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Prisons : la voie de l'Europe | Etudes 01/01/07

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- n° 217 - p.32 à p.41

La situation carcérale en France et dans les pays de l'Europe a été dénoncée à maintes reprises, à juste titre. La Charte pénitentiaire européenne se veut une réponse concrète à la nécessité de constituer un instrument normatif et contraignant dont les manquements donneront lieu à poursuite et réparation.

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Produire des aliments ou du carburant ? | Etudes 01/12/07

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- n° 4076 - p.597 à p.607

La production de carburants d’origine agricole apparaît depuis peu dans l’opinion comme une alternative au pétrole. Mais une controverse est très vite apparue entre ceux qui y voient véritablement une alternative satisfaisant les critères de lutte contre l’effet de serre, et ceux qui dénoncent un projet mal étudié et même douteux, voire dangereux pour l’environnement. La controverse porte en particulier sur la capacité de la planète à pouvoir à la fois satisfaire les besoins alimentaires et les besoins en carburant, ou plutôt sur les conséquences de la production de carburants par l’agriculture sachant que la planète ne peut suffire à satisfaire tous les besoins.
Les besoins alimentaires augmentent fortement. Notre planète va connaître dans les quatre à cinq décennies qui viennent la fin de la progression de la population mondiale pour atteindre environ 9 milliards d’habitants. En un siècle, elle sera passée de 3 à 9 milliards ce qui est un évènement capital dans l’histoire aussi bien de la planète que des sociétés humaines. Dans le même temps, ce que l’on qualifie de besoins des sociétés qui s’expriment par une demande ou des désirs de consommation augmente de manière plus importante encore. En effet, dans la consommation alimentaire, la demande en viande s’accroît plus rapidement que la demande en autres aliments. Or, comme l’espace de la planète consacré aux herbages et parcours pastoraux est saturé, la production de viande à partir de ces ressources est limitée et il faut consacrer des surfaces nouvelles et de plus en plus grandes à une production agricole spécifiquement dédiée à la production d’aliments pour les animaux (volaille, porcs, bovins), essentiellement du maïs et du soja. L’augmentation rapide de ces surfaces destinées à l’alimentation animale s’additionne à l’augmentation des surfaces nécessaires pour produire des aliments directement pour les populations humaines.
Pendant longtemps, ce fait bien connu n’a pas inquiété ceux qui réfléchissent à la sécurité alimentaire mondiale car la progression des rendements agricoles grâce aux techniques disponibles semblait garantir la possibilité d’alimenter une population humaine beaucoup plus importante. Mais depuis une dizaine d’années, les rendements des grandes régions agricoles du monde plafonnent et la prolongation à long terme de ce plafonnement fait redouter que la sécurité alimentaire mondiale soit difficile à atteindre à l’horizon de la moitié du XXIème siècle. Il faut en effet considérer qu’il est nécessaire de conserver des surfaces importantes pour assurer la protection des forêts tropicales pour des raisons de biodiversité, considérer aussi les risques de désertification et de pénurie d’eau au fur et à mesure que progressent les surfaces agricoles au détriment de la nature sauvage, ainsi que la progression des surfaces urbaines, sachant que les meilleures terres et les plus proches des zones de colonisation humaine ont déjà été utilisées par l’agriculture.
Dans ce contexte, la perspective de consacrer des terres productives à la production de carburants réduit encore plus l’espace potentiellement disponible et crée de l’inquiétude. Les besoins en carburants liquides en substitution du pétrole sont en effet immenses.[...]
Produire des aliments ou des carburants? Marcel Griffon
La production de carburants d’origine agricole apparaît depuis peu dans l’opinion comme une alternative au pétrole. Mais une controverse est très vite apparue entre ceux qui y voient véritablement une alternative satisfaisant les critères de lutte contre l’effet de serre, et ceux qui dénoncent un projet mal étudié et même douteux, voire dangereux pour l’environnement. La controverse porte en particulier sur la capacité de la planète à pouvoir à ...

