Documents : Article  | enregistrements trouvés : 48 515

O

-A +A

Sélection courante (0) : Tout sélectionner / Tout déselectionner

P Q

... Lire [+]

V

- n° 48 - p.1-8

Peut-on à la fois bénéficier d'économies d'échelle générées par une centralisation et communiquer de façon performante au niveau local ?
Quels éléments d'une campagne peut-on raisonnablement confier au centre pour mieux rentabiliser ses campagnes ? Comment déterminer le périmètre du domaine réservé aux marchés locaux, forcément "spécifiques" ? Autant d'entreprises que d'organisations différentes. La répartition des rôles entre le "centre" coordinateur et la "périphérie" doit être le reflet d'une culture d'entreprise et se mettre en place progressivement avec le réseau local des agences qui pilotent les nécessaires adaptations au contexte de chacun des pays.
Peut-on à la fois bénéficier d'économies d'échelle générées par une centralisation et communiquer de façon performante au niveau local ?
Quels éléments d'une campagne peut-on raisonnablement confier au centre pour mieux rentabiliser ses campagnes ? Comment déterminer le périmètre du domaine réservé aux marchés locaux, forcément "spécifiques" ? Autant d'entreprises que d'organisations différentes. La répartition des rôles entre le "centre" ...

... Lire [+]

V

- n° 107 - p. 38-41

En absorbant le cinéma et la musique d'Universal, Vivendi devient le numéro 3 mondial du divertissement. Une opération ambitieuse mais à hauts risques, qui suscite beaucoup d'interrogations.

... Lire [+]

V

- n° 2671 - pp 1-32

... Lire [+]

V

- n° 107 - p.26-29

N°1 mondial du papier toilette
N°1 mondial du mouchoir jetable
N°2 mondial de la couche culotte
Porté par la notoriété de sa marque vedette, le groupe Kimberly-Clark est une vraie cash-machine. Et un chouchou de Wall Street, malgré sa défiance envers le "vieille économie".

... Lire [+]

V

Le rassemblement des commerçants de la nouvelle commune s'est opéré dans l'association la Dynamique mothaise. Il tente de souder les énergies sur un territoire où le paysage commercial connaît quelques bouleversements. Point sur la nouvelle zone commerciale et les changements en centre-bourg.

... Lire [+]

V

- n° 68 - p.51

Comment s'assurer qu'un produit est conforme à ses spécifications ? Quelles sont les marges de manoeuvre acceptables, et celles qui ne le sont pas ? La science de la mesure permet d'apporter à ces questions des réponses fiables, qui s'avèrent incontournables dans la prise de décision relative à un produit ou un processus. Principes et enjeux de la métrologie, puis application chez Streit Mécanique Comment s'assurer qu'un produit est conforme à ses spécifications ? Quelles sont les marges de manoeuvre acceptables, et celles qui ne le sont pas ? La science de la mesure permet d'apporter à ces questions des réponses fiables, qui s'avèrent incontournables dans la prise de décision relative à un produit ou un processus. Principes et enjeux de la métrologie, puis application chez Streit Mécanique

... Lire [+]

V

- n° 2924 - p.29 à p.32

Thierry Mayer, Isabelle Méjean et Benjamin Nefussi
Depuis le début des années 1990, la part des implantations étrangères dans les créations de filiales par les firmes manufacturières françaises a augmenté. La mondialisation favorise ce phénomène, les entreprises cherchant à se rapprocher des marchés dynamiques et à profiter de coûts de production avantageux. Aussi, les délocalisations sont-elles une source grandissante de préoccupations pour les citoyens des pays développés qui y voient une menace pour l'emploi. Un modèle explicatif des choix de localisation fait cependant apparaître que la probabilité pour une firme moyenne française de créer une filiale sur le territoire national reste dix fois plus élevée que de le faire à l'étranger dans un pays comparable en termes de marché, de coûts de production et de transaction. La densité des relations financières et commerciales dont dispose une entreprise dans son propre pays explique en grande partie ce choix. Il semble qu'à l'avenir la multiplication du nombre de filiales à l'étranger - qui aboutit progressivement à la construction de ce type de réseaux dans le pays d'implantation - conduise à une augmentation des décisions de localisation des filiales en faveur de l'étranger.
Thierry Mayer, Isabelle Méjean et Benjamin Nefussi
Depuis le début des années 1990, la part des implantations étrangères dans les créations de filiales par les firmes manufacturières françaises a augmenté. La mondialisation favorise ce phénomène, les entreprises cherchant à se rapprocher des marchés dynamiques et à profiter de coûts de production avantageux. Aussi, les délocalisations sont-elles une source grandissante de préoccupations pour les ...

