux fluctuations du cycle conjoncturel. Depuis la ...

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- n° 2906 - p.1 à p.30


SOMMAIRE

Les économies africaines dans la mondialisation
Politique macroéconomique, croissance et lutte contre la pauvreté
NEPAD : les partenariats public-privé au service du développement
Aide au développement : où en est-on ?
Le poids des mentalités : un important facteur de blocage

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- n° 2924 - p.33 à p.36

En ce début de XXIe siècle, si la grande majorité des habitants des pays développés et de quelques pays en développement (PED) est abondamment nourrie - voire même suralimentée si on en juge par le pourcentage très élevé d'individus en surpoids ou obèses vivant dans les pays riches -, le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde est encore, selon la FAO, d'environ 855 millions. Ce nombre n'a que faiblement baissé depuis 1970. L'incertitude qui entoure les estimations laisse même penser qu'il pourrait avoir augmenté. La malnutrition d'un individu au cours de l'enfance a, en général, des répercussions tout au long de sa vie et un impact global négatif sur le plan économique. Les politiques publiques et les actions privées mises en œuvre dans la lutte contre la faim ont sans aucun doute contribué à la baisse de la proportion de personnes sous-alimentées au cours des dernières décennies, mais elles n'ont pas permis d'enrayer complètement le fléau. Or, si le droit à l'alimentation pour tous n'est toujours pas garanti, atteindre cet objectif n'a rien d'irréaliste tant du point de vue écologique que technique. En ce début de XXIe siècle, si la grande majorité des habitants des pays développés et de quelques pays en développement (PED) est abondamment nourrie - voire même suralimentée si on en juge par le pourcentage très élevé d'individus en surpoids ou obèses vivant dans les pays riches -, le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde est encore, selon la FAO, d'environ 855 millions. Ce nombre n'a que faiblement baissé depuis 1970. L'...

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- n° 2944 - p.1 à p.34

Le retour de l'Amérique latine sur la scène mondiale
Finances et Développement
Arturo Valenzuela
Alors que les performances économiques de la Chine et de l'Inde ne cessent d'impressionner la plupart des observateurs, l'Amérique latine semble, elle, quelque peu oubliée. Pourtant cette dernière a accompli, au cours des vingt dernières années, des progrès considérables. Ainsi, l'ensemble des indicateurs macroéconomiques de la région se sont améliorés : les cours des devises se sont stabilisés, les taux d'intérêt réels ont diminué, la consommation intérieure a augmenté, etc. Si la croissance ne répond pas toujours aux attentes - les inégalités sociales et de revenus restent importantes dans certains pays comme le Brésil et la pauvreté persiste dans l'ensemble du sous-continent -, les progrès démocratiques et de gouvernance tendent à montrer que l'Amérique latine retrouve peu à peu sa place sur la scène mondiale.

Gérer les entrées de devises : un enjeu majeur pour l'Amérique latine
Perspectives de l'économie mondiale
FMI
En 2007, l'afflux massif de capitaux étrangers dans de nombreux pays latino-américains a fait courir le risque d'une augmentation du prix des actifs et de la demande de crédits, ressuscitant le spectre d'une surchauffe dans la région. La nécessité d'une meilleure gestion des entrées de devises est ainsi devenue un des enjeux majeurs pour les économies d'Amérique latine. Les pays de la région ont mis en œuvre diverses stratégies pour limiter les entrées massives de devises sans toutefois totalement y renoncer afin de conserver leurs effets potentiellement vertueux : l'afflux de devises conduit en effet à une appréciation de la monnaie - le real brésilien a, par exemple, atteint en 2006 son niveau le plus élevé par rapport au dollar depuis sept ans - et permet ainsi de contenir plus facilement l'inflation et de limiter les hausses du taux d'intérêt.

L'Amérique latine s'affranchit de la tutelle des Etats-Unis
Foreign Affairs
Peter Hakim
La transition démocratique et le passage à l'économie de marché des pays d'Amérique latine, au cours des années 1980, ainsi que l'importance des relations commerciales entre le nord et le sud du continent américain avaient conduit à espérer une amélioration des relations entre les Etats-Unis et les pays latino-américains. Force est de constater aujourd'hui que ce rapprochement n'a pas eu lieu. L'Amérique latine, qui commence à se tourner vers la Chine, demeure pour l'heure une région d'importance secondaire dans la politique extérieure des Etats-Unis, tandis que l'hostilité ouverte du Venezuela, l'absence de concessions réciproques en matière commerciale ou encore la stagnation du projet de Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) laissent peu d'espoir quant à la possibilité d'une amélioration prochaine des relations entre ces deux acteurs régionaux pourtant essentiels l'un pour l'autre.

Union européenne et Amérique latine : des relations à consolider
La Revue internationale et stratégique
Claude Heller
L'intérêt de l'Union européenne (UE), depuis les années 1990, pour les économies du Mercosur (Marché commun du Cône Sud), notamment les deux géants, l'Argentine et le Brésil, ne s'est jamais démenti. Au cours des dix dernières années, près de 85 % des flux d'investissements directs européens vers la région ont en effet été destinés aux pays du Mercosur et 54 % du commerce extérieur de l'UE avec l'Amérique latine se concentre sur les quatre pays du sud de l'Amérique latine. L'UE a, en dépit de la rivalité américaine et de l'ALENA (Accord de libre-échange nord-américain), également renforcé les relations bilatérales avec le Mexique. En 2004, le commerce bilatéral a atteint son niveau le plus élevé : 27,5 milliards, soit une croissance de 17 % par rapport à 2003. Cependant, en dépit de l'accord commercial entre l'UE et le Mercosur, les relations entre les deux ensembles régionaux doivent encore être renforcées.

Le commerce chinois en Amérique latine : menace ou opportunité ?
Revista de la CEPAL
Jorge Blásquez-Lidoy, Javier Rodríguez et Javier Santiso
Si les effets de l'intensification des échanges commerciaux entre l'Amérique latine et la Chine apparaissent nettement positifs, la forte augmentation de la demande chinoise de matières premières risque de conduire à une spécialisation accrue des pays latino-américains et au renforcement du caractère rentier de leurs économies. Par ailleurs, la réussite du modèle économique chinois, qui doit plus au pragmatisme qu'à l'orthodoxie économique, pourrait pousser l'Amérique latine à adopter à son tour un modèle de développement original.

L'Inde : un acteur majeur de l'économie latino-américaine
Géoéconomie
François Lafargue
Si seuls 2 % de la totalité des investissements directs à l'étranger (IDE) reçus par l'Amérique latine sont d'origine indienne, le commerce entre l'Inde et les pays latino-américains a été multiplié par 2,5 depuis 2000. Les ressources naturelles y sont convoitées, notamment le pétrole dont la consommation a été multipliée par 2, en Inde, depuis 1989. La sidérurgie, l'informatique et l'industrie pharmaceutique sont les principaux domaines d'investissement. L'entreprise Mittal est ainsi implantée dans la région, notamment au Brésil, depuis 1989 et en est le premier producteur d'acier. De même, l'entreprise Tata y a récemment installé de nombreux centres d'appel afin de profiter de la proximité avec les Etats-Unis.

Le FMI et la Banque mondiale personae non gratae en Amérique latine
Le Monde diplomatique
Damien Millet et Eric Toussaint
L'accumulation de réserves de change, entre 2002 et 2007, a modifié les relations entre les pays d'Amérique latine et les créanciers des pays du Nord. L'abondance des recettes d'exportation en devises a en effet incité les gouvernements argentin, brésilien, mexicain, uruguayen et vénézuélien à solder leur compte à l'égard du Fonds monétaire international (FMI) et à s'émanciper de la Banque mondiale. En novembre 2007, six pays d'Amérique du Sud ont signé un accord officiel de création d'une banque régionale : la Banque du Sud appelée à jouer à l'avenir pour les pays latino-américains le rôle précédemment dévolu à la Banque mondiale. Le lancement de ses activités officielles est prévu au cours de l'année 2008, avec un capital initial de 7 milliards de dollars.

Le retour de l'Amérique latine sur la scène mondiale
Finances et Développement
Arturo Valenzuela
Alors que les performances économiques de la Chine et de l'Inde ne cessent d'impressionner la plupart des observateurs, l'Amérique latine semble, elle, quelque peu oubliée. Pourtant cette dernière a accompli, au cours des vingt dernières années, des progrès considérables. Ainsi, l'ensemble des indicateurs macroéconomiques de la région se sont ...

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- n° 2973 - 33 p.

Coup de froid sur l'industrie automobile
The Economist
Très dépendante du crédit et de la confiance des consommateurs, l'industrie automobile a été frappée de plein fouet par la crise économique. Les ventes de voitures dans le monde se sont en effet littéralement effondrées à partir du quatrième trimestre 2008. Le marché américain est le plus affecté par la récession et les trois grands constructeurs de Detroit, les " Big Three " sont au bord du gouffre. Chrysler et General Motors ont été contraints à la faillite. Même le numéro un mondial, longtemps un des plus rentables de la planète, le japonais Toyota, est sérieusement touché par la crise, puisqu'il a enregistré des pertes historiques sur l'exercice 2008-2009, les premières depuis soixante-douze ans. Pour les constructeurs français, PSA Peugeot Citroën et Renault, 2008 restera aussi une annus horribilis. PSA se retrouve dans le rouge pour la première fois depuis dix ans et la firme au losange a vu, quant à elle, son résultat net très fortement baisser.

Automobile : la fin du rêve !
Alternatives économiques
Marc Chevallier
L'automobile est sans aucun doute l'objet qui aura le mieux symbolisé la société de consommation, dans toutes ses dimensions aussi bien positives que négatives. Ce bien si particulier qui permet à chacun de se distinguer des autres et d'afficher son statut social et dont la charge symbolique a fortement travaillé l'imaginaire collectif au cours du XXe siècle, a également eu, en se démocratisant, un impact considérable sur les modes de vie et l'organisation des territoires. Pourtant, aujourd'hui, la civilisation de l'automobile semble de moins en moins faire rêver. Les signes d'un moindre usage de la voiture sont de plus en plus évidents. L'envolée des prix des carburants, la prise de conscience croissante du réchauffement climatique et de la responsabilité particulière des transports routiers dans les émissions polluantes n'ont cessé ces dernières années de ternir, dans les sociétés des pays développés, l'image de la voiture.

Mérites et limites du Pacte automobile
Lettre de l'OFCE
OFCE - DRIC
Face aux graves difficultés rencontrées par les constructeurs automobiles français, le gouvernement a récemment mobilisé 9 milliards d'euros d'aide. Ce " Pacte automobile " vise plusieurs objectifs : soutenir à court terme la demande et l'emploi, assurer l'avenir d'une industrie stratégique au regard des technologies mobilisées et de son poids dans la recherche et développement (R&D) et contribuer au développement de véhicules propres. Dans l'immédiat, le Pacte permet aux constructeurs de dégager des marges de manœuvre pour leur trésorerie. Mais si la crise économique a aggravé la chute de la demande, celle-ci a également une dimension structurelle liée notamment à des surcapacités de production durables. Dans ces conditions, il n'est pas évident que le Pacte parvienne réellement à relancer la demande. Quoi qu'il en soit, des moyens importants doivent être mis en œuvre pour favoriser le développement des nouvelles technologies et engager des restructurations inévitables dans ce secteur. De même, le Pacte a provoqué un débat sur la définition d'une politique industrielle européenne, ce qui n'est pas le moindre de ses mérites.


Quelles stratégies pour les équipementiers automobiles ?
La Lettre du GERPISA
Vincent Frigant
Les méga-fusions qui ont eu lieu récemment dans le secteur des grands équipementiers automobiles mondiaux sont symptomatiques du profond malaise qui affecte ce secteur. La rentabilité moyenne de l'industrie équipementière s'érode en effet depuis plusieurs années. Au-delà de difficultés conjoncturelles, comme la hausse du cours des matières premières ou la baisse du dollar, le secteur fait face à un problème structurel. L'évolution, depuis trois décennies, des relations entre les équipementiers automobiles et les constructeurs constituent en effet pour les premiers un véritable défi. Aujourd'hui, c'est la capacité même des équipementiers à bâtir un modèle productif pérenne qui est en jeu.

Le secteur de l'automobile face au défi énergie-climat
Les Cahiers de Global Chance et Liaison Energie Francophone
Entretien de François Jaumain avec Pierre Cornut
Les mutations actuelles de l'industrie l'automobile, ainsi que son avenir sont étroitement liés à deux facteurs : l'énergie et l'environnement. Les prix du pétrole sont, en effet, structurellement orientés à la hausse sur le long terme, ce qui accroît progressivement le coût d'usage de l'automobile, tandis que la prise de conscience écologique concernant l'impact de l'automobile sur le réchauffement climatique se traduit par une augmentation de la contrainte réglementaire en matière d'émissions de particules et de CO2 (dioxyde de carbone) des véhicules neufs. Les constructeurs doivent désormais faire face à ce double défi. Certains, comme Toyota, ont su anticiper ces évolutions et ont pris une longueur d'avance mais d'autres, comme General Motors, sont restés quelque peu à la traîne et voient aujourd'hui leur existence menacée...

Automobile : la révolution reste à venir
Futuribles
Michel Drancourt
A toute crise ses vertus, celle que le monde traverse aujourd'hui pourrait ainsi provoquer des restructurations jusque-là repoussées mais qui étaient depuis longtemps devenues incontournables. Parmi les secteurs potentiellement concernés, l'automobile figure sans doute en tête de la liste. En raison des évolutions techniques, commerciales et écologiques que vont connaître les marchés de l'automobile, une profonde reconversion de cette industrie centenaire devrait s'opérer dans les années à venir. Les constructeurs sont donc à l'aube d'une véritable révolution, à laquelle tous cependant ne survivront pas !
Coup de froid sur l'industrie automobile
The Economist
Très dépendante du crédit et de la confiance des consommateurs, l'industrie automobile a été frappée de plein fouet par la crise économique. Les ventes de voitures dans le monde se sont en effet littéralement effondrées à partir du quatrième trimestre 2008. Le marché américain est le plus affecté par la récession et les trois grands constructeurs de Detroit, les " Big Three " sont au bord du ...