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Résister au "lobby" de l'euthanasie | Etudes 01/05/07

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- n° 4065 - p.581 à p.584

Le 15 mars dernier, la cour d’assises de Périgueux condamnait à un an de prison avec sursis le docteur Laurence Tramois, qui avait prescrit d’injecter des substances mortelles à une malade dont le décès était proche. L’infirmière qui avait procédé aux injections, Chantal Chanel, bénéficiait d’un acquittement. Comment ne pas se réjouir de la compréhension du tribunal, en regardant l’image si largement diffusée de ces deux sympathiques jeunes femmes, et en comprenant combien le médecin était attachée à sa patiente??
Le 14 juin 2006, la cour d’assises d’Angers avait acquitté Morten Jensen, qui avait mis fin à la vie de sa jeune épouse qui se mourait d’un cancer. Elle était presque inconsciente, mais laissait échapper de temps à autre quelques gémissements. Le mari manifestait la plus grande tendresse. Un après-midi, il s’allonge auprès de son épouse pour qu’elle sente sa présence, et administre d’un coup la dose de tranquillisants prévue pour vingt-quatre heures. Le décès s’ensuit rapidement.

C’est presque comme des héros que ces trois personnes furent présentées dans bien des médias, notamment à la télévision. Tous les ingrédients étaient réunis pour alimenter l’émotion collective?: des personnes auxquelles chacun pouvait s’identifier, sensibles à la souffrance d’autrui, et s’exposant par pure compassion aux foudres de la justice.
Les partisans de la légalisation de l’euthanasie, et tout spécialement les militants de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), s’emparèrent de ces deux cas. Les trois personnes étaient poursuivies pour un chef d’accusation qui pouvait leur valoir trente ans de prison. La loi était inadaptée. Elles ont été acquittées ou n’ont été condamnées qu’à une peine symbolique. Autre preuve de l’inadaptation de la loi?!

Il n’est pas question ici de mettre en cause la clémence des deux tribunaux. Mais comment se fait-il que ces cas aient généralement été présentés avec complaisance, sans inciter à prendre quelque recul??
Le docteur Tramois était affectivement liée à sa patiente. Elle a agi, dit-elle, " sous une pression psychologique et familiale intense ". Sa responsabilité a été jugée, de ce fait, atténuée. Cela aurait dû être l’occasion de rappeler qu’un médecin devrait éviter de soigner ses proches, car cette proximité peut faire perdre la distance indispensable à toute décision médicale.
C’est sous la même emprise de l’émotion que Morten Jensen provoqua la mort de son épouse. A sans doute fait défaut un médecin compétent qui, pour calmer les douleurs de la malade, aurait augmenté, dans les limites du nécessaire, les doses d’antalgiques et de sédatifs, ou même aurait seulement expliqué que les gémissements entendus ne traduisaient pas une réelle souffrance. En tout cas, M. Jensen est " passé à l’acte " sous l’effet d’une impulsion non préméditée. Il n’a abrégé l’existence de celle qu’il aimait que de quelques jours. Mais, toute sa vie durant, il aura à en porter le poids.

Car on n’oublie pas facilement de tels gestes de mort. On ne tue pas impunément son semblable, fût-ce au regard de sa seule conscience. Semble probant, en la matière, le comportement de cet ancien sénateur qui ne cesse, depuis quelques années, de raconter comment il a fait mourir son père, et de réclamer simultanément la légalisation de l’euthanasie. Comme si ce changement de la législation lui était indispensable pour légitimer à ses propres yeux ce qui était à proprement parler un parricide.

La charge est trop lourde pour les proches; il faut donc la confier aux médecins. Telle est la logique de bien des discours, oubliant que les médecins ne se situent pas au-dessus du lot commun de l’humanité, que les équipes soignantes sont concernées, et que les familles sont de fait impliquées dans de tels gestes.
Ces questions commencent à être abordées dans la presse écrite, mais encore bien peu à la télévision. L’émotion est-elle donc devenue l’ingrédient indispensable pour captiver l’attention du téléspectateur et obtenir le meilleur taux d’audience??
Le degré suprême de manque d’objectivité fut atteint dans l’affaire Vincent Humbert, ce jeune tétraplégique qui avait demandé au Président de la République " le droit de mourir ". Eprouvante, dramatique était sa situation. Il était soigné avec compétence et générosité, affection même, dans un service de rééducation de Berck-sur-Mer. Les membres de l’équipe soignante de ce service avaient beaucoup à dire?; aucun d’entre eux n’eut droit à la moindre minute d’interview télévisée. N’étaient rapportés que les propos de ceux qui avaient fait de Vincent Humbert le héraut, ou l’otage, de la cause du " droit à la mort ", et l’enfermaient ainsi dans le rôle qu’il avait initialement choisi. Car il écoutait attentivement ce qui était dit de lui.
On peut légitimement se demander pourquoi certaines personnes ont été voir ce jeune homme à Berck-sur-Mer. Notamment, qu’allaient donc y faire le président et la vice-présidente de l’ADMD, qui ont publiquement reconnu avoir fait le voyage??
Le " cas Vincent Humbert " représenta pour cette association une rampe de lancement pour l’amplification de ses campagnes d’opinion. Madame Humbert fut abondamment sollicitée, magnifiée telle une icône de l’amour maternel, jusqu’au moment où elle s’est " rendu compte [qu’elle] avait été manipulée, pour défendre une cause qui [la] dépassait * ". L’ADMD multiplia les initiatives?: conférences de presse, lancement de pétitions, influence exercée sur des journalistes, envoi de représentants dans de grandes émissions politiques télévisées, interpellation des candidats à la présidence de la République, rédaction d’un Livre Blanc, Fin de vie, à l’intention de " l’ensemble des responsables qui ont en charge l’évolution de la société ". Bref, tous les moyens d’un intense lobbying.