... Lire [+]

V

- n° 259 - p.75 à p.77

L'argent ne peut être réduit à ses fonctions économiques. Il oriente en profondeur les relations sociales, ouvrant tout un champ de recherche pour la sociologie.

... Lire [+]

V

- n° 259

Les technologies de la communication ne font pas les mondialisations, mais elles en amplifient la portée et les caractères.

... Lire [+]

V

- n° 2925

L'Expansion Management Review
Philippe Lecigne
La période de croissance euphorique qu'ont connue les opérateurs des télécommunications en Europe, marquée par le déploiement rapide de l'Internet et de la téléphonie mobile, semble toucher à sa fin. Pour les prochaines années, les perspectives de développement paraissent beaucoup plus modérées. Dans un secteur où la concurrence est sans cesse plus forte, les prix ont été tirés vers le bas. Le progrès technologique et les innovations en matière commerciale obligent aujourd'hui les entreprises à opérer des choix stratégiques et opérationnels qui seront déterminants pour l'avenir du marché des télécommunications.
L'Expansion Management Review
Philippe Lecigne
La période de croissance euphorique qu'ont connue les opérateurs des télécommunications en Europe, marquée par le déploiement rapide de l'Internet et de la téléphonie mobile, semble toucher à sa fin. Pour les prochaines années, les perspectives de développement paraissent beaucoup plus modérées. Dans un secteur où la concurrence est sans cesse plus forte, les prix ont été tirés vers le bas. Le ...

... Lire [+]

V

Souffrance et plaisir au travail, coaching, compétences, reconnaissance, motivations, stratégie mentales, etc. les dimensions psychologiques du travail forment un enjeu essentiel, bien que caché, dans la vie des entreprises et pour le bien-être des individus.

... Lire [+]

V

Ensemble d'articles sur le marché de la diététique, les entreprises, les innovations, le bio, l'évolution du marché, les études... extrait de la revue L.S.A.

... Lire [+]

V

- n° 1486

La téléphonie mobile aura certainement un rôle à jouer dans l'avenir de la musique numérique. Mais, en France, les usages ne décollent pas vraiment.
Depuis le début de la crise, en 2002, le marché de la musique a chuté de 50 %, selon le Syndicat national de l'industrie phonographique. Pour s'en sortir, le secteur s'intéresse de près au téléphone portable. En Chine, pays à l'honneur cette année au Marché international de l'industrie musicale (Midem) qui vient de s'achever à Cannes, le mobile est devenu un, sinon le principal, support d'écoute. Mais les Asiatiques semblent avoir un temps d'avance.

Pour l'instant, les deux principaux opérateurs hexagonaux, Orange et SFR, étoffent leur offre de musique tout en tâtonnant pour trouver un modèle économique pérenne. Les forfaits Illimythics de SFR ont franchi une étape, couplant Internet illimité et offre de téléchargement musical. Avec succès : 250 000forfaits ont ainsi été souscrits, au lieu des 100 000 prévus. « Ces nouvelles offres sont bien la preuve qu'un autre écosystème est né », analyse Jean-Marc Tassetto, directeur général grand public et marketing de SFR.

En réalité, comme le reconnaissent eux-mêmes les opérateurs, les téléchargements de musique mobile tardent à décoller en France. Orange enregistre ainsi 6 millions de téléchargements musicaux sur 2007 et SFR, première plate-forme du secteur, 6,3 millions, soit 525 000 singles par mois. Un volume encore trop réduit pour être rentable. À l'heure actuelle, la musique apporte surtout de la notoriété à SFR, qui multiplie les partenariats, comme le lancement exclusif du mobile de la chaîne musicale MTV, le MTV 3.3. « Nous ne sommes pas un relais suffisant pour le disque. Ce que nous pouvons apporter aux majors se résume pour l'instant à la sécurité avec les DRM [verrous numériques] et à la qualité audio », souligne Jean-Marc Tassetto.