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- n° 2903 - p.2 à p.33

Si la France dispose d'entreprises dynamiques qui adoptent une stratégie mondiale agressive, celà n'empêche pas de nombreux acteurs de la vie économique de tenir sur la mondialisation un discours empreint de méfiance. Elie Cohen revient dans la REVUE PARLEMENTAIRE sur ce paradoxe. Christian Harbulot explique, quant à lui, dans DEFENSE NATIONALE, que la notion de patriotisme économique constitue une réponse légitime aux défis et aux menaces nés de la mondialisation des échanges. Afin de mieux comprendre l'engouement actuel pour les opérations de fusions et acquisitions, Nihat Aktas et al. proposent dans REGARDS ECONOMIQUES des outils conceptuels aisni qu'une réflexion à partir des dernières recherches scientifiques menées sur ces questions. Simon Evenett éclaire un autre aspect des choses, celui du rôle des autorités antitrust dans le contrôle des fusions et acquisitions. Dans CES INFO FORUM, il constate que l'importance prise par le patriotisme économique peut également s'observer dans l'orientation des décisions des autorités antitrust. Augustin Landlier et David Thesmar offrent, dans AMICUS CURIAE, une lecture différente en distinguant une version défensive d'une version offensive du patriotisme économique. Selon cette dernière vision, il faudrait d'abord réformer le système financier français pour que les épargnants redeviennent actionnaires des entreprises françaises. Si la France dispose d'entreprises dynamiques qui adoptent une stratégie mondiale agressive, celà n'empêche pas de nombreux acteurs de la vie économique de tenir sur la mondialisation un discours empreint de méfiance. Elie Cohen revient dans la REVUE PARLEMENTAIRE sur ce paradoxe. Christian Harbulot explique, quant à lui, dans DEFENSE NATIONALE, que la notion de patriotisme économique constitue une réponse légitime aux défis et aux menaces nés ...

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- n° 2934 - 64 p.

LES GRANDS CLASSIQUES
L'héritage de Milton Friedman, un géant de la science économique
The Economist
Il y a un an disparaissait Milton Friedman, un géant de la science économique. Né en 1912 à New York dans une famille pauvre d'immigrés hongrois, il a été pendant 30 ans, de 1946 à 1976, professeur à l'université de Chicago, où il fut le plus célèbre des chefs de file de la célèbre Ecole de Chicago. Il écrivit en 1963 avec Anna Schwartz, une monumentale histoire monétaire des Etats-Unis dans laquelle il explique l'aggravation de la crise de 1929 par les erreurs de la Réserve fédérale (Fed) qui mena une politique monétaire grossièrement restrictive. Ses travaux en matière d'analyse monétaire et de politique de stabilisation lui valent, en 1976, la récompense suprême avec l'attribution du prix Nobel. Ardent défenseur du libéralisme, promoteur du monétarisme, ses thèses forgeront, avec l'essoufflement de la pensée keynésienne, le contexte intellectuel menant à la révolution conservatrice Reagan-Thatcher de 1979-1980. En 1975, il se rendit au Chili où il rencontra brièvement Augusto Pinochet et conseilla les " Chicago boys ". Ses thèses comme sa visite chilienne controversée lui ont valu d'intenses critiques. Quoi qu'il en soit, nul doute que son apport scientifique et son influence intellectuelle demeureront. Il restera dans l'histoire comme l'économiste le plus influent de la fin du XXe siècle, après les années de domination de la pensée de John Maynard Keynes.
Robert Mundell, un économiste en avance sur son temps
Finances et Développement
Laura Wallace
Robert Mundell a reçu le prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel (le " prix Nobel d'économie ") en 1999, l'année du lancement de l'euro. Il est un des principaux pionniers de l'économie internationale contemporaine, comme l'a rappelé le comité Nobel lors de la remise du prix en évoquant ses travaux sur l'analyse des politiques monétaires et budgétaires sous différents régimes de change. Passionné dès le début des années 1960 par le système monétaire international, Mundell est un chercheur particulièrement fécond et non conformiste qui a à la fois mené des recherches théoriques et assuré des fonctions dans des organisations internationales. Sur le plan scientifique, il a notamment jeté les fondements théoriques de l'Union monétaire européenne. Il a toujours été un ardent partisan de l'euro dont il est considéré comme le parrain. S'il ne tenait qu'à lui, le monde entier serait une vaste zone monétaire optimale dotée d'une monnaie unique. Ses travaux plus récents consistent à trouver un moyen de stopper l'inflation tout en évitant de provoquer la crise. Amoureux de l'Italie et de l'opéra, il est également fasciné par la Chine.
James Tobin ou la critique radicale du néolibéralisme
Alternatives économiques
Gilles Dolaster
James Tobin, mort en 2002, a été marqué au cours de son enfance par la grande dépression. Le souvenir de ces années noires explique la volonté qui a été la sienne de mettre la réflexion théorique au service de la politique économique afin de lutter contre la pauvreté par la croissance et le plein-emploi. Profondément influencé par les théories de John Maynard Keynes, il est aujourd'hui considéré comme un keynésien modéré. Sa principale contribution à la science économique est son analyse des marchés financiers et leurs liens avec les décisions des agents économiques en matière de consommation, d'emploi, de production et de prix - des travaux pour lesquels il a reçu en 1981 le " prix Nobel d'économie ". Tobin est connu du grand public pour sa proposition de taxation des opérations de change. L'objectif de cette taxe est de " mettre du sable dans les engrenages " afin de réduire la spéculation sur les places financières. Cette taxe, dénoncée par d'autres économistes, dont Robert Mundell, est devenue l'un des emblèmes du mouvement altermondialiste.
Maurice Allais, un économiste engagé
Revue d'histoire moderne et contemporaine
Olivier Dard
Maurice Allais, économiste et physicien de formation, est surtout connu pour ses travaux économiques. Il est, jusqu'à ce jour, le seul Français titulaire du " prix Nobel d'économie " - récompense qu'il a reçue en 1988 pour sa contribution à la théorie des marchés et ses travaux sur l'utilisation efficace des ressources. Si Maurice Allais est parfaitement représentatif de la tradition française des ingénieurs économistes, il a également toujours été un citoyen engagé, acteur du débat public. En apparence, cet engagement semble limité aux entreprises publiques et aux questions portant sur la tarification de leurs services. Mais au-delà de ces questions techniques, il n'a jamais hésité à prendre position sur de nombreux sujets. En 1947, il participe à la réunion de création de la très libérale Société du Mont Pèlerin. Militant européen et anti-communiste convaincu, Maurice Allais souhaite avant tout préserver les libertés politiques fondamentales et combattre tout système économique qui risque de compromettre le maintien de ces libertés.

LES INCLASSABLES
Avec Steven Levitt, l'économie descend dans la rue
Le Monde 2
Entretien de Samuel Blumenfeld avec Steven Levitt
En 2005, le livre d'économie le plus lu aux Etats-Unis a été Freakonomics, paru en France en 2006, que l'on pourrait traduire par " L'économie saugrenue ". L'auteur de ce best-seller est un jeune professeur prodige de l'université de Chicago, Steven Levitt, récipiendaire, en 2003, de la prestigieuse John Bates Clark Medal qui récompense tous les deux ans un économiste de moins de quarante ans. Si son ouvrage a intéressé un large public, c'est en raison du caractère inhabituel - pour un chercheur en économie - des domaines sur lesquels travaille Steven Levitt comme la drogue, l'avortement, la criminalité ou la prostitution. Loin de tout discours moral, il s'efforce grâce à l'analyse microéconomique d'éclairer ces faits de société.

Amartya Sen : l'économie est une science morale
Sciences Humaines
René-Eric Dagorn
Amartya Sen n'est pas un économiste comme les autres. Les travaux du " prix Nobel d'économie " de 1998 s'inscrivent dans la grande tradition humaniste d'économie de la justice. Sen a centré ses études sur les famines contemporaines, les inégalités et les choix sociaux. Dans le domaine des études empiriques, les applications de son approche théorique ont permis d'améliorer la compréhension des mécanismes économiques qui sont à l'origine des famines. Il a renouvelé l'approche de l'économie du développement et du bien-être. L'auteur retrace le parcours de cet économiste indien afin de mieux comprendre de quelle manière l'ensemble de son œuvre reste plus que jamais d'actualité.

LES PRATICIENS
Quelques questions au Maestro Greenspan
Die Zeit
Thomas Fischermann
Pendant vingt ans, Alan Greenspan a été à la tête de la Réserve fédérale (Fed) et a guidé l'économie américaine avec succès à travers un certain nombre de crises, dont le krach boursier d'octobre 1987, l'éclatement de la bulle Internet ou les attentats du 11 septembre 2001. Aujourd'hui âgé de 81 ans et officiellement à la retraite, il enchaîne les conférences, accumule les collaborations en tant que conseiller spécial et publie des livres. La sortie de ses mémoires, L'âge des turbulences, intervient cependant à un moment délicat. L'économie américaine souffre des effets de la crise des prêts hypothécaires à risques (subprime) et certains observateurs, dont Alan Greenspan lui-même, évoquent même l'hypothèse d'une récession. La responsabilité de l'ancien gouverneur de la Fed dans la crise est de plus en plus pointée du doigt. En maintenant les taux d'intérêt trop bas trop longtemps, il aurait favorisé la création d'une bulle immobilière à l'origine de l'effondrement des marchés hypothécaires.

Hernando de Soto : le capitalisme, médecine des pauvres ?
Politique internationale
Entretien de Henri Lepage avec Hernando de Soto
Un des principes de base de l'économie politique classique est l'affirmation que le capitalisme repose sur la propriété privée des moyens de production. Hernando de Soto, économiste médiatique, fondateur de l'Institut pour la liberté et la démocratie (ILD) - un think tank installé à Lima (Pérou) -, ancien gouverneur de la Banque centrale du Pérou et auteur de deux ouvrages majeurs, L'autre sentier - en référence aux guérilleros du Sentier lumineux au Pérou qui ont essayé de l'assassiner - et Le Mystère du capital, parus en espagnol, respectivement en 1986 et en 2000, part de ce principe en cherchant à renouveler le rôle de la propriété dans le développement. La question centrale de son analyse est celle de l'informalité dans les économies en développement. L'immense majorité des populations des pays du Sud ne bénéficient en effet que de droits flous, extra-légaux et contestables. L'absence de droits de propriété clairement établis et garantis par les institutions juridiques constitue pour ces populations un frein au travail et à l'investissement. Cette situation a, au final, un coût considérable en termes de développement économique. L'approche de Hernando de Soto, si elle comporte des insuffisances, notamment théoriques, a néanmoins le mérite de présenter un certain intérêt pour comprendre ce qui reste un enjeu fondamental du développement. Il a reçu en 2004 le prix Milton Friedman pour le progrès des libertés, décerné par le Cato Institute.

LES PEDAGOGUES
Quand Daniel Cohen explique des ressorts de la croissance
Sciences Humaines
Entretien de Sylvain Allemand avec Daniel Cohen
Au début des années 1980, Daniel Cohen a séjourné aux Etats-Unis. Là-bas, il a eu l'occasion de prendre la mesure de l'inventivité de la science économique américaine et de découvrir de futurs grands noms de cette discipline, comme Paul Krugman, Jeffrey Sachs, Rudiger Dornbusch ou Olivier Blanchard. A partir de septembre 1981, il y travaillera aux côtés de Jeffrey Sachs - avec lequel il se rendra en Bolivie - sur la définition d'un programme de lutte contre l'hyperinflation ainsi que sur l'endettement des pays en développement. Daniel Cohen, membre du Conseil d'analyse économique (CAE), mène aujourd'hui de front des activités d'enseignement (ENS), de recherche (CEPREMAP) et de consultant auprès d'organisations internationales. Mathématicien de formation, il s'efforce dans ses travaux de combiner les outils de la microéconomie avec l'apport des autres sciences sociales. C'est avec un ouvrage paru à la fin des années 1990, Richesse du monde, pauvreté des nations, qu'il se fait connaître au-delà du cercle des économistes.

Paul Krugman : un économiste militant
Finances et Développement
Arvind Subramanian
Paul Krugman, qui s'est vu décerner en 1991 la prestigieuse John Bates Clark Medal, dont on a coutume de dire qu'elle est plus difficile à obtenir que le " prix Nobel " annuel, a consacré ses travaux de recherche à l'étude du commerce dans des conditions de rendements croissants et de concurrence imparfaite, puis à l'étude d'une discipline quelque peu abandonnée, la géographie économique. Après quelques années, Krugman l'économiste a laissé la place à Krugman le journaliste. Tout en poursuivant ses tâches professorales à l'université de Princeton, il s'est fait connaître en effet du grand public, dans les années 2000, grâce à ses célèbres chroniques politiques publiées dans le New York Times. A travers cette tribune, la plus prestigieuse qui soit parmi les grands médias américains, il s'est mué en commentateur politique impitoyable, ce qui lui a valu au passage de nombreuses attaques personnelles et professionnelles. Mais si cette activité a fait passer ses travaux académiques au second plan, elle lui a permis d'assouvir une autre de ses vocations, celle d'expliquer l'économie au grand public.