Dans le Livre Blanc, sont rapportés vingt-sept récits de maladies graves ou de fins de vie. Il s’agit surtout de lettres témoignant de la souffrance des familles, sans aucune enquête complémentaire. Des récits à l’état brut, destinés, une fois de plus, à susciter l’émotion, sans aucune distance critique. Ils tendent à montrer que les lois sur les droits des malades, et notamment sur le droit de refuser des traitements, ne sont pas encore suffisamment respectées, et que demeurent de graves défaillances dans le soulagement de la douleur. Mais, au lieu de conclure qu’il y a encore bien des progrès à accomplir dans ces domaines, ces cas sont rapportés pour demander que la législation reconnaisse un droit de demander une " aide active à mourir ".

Le plus significatif - et inquiétant - dans ce livret réside dans une proposition de loi. Il y est stipulé que " toute personne placée en état de dépendance qu’elle estime incompatible avec sa dignité " a le droit de demander à " bénéficier " d’une " assistance médicalisée pour mourir ", c’est-à-dire, comme on peut le comprendre à la lecture du texte, d’une assistance au suicide ou d’un acte d’euthanasie pratiqués sous contrôle médical. Le médecin en charge du patient, s’il refusait d’y prendre part, serait " tenu d’orienter immédiatement l’auteur de la demande vers un autre praticien susceptible de déférer à cette demande ". Il n’aurait pas le droit de chercher les raisons de cette demande de mort, de manière à limiter les traitements devenus trop lourds, mieux soulager la douleur et chercher les voies d’un meilleur accompagnement.
Or, le nombre des personnes âgées dépendantes augmente. Certaines d’entre elles doutent du sens de leur vie et de l’attachement de leurs proches. Elles se jugent devenues une charge. Une atmosphère de tendresse et d’attention peut les aider à vivre. Un manque de respect peut leur faire perdre le sens de leur propre valeur. La proposition de loi de l’ADMD ne demande aucunement de se mobiliser pour les soutenir dans leur épreuve?; elle se contente de leur ouvrir la porte de la mort.
En 1992, le docteur Cicely Saunders, fondatrice de Saint-Christopher’s Hospice, écrivait déjà?: " Je pense que le "droit à la mort" légalisé ne peut manquer de devenir un "devoir de mourir" pour beaucoup de gens vulnérables, ou, au mieux, la seule option offerte. " Par les moyens évoqués ci-dessus, l’ADMD a réussi à créer en France un mouvement de pensée favorable à cette option. Il importe de savoir y résister, résolument. L’interdit du meurtre a en effet une fonction première, protéger les personnes les plus vulnérables.

PATRICK VERSPIEREN s.j.
Le 15 mars dernier, la cour d’assises de Périgueux condamnait à un an de prison avec sursis le docteur Laurence Tramois, qui avait prescrit d’injecter des substances mortelles à une malade dont le décès était proche. L’infirmière qui avait procédé aux injections, Chantal Chanel, bénéficiait d’un acquittement. Comment ne pas se réjouir de la compréhension du tribunal, en regardant l’image si largement diffusée de ces deux sympathiques jeunes ...

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Scoutisme : un monde, une promesse | Etudes 01/03/07

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- n° 219 - p.359 à p.370

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Transports, écologie et territoires PAUL DUBOIS TAINE Olivier | Etudes 01/07/2006

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- n° 4051 - p.33 à p.44

Face aux menaces de crises énergétiques et aux enjeux de lutte contre le changement climatique, le devenir des transports découlera moins des politiques de transport que des choix globaux de société. Ces choix, notre pays devra les assumer, au prix de débats diffiles.