Enrichir et simplifier l'offre
Si SFR fait oeuvre de pédagogie en proposant des titres gratuits, Orange mise davantage sur le modèle payant, pariant sur la maturité du marché. « C'est une stratégie commerciale. Grâce à l'Orange Media Player [ordinateur et mobile] récemment lancé en Grande-Bretagne, nos clients auront une offre riche, simple et compatible avec la quasi-totalité des terminaux mobiles », explique Laurence Le Ny, directrice des partenariats et services musique chez Orange. Autre stratégie : l'opérateur envisage de créer un catalogue de titres sans verrou numérique. « En levant ce frein imposé aux consommateurs, nous envoyons un signal fort en direction des majors », souligne Laurence Le Ny.

Au-delà des opérateurs, Nokia lance sa plate-forme de téléchargement de musique, accessible à partir d'un ordinateur ou des mobiles qu'il fabrique. Le groupe, qui détient 40 % du marché mondial des mobiles, veut se faire une place sur le marché de la musique. Objectif du Nokia Music Store : simplifier au maximum l'offre et les usages. Apple et son Itunes sont passés par là.


Anne-Lise Carlo, à Cannes


Un patron de major
OUI. Pascal Nègre,PDG d'Universal Music France

OUI. Pascal Nègre,PDG d'Universal Music France. « Cela fait déjà sept ans qu'Universal est convaincu que musique et mobile font bon ménage. Une nouvelle génération de consommateurs est née avec Internet, le mobile et la Playstation. C'est d'ailleurs elle qui permet à certains de nos artistes comme Mika de vendre plus de 140 000singles téléchargés sur les mobiles SFR. Universal a d'ailleurs travaillé avec SFR sur l'offre Illimythics. Nous, nous parions sur le développement de l'abonnement. L'année 2008 sera certainement celle de la souscription pour la musique mobile. »

Un producteur
OUI MAIS. Stephan Bourdoiseau, président de l'Union des producteurs phonographiques français indépendants et PDG de Wagram
OUI MAIS. Stephan Bourdoiseau, président de l'Union des producteurs phonographiques français indépendants et PDG de Wagram. « Le succès de l'offre Illimythics de SFR est intéressant à observer, mais elle n'est pas parfaite pour autant. Il faut regarder comment marche le consommateur et débloquer les freins qui le brident encore. Pourquoi ne lui offrir qu'un accès partiel au catalogue des majors ? De même, le consommateur sera-t-il séduit par la possibilité de stocker définitivement sur son mobile les titres qu'il a téléchargés ? Pourquoi ne pas plutôt lui proposer un abonnement donnant un accès permanent au catalogue des majors depuis son téléphone ? »

Un fabricant
OUI. Éric Munier,directeur du service musique chez Nokia France
OUI. Éric Munier,directeur du service musique chez Nokia France. « Nous ne sommes qu'au début de l'ère de la musique numérique. Il ne faut donc pas s'alarmer trop rapidement. Une étude réalisée par Nokia montre que les gens ne passent que 10 % de leur temps d'usage mobile à téléphoner. Le reste du temps, ils envoient des SMS, prennent des photos et écoutent de la musique. Il y a donc un enjeu technologique dans la musique sur mobile : il faut faire du téléphone un objet tout-en-un. Sur nos nouveaux terminaux, des touches permettront un accès direct au Nokia Music Store. »