Joseph Stiglitz : un rebelle de la pensée économique ?
Management Today
Entretien de Stefan Stern avec Joseph Stiglitz
Joseph Stiglitz, lauréat du " prix Nobel d'économie " en 2001, est devenu pour le mouvement altermondialiste, au début des années 2000, une véritable icône. Il n'est pas sûr pourtant que les opposants farouches à la mondialisation aient autant de choses en commun avec ce professeur brillant de l'université Columbia (New York) qu'ils ne se l'imaginent. Après avoir servi Bill Clinton à la Maison-Blanche, comme membre, puis président du Council of Economic Advisers (Conseil économique placé auprès du Président des Etats-Unis), Stiglitz a rejoint la Banque mondiale où il a occupé la fonction d'économiste en chef de 1997 à 2000. Il espérait, en acceptant ce poste, replacer la question du développement au cœur du système économique global et pouvoir exprimer ses vues - qui n'étaient pas nécessairement celles de la Banque -, notamment sur la mondialisation. Il s'est alors rapidement rendu à l'évidence qu'il lui serait difficile de travailler très longtemps au sein de cette institution. Dans La Grande désillusion, publié en 2002 et devenu un best-seller international, il a relaté cette expérience amère et s'est livré à un réquisitoire sévère des institutions internationales de Washington. Si ce livre l'a fait connaître du grand public et lui a attiré les louanges des altermondialistes, il lui a également valu de nombreuses polémiques et les critiques sévères d'une partie des économistes.

EN GUISE DE CONCLUSION
Qui seront les prix Nobel de demain ?
The Economist
En 1988, The Economist publiait un article sur les meilleurs jeunes économistes du monde, des chercheurs trentenaires qui avaient déjà acquis à l'époque une solide renommée dans la profession. La liste comportait les noms suivants : Larry Summers, Jeffrey Sachs, Andrei Shleifer, Paul Krugman, Gregory Mankiw, Sanford Grossman, Alberto Alesina et Jean Tirole. Dix ans plus tard, le magazine britannique chercha à savoir ce que ces stars de la recherche économique, toutes promises à un très bel avenir et figurant en bonne place parmi les futurs nobélisables, étaient devenues. Seules deux d'entre elles avaient poursuivi une activité de recherche fondamentale, les autres ayant préféré prendre des responsabilités au sein d'organisations internationales, de gouvernements ou se consacrer à l'écriture d'ouvrages de vulgarisation, d'articles de presse ou de manuels universitaires. Dans cet article de 1998, The Economist s'intéressa également à la relève, une nouvelle génération de chercheurs qui, à l'orée du nouveau millénaire, explorait de nouveaux champs de la science économique, utilisait des outils différents de recherche ou élaborait de nouvelles théories. Une génération promise, elle aussi, un jour, aux plus hautes distinctions. Près d'une décennie après la parution de cet article, le temps a montré que certaines des intuitions de The Economist se sont révélées exactes...
LES GRANDS CLASSIQUES
L'héritage de Milton Friedman, un géant de la science économique
The Economist
Il y a un an disparaissait Milton Friedman, un géant de la science économique. Né en 1912 à New York dans une famille pauvre d'immigrés hongrois, il a été pendant 30 ans, de 1946 à 1976, professeur à l'université de Chicago, où il fut le plus célèbre des chefs de file de la célèbre Ecole de Chicago. Il écrivit en 1963 avec Anna Schwartz, une ...

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L’exemple de l’entreprise Habia, producteur de fils et câbles, situé à Montmirail, montre comment il est possible pour une entreprise de taille moyenne de grandir et d’être compétitive face à la concurrence internationale. En 1980, Habia comptait une centaine de salariés pour un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros. En 2012, après trois phases de montée en gamme et un fort développement à l’international, la société compte 1 700 salariés, dont 850 en France ; son chiffre d’affaires atteint 115 millions d’euros. Entre les deux dates, l’entreprise a vécu un rachat par les salariés (leveraged management buy-out), suivi d’un changement de nom - la société a été rebaptisée Axon - et enfin une gestion habile de la crise de 2008 au cours de laquelle il n’y a eu aucun licenciement, ce qui a permis à l’entreprise de redémarrer son activité plus rapidement que ses concurrentes. L’exemple de l’entreprise Habia, producteur de fils et câbles, situé à Montmirail, montre comment il est possible pour une entreprise de taille moyenne de grandir et d’être compétitive face à la concurrence internationale. En 1980, Habia comptait une centaine de salariés pour un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros. En 2012, après trois phases de montée en gamme et un fort développement à l’international, la société compte 1 700 salariés, ...

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- 41-47

La révolution numérique touche un nombre croissant de secteurs économiques. Cette extension de l’économie numérique soulève de nouvelles questions réglementaires. Au printemps 2015, la Commission européenne a présenté sa stratégie pour un marché unique du numérique dont les actions devraient être engagées fin 2016. De leur côté les ministres allemand et français de l’Économie souhaitent la création d’un cadre commun mis en œuvre en particulier par leur deux pays. L’ampleur de la tâche impose de fixer certaines priorités. Quatre axes pourraient faire l’objet d’une coopération franco-allemande afin de bâtir un écosystème numérique transfrontalier : la régulation des plateformes, la fiscalité, l’exploitation des données personnelles et l’internet des objets. La révolution numérique touche un nombre croissant de secteurs économiques. Cette extension de l’économie numérique soulève de nouvelles questions réglementaires. Au printemps 2015, la Commission européenne a présenté sa stratégie pour un marché unique du numérique dont les actions devraient être engagées fin 2016. De leur côté les ministres allemand et français de l’Économie souhaitent la création d’un cadre commun mis en œuvre en particulier ...

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Au cours des dernières années, le commerce s’est profondément transformé. La remise en question du modèle de consommation de masse - remplacé progressivement par des offres plus personnalisées -, l’augmentation des services proposés au client et l’utilisation accrue d’internet ont été les principaux moteurs des mutations à l’œuvre dans ce secteur. Les distributeurs doivent aujourd’hui concilier une capacité à proposer des contenus enrichis et la forte contrainte de pouvoir d’achat, à laquelle sont confrontés les ménages depuis la crise financière qui a débuté en 2008. Au cours des dernières années, le commerce s’est profondément transformé. La remise en question du modèle de consommation de masse - remplacé progressivement par des offres plus personnalisées -, l’augmentation des services proposés au client et l’utilisation accrue d’internet ont été les principaux moteurs des mutations à l’œuvre dans ce secteur. Les distributeurs doivent aujourd’hui concilier une capacité à proposer des contenus enrichis et la ...

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- n° 2983 - p.40 à p.43

La Lettre du CEPII
Agnès Bénassy-Quéré et alii
La crise économique mondiale a été marquée par un effondrement du commerce mondial. Ce recul brutal sensiblement plus prononcé que celui de la production a été interprété par certains comme le revers de la médaille de la mondialisation. Après avoir favorisé l'accélération des échanges commerciaux, la nouvelle division internationale du travail aurait créé les conditions du recul observé à l'occasion de la crise. Les auteurs montrent au contraire que l'intensité des échanges de biens intermédiaires n'est pas en cause dans la sur-réaction du commerce au choc subi par l'activité. Ce phénomène s'explique plutôt par des facteurs de court terme, propres à une crise dont l'origine est financière comme les contraintes de crédit, le retournement brutal des anticipations ou le déstockage.
La Lettre du CEPII
Agnès Bénassy-Quéré et alii
La crise économique mondiale a été marquée par un effondrement du commerce mondial. Ce recul brutal sensiblement plus prononcé que celui de la production a été interprété par certains comme le revers de la médaille de la mondialisation. Après avoir favorisé l'accélération des échanges commerciaux, la nouvelle division internationale du travail aurait créé les conditions du recul observé à l'occasion ...

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- n° 2933 - p.35 à p.38

Les Etats ont recours, dans le cadre de l'application des politiques commerciales, à une grande diversité d'outils qui vont du simple droit de douane aux normes techniques et sanitaires les plus complexes. Le Centre d'études prospectives et d'informations internationales (CEPII) et le Centre de commerce international de Genève (CCI) ont mis au point une base de données qui fournit des informations précieuses sur les différentes méthodes utilisées en la matière par 170 pays dans le monde. Ces données permettent d'une part d'éclairer les intérêts des différents acteurs et d'autre part de mieux comprendre les positions que chacun d'entre eux défend dans les négociations commerciales multilatérales.
La Lettre du CEPII
David Laborde
Les Etats ont recours, dans le cadre de l'application des politiques commerciales, à une grande diversité d'outils qui vont du simple droit de douane aux normes techniques et sanitaires les plus complexes. Le Centre d'études prospectives et d'informations internationales (CEPII) et le Centre de commerce international de Genève (CCI) ont mis au point une base de données qui fournit des informations précieuses sur les différentes méthodes ...

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- n° 2915 - p.1 à p.29


SOMMAIRE

- L'OMC victime de la mondialisation ?
- Doha : les raisons d'un échec
- L'OMC entre régionalisme et multilatéralisme
- L'OMC et les entreprises
- Une voie pragmatique pour sortir l'OMC de la crise

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- n° 2913 - p.35 à p.42

Aujourd'hui, malgré un cadre réglementaire visant à protéger le consommateur, le crédit à la consommation reste un instrument singulier de la vie économique, à la fois accepté et perçu avec une certaine suspicion.

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- n° 2963 - p.1 à p.26

Haro sur la finance !
Le Monde
Denis Chemillier-Gendreau et Elyès Jouini
Les banques et les marchés financiers sont au cœur de la crise économique actuelle et pour de nombreux observateurs, la finance et les mathématiques financières portent une responsabilité majeure dans son déclenchement. Les auteurs réfutent ce point de vue en rappelant d'abord les apports de la finance internationale, et notamment de ses innovations, en faveur d'une allocation optimale des risques dont profitent les entreprises et les citoyens. En outre, ils critiquent le rôle de l'Etat régulateur dans la crise. Selon eux, ce dernier porte une responsabilité importante puisqu'il n'a pas osé endiguer une croissance artificielle, reposant sur un niveau historiquement bas des taux d'intérêt, notamment américains. Malgré ces critiques, ils n'en oublient pas pour autant de rappeler les praticiens des mathématiques financières à leurs responsabilités. Ces derniers auraient dû garder à l'esprit que connaître le risque et le modéliser ne suffisent pas à le maîtriser.

Une brève histoire de la finance : entre déréglementation et mondialisation
The Economist
L'histoire récente de la finance a été marquée par la déréglementation. Celle-ci a été portée par un courant de pensée favorable à la primauté des marchés et opposé à une réglementation trop stricte. Le développement de la finance est aussi le reflet de mutations économiques et financières profondes. Le point de départ a été l'abandon du système de Bretton Woods en 1971. Le flottement des monnaies, associé progressivement à la fin des contrôles de capitaux, a suscité des besoins très divers auxquels l'industrie de la finance a su trouver, à chaque fois, les réponses et les produits adaptés, comme l'illustre la création des options, des swaps (sur devises, sur taux d'intérêt ou, plus récemment, sur le risque de défaut) ou l'essor de la titrisation. Selon l'analyse dominante, ces produits diversifient le risque et rendent ainsi les marchés plus robustes. Les autorités de régulation n'ont pas été inactives face à cette évolution. Au fur et à mesure, elles ont modernisé leurs outils de surveillance, mais cela n'a pas empêché les banques et autres acteurs de la finance de prendre toujours plus de risques.

Les mathématiciens financiers face à la finalité de leur travail
Le Figaro
Stéphane Jaffard
Depuis la crise des subprimes, les produits financiers les plus complexes sont au banc des accusés - et avec eux les mathématiciens financiers. Philippe Jaffard, président de la Société mathématique de France, ne partage pas cette vision. Selon lui, la crise financière serait plutôt le signe d'une utilisation insuffisante des mathématiques, notamment de la part des autorités financières et politiques, que celui d'un excès. Cependant, il reconnaît que la balle est aussi dans le camp des mathématiciens qui devraient communiquer davantage, en particulier sur les interactions bénéfiques de leur discipline avec d'autres domaines scientifiques. En outre, les mathématiciens, qui sont très actifs dans les applications comme la finance, seront amenés à s'interroger sur la déontologie de leur activité : doivent-ils travailler à enrichir le système banquier ou avoir plutôt pour ambition de contribuer au bien commun.



Lecture critique de la finance : quand le " cygne noir " apparaît
Lettre de l'Institut économique Molinari
Cécile Philippe
Avec la crise économique et financière, l'analyse des événements imprévisibles suscite un regain d'intérêt. De nombreux auteurs se sont déjà penchés sur la survenu d'" événements improbables " - on peut citer notamment la théorie du chaos - mais sans vraiment parvenir à donner une explication satisfaisante. Dans son livre Le cygne noir, Nassim Nicolas Taleb, ancien trader et aujourd'hui professeur de sciences de l'incertitude aux universités de New York et du Massachusetts, développe sa propre théorie de l'imprévisible ou plus précisément d'événements jugés improbables - les " cygnes noirs ". L'auteur identifie trois caractéristiques de ce type d'événement : il est totalement inattendu, son impact est considérable et nous trouvons des raisons logiques pour l'expliquer a posteriori. Quelques exemples de "cygnes noirs" selon l'auteur : la chute de l'Union soviétique, la bulle Internet, les attentats du 11 Septembre, ou la crise financière actuelle.

Exportation de la french touch ou fuite des cerveaux ?
Variance - La revue des anciens élèves de l'ENSAE
Gilles Pagès
L'enseignement des mathématiques financières en France est de très haut niveau et les jeunes diplômés de cette discipline sont très recherchés sur le marché de l'emploi. Fortes de ce succès, de nombreuses écoles et universités ont étoffé leurs filières financières, jusqu'à devenir, dans nombre d'établissements, la principale option de spécialisation. Cette tendance affecte surtout les écoles d'ingénieurs et de commerce où de plus en plus d'élèves - attirés par le niveau très élevé des salaires - s'orientent vers les métiers de la finance. Diplôme en poche, les départs pour l'étranger sont nombreux : plus de la moitié d'une promotion part travailler hors de France, notamment dans des établissements financiers anglo-saxons. Cette fuite des cerveaux que constitue le départ de l'élite des jeunes ingénieurs et diplômés scientifiques peut avoir de retombées positives, mais ne représente-t-elle pas aussi à terme un réel danger ? L'auteur propose de consolider et de développer la filière pour créer en France un pôle mondial de la recherche financière ; l'attractivité française en serait ainsi renforcée.
Haro sur la finance !
Le Monde
Denis Chemillier-Gendreau et Elyès Jouini
Les banques et les marchés financiers sont au cœur de la crise économique actuelle et pour de nombreux observateurs, la finance et les mathématiques financières portent une responsabilité majeure dans son déclenchement. Les auteurs réfutent ce point de vue en rappelant d'abord les apports de la finance internationale, et notamment de ses innovations, en faveur d'une ...