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Démocratie et citoyenneté | Etudes 01/01/2012

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- 1-95

SOCIÉTÉ Leçons de citoyenneté
par Pierre de Charentenay

INTERNATIONAL De Prague à Tunis, de 1989 à 2011, le rôle de la résistance civile
Entretien avec Abdelwahab Meddeb et Jacques Semelin
par Abdelwahab Meddeb , Jacques Semelin
Thèmes : Printemps arabe , Printemps de Prague

INTERNATIONAL Citoyen du monde, citoyen de la Terre
par Pierre de Charentenay
Thèmes : Citoyenneté , Humanisme , Mondialisation

SOCIÉTÉ Une jeunesse française divisée
Entretien avec Olivier Galland
par Olivier Galland
Thèmes : Emploi , France , Jeunesse , Société

SOCIÉTÉ Intégrer l’islam à l’Europe ?
par Frédéric Sarter
Thèmes : Europe , Islam , Union Européenne

ARTS ET PHILOSOPHIE L’indignation
par Jean-Philippe Pierron
Thèmes : Indignation , Société

RELIGIONS Du goût de vivre en citoyen
Point de vue d’un théologien
par Christoph Theobald
Thèmes: Christianisme , Citoyenneté , Politique

ARTS ET PHILOSOPHIE Albert Camus, l’humaniste intransigeant
par Denis Salas
Thèmes : Camus (Albert)

FIGURES LIBRES Dix principes pour l’humanisme du xxie siècle
par Julia Kristeva
Thèmes : Figure libre , Humanisme
SOCIÉTÉ Leçons de citoyenneté
par Pierre de Charentenay

INTERNATIONAL De Prague à Tunis, de 1989 à 2011, le rôle de la résistance civile
Entretien avec Abdelwahab Meddeb et Jacques Semelin
par Abdelwahab Meddeb , Jacques Semelin
Thèmes : Printemps arabe , Printemps de Prague

INTERNATIONAL Citoyen du monde, citoyen de la Terre
par Pierre de Charentenay
Thèmes : Citoyenneté , Humanisme , Mondialisation

SOCIÉTÉ Une jeunesse française d...

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9" target="_blank" class="figure no-resize" title="Voir la fiche : La Chine, centre du monde" style="background-image:url('icon/GBC/Ressource_GBC_1259.jpg');">V

- n° 4124 - p.439 à p.450

Le 1er mai 2010, la Chine va devenir pour six mois le centre du monde. Après les Jeux Olympiques de Pékin en 2008, l’exposition " Shanghai 2010 " consacre avec éclat le retour spectaculaire de l’ancien empire du Milieu sur la scène internationale. Soixante ans après la création de la République Populaire de Chine (RPC), l’année 2009 a mar-qué un tournant dans l’affirmation de la puissance chinoise : le G20 de Londres en particulier a révélé les ambitions mon-diales de Pékin, même masquées sous le slogan d’une " Ascension pacifique ".
Devenir un " pays prospère et puissant " (fuqiang) : tel était l’objectif fixé à la Chine par Deng Xiaoping dans les années 1980, auquel Hu Jintao a ajouté en 2004 celui d’une " société harmonieuse ". Croissance économique, harmonie sociale, leadership régional et puissance mondiale : tels sont les quatre impératifs de la politique conduite avec détermina-tion par un Parti communiste (PCC) dont l’autoritarisme ne supporte ni contestation interne ni ingérence étrangère.

Plan de l'article :


Le " miracle " économique et son envers
Une " société harmonieuse " ?

Vers le leadership régional ?


La rivalité Chine-Japon


L’ambition de la puissance globale
Le 1er mai 2010, la Chine va devenir pour six mois le centre du monde. Après les Jeux Olympiques de Pékin en 2008, l’exposition " Shanghai 2010 " consacre avec éclat le retour spectaculaire de l’ancien empire du Milieu sur la scène internationale. Soixante ans après la création de la République Populaire de Chine (RPC), l’année 2009 a mar-qué un tournant dans l’affirmation de la puissance chinoise : le G20 de Londres en particulier a révélé les ...

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La génération Y, une classe d'âge façonnée par le Net BOETON Marie | Etudes 01/07/2013

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Nés entre le début des années 80 et le milieu des années 90, les 15-30 ans appartiennent à ce qu'il est désormais convenu d'appeler la "génération Y". Si les générations précédentes ont le plus souvent été marquées du sceau d'un événement historique, les digital natives ont été massivement façonnés par Internet.