Un diffuseur
NON. Gilles Babinet, président de la plate-forme Web et mobile Eyeka
NON. Gilles Babinet, président de la plate-forme Web et mobile Eyeka .« En s'intéressant à la musique il y a trois ans, le mobile était en avance. Aujourd'hui, il est devenu un monde musical fermé, avec de multiples freins. La preuve, selon moi, que c'est une erreur de raisonner en termes de support. De nouveaux terminaux comme l'Iphone montrent déjà que les formats musicaux Web se recyclent sans souci sur le mobile. D'ailleurs, Apple n'a jamais pensé "musique mobile" mais toujours "musique Web". Dans peu de temps, les contenus uniquement conçus pour le mobile ne seront plus pertinents. »
La téléphonie mobile aura certainement un rôle à jouer dans l'avenir de la musique numérique. Mais, en France, les usages ne décollent pas vraiment.
Depuis le début de la crise, en 2002, le marché de la musique a chuté de 50 %, selon le Syndicat national de l'industrie phonographique. Pour s'en sortir, le secteur s'intéresse de près au téléphone portable. En Chine, pays à l'honneur cette année au Marché international de l'industrie musicale ...

... Lire [+]

V

- n° 1811 - p.52 à p.53

La nouvelle version de la Convention sur le brevet européen, entrée en vigueur le 13 décembre 2007 en Europe, comprend de nombreuses dispositions qui viennent réformer le système de brevet européen, avec notamment trois objectifs : limiter les effets du brevet européen, réduire ses coûts et mettre en place à terme un brevet communautaire.

... Lire [+]

V

- n° 268

Résultat net ou d'exploitation, taux de marge ou de rentabilité..., situer la performance économique d'une société n'est pas un jeu d'enfant.

Les dernières semaines ont été chargées pour les analystes financiers. Entre le 11 et le 15 février dernier, par exemple, ce ne sont pas moins de dix sociétés du CAC 40 qui ont rendu publics leurs résultats annuels. Un exercice pratiqué par quasiment tous les groupes cotés entre fin janvier et début mars. Or, les informations que ces groupes fournissent à cette occasion sont loin d'être uniformes. Marge brute opérationnelle pour France Télécom, marge opérationnelle courante pour le géant du luxe LVMH..., chaque société semble prendre un malin plaisir à mettre en avant un indicateur différent. Certains agrégats restent cependant des valeurs sûres pour évaluer la performance économique d'une entreprise. Décryptage.

Résultat net et résultat d'exploitation

Base de tout communiqué sur les comptes annuels: le résultat net, c'est-à-dire la dernière ligne du compte de résultat. Il représente la somme de l'ensemble des produits enregistrés par une société lors de l'exercice comptable passé, dont on a déduit l'ensemble des sommes qu'elle a déboursées ou qu'elle a mises de côté pour couvrir ses charges. Un résultat net positif marque l'enrichissement de la société et donc de ses actionnaires.

La pertinence du résultat net comme indicateur du succès d'une société doit néanmoins être nettement relativisée. Cet indicateur est en effet très sensible aux événements exceptionnels qui peuvent l'affecter fortement, à la baisse comme à la hausse. Exemple type: la situation du groupe Nexans, leader mondial des câbles, qui annonce le doublement de ses bénéfices en 2007. Son résultat net passe pourtant de 241 millions d'euros en 2006 à... 189 millions d'euros en 2007. Incohérent ? Non, car le résultat net de l'exercice 2006 comprenait une plus-value exceptionnelle de 149 millions d'euros liée à la cession d'une filiale. Le résultat net dû aux opérations récurrentes de la société a donc bien doublé. Cette sensibilité oblige dans de nombreux cas à un retraitement préalable isolant les principaux impacts exceptionnels pour obtenir une analyse sensée.

D'où la tendance de nombreux groupes à mettre plutôt en avant l'évolution de leur résultat d'exploitation ou résultat opérationnel. Le résultat d'exploitation correspond au chiffre d'affaires diminué des seules charges d'exploitation, c'est-à-dire les frais de personnels, les achats externes ainsi que les dotations aux amortissements c'est-à-dire les coûts correspondant à l'usure des équipements utilisés par l'entreprise. Ce résultat ne prend donc pas en compte les charges d'impôt sur les sociétés, les frais financiers ainsi que les produits ou charges exceptionnels. De ce fait, il est censé donner une image plus fidèle de l'enrichissement réel de l'entreprise... à condition qu'il n'ait pas fait lui aussi l'objet d'une opération d'embellissement.