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- n° 2955 - p.1 à p.28

La flambée des prix des biens alimentaires
Finances et Développement
Thomas Helbling, Valérie Mercer-Blackman et Kevin Cheng
La brutale hausse des cours sur les marchés de matières premières, ces derniers mois, contraste fortement avec la tendance baissière de la plupart des produits de base dans les années 1980 et 1990. L'augmentation des prix des biens alimentaires a conduit les experts du monde entier à s'interroger. Si la production de biocarburants perturbe sérieusement les marchés des biens alimentaires, la hausse des cours est, pour la plupart d'entre eux, largement imputable à l'évolution de la demande des pays émergents. Les faibles élasticités-prix de l'offre et de la demande, caractéristiques du marché des biens de première nécessité, risquent en outre d'inscrire ce phénomène dans la durée.

Et si la crise était profitable aux pays du Sud ?
L'Expansion
Benjamin Neumann
Le problème de la faim dans le monde n'est pas nouveau mais la crise alimentaire actuelle est inédite, dans la mesure où elle touche désormais une population urbaine appartenant à la classe moyenne. Au Sud, tous ne seront pas perdants. Cette crise alimentaire pourrait en effet s'avérer profitable aux paysans qui ne bénéficient pas de subventions. La hausse des prix des biens de première nécessité encourage en effet les petits agriculteurs à investir et à augmenter leur production, afin de rompre avec les deux dernières décennies au cours desquelles le niveau trop bas des prix a dévasté les agricultures peu compétitives. Aussi, à condition que les prix alimentaires restent élevés, dans les années à venir, nourrir l'ensemble de la population mondiale est-il un défi qui pourrait désormais être plus facilement relevé.

Le prix à payer de la " révolution verte "
Time
Vivienne Walt
Le lancement, à la fin des années 1960, de la " révolution verte " dans la plupart des pays en développement (PED), qui a permis l'incorporation du progrès technique dans les activités agricoles, a entraîné une augmentation de la production. Le succès de la " révolution verte " a conduit bien des experts et des responsables à considérer que les problèmes alimentaires mondiaux pouvaient être définitivement résolus. Les pays du Nord en ont d'ailleurs profité pour réduire le montant de l'aide attribuée aux PED. C'était sans compter avec la hausse de la demande mondiale de biens alimentaires qui a fortement contribué à l'augmentation des prix et à la diminution des stocks...

Seules les grandes exploitations du Nord pourront offrir davantage
The Economist
Depuis 2007, le prix du riz a augmenté de 141 %. S'il est difficile de mesurer toutes les conséquences de cette forte hausse, on estime d'ores et déjà que le pouvoir d'achat des pauvres des pays en développement (PED) serait réduit de 20 % en moyenne. Le recours à l'aide alimentaire offre une solution de court terme, mais comment parvenir à augmenter l'offre dans la durée ? Les agriculteurs des pays riches ont déjà commencé à réagir à la hausse des prix. Ce n'est pas le cas des petits producteurs des PED qui, à l'exception de quelques rares cas, notamment sur le continent africain, souffrent des défaillances du marché et ne peuvent pas réagir facilement aux signaux émis par les prix, comme c'est le cas dans d'autres secteurs.

L'ouverture agricole américaine et européenne : une solution pour le Sud ?
La Lettre du CEPII
Christophe Gouel et Maria Priscila Ramos
Les subventions agricoles à la production et à l'exportation, accordées par l'Union européenne (UE) et les Etats-Unis, ainsi que leur protectionnisme concernant les échanges agricoles, leur sont, depuis de longues années, reprochées. La crise alimentaire mondiale a relancé le débat autour de la libéralisation commerciale dans le secteur agricole. Mais les choses ne sont peut-être pas aussi simples. D'une part, l'impact d'une diminution des droits de douane américains et européens ne serait, selon les auteurs, profitable que pour les grands pays producteurs comme le Brésil qui bénéficierait, à lui seul, de la moitié du total des gains. D'autre part, cette libéralisation commerciale ne concernerait que quelques biens agricoles. Les prix des produits les plus protégés par l'UE et les Etats-Unis ne seraient, eux, concernés que de façon marginale.
La flambée des prix des biens alimentaires
Finances et Développement
Thomas Helbling, Valérie Mercer-Blackman et Kevin Cheng
La brutale hausse des cours sur les marchés de matières premières, ces derniers mois, contraste fortement avec la tendance baissière de la plupart des produits de base dans les années 1980 et 1990. L'augmentation des prix des biens alimentaires a conduit les experts du monde entier à s'interroger. Si la production de ...

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Crise du capitalisme | Problèmes économiques 28/05/2003

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- n° 2811 - p.1 à p.21

SOMMAIRE

Le capitalisme saisi par la cupidité
De l'éthique économique à l'éthique des affaires
La régulation du capitalisme mondial en débat

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- n° 2949 - p.44 à p.47

La Gazette de la société et des techniques
Thomas Houdré et Mathias Lelièvre
Si le terme offshore était, il y a quelques années, réservé aux entreprises pétrolières qui installaient leurs plates-formes au large des côtes, il s'applique désormais à l'ensemble des grandes entreprises, notamment à celles, en France, du CAC 40. Le offshoring consiste à réduire les coûts en produisant dans des pays où ils sont faibles. Aucune des activités essentielles de l'entreprise, de la production à l'informatique en passant par les ressources humaines, n'est épargnée par ce processus de délocalisation. Avec un taux de croissance de 30 % par an dans un pays comme l'Inde, le phénomène du offshoring peut-il encore être considéré comme un effet de mode ?
La Gazette de la société et des techniques
Thomas Houdré et Mathias Lelièvre
Si le terme offshore était, il y a quelques années, réservé aux entreprises pétrolières qui installaient leurs plates-formes au large des côtes, il s'applique désormais à l'ensemble des grandes entreprises, notamment à celles, en France, du CAC 40. Le offshoring consiste à réduire les coûts en produisant dans des pays où ils sont faibles. Aucune des activités e...

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- n° 2924 - p.29 à p.32

Thierry Mayer, Isabelle Méjean et Benjamin Nefussi
Depuis le début des années 1990, la part des implantations étrangères dans les créations de filiales par les firmes manufacturières françaises a augmenté. La mondialisation favorise ce phénomène, les entreprises cherchant à se rapprocher des marchés dynamiques et à profiter de coûts de production avantageux. Aussi, les délocalisations sont-elles une source grandissante de préoccupations pour les citoyens des pays développés qui y voient une menace pour l'emploi. Un modèle explicatif des choix de localisation fait cependant apparaître que la probabilité pour une firme moyenne française de créer une filiale sur le territoire national reste dix fois plus élevée que de le faire à l'étranger dans un pays comparable en termes de marché, de coûts de production et de transaction. La densité des relations financières et commerciales dont dispose une entreprise dans son propre pays explique en grande partie ce choix. Il semble qu'à l'avenir la multiplication du nombre de filiales à l'étranger - qui aboutit progressivement à la construction de ce type de réseaux dans le pays d'implantation - conduise à une augmentation des décisions de localisation des filiales en faveur de l'étranger.
Thierry Mayer, Isabelle Méjean et Benjamin Nefussi
Depuis le début des années 1990, la part des implantations étrangères dans les créations de filiales par les firmes manufacturières françaises a augmenté. La mondialisation favorise ce phénomène, les entreprises cherchant à se rapprocher des marchés dynamiques et à profiter de coûts de production avantageux. Aussi, les délocalisations sont-elles une source grandissante de préoccupations pour les ...

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- n° 2971 - 32 p.

Gestion d'entreprise : en bon père de famille
Le Nouvel Economiste
Sovanny Chhun
Les entreprises familiales semblent mieux résister que les autres à la crise économique. Outre leur faible présence dans les secteurs particulièrement exposés aux turbulences, elles doivent leur bonne santé à une stratégie prudente, basée sur le long terme, à l'inverse des horizons plus courts et des effets de levier du capitalisme financier. Elles sont surtout implantées dans les services, le textile et l'alimentation et sont ainsi moins affectées par les cycles qui bouleversent régulièrement des secteurs comme la finance ou l'énergie. Souvent peu endettées, elles suscitent à nouveau - sous l'effet de la crise - l'intérêt des investisseurs qui les avaient délaissées par crainte que la gestion en " bon père de famille " ne se transforme en gestion " pépère ".

Les entreprises familiales : un ensemble très hétérogène
La Revue des Sciences de Gestion
Jean-Jacques Croutsche et Basile Ganidis
Les entreprises familiales forment un groupe très hétérogène. Cet élément est souvent négligé quand il s'agit d'analyser la rationalité de la gestion ou la performance économique et financière de ce type de firmes. A partir d'une étude empirique, les auteurs démontrent les similitudes et les différences des entreprises familiales. Ces dernières concernent notamment la taille, la part de capital détenue par la majorité familiale et le marché de cotation choisi par ces entreprises. Pour cerner précisément le concept d'entreprise familiale, les auteurs proposent comme critères la part du capital et le pourcentage de voix qui reviennent à la majorité familiale. Par exemple, plus la taille de l'entreprise est grande, moins sont importants ces deux éléments et vice versa.

La famille entrepreneuriale : un autre capitalisme
Alain Bienaymé
Cahiers de recherche de l'EURISCO
Sur le plan de la rationalité des conduites, l'entreprise et la famille s'opposent très nettement : tandis que la première est animée par une logique instrumentale, visant surtout le résultat, la famille, quant à elle, est davantage gardienne de valeurs éthiques. La famille entrepreneuriale représente l'opportunité de réunir les deux tendances, comme le montre la stratégie patrimoniale poursuivie par la plupart de ces entreprises. Un membre d'une firme familiale est à la fois épargnant, créancier, actionnaire, décideur et parent d'un ou de plusieurs enfants. Pour assurer la survie et l'indépendance de l'outil professionnel, les entrepreneurs familiaux visent la pérennisation. Ainsi, l'entreprise familiale parvient à concilier trois variantes du comportement des agents économiques, soit respectivement la désertion, la revendication et la fidélité. Elle représente alors une forme d'organisation capitaliste qui s'accorde parfaitement aux défis de notre époque.

Capital social, gouvernance et efficacité: y a-t-il une spécificité de l'entreprise familiale ?
Régis Coeurderoy et Albert B.R. Lwango
Document de travail du CRECIS
La littérature concernant les entreprises familiales met en avant son capital social en tant qu'actif spécifique. Celui-ci est - en référence aux entreprises non familiales - caractérisé par une stabilité plus grande, des interactions plus fréquentes et une interdépendance plus forte entre les membres dirigeants. Il en résulte un mode de gouvernance qui a l'avantage d'économiser des coûts d'agence, car il est basé sur la confiance et la reconnaissance mutuelles. Le point critique que connaît toute entreprise familiale est cependant le moment de sa transmission à une autre génération. Lorsque le fondateur se retire, les avantages du capital social liés à la famille peuvent se transformer en contraintes. Cela pourrait expliquer la difficulté qu'éprouvent de nombreuses entreprises familiales à passer aux mains de la seconde génération.

Capitalisme familial, capitalisme d'héritiers ?
Horizons stratégiques
Frédéric Lazorthes
Les entreprises familiales font l'objet d'un certain regain d'intérêt. Cette tendance s'explique largement par les caractéristiques positives qu'on leur attribue : souvent peu endettées, menant une stratégie prudente du long terme, elles sont considérées comme plus humaines et offrent une sécurité d'emploi plus grande. Cette vision positive est néanmoins nuancée par Thomas Philippon dans son livre Le capitalisme d'héritiers. Si les entreprises familiales parviennent à limiter les conflits sociaux, particulièrement lorsque la méfiance domine les rapports entre les partenaires sociaux, elles peuvent aussi être un obstacle au renouvellement des élites managériales. Le capitalisme familial, quand il se transforme en capitalisme d'héritiers et confie systématiquement le management à un parent, peut ainsi décourager d'autres agents économiques entreprenants et priver l'économie de talents nouveaux.
Gestion d'entreprise : en bon père de famille
Le Nouvel Economiste
Sovanny Chhun
Les entreprises familiales semblent mieux résister que les autres à la crise économique. Outre leur faible présence dans les secteurs particulièrement exposés aux turbulences, elles doivent leur bonne santé à une stratégie prudente, basée sur le long terme, à l'inverse des horizons plus courts et des effets de levier du capitalisme financier. Elles sont surtout ...

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- n° 2967 - p.1 à p.31

La Révision générale des politiques publiques : réforme ou rupture ?
Revue française d'administration publique
François Lafarge
Le rapport Pébereau rendait compte, en 2005, de l'inefficacité croissante, au cours des dernières années, de l'action de l'administration et des finances publiques françaises. A la suite de ce rapport, la mise en œuvre d'une vaste réforme a été jugée urgente. Celles engagées dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), lancée en 2007, doivent permettre de réduire les dépenses de fonctionnement, de personnel et de transferts de l'Etat. L'examen des politiques publiques est réalisé par des auditeurs qui sont garants de la qualité des analyses présentées ensuite à un comité de suivi. Selon l'auteur, en raison de son étendue et de son intensité, le processus engagé s'apparente davantage à une rupture qu'à une réforme. Il soulève également un certain nombre de questions restées en suspens, comme celle relative à la transparence des modalités de sélection des responsables des équipes d'audit ou celle concernant l'efficacité supposée d'une administration " de résultats ".