En effet, pour améliorer cet agrégat, certains groupes n'hésitent pas à en exclure des charges qui n'ont rien d'exceptionnelles et à y inclure en revanche certains produits qui n'en deviennent pas pour autant récurrents. Cette limite posée, le résultat d'exploitation permet de calculer un premier ratio important: la marge opérationnelle, c'est-à-dire le rapport entre résultat d'exploitation et chiffre d'affaires. Cette marge opérationnelle permet de juger de la capacité d'une entreprise à vendre ses produits à un prix qui couvre les coûts engendrés par leur production et leur commercialisation. Ainsi, le groupe LVMH annonce, sur l'exercice 2007, un taux de marge opérationnelle courante de 22 %, ce qui démontre la capacité du géant du luxe à bien valoriser ses marques. L'évolution de cette marge dans le temps est un élément essentiel pour juger de la performance d'une entreprise. Des marges en baisse peuvent refléter une concurrence accrue qui pèse sur les prix de vente ou encore un processus de fabrication moins bien maîtrisé, et donc des coûts de production en hausse.

La comparaison des taux de marge entre deux groupes n'a, en revanche, souvent guère de sens. Il est essentiel tout d'abord de s'assurer que les deux ratios sont bien calculés de la même manière. Ainsi, France Télécom communique-t-il sur sa marge brute opérationnelle. Or celle-ci ne tient pas compte des dotations aux amortissements. Afin d'éviter de comparer des choux et des carottes, il faut lire les notes écrites en petits caractères à la fin du communiqué...

Au-delà de ces problèmes de normalisation des indicateurs, la comparaison des marges n'a de sens que pour des entreprises du même secteur et dotées de structures de coûts comparables. Une chaîne de vêtement qui possède ses magasins va par exemple forcément afficher une marge opérationnelle plus élevée que la marque concurrente qui les loue, à cause des loyers qui vont augmenter ses coûts. Cependant, cette marge plus élevée ne traduit pas forcément une rentabilité réellement supérieure, compte tenu du capital supplémentaire qu'il faut immobiliser pour posséder les magasins. Il n'est donc pas possible de porter un quelconque jugement sur la performance d'une entreprise par rapport à une autre à la seule vue de leurs taux de marge opérationnelle.

Les taux de rentabilité économique

Pour contourner ce type de difficultés, il faut comparer non les taux de marge mais les taux de rentabilité économique ou, en anglais, de Return On Capital Employed (ROCE). Il s'agit de mettre en face des profits réalisés les ressources employées pour y parvenir, c'est-à-dire la valeur des actifs immobilisés par l'entreprise (stocks, machines, bâtiments, brevets...). Un tel calcul vient relativiser les marges dégagées par certaines activités. C'est le cas d'un fabricant de champagne comme le groupe Laurent Perrier: il affiche une marge opérationnelle très confortable de 23,9 % au 31 mars 2007 pour un retour sur capitaux employés de 12,5 %. Mais à l'inverse, un distributeur comme la chaîne de supermarchés Tesco réussit, avec une marge opérationnelle de seulement 5 %, à afficher lui aussi un retour sur capitaux employés de près de 13 % en 2006. Un tel ratio est possible car la rotation de l'actif est maximale dans le secteur de la distribution. En effet, les supermarchés vendent souvent les produits avant même de les avoir payés à leurs fournisseurs, ce qui limite fortement leur besoin en capital. Tandis qu'une bouteille de champagne passe au moins quinze mois en cave avant de pouvoir être vendue. Une maison de champagne doit donc en permanence supporter le poids d'un stock très important au regard de ses ventes, ce qui diminue fortement la rotation de son capital.


Rentabilité économique et rentabilité financière
La rentabilité économique tient compte de l'ensemble des ressources employées par l'entreprise: le capital mis à disposition par les actionnaires, mais aussi les dettes de l'entreprise à l'égard des banques ou de ses fournisseurs. La rentabilité financière se concentre, elle, sur la rentabilité du seul capital apporté par les actionnaires, une part souvent minoritaire des moyens qu'une entreprise mobilise. Le coût de son endettement, c'est-à-dire les frais financiers liés aux intérêts d'emprunt, dépend surtout des conditions de crédit à un moment donné. Si les profits dégagés par l'entreprise sont supérieurs au coût de sa dette, tout le surplus de richesse va dans la poche des actionnaires et non du banquier. De ce fait, dès que la rentabilité économique d'une entreprise se met à dépasser le taux d'intérêt qu'elle paie sur ses dettes, sa rentabilité financière devient très supérieure: tout le surplus de profits n'est en effet à rapporter qu'aux seuls capitaux amenés par les actionnaires. C'est ce qu'on appelle l'effet de levier de l'endettement. Cet écart entre rentabilité financière et rentabilité économique sera d'autant plus grand que l'apport en capitaux propres sera limité. Un effet magique qui peut cependant se transformer en effet massue: si par malheur les profits deviennent inférieurs aux intérêts à payer sur la dette, la rentabilité financière plonge aussi vite qu'elle était montée précédemment. Les apports en capital sont souvent plus rémunérateurs que les crédits, mais ils sont aussi plus risqués, car une rentabilité financière élevée va toujours de pair avec un risque supplémentaire...


De l'effet de levier à l'effet massue

Situer la performance économique d'une société à la lecture de ses résultats est donc loin d'être un jeu d'enfant. Il faut toujours garder à l'esprit que la communication financière, bien que réglementée, reste bel et bien un exercice de communication...

Alexis Canuet


Alternatives Economiques - n°268 - Avril 2008
En savoir +
Finance d'entreprise, par Pierre Vernimmen, Pascal Quiry et Yann Le Fur, éd. Dalloz.
Analyse financière, par Béatrice Grandguillot et Francis Grandguillot, Gualino éditeur
Résultat net ou d'exploitation, taux de marge ou de rentabilité..., situer la performance économique d'une société n'est pas un jeu d'enfant.

Les dernières semaines ont été chargées pour les analystes financiers. Entre le 11 et le 15 février dernier, par exemple, ce ne sont pas moins de dix sociétés du CAC 40 qui ont rendu publics leurs résultats annuels. Un exercice pratiqué par quasiment tous les groupes cotés entre fin janvier et début mars. ...

... Lire [+]

V

- n° 2054 - p.40 à p.53

Le bilan publié par l'Insee l'a confirmé, 2007 a été un bon cru pour le commerce, qui a connu une croissance en volume de 2,9 % (2,7 % hors pharmacies), sensiblement supérieure aux années précédentes - autour de 2,5 %. Cette progression est tirée par la distribution spécialisée non alimentaire, les grandes surfaces alimentaires restant en retrait du fait de leur taille, de la moindre progression de leur marché et d'un relatif désintérêt des consommateurs pour les très grandes surfaces. Ces tendances de fond se perpétueront-elles ? L'année 2008 est celle des remises en question, sous le double sceau du retournement de la consommation et des réformes réglementaires. Raison de plus pour faire un état des lieux le plus complet possible. Tel est l'objectif de ce dossier. Le bilan publié par l'Insee l'a confirmé, 2007 a été un bon cru pour le commerce, qui a connu une croissance en volume de 2,9 % (2,7 % hors pharmacies), sensiblement supérieure aux années précédentes - autour de 2,5 %. Cette progression est tirée par la distribution spécialisée non alimentaire, les grandes surfaces alimentaires restant en retrait du fait de leur taille, de la moindre progression de leur marché et d'un relatif désintérêt des ...

... Lire [+]

V

- n° 1886

Gotha de la voile mondiale, le Vendée Globe fête ses 20 ans. Le 9 novembre, ils seront 30 skippers (10 de plus qu'en 2004) à s'élancer, soutenus par des entreprises de plus en plus attirées par les valeurs écolos de la discipline.