La multiplication des agences annonce-t-elle le retrait de l'Etat ?
La note de veille du Centre d'analyse stratégique
Jérôme Tournadre-Plancq et Benoît Verrier
En France, la circulaire de 1989 relative au renouveau du service public, envisageant la création de " centres de responsabilité expérimentaux avec une plus grande autonomie administrative ", a conduit à la multiplication du nombre des agences. Ce processus d'" agencification " n'est pas propre à la France et s'est produit dans la plupart des Etats occidentaux. Celui-ci n'est pas uniforme et les degrés d'autonomisation diffèrent selon les pays ; toutefois, même les agences les plus autonomes vis-à-vis de l'Etat sont soumises à divers processus d'évaluation et de contrôle. Ainsi, la création d'agences, décidée dans le cadre de la modernisation de l'Etat et préfigurant une administration d'un nouveau type, est davantage le signe du passage d'un Etat producteur à un Etat régulateur, que celui du retrait de l'Etat.

Du service public au service d'intérêt général
Regards croisés sur l'économie
David Flacher et Hugues Jennequin
Dans la tradition française, le service public, défini par Léon Duguit (1859-1928) - principal représentant de ce qu'on a appelé par la suite l'" Ecole de Bordeaux " -, se caractérise par des principes-attributs (égalité de traitement des usagers, continuité du service, adaptabilité du service à l'évolution des besoins et des techniques) ainsi que par la nature publique du fournisseur. L'apparition, en 2004, au niveau européen, de la notion de service (économique) d'intérêt général (SEIG), que préfigure en 1987 celle de " service universel ", a permis aux fournisseurs privés de produire des services jusque-là réservés aux monopoles publics. Le processus de privatisation des services publics était dès lors en marche. Si la libéralisation devrait en théorie permettre de stimuler l'innovation et de développer l'offre, rien ne garantit, rappelle l'auteur, que les effets escomptés de la concurrence, notamment sur les prix, seront à la hauteur des attentes.

La Poste joue à guichets fermés
Enjeux Les Echos
Catherine Bernard
La ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, Christine Lagarde, a rendu public, fin juillet 2008, le contrat de services publics 2008-2012. Celui-ci évoquait notamment le changement de statut de La Poste qui pourrait devenir une société anonyme - statut adopté par la quasi-totalité des Postes européennes - ainsi que l'ouverture partielle de son capital. La libéralisation totale du courrier devrait également être achevée en 2011. Si finalement elle n'a pas encore été décidée en ce qui concerne La Poste, la privatisation partielle d'une entreprise publique n'a pas de précédent en France. La loi postale de mai 2005 a toutefois prévu, au regard de la baisse de l'activité au guichet (- 5 % par an ces dernières années), de réduire le nombre de points de contact en plein exercice sur le territoire (12 000) et d'augmenter le nombre des relais postes commerçants (RPC) et des agences postales commerciales (APC), habilités à effectuer la quasi-totalité des opérations postales, y compris les retraits. 3 000 à 4 000 APC/RPC supplémentaires devraient être créés dans les prochaines années. Quoi qu'il en soit, cette mesure ne permettra pas, selon l'auteur, d'annuler le surcoût de 382 millions d'euros par an dû aux obligations de couverture territoriale...

Le rôle des collectivités locales dans les politiques de services publics
Variances
Dominique Hoorens
Depuis l'instauration des premières lois instituant la décentralisation (lois Defferre), les collectivités locales ont acquis un rôle majeur dans la fourniture de services publics, quel que soit le domaine (sécurité, santé, formation, etc.), en France comme dans les autres pays de l'Union européenne (UE). Mais les collectivités locales françaises sont dotées de moins de compétences que dans certains Etats de l'UE comme le Danemark (particulièrement décentralisé), notamment en matière sociale, d'éducation et de santé. Le budget par habitant des communes danoises (9 000 euros) est en effet huit fois plus élevé que celui de leurs homologues françaises et leur confère une plus grande autonomie. Mais la corrélation entre organisation territoriale et dynamisme économique n'est pas si simple. Certains Etats au faible niveau de dépenses publiques et peu décentralisés, comme la Grèce ou l'Irlande, enregistraient en effet, avant la crise, les performances les plus remarquables de l'UE-15 avec des taux de croissance annuels supérieurs à 3 %.
La Révision générale des politiques publiques : réforme ou rupture ?
Revue française d'administration publique
François Lafarge
Le rapport Pébereau rendait compte, en 2005, de l'inefficacité croissante, au cours des dernières années, de l'action de l'administration et des finances publiques françaises. A la suite de ce rapport, la mise en œuvre d'une vaste réforme a été jugée urgente. Celles engagées dans le cadre de la Révision générale des ...

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- n° 2965 - p.1 à p.32

La " révolution numérique " : de l'économie industrielle à l'économie immatérielle
La Pensée
Pierre Musso
Le monde vit avec la " révolution numérique " une mutation technologique majeure. Celle-ci est devenue un emblème de la modernité bien que les principales innovations technologiques qui sont à son origine, liées à la rencontre du monde de l'informatique et des télécommunications à travers l'Internet, soient déjà anciennes. La conséquence la plus importante de la " révolution numérique " est la diffusion élargie des moyens de communication et d'information à l'échelle planétaire. Les consommations mondiales de TIC (technologies de l'information et de la communication) explosent littéralement. Mais au-delà de ce phénomène, la numérisation conduit aujourd'hui à une convergence multimédia entre les univers des télécommunications, de l'audiovisuel et de l'informatique, entraînant notamment un affrontement entre les géants industriels de la communication, la dématérialisation de nombreuses activités et supports ainsi qu'un véritable changement de modèle économique qui affecte l'ensemble des industries de la connaissance et de la culture.

Qui tire les câbles du cyberespace ?
Le Monde 2
Laurent Checola et Olivier Dumons
L'Internet, le réseau des réseaux, s'appuie sur une infrastructure gigantesque de câbles à fibre optique qui relient entre eux les continents. Ces autoroutes de l'information sont contrôlées par les géants américains des télécommunications comme Verizon, AT&T, Sprint ou Level. Une quinzaine de câbles relient les Etats-Unis et l'Europe leur offrant ainsi une navigation de qualité. En revanche, l'Afrique dispose d'un réseau particulièrement limité. Les lois du marché régissant l'Internet - un bien largement privé dont les infrastructures sont détenues par quelques conglomérats -, la cartographie du cyberespace reproduit assez fidèlement les disparités économiques du monde réel. Cependant de nouveaux acteurs apparaissent sur le marché des câbles à fibre optique, comme la Banque mondiale qui finance la construction d'un nouveau tracé, le Eastern Africa Submarine System censé desservir à partir de 2010 plus de 250 millions d'habitants de l'Afrique de l'Est et australe. De même, Google, le géant de l'Internet, qui a compris que la maîtrise des autoroutes de l'information lui permettait un contrôle plus important du réseau dans son ensemble, s'est lui aussi lancé dans la construction d'un câble optique devant relier le Japon et les Etats-Unis.

La saturation du Net : survivre à " l'exaflood " !
The Economist
Depuis deux ans, les rumeurs les plus alarmistes sur une saturation, d'ici à 2010, du réseau des réseaux ne cessent d'enfler. De nombreux experts considèrent désormais que la quantité de données qui circulent sur l'Internet dépasse dangereusement la capacité de la bande passante, certains évaluant l'augmentation annuelle du trafic à 200 ou 300 %. D'autres voix, discordantes celles-là, se font aussi entendre. Des spécialistes de l'analyse historique des réseaux estiment que la croissance réelle du trafic n'est pas aussi élevée et semble même s'affaiblir. Si le trafic international de données a connu, après 2002, une croissance supérieure à celle de la capacité de l'Internet, depuis 2007, la reprise des investissements dans les infrastructures a inversé la tendance. Cependant, l'amélioration rapide des liaisons du " dernier kilomètre " ou de la boucle locale entre le commutateur central et le domicile ou le bureau de l'internaute - là où la bande passante est la plus précieuse - semble encore insuffisante, même si des progrès techniques substantiels ont été réalisés à ce niveau par les opérateurs. Il apparaît donc crucial, pour ne pas mettre en péril la capacité du réseau, de continuer à encourager l'innovation et l'investissement.

La cybercriminalité, un frein à la croissance de l'économie en ligne
L'Observateur de l'OCDE
Brigitte Acoca
La cyberfraude, notamment le vol d'identité en ligne, constitue le crime qui connaît la plus forte croissance au XXIe siècle. Ce phénomène est un véritable obstacle au développement du commerce électronique. Bien qu'en effet les systèmes de sécurité sur l'Internet soient très sophistiqués, les techniques mises au point par les fraudeurs ne cessent dans le même temps d'évoluer et de se perfectionner. Dans ces conditions, il n'est guère surprenant que les internautes fassent preuve, dans leur grande majorité, d'une certaine méfiance lorsqu'il s'agit de communiquer des informations confidentielles, en particulier lors d'une transaction commerciale. Améliorer la lutte contre la cybercriminalité n'est cependant pas impossible. Les principales mesures à mettre en œuvre sont : une meilleure information du public, un renforcement de la coopération transfrontière pour garantir le respect des lois et la réalisation de progrès technologiques en matière de systèmes de sécurité.

Google, champion de l'innovation !
Harvard Business Review
Bala Iyer et Thomas H. Davenport
En 1998, deux étudiants en informatique de l'université Stanford (Californie), Sergey Brin et Larry Page, créent, pour trier et classer les masses d'informations diffusées sur le Net, un moteur de recherche baptisé Google. Une décennie plus tard, la société, installée à Mountain View en Californie, est devenue l'entreprise emblématique de l'Internet. Cette formidable réussite n'est pas le fruit du hasard. Les fondateurs de Google et le PDG de l'entreprise Eric Schmidt ont su placer, d'une façon tout à fait nouvelle et originale, l'innovation au cœur de la stratégie. L'entreprise a développé, au fil du temps, une organisation et des méthodes de management qui ont permis d'attirer les meilleurs ingénieurs de la planète. Elle a créé pour eux un environnement exceptionnellement stimulant qui permet d'offrir rapidement aux internautes de nouveaux produits et services. Le succès est tel qu'aujourd'hui, c'est Google qui établit les normes de productivité et de croissance du XXIe siècle !

L'esprit du Web 2.0 souffle sur l'entreprise
Sociétal
Stefano Lupieri
Lorsque les jeunes diplômés appartenant à la digital generation - nés après 1980 et familiers de l'usage des technologies de l'information et de la communication (TIC) - découvrent le monde de l'entreprise, ils sont en général plutôt surpris, pour ne pas dire choqués, par le retard pris par leurs employeurs dans l'usage de l'Internet collaboratif, le fameux Web 2.0. Conscients que l'interactivité offre de nouvelles opportunités pour faire progresser les méthodes de management, les directeurs de la communication interne sont pourtant de plus en plus nombreux à s'intéresser au Web TV, aux réseaux sociaux, aux blogs et autres wikis qui constituent les principaux outils de l'Internet collaboratif. De grandes multinationales, comme Danone ou Orange promeuvent déjà en leur sein l'usage de ces derniers, ouvrant aux salariés de nouveaux espaces d'expression. Selon les plus fervents défenseurs des outils du Web 2.0, ces derniers n'ont pas vocation à rester l'apanage de la communication interne. Les réseaux sociaux pourraient en particulier devenir de véritables agoras virtuelles, de plus en plus interactives, susceptibles d'abriter toutes les communautés de l'entreprise, siège de son intelligence collective.

" Des Google français sont possibles ! "
Sociétal
Entretien avec Eric Besson mené par Marc Schwartz
Avec, au 1er trimestre 2008, 17,6 millions d'abonnés à l'Internet dont plus de 16 millions en haut débit (la plupart utilisant l'ADSL), la France figurait au troisième rang en Europe en termes de pénétration du haut débit. Cependant à l'échelle mondiale, la France ne se classe que onzième loin derrière les pays les plus connectés comme la Corée du Sud, Hong Kong ou le Canada. Eric Besson qui, jusqu'au 16 janvier 2008 était secrétaire d'Etat en charge du Développement de l'économie numérique, revient dans cet entretien sur les moyens engagés par l'Etat pour combler rapidement le fossé qui sépare la France de ces pays leaders. Compte tenu des enjeux décisifs que représente, aujourd'hui, la révolution numérique pour l'économie et la société, son rapport France numérique 2012, rendu public au mois d'octobre 2008, constitue un véritable plan de développement de l'économie numérique dont l'objectif est clairement de positionner la France dans le peloton de tête des nations les plus avancées en matière d'utilisation des TIC.
La " révolution numérique " : de l'économie industrielle à l'économie immatérielle
La Pensée
Pierre Musso
Le monde vit avec la " révolution numérique " une mutation technologique majeure. Celle-ci est devenue un emblème de la modernité bien que les principales innovations technologiques qui sont à son origine, liées à la rencontre du monde de l'informatique et des télécommunications à travers l'Internet, soient déjà anciennes. La conséquence la ...

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- n° 2936 - p.1 à p.31

La rémunération des dirigeants : le juste prix ?
Le nouvel Economiste
Jacques Secondi
La rémunération des dirigeants d'entreprise fait débat. De nombreuses polémiques concernant le montant des salaires versés, ainsi que les indemnités de départ ont jeté l'opprobre sur l'ensemble de la corporation. De plus en plus de grands dirigeants de sociétés cotées sont amenés à justifier leurs avantages afin de ne pas perdre la confiance de leurs actionnaires et celle de l'opinion publique. Certes, grâce au travail des comités de rémunération, le salaire des patrons n'est plus fixé par hasard. Mais néanmoins, le doute persiste, notamment pour justifier les écarts entre les plus hauts salaires et la moyenne des rémunérations de l'entreprise. La question à laquelle il faudrait répondre est la suivante : qu'est-ce qu'on rémunère véritablement, la capacité à s'entourer de personnes compétentes, à faire des arbitrages judicieux, à supporter la responsabilité pénale, la rareté... ?
Fondements et pratiques de la rémunération des dirigeants en France
Les Notes du LIHRE
Christiane Alcouffe
La rémunération des dirigeants des grandes entreprises est une question centrale des débats autour du " gouvernement d'entreprise ". Elle doit être replacée dans le contexte de la séparation entre la propriété et la direction de l'entreprise. Le salaire des dirigeants vise à minimiser la divergence d'intérêt entre ces deux pôles de la société. En France, le conseil d'administration est seul compétent pour décider de la rémunération du président et des autres membres de la direction de l'entreprise. Dans cette tâche, il est assisté par un comité de rémunération. Des doutes persistent cependant concernant l'indépendance de ces mandataires. Ces derniers, ainsi que le groupe des dirigeants, sont caractérisés par une grande homogénéité des formations et des parcours professionnels : plus de 60 % des dirigeants d'entreprises sont passés par une ou plusieurs Grandes écoles (X, HEC, ENA, etc.). Par ailleurs, si le salaire des dirigeants est le résultat d'une véritable négociation prenant en compte de multiples critères, la marge discrétionnaire des responsables d'entreprises en matière de rémunération demeure toujours élevée.