Daniel Gilles


Ils seront 30 au départ (ils étaient 13 en 1989), 28 hommes et 2 femmes, et parmi eux 13 étrangers. Pour cette sixième édition d'une course en solitaire autour du monde qui est probablement la plus éprouvante de toutes les régates de haute mer proposées aux marins, 18 bateaux ont été conçus par 11 cabinets d'architecture. Après quatre années de préparation, les meilleurs skippers solitaires vont confronter leur métier aux rudesses du Grand Sud sur 24 000 milles. Compte tenu des latitudes, proches des quarantièmes rugissants, où évolueront les bateaux pendant une bonne partie de leur navigation, les conditions seront probablement très rudes.

Pourtant, c'est une cadence de régate que les skippers vont adopter dans cet Everest de la voile. Un exemple : l'intérieur des bateaux n'est plus seulement conçu pour le repos et la navigation, il l'est pour ce que les gens de mer appellent le « matossage ». Cette opération consiste à placer au vent les voiles de rechange, donc à les changer de côté à chaque virement de bord. Les coureurs assurent leur tour du monde avec un nombre de voiles d'avant proche de dix (aucune limite dans le règlement) afin d'ajuster le plus possible la voilure au vent. Les mâts approchent les 30 mètres de hauteur, les voiles d'avant, entre 40 et 400 mètres carrés pour des poids variant de 30 à 60 kilos. Aussi, la corvée de « matossage » impose de transférer et placer du côté au vent des centaines de kilos à la force des bras. Elle fait partie des manoeuvres courantes de ces coursiers des mers, qui disposent de ballasts (jusqu'à 5 000 litres d'eau de mer) pour compenser la gîte et assurer l'équilibre.

En perpétuelle gestation, cette classe de monocoque (Imoca) est parvenue à un niveau de perfection technique jamais atteint. Et nombre de protagonistes des multicoques ont rejoint le camp de ces merveilleux instruments à vent, qui présentent l'avantage sur les trimarans et autres catamarans d'être plus sûrs dans la tempête. Conséquence des conditions extrêmes dans lesquelles il se déroule, ce Vendée Globe a bien failli faire naufrage depuis sa création en 1989. Le manque de sécurité de plusieurs machines, chavirées dans des mers gigantesques, a fait réfléchir. La faillite financière de Philippe Jeantot, créateur de l'épreuve, a perturbé l'essor de cette épreuve unique au monde. Mais, par la beauté symbolique de son parcours et l'intrépidité de ses coureurs supportés par une foule immense, cette épreuve ne pouvait disparaître.

Une poignée d'hommes s'est attelée à la faire vivre. Denis Horeau, le patron de la course, a su gagner le respect de ceux qui vont prendre des risques en solitaire autour du redouté cap Horn. Les responsables de l'Imoca ont travaillé avec intelligence sur l'élaboration d'un règlement réaliste de la classe, avec de nombreux partenaires techniques et financiers. Philippe de Villiers, président du conseil général de Vendée, s'est battu pour conserver la course chez lui, à la satisfaction des Vendéens. L'animation des Sables-d'Olonne-elle s'est beaucoup développée dans les trois semaines précédant le départ-sert les coureurs, les spectateurs et les sponsors qui ont misé gros. Le budget de l'organisation de la course avoisine 7,3 millions d'euros, les deux prestataires les plus importants étant le conseil général (2,8 millions) et la société vendéenne agroalimentaire Sodebo (2,6 millions), présente depuis dix ans dans la discipline de la voile.

Pendant les trois semaines d'escale dans le port vendéen, les spectateurs ont la possibilité de communiquer avec des hommes sortant de l'ordinaire. L'Américain Rich Wilson, 58 ans, diplômé de Harvard, professeur de maths à Boston, fera partager ses aventures à travers un projet Internet destiné aux moins de 12 ans. Raphaël Dinelli-multirécidiviste avec quatre participations au Vendée Globe, naufragé en 1996 dans le Grand Sud-part sur « Fondation Océan Vital » pour expérimenter des équipements utilisant les énergies renouvelables (panneaux solaires souples et éoliennes à axe vertical). Dereck Hatfield, ancien enquêteur de la gendarmerie royale du Canada, spécialisé dans les fraudes, a construit son bateau grâce à une souscription nationale. Des milliers de donateurs verront leurs noms inscrits sur le mât du bateau. Pas moins de 32 tours du monde ont été effectués par ces 30 coureurs de l'édition 2008.