La légitimité contestée des niveaux de rémunération : PDG versus équipe dirigeante
Les Cahiers du CERGORS
Charles-Henri d'Arcimoles et Julien Le Maux
La légitimité économique du niveau de rémunération des dirigeants d'entreprise est aujourd'hui de plus en plus contestée. Cette remise en question s'explique par le montant atteint par les salaires des chefs d'entreprises, ainsi que par la relative faiblesse des arguments justifiant de tels niveaux de rémunération. Cette dernière fait l'objet, depuis de nombreuses années, d'études empiriques qui cherchent à évaluer les arguments légitimant les montants versés. L'étude présentée par les auteurs réfute l'hypothèse mise en avant par la majorité des travaux qui supposent une relative homogénéité de statut au sein de l'équipe de direction. Celui du président de la société est en effet particulier. Les résultats de l'analyse montrent que les variables explicatives de sa rémunération diffèrent de celles des autres dirigeants.

Propositions pour " bien " payer les dirigeants
Amicus Curiae - Institut Montaigne
Philippe Manière
A la suite de plusieurs affaires, voire de scandales, concernant un petit nombre de PDG, la rémunération des patrons est désormais considérée comme tout à fait disproportionnée et sans lien réel avec la performance de l'entreprise. Cependant, il serait erroné d'imaginer que tous les dirigeants d'entreprises sont extrêmement bien payés, ils ne sont même parfois pas les mieux rémunérés de leur entreprise. Les pouvoirs publics sont de plus en plus tentés d'intervenir dans ce domaine en légiférant. L'auteur formule deux recommandations pour une réforme : clarifier le statut et les conditions d'éviction des mandataires sociaux, aujourd'hui caractérisés par une certaine confusion qui explique la majorité des dérives, et réviser le statut fiscal des stock-options afin de leur donner un caractère plus méritocratique.

Les rémunérations des dirigeants : le débat américain
Rapport moral sur l'argent dans le monde
Boris Jeanne et Stéphane Paillaud
Aux Etats-Unis, la rémunération des dirigeants d'entreprise qui continuent d'augmenter et de se diversifier, est censée refléter le niveau de risque supporté ainsi que leur performance. Cependant, aujourd'hui, le lien entre le montant de la rémunération des dirigeants et la performance de la société est parfois sans rapport. Le niveau de ces rémunérations est devenu une question significative du point de vue microéconomique et macroéconomique. La rémunération des dirigeants pèse parfois lourdement sur les résultats des entreprises. En dépit de cette situation, les disparités de revenus qui découlent de l'inflation des salaires des patrons restent généralement bien acceptées parce que leur réussite répond parfaitement au modèle social incarné par l'American dream (" le rêve américain " de l'ascenseur social) et que les patrons qui ont fait fortune perpétuent la tradition philanthropique américaine. L'histoire récente est néanmoins riche de dérives - allant de la manipulation des indicateurs à la gestion comptable " agressive " des résultats, en passant par l'attribution rétroactive de stock-options - qui font douter de plus en plus les médias comme l'opinion publique du bien fondé du niveau de rémunération atteint par certains patrons américains.
La rémunération des dirigeants : le juste prix ?
Le nouvel Economiste
Jacques Secondi
La rémunération des dirigeants d'entreprise fait débat. De nombreuses polémiques concernant le montant des salaires versés, ainsi que les indemnités de départ ont jeté l'opprobre sur l'ensemble de la corporation. De plus en plus de grands dirigeants de sociétés cotées sont amenés à justifier leurs avantages afin de ne pas perdre la confiance de leurs a...

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- n° 2931 - p.1 à p.31

Les AMAP : faire son marché autrement
Sciences de la Société
Sophie Dubuisson-Quellier et Claire Lamine
S'approvisionner auprès d'une association pour le maintien d'une agriculture paysanne (AMAP) constitue un engagement politique. Le consommateur, en payant ses produits plus chers et en contournant le canal de distribution classique, à savoir la grande distribution, revendique un acte d'achat qui permettra, grâce aux comportements similaires de ses concitoyens, de maintenir en activité une agriculture non intensive. Dans ce système, un contrat lie le producteur au consommateur. Ce dernier s'engage pendant au moins six mois à acheter une fois par semaine des produits plus chers que ceux vendus en grande surface. En échange, le maraîcher garantit au consommateur l'origine naturelle de sa récolte et lui donne la possibilité d'en juger, lors de leur rencontre hebdomadaire. Si cette forme de commerce est une alternative à la grande distribution, celle-ci continue toutefois, comme le rappellent les auteurs, à imposer ses repères aux AMAP, notamment lors de la détermination des prix.

Commerce équitable et grande distribution : le dilemme
Revue française de sociologie
Ronan Le Velly
Parmi les nouvelles formes de commerce qui défient la grande distribution, le commerce équitable, qui a pris son essor dans les années 1980 en France, est une des plus anciennes. Le mouvement Artisans du Monde (plus de 130 boutiques en France) en est une figure emblématique comme le label " Max Haavelar ", apparu, lui, plus tard. Leurs produits (café, bijoux, etc.) sont plus chers que ceux de leurs concurrents mais garantissent à l'acheteur le respect et la survie des petits producteurs du Tiers-Monde. L'auteur décrit le fonctionnement de Max Haavelar et d'Artisans du Monde qui ont choisi de suivre des stratégies différentes pour faire face à une demande croissante.

Le e-commerce donne plus de pouvoir au consommateur
Economie et Management
Sophie Néron
Dix-huit millions de Français - c'est-à-dire plus d'un internaute sur deux - ont acheté au moins une fois sur l'Internet. Le e-commerce - qui a progressé de 40 % entre 2005 et 2006 -, que l'on croyait jusque-là réservé aux jeunes technophiles, concerne en réalité une communauté plus large. La variété des sites d'achat proposés en ligne a certainement contribué à attirer notamment de plus en plus de femmes (58 % des " cyber-acheteurs ") et de retraités (6 %). Ce nouveau canal de distribution modifie en outre considérablement les conditions d'achat. En raison notamment de l'existence de sites comparatifs, le consommateur a rapidement accès à plus d'informations sur le produit et sur le prix. Le commerce en ligne donne ainsi à l'acheteur plus de pouvoir et de liberté. Annoncerait-il la fin de la toute puissance du vendeur ?

Amazon.com se lance dans le téléchargement payant
The Economist
Créée en 1995, à Seattle aux Etats-Unis, Amazon.com est, à l'origine, connue pour être la plus grande librairie en ligne du monde. Mais l'entreprise de commerce électronique a rapidement diversifié son offre pour vendre des disques, des vidéos, des jeux, des bijoux et des produits d'épicerie non périssables, empiétant ainsi sur les parts de marché de ses concurrentes de la grande distribution. Si la croissance de ses ventes globales est particulièrement forte (+ 22 % en 2006, presque autant que la croissance des ventes sur l'Internet aux Etats-Unis : + 25 %), l'activité d'Amazon.com reste toutefois traditionnelle puisqu'elle consiste en la vente de produits physiques. Afin d∆ remédier, l'entreprise américaine a récemment choisi de changer de stratégie et de proposer, en ce qui concerne les disques et les vidéos, le téléchargement à la demande, ce qui la place parmi les rares entreprises de commerce électronique que l'on surnomme les " Clicks ", à savoir celles qui ont définitivement abandonné toute activité traditionnelle.

Le paiement en ligne : la confiance au cœur du commerce électronique
L'Observateur de l'OCDE
Avec 96 % de satisfaits parmi les " cyber-acheteurs ", en 2006, en France et 40 % de croissance entre 2005 et 2006, la croissance du e-commerce semble particulièrement solide. Une menace pèse toutefois sur cette nouvelle forme de commerce : la " cyber-fraude ". Le nombre de plaintes a en effet plus que doublé entre 2004 et 2005 en Europe et a augmenté de 16 % aux Etats-Unis. Cela expliquerait pourquoi, selon l'Observatoire européen des technologies de l'information (OETI), les transactions entre les professionnels - qui représentent 90 % du commerce électronique - demeurent plus nombreuses que celles entre consommateurs et professionnels. Les coûts en termes financiers (1,2 milliard de dollars aux Etats-Unis) et de perte de temps à résoudre les problèmes dissuaderaient certains consommateurs à utiliser l'Internet pour leurs achats. La confiance est ainsi au cœur du commerce électronique et les autorités sont disposées à déployer tous les moyens juridiques pour la maintenir afin qu'elle ne devienne pas un obstacle au développement du e-commerce.

Les AMAP : faire son marché autrement
Sciences de la Société
Sophie Dubuisson-Quellier et Claire Lamine
S'approvisionner auprès d'une association pour le maintien d'une agriculture paysanne (AMAP) constitue un engagement politique. Le consommateur, en payant ses produits plus chers et en contournant le canal de distribution classique, à savoir la grande distribution, revendique un acte d'achat qui permettra, grâce aux comportements similaires de ...

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- n° 2904 - 30 p.


SOMMAIRE

Le Protocole de Kyoto...et après ?
Une coordination difficile des régimes climatiques
Les marchés de droits à polluer
Peut-on étendre le système des quotas échangeables aux PED ?

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- p.44 à p.48

La multiplication des chaînes de télévision privées a entraîné une augmentation considérable des revenus mondiaux du sport. Ils ont, en 2006, atteint environ 60 milliards d'euros. Les marchés du sport télévisé sont également progressivement devenus imparfaits avec la mise en place d'un monopole de l'offre. Les droits de retransmission de la Coupe du monde de football, propriétés de la Fédération internationale (FIFA), sont ainsi passés de 15 millions d'euros en 1978 à plus d'un milliard en 2006. Aujourd'hui, les relations entre la télévision et le sport semblent être entrées dans une nouvelle phase avec le retournement du marché des droits. La contraction des investissements publicitaires, la stratégie de regroupement des réseaux payants de télévision, le ralentissement de la croissance du taux d'abonnement des ménages, le plafonnement ou la baisse des audiences, etc. sont en effet des tendances fortes remettant en cause le modèle économique qui s'était mis en place au cours des dernières années. La multiplication des chaînes de télévision privées a entraîné une augmentation considérable des revenus mondiaux du sport. Ils ont, en 2006, atteint environ 60 milliards d'euros. Les marchés du sport télévisé sont également progressivement devenus imparfaits avec la mise en place d'un monopole de l'offre. Les droits de retransmission de la Coupe du monde de football, propriétés de la Fédération internationale (FIFA), sont ainsi passés de 15 ...

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- n° 2983 - p.44 à p.46

Cadres
Francis Karolewicz
Au moment où les médias attirent l'attention sur le cas de plusieurs salariés de grandes entreprises qui se sont récemment suicidés sur leur lieu de travail, expliquant ce geste par la dégradation de leurs conditions de travail, la montée du risque psychosocial s'inscrit pour la première fois en tête des consultations pour pathologies professionnelles en France. Tel est en effet le résultat d'une récente publication de l'Agence française de sécurité sanitaire, de l'environnement et du travail (AFSSET). Mais ce constat n'est pas nouveau : depuis longtemps, la France a l'un des taux d'absentéisme et de consommation d'antidépresseurs les plus élevés d'Europe. La souffrance au travail s'observe davantage dans les grandes entreprises où une partie importante des salariés ne se sent pas reconnue par le management tant sur le plan de la rémunération que de l'évolution de carrière. La pression du résultat et l'augmentation croissante de la charge de travail entraînent, de surcroît, des troubles de plus en plus nombreux chez les salariés. Les TPE (très petites entreprises) sont, elles, certes confrontées aux mêmes contraintes, mais offrent un cadre qui peut plus facilement conjuguer motivation, responsabilisation et satisfaction.
Cadres
Francis Karolewicz
Au moment où les médias attirent l'attention sur le cas de plusieurs salariés de grandes entreprises qui se sont récemment suicidés sur leur lieu de travail, expliquant ce geste par la dégradation de leurs conditions de travail, la montée du risque psychosocial s'inscrit pour la première fois en tête des consultations pour pathologies professionnelles en France. Tel est en effet le résultat d'une récente publication de ...

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- n° 2962 - p.44 à p.48

La Revue des Sciences de Gestion
Isabelle Djian et Syoum Negassi
La production d'œuvres musicales est caractérisée par une diversité des modes d'exploitation et d'importants coûts fixes. En outre, sa rentabilité est, depuis l'avènement des technologies numériques, particulièrement incertaine. Les canaux de distribution ont, en effet, échappé au contrôle de bon nombre de producteurs. La dématérialisation des œuvres a, en permettant de réduire les barrières à leur commercialisation, également octroyé aux producteurs indépendants une plus grande autonomie. Mais si l'offre est plus abondante, celle-ci n'est pas plus diversifiée. C'est en effet, selon les auteurs, l'innovation située en aval de l'industrie - à savoir celle de services - qui est favorisée, au détriment de l'innovation des œuvres musicales, en amont.
La Revue des Sciences de Gestion
Isabelle Djian et Syoum Negassi
La production d'œuvres musicales est caractérisée par une diversité des modes d'exploitation et d'importants coûts fixes. En outre, sa rentabilité est, depuis l'avènement des technologies numériques, particulièrement incertaine. Les canaux de distribution ont, en effet, échappé au contrôle de bon nombre de producteurs. La dématérialisation des œuvres a, en permettant de réduire les ...

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- n° 2944 - p.35 à p.37

L'Observateur de l'OCDE
Linda Haie-Fayle et Wolfang Hübner
Le commerce international de biens contrefaits ou piratés est en pleine expansion. Il représentait, en 2005, selon un récent rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), quelque 200 milliards de dollars. Mais la valeur totale des échanges de produits contrefaits ou piratés pourrait être beaucoup plus élevée, sachant qu'en outre l'estimation ne prend pas en compte la valeur des produits numériques distribués sur l'Internet. Si l'Asie constitue la principale zone de ce commerce et la Chine le premier producteur, ces articles sont néanmoins fabriqués et consommés dans la plupart des pays. Leur prolifération est extrêmement coûteuse pour les économies et les dangers qu'ils font peser sur la sécurité et la santé publiques sont considérables. L'un des plus grands défis à relever par les pouvoirs publics pour améliorer les dispositifs de lutte contre la contrefaçon et le piratage consiste à obtenir des informations fiables et à jour sur l'ampleur du phénomène et son impact réel sur les économies.
L'Observateur de l'OCDE
Linda Haie-Fayle et Wolfang Hübner
Le commerce international de biens contrefaits ou piratés est en pleine expansion. Il représentait, en 2005, selon un récent rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), quelque 200 milliards de dollars. Mais la valeur totale des échanges de produits contrefaits ou piratés pourrait être beaucoup plus élevée, sachant qu'en outre l'estimation ne prend ...

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- n° 2926 - p.33 à p.40

Réinvestir l'argent acquis de manière illicite dans des activités légales correspond aux activités de " blanchiment ". L'expression remonte aux années 1920, lorsque le célèbre gangster américain, Al Capone, désireux de recycler l'argent de ses activités criminelles pour échapper à la justice, racheta une chaîne de blanchisserie. Ces fonds (600 milliards de dollars dans le monde) échappent en grande partie à la comptabilité publique mais participent pourtant à la vie économique (consommation, investissement, etc.). Les auteurs analysent les différentes méthodes du blanchiment et leurs effets sur l'économie réelle et financière. Réinvestir l'argent acquis de manière illicite dans des activités légales correspond aux activités de " blanchiment ". L'expression remonte aux années 1920, lorsque le célèbre gangster américain, Al Capone, désireux de recycler l'argent de ses activités criminelles pour échapper à la justice, racheta une chaîne de blanchisserie. Ces fonds (600 milliards de dollars dans le monde) échappent en grande partie à la comptabilité publique mais ...

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- n° 2971

La Revue des Sciences de Gestion
Jérôme Baray
A l'heure de la globalisation, les villes deviennent des acteurs économiques majeurs qui se livrent une concurrence sans merci. On évalue généralement la compétitivité d'une ville à l'aide de critères économiques, comme le degré de diversification ou de spécialisation des activités, la production de services, etc. Dans un monde globalisé, les villes cherchent avant tout à se doter des moyens de " rayonner " à l'international. Pour ce faire, elles mettent en œuvre des stratégies marketing pour lesquelles l'Internet est désormais devenu l'outil privilégié.
La Revue des Sciences de Gestion
Jérôme Baray
A l'heure de la globalisation, les villes deviennent des acteurs économiques majeurs qui se livrent une concurrence sans merci. On évalue généralement la compétitivité d'une ville à l'aide de critères économiques, comme le degré de diversification ou de spécialisation des activités, la production de services, etc. Dans un monde globalisé, les villes cherchent avant tout à se doter des moyens de " ...

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- n° 2961 - p.36 à p.40

Critique internationale
Christine Musselin
Les réformes de l'enseignement supérieur se sont succédé, ces dernières années, en France, comme dans la plupart des pays européens. La thématique en vogue de l'économie de la connaissance a placé les universités au cœur des préoccupations gouvernementales. La quête de meilleures performances dans les domaines de l'éducation, de la recherche et de l'innovation a abouti à une remise en cause du rôle de l'Etat et à une transformation des organisations. Les logiques de privatisation se sont affirmées et l'idée de transférer vers les universités des modes de gouvernance et de management issus du privé s'est progressivement imposée. Enfin, au cours des dernières décennies, la mobilité internationale des étudiants et des universitaires s'est développée et est même devenue une source de revenus. L'intensification de ces échanges, dans le cadre de la mondialisation, annonce peut-être l'avènement prochain d'un marché international de l'enseignement supérieur.
Critique internationale
Christine Musselin
Les réformes de l'enseignement supérieur se sont succédé, ces dernières années, en France, comme dans la plupart des pays européens. La thématique en vogue de l'économie de la connaissance a placé les universités au cœur des préoccupations gouvernementales. La quête de meilleures performances dans les domaines de l'éducation, de la recherche et de l'innovation a abouti à une remise en cause du rôle de ...

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- n° 2922 - p.1 à p.36

Les conditions de retour à l'emploi des chômeurs : l'activation " à la française "
Revue du Marché commun et de l'Union européenne
Chantal Euzéby
La question du retour à l'emploi des chômeurs et des bénéficiaires de l'aide sociale est aujourd'hui devenue essentielle. Le Danemark et le Royaume-Uni font figure en Europe de référence en la matière. Les Danois ont développé un modèle d'activation, actuellement très en vogue en France, celui de la flexicurité. Quant aux Britanniques, ils ont emprunté la voie typiquement anglo-saxonne du workfare. Ces dispositifs cherchent chacun à sa manière à favoriser la réarticulation entre le marché du travail, la protection sociale et la formation. Depuis la fin des années 1980, la France oscille, au gré des réformes institutionnelles successives, entre ces deux modèles. L'auteur estime que l'activation " à la française " peut constituer une troisième voie structurante pour la protection sociale mais que tout dépend désormais de la capacité des pouvoirs publics à concevoir des politiques de l'emploi cohérentes.

Faiblesses et voies de réforme de la protection de l'emploi en France
Regards économiques
Alexis Parmentier
La France se caractérise, parmi les pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), par une législation de la protection de l'emploi (LPE) particulièrement contraignante. Pour beaucoup d'économistes, cette caractéristique est une des raisons du niveau élevé du chômage, depuis plus de vingt ans, et du développement des inégalités sociales. Les niveaux de protection de l'emploi sont, en France, très différents selon les types de contrats, ce qui engendre une forte segmentation du marché du travail sans avoir pour autant un effet bénéfique sur les créations d'emplois. Le gouvernement a cherché à remédier à cette situation en introduisant de nouveaux contrats de travail comme le contrat nouvelles embauches (CNE) ou le contrat première embauche (CPE). Selon l'auteur, cette solution n'est pas appropriée et est inévitablement vouée à l'échec. Il préconise une réforme plus ambitieuse construite autour d'un contrat de travail unique à droits progressifs (CUP) qui permettrait d'assouplir la LPE, de créer davantage d'emplois, de protéger plus efficacement les personnes et de réduire les inégalités entre les travailleurs.

L'indemnisation du chômage : éléments pour une réforme
Sociétal
Bruno Coquet et Arnaud Sylvain
La réforme de l'assurance-chômage fait l'objet de débats récurrents qui soulignent le plus souvent la difficulté d'engager sur ce dossier un dialogue constructif entre les partenaires sociaux. Si le MEDEF est, en effet, désireux d'alléger le coût du travail, les syndicats sont, eux, soucieux d'améliorer l'indemnisation des chômeurs. Les auteurs proposent ici un projet de réforme de l'assurance-chômage qui permettrait selon eux de surmonter les clivages traditionnels entre patronat et syndicats en rendant le système - qui semble aujourd'hui à bout de souffle - plus équitable et plus efficace économiquement.

La contribution sur la valeur ajoutée peut-elle favoriser la création d'emplois ?
Revue de l'OFCE
Xavier Timbeau, Christophe Blot, Éric Heyer et Mathieu Plane
L'instauration de la CSG (contribution sociale généralisée) - impôt direct créé en 1991 - devait permettre, dans un contexte de chômage élevé et de déficit des comptes sociaux, d'élargir le financement de la sécurité sociale. Ce dispositif rencontre aujourd'hui certaines limites. La mise en place d'une contribution sur la valeur ajoutée (CVA) modifierait de façon radicale le financement de la sécurité sociale en répondant à un double objectif : élargir la base du financement de la protection sociale et favoriser la création d'emplois. Le principe de la réforme consisterait - sachant que la part des salaires dans la valeur ajoutée a considérablement baissé depuis le début des années 1980 - à créer une nouvelle cotisation assise directement sur la valeur ajoutée en contrepartie d'une baisse des cotisations sociales employeurs. Les auteurs estiment que la CVA serait en moyenne neutre pour les entreprises, mais induirait une modification du coût relatif entre le capital et le travail au profit de ce dernier. La réforme pourrait entraîner la création de 130 000 emplois en quatre ans. Quant aux effets négatifs du dispositif, aucun ne semble fondamentalement rédhibitoire.


Les conditions de retour à l'emploi des chômeurs : l'activation " à la française "
Revue du Marché commun et de l'Union européenne
Chantal Euzéby
La question du retour à l'emploi des chômeurs et des bénéficiaires de l'aide sociale est aujourd'hui devenue essentielle. Le Danemark et le Royaume-Uni font figure en Europe de référence en la matière. Les Danois ont développé un modèle d'activation, actuellement très en vogue en France, celui de la ...

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- n° 2956 - p.43 à p.48

Le Journal de l'Ecole de Paris du management
Pierre Deheunynck
L'entreprise Danone, qui suscite régulièrement l'intérêt d'une série de firmes concurrentes ou d'investisseurs, a fait l'objet au cours de l'été 2005 de rumeurs à propos d'une opération de rachat inamicale lancée par Pepsi. Danone a finalement préservé son indépendance, mais l'épisode a montré que la seule valeur économique de l'entreprise - exprimée à travers le cours de l'action - n'était pas un moyen suffisant pour conserver l'indépendance de la société. C'est dans ce contexte qu'est né le concept de uniqueness. Il s'agit d'un modèle économique (business model) singulier, basé sur une mission et un modèle de management spécifiques, intégrant un projet sociétal. Fort de ce modèle, le PDG de Danone, Frank Riboud, prévient ceux qui seraient tentés de lancer une OPA sur son entreprise : ils risquent de perdre tout ce qui la rend singulière et lui confère une valeur unique.
Le Journal de l'Ecole de Paris du management
Pierre Deheunynck
L'entreprise Danone, qui suscite régulièrement l'intérêt d'une série de firmes concurrentes ou d'investisseurs, a fait l'objet au cours de l'été 2005 de rumeurs à propos d'une opération de rachat inamicale lancée par Pepsi. Danone a finalement préservé son indépendance, mais l'épisode a montré que la seule valeur économique de l'entreprise - exprimée à travers le cours de l'action - ...

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- n° 2961 - p.44 à p48

Economie et management
Serge Edouard
La recherche en management stratégique distingue deux approches - complémentaires mais partielles - de la concurrence. Un premier courant de pensée envisage l'intensité de la concurrence comme un facteur exogène à l'entreprise. Le jeu concurrentiel devient ainsi un processus de sélection et la stratégie ne sert qu'à s'adapter à cet environnement. Selon l'autre approche, on considère, à l'inverse, que la concurrence est le produit des manœuvres stratégiques des entreprises. Elle n'est plus une donnée, mais peut être influencée par l'entreprise qui est susceptible de la retourner à son avantage à travers des stratégies d'attaques, de dissuasion ou de défense. A l'heure de l'hyper-concurrence, les entreprises sont de plus en plus souvent contraintes de modifier le jeu concurrentiel en déployant des stratégies proactives qui peuvent être agressives ou coopératives.
Economie et management
Serge Edouard
La recherche en management stratégique distingue deux approches - complémentaires mais partielles - de la concurrence. Un premier courant de pensée envisage l'intensité de la concurrence comme un facteur exogène à l'entreprise. Le jeu concurrentiel devient ainsi un processus de sélection et la stratégie ne sert qu'à s'adapter à cet environnement. Selon l'autre approche, on considère, à l'inverse, que la ...

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- n° 2966 - p.43 à p.47

Le marché de l'automobile est un des plus concurrentiels. Combien de marques autrefois emblématiques ou florissantes ont aujourd'hui disparu ? La réussite d'un constructeur est donc particulièrement fragile. A la fin des années 1990, la situation de Citroën était préoccupante. Ses parts de marché étaient faibles et stagnantes, sa rentabilité négative et sa notoriété en régression. D'aucuns imaginaient déjà la disparition de la célèbre marque aux chevrons. Dix ans plus tard, pourtant, l'entreprise s'est redressée. Elle a adopté une stratégie qui lui a permis de vivre une intense phase de croissance se traduisant par une forte augmentation des volumes de voitures vendues et par une gamme de véhicules qui a renoué avec l'innovation.
Le marché de l'automobile est un des plus concurrentiels. Combien de marques autrefois emblématiques ou florissantes ont aujourd'hui disparu ? La réussite d'un constructeur est donc particulièrement fragile. A la fin des années 1990, la situation de Citroën était préoccupante. Ses parts de marché étaient faibles et stagnantes, sa rentabilité négative et sa notoriété en régression. D'aucuns imaginaient déjà la disparition de la célèbre marque aux ...

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- n° 2975 - p.43 à p.48


Etudes
La question de la responsabilité sociétale des entreprises est aujourd'hui une préoccupation majeure des grandes firmes multinationales occidentales. Dans les années 1970, la condamnation de l'apartheid et le boycott du régime sud-africain ont marqué une première étape de la mise en œuvre de principes éthiques dans le milieu des affaires. Depuis plusieurs années, les conséquences de l'activité des grandes entreprises sur l'environnement, les conditions de travail ou le respect des droits de l'homme font l'objet d'évaluations régulières par des agences de notation spécialisées. Mais si les déclarations déontologiques et les codes de bonne conduite abondent, comment se traduisent-ils dans les faits ? L'auteur se penche d'abord sur l'histoire de l'évolution des engagements de la part des grandes firmes occidentales afin de mieux comprendre les apports et les limites de leurs déclarations déontologiques et de mieux définir les conditions d'une démarche réellement éthique.

Etudes
La question de la responsabilité sociétale des entreprises est aujourd'hui une préoccupation majeure des grandes firmes multinationales occidentales. Dans les années 1970, la condamnation de l'apartheid et le boycott du régime sud-africain ont marqué une première étape de la mise en œuvre de principes éthiques dans le milieu des affaires. Depuis plusieurs années, les conséquences de l'activité des grandes entreprises sur l'environnement, ...

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- n° 2952 - p.33 à p.43

L'intégration des TIC est encore incomplète dans les entreprises
Insee Première
Sonia Besnard, Chantal Biré et Patrice Victor
En France comme dans la plupart des pays européens, les entreprises d'au moins dix salariés sont aujourd'hui presque toutes connectées à l'Internet. L'implantation des technologies de l'information et de la communication (TIC) est plus importante dans les grandes structures. L'intégration des applications informatisées reste cependant encore faible. Ainsi, moins d'une entreprise sur deux dispose d'un système informatique de gestion des commandes pour les achats ou les ventes. De même, en dehors des situations pour lesquelles les compétences liées à l'utilisation des TIC constituent le cœur de métier de l'entreprise, seule la moitié des effectifs ont recours de façon régulière à l'ordinateur. Les entreprises employant des personnels spécialisés dans les TIC ne représentent enfin que 15 % de l'ensemble.
L'intégration des TIC est encore incomplète dans les entreprises
Insee Première
Sonia Besnard, Chantal Biré et Patrice Victor
En France comme dans la plupart des pays européens, les entreprises d'au moins dix salariés sont aujourd'hui presque toutes connectées à l'Internet. L'implantation des technologies de l'information et de la communication (TIC) est plus importante dans les grandes structures. L'intégration des applications informatisées ...

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- n° 2792 - p.29 à p.32

Depuis 1985, le secteur des entreprises publiques a subi des changements profonds. Le nombre d'entreprises contrôlées majoritairement par l'Etat s'est réduit de près de 60%. Cette politique du désengagement des activités concurrentielles s'est soldée par une présence centrée essentiellement sur les secteurs de l'énergie, des transports et des télécommunications. Les groupes publics sont à présent entrés dans une phase d'internationalisation qui est à l'origine de nouveaux bouleversements. Depuis 1985, le secteur des entreprises publiques a subi des changements profonds. Le nombre d'entreprises contrôlées majoritairement par l'Etat s'est réduit de près de 60%. Cette politique du désengagement des activités concurrentielles s'est soldée par une présence centrée essentiellement sur les secteurs de l'énergie, des transports et des télécommunications. Les groupes publics sont à présent entrés dans une phase d'internationalisation qui ...

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- n° 2925 - p.30 à p.37

En 2000, au sommet de Lisbonne, l'Union européenne (UE) s'était fixé l'objectif ambitieux de faire de l'Europe, en 2010, l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde. A trois ans de l'échéance, force est de constater que cet objectif ne sera pas atteint. L'UE est notamment nettement dépassée dans la compétition internationale à laquelle se livrent les leaders de l'économie mondiale en matière de recherche et d'innovation, en tête desquels figurent le Japon et les Etats-Unis. Cette situation s'explique en grande partie par l'insuffisance des moyens consacrés à la R&D (Recherche et développement) et le manque d'harmonisation entre les différents instituts nationaux de recherche au sein de l'espace européen.
En 2000, au sommet de Lisbonne, l'Union européenne (UE) s'était fixé l'objectif ambitieux de faire de l'Europe, en 2010, l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde. A trois ans de l'échéance, force est de constater que cet objectif ne sera pas atteint. L'UE est notamment nettement dépassée dans la compétition internationale à laquelle se livrent les leaders de l'économie mondiale en matière de recherche et ...

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- n° 2905
- p.2 à p.29


SOMMAIRE

L'Europe a besoin d'une économie des services compétitive
Etat des lieux de l'intégration des services en Europe
Que penser de la directive services version "Bolkestein" ?
Le compromis final autour de la directive services
Reconfiguration des services en Europe et nouvelle compétitivité internationale

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- n° 2912 - p.2 à p.31


SOMMAIRE

Le rôle des think tanks
Expertise et conseil en France : un modèle centralisé et élitiste
Expertise et conseil en Allemagne : gérer l'abondance
Conseil économique institutionnel : trois pays, trois modèles
De l'expertise aux politiques publiques : l'exemple de l'Allemagne, des Pays-Bas et de la Suède

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- n° 2941 - p.3 à p.30

Les tendances récentes du commerce extérieur français
Rapport d'information du Senat
Les chiffres du commerce extérieur français se dégradent depuis plusieurs années. Longtemps excédentaire, le solde des transactions courantes devient déficitaire en 2005 - un déséquilibre qui s'est encore amplifié l'année suivante. Celui-ci a entraîné une baisse du taux de croissance d'un demi-point en 2006. Cette tendance est surtout le résultat d'une hausse plus forte des importations par rapport à celle des exportations de biens. La bonne tenue des échanges extérieurs de services permet de limiter le déficit des transactions courantes. Cette récente dégradation du commerce extérieur français, malgré un environnement international relativement favorable, est d'abord le résultat de plusieurs chocs extérieurs : hausse des produits énergétiques, appréciation de l'euro et renforcement de la compétitivité de l'Allemagne. Cependant, les performances de la France en matière d'exportations ont été, dès 2003, inférieures à la moyenne de l'ensemble des pays de la zone euro.

Eléments d'explication du recul des performances françaises à l'exportation
Document de travail - Coe-Rexecode
Den² is Ferrand et Valérie Perracino
Le décrochage du commerce extérieur français peut - au-delà des effets de la conjoncture - s'expliquer également par un certain nombre de facteurs structurels. De nombreux rapports et travaux ont été consacrés à cette question, sans pour autant lever tous les doutes sur la ou les causes précises du mal. Néanmoins, trois types de facteurs se dégagent assez nettement de l'analyse : la spécialisation sectorielle des exportations françaises, le problème des coûts de production et, enfin, des facteurs plus microéconomiques, liés notamment à la taille des entreprises et à leur fonctionnement interne. Les auteurs mettent surtout en avant les deux dernières explications. Ainsi, la compétitivité hors prix des entreprises françaises étant trop faible, elles pâtissent davantage des chocs de change et ont une aptitude plus faible à tirer profit du dynamisme de la demande mondiale. Ce dernier élément est également lié à la taille plus réduite des PME françaises, ainsi qu'au nombre insuffisant de PME innovantes.

Le commerce extérieur français revisité : retour sur la spécialisation sectorielle
Lettre de l'OFCE
Guillaume Daudin, Paola Monperrus-Veroni, Christine Rifflart et Danielle Schweisguth
Afin de s'expliquer la mauvaise performance de la France en matière d'exportations, de nombreuses analyses récentes rejettent les causes tenant aux différences de spécialisations géographique et sectorielle entre la France et ses voisins européens, notamment l'Allemagne, et mettent en avant des éléments plus microéconomiques. Cependant, faire porter le débat sur ces aspects est sans doute insuffisant comme cherchent à le montrer ici les auteurs. Ils attirent l'attention sur les changements intervenus dans le commerce mondial, notamment la nouvelle division internationale du travail et le redéploiement des segments de production à l'échelle internationale. Ces évolutions obligent, selon eux, à compléter l'analyse traditionnelle, basée sur les valeurs des échanges, par une approche prenant en compte les flux de valeur ajoutée. Ce nouvel examen confirme que la France et l'Allemagne disposent d'une orientation géographique du commerce très similaire, mais révèle d'importantes différences du point de vue sectoriel.

Le club très select des firmes exportatrices
La Lettre du CEPII
Matthieu Crozet et Thierry Mayer
La mondialisation semble aujourd'hui être partout : de plus en plus de pays s'ouvrent aux échanges et exposent un nombre croissant de secteurs à la concurrence internationale. Cependant, l'ouverture au commerce n'est pas suffisante pour participer aux échanges, car les entreprises ne sont pas toutes égales face à la mondialisation. Elles diffèrent en ce qui concerne les coûts variables (transport, douane) et les coûts fixes (liés à la promotion, à la chaîne logistique et à la mise aux normes étrangères). Ces barrières informelles ont pour conséquence de limiter la participation au commerce international à un petit nombre d'entreprises : en France celles-ci représentent moins de 5 % au total. Par ailleurs, ces entreprises se distinguent significativement des entreprises non exportatrices : elles sont plus grandes, plus riches en emplois et plus productives. L'amélioration des performances françaises en matière d'exportations passe ainsi par l'accroissement du nombre d'entreprises exportatrices.
Les tendances récentes du commerce extérieur français
Rapport d'information du Senat
Les chiffres du commerce extérieur français se dégradent depuis plusieurs années. Longtemps excédentaire, le solde des transactions courantes devient déficitaire en 2005 - un déséquilibre qui s'est encore amplifié l'année suivante. Celui-ci a entraîné une baisse du taux de croissance d'un demi-point en 2006. Cette tendance est surtout le résultat d'une hausse ...

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- n° 2937 - p.36 à p.42

Rapport d'activité 2006
TRACFIN
Concernant les affaires de blanchiment, de corruption, etc., l'évolution enregistrée en 2006 s'inscrit dans la tendance amorcée dès 2004 d'une croissance modérée du nombre de déclarations de soupçon (en hausse de 3,63 % par rapport à 2005). Sur le plus long terme, l'augmentation demeure cependant remarquable : depuis 2002, le nombre de déclarations de soupçon comme celui des transmissions aux autorités judiciaires ont en effet progressé de 40 %. Les affaires marquantes mettent en évidence la diversité des modes opératoires ainsi que la criminalité sous-jacente à chaque cas. La plupart des affaires confortent toutefois la distinction des trois phases reconnues au sein du processus de blanchiment : le placement, l'empilage et l'intégration.
Rapport d'activité 2006
TRACFIN
Concernant les affaires de blanchiment, de corruption, etc., l'évolution enregistrée en 2006 s'inscrit dans la tendance amorcée dès 2004 d'une croissance modérée du nombre de déclarations de soupçon (en hausse de 3,63 % par rapport à 2005). Sur le plus long terme, l'augmentation demeure cependant remarquable : depuis 2002, le nombre de déclarations de soupçon comme celui des transmissions aux autorités judiciaires ...

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- n° 2921

En 2002, lors du Sommet de Monterrey (Mexique), le Fonds monétaire international (FMI) s'est donné pour objectif de renforcer la participation des pays en développement au processus de décision de l'organisation afin de résoudre les problèmes de gouvernance auxquels elle est confrontée depuis plusieurs années. Jusque-là, le poids d'un pays dans le système de vote dépendait de sa taille et du degré d'ouverture de son économie ainsi que de l'offre et de la demande de ressources du FMI. Avec le temps, ces critères sont de moins en moins pertinents par rapport à l'évolution de la taille économique réelle de chaque pays membre. La réforme qui prévoit de réviser en profondeur la formule de calcul des quotes-parts consisterait ainsi à y inclure la taille de la population mais aussi à prendre en considération le produit intérieur brut (PIB) fondé sur la parité de pouvoir d'achat (PPA), afin de pouvoir comparer les PIB entre eux et de permettre une évaluation plus fidèle des besoins en termes de ressources du FMI, celles-ci étant corrélées positivement au degré d'ouverture. En 2002, lors du Sommet de Monterrey (Mexique), le Fonds monétaire international (FMI) s'est donné pour objectif de renforcer la participation des pays en développement au processus de décision de l'organisation afin de résoudre les problèmes de gouvernance auxquels elle est confrontée depuis plusieurs années. Jusque-là, le poids d'un pays dans le système de vote dépendait de sa taille et du degré d'ouverture de son économie ainsi que de l'offre ...

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- n° 2761 - p.24 à p.32

SOMMAIRE :

CONSOMMATION
Quelle évolution depuis quarante ans ?
Le consumérisme en France : de nouveaux enjeux
Clauses abusives : le bilan de plus de vingt ans de lutte

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- n° 2938 - p.38 à p.43

Le Journal de l'École de Paris du management
Bernard Girard
Il y a dix ans, deux étudiants en mathématiques de l'université Stanford (Californie, États-Unis) fondaient l'entreprise Google, un moteur de recherche sur l'Internet désormais mondialement connu. Le nom de la firme est un néologisme créé à partir du mot anglais " googol ", qui correspond au nombre formé du chiffre 1 suivi de 100 zéros (1010). Il fait référence à la capacité du moteur de recherche à référencer un important volume d'informations disponibles sur le web. En dépit d'une très forte concurrence, celui-ci, qui dispose du réseau de serveurs et du système de référencement les plus importants au monde (respectivement plus de 450 000 machines réparties sur plus de 25 sites et plus de 10 milliards de pages web), a maintenu, jusqu'à présent, sa position de leader sur l'Internet. Google mise sur sa créativité pour poursuivre son développement mais l'entreprise saura-t-elle répondre aux exigences éthiques et juridiques qui pourraient à l'avenir constituer autant d'obstacles à sa croissance ?
Le Journal de l'École de Paris du management
Bernard Girard
Il y a dix ans, deux étudiants en mathématiques de l'université Stanford (Californie, États-Unis) fondaient l'entreprise Google, un moteur de recherche sur l'Internet désormais mondialement connu. Le nom de la firme est un néologisme créé à partir du mot anglais " googol ", qui correspond au nombre formé du chiffre 1 suivi de 100 zéros (1010). Il fait référence à la capacité du moteur ...

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