Parmi les milliers de badauds passionnés qui arpentent les pontons, plusieurs centaines sont venus soutenir le poulain de la société à laquelle ils appartiennent. Leurs entreprises ont financé l'aventure. L'investissement de grandes sociétés françaises dans le monde de la course à voile est une exception française. Au moment où les énergies deviennent des denrées rares, où, quotidiennement, l'ensemble des responsables de la planète prônent un monde plus propre, la voile a plus que jamais le vent en poupe. Et les entreprises s'intéressent à ce mode particulier de saine communication. A la fin du siècle dernier, les acteurs de la course au large étaient admirés pour leur courage. En 2008, ils le sont aussi pour les valeurs écologiques qu'ils portent haut à travers les océans

Jourdain, le vétéran

Parmi les sociétés qui investissent sur le Vendée Globe, Veolia Environnement fait partie des poids lourds. Les valeurs portées par les skippers faisant le tour de la planète à la seule force du vent ne peuvent que séduire cette société mastodonte en lui donnant une forme plus humaine. Elle compte en effet 320 000 salariés répartis dans 60 pays. Son chiffre d'affaires 2007 est de 32,6 milliards d'euros. Ses métiers sont variés : transport terrestre et maritime, gestion de l'eau, développement de l'énergie et propreté.

Veolia a offert son appui à Roland Jourdain dans sa quête du Vendée Globe. Xavier Carette, responsable du sponsoring sportif, en particulier du 60-pieds, aime dire que Veolia est partenaire de l'homme, et non du bateau : « C'est un grand pro. Il a des valeurs de simplicité, de courage et d'humanisme qui font que l'on aime naturellement travailler avec lui. Notre partenariat se joue sur trois ans, de 2007 à 2010. Notre budget est de 2 millions d'euros par an. » D. G.

Desjoyeaux : « je m'étais promis de revenir »

«U ne course ? Oui, une course ! » Au départ du Vendée Globe 2000-2001, Michel Desjoyeaux s'était fait chambrer. A l'époque, ce tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, était considéré comme une aventure extrême, où le premier défi était de revenir vivant aux Sables-d'Olonne.

Mich' Dej', lui, l'avait abordé comme une Solitaire du Figaro à l'échelle planétaire. 93 jours, 3 heures, 57 minutes et 26 700 milles plus tard, il avait prouvé la justesse de son analyse et donné un rythme différent à ce marathon marqué par plusieurs tragédies. Après cette victoire autour du monde, il remportait la Route du rhum 2002 en multicoque, puis la Jacques Vabre. Avec ses trois victoires dans la Figaro et celle dans la transat anglaise 2004, « le professeur » s'est construit l'un des plus beaux palmarès de la course au large... avant 40 ans.

Alors pourquoi repartir ? Pourquoi prendre tant de risques ? Les alpinistes répondent généralement : « Parce que les montagnes sont là. » De sa voix douce mais ferme, son regard vert comme les mers agitées (1) du Grand Sud, Michel répond : « J'ai bien vécu ma première participation, il y a huit ans, c'est une course qui me plaît bien. Je m'étais promis de revenir... » Pour être le premier à la remporter deux fois ? Plus simple et plus compliqué : « Si c'était simple, cela ne m'amuserait pas. Le Vendée Globe, c'est quelques marches plus haut que la Figaro, mais cela se prépare avec la même rigueur. On ne décide pas d'y aller en se levant un matin. J'y vais aussi pour la confrontation avec moi-même. »

S'attend-il à vivre une expérience très différente de celle qu'il a connue lors de sa première participation ? « Le bateau compte pour 30 %, le marin pour 70... Mais le plus gros progrès, c'est la fiabilité des prévisions météo. Aujourd'hui, on se prend moins de mauvais temps, car on sait où il se trouve. Le Vendée Globe, c'est un mois pour descendre, un mois dans le Sud, un mois pour remonter. Quand on part, on sait qu'on aura 30 à 40 jours de gros mauvais temps. Mais on a la faculté de se jeter dans le panier de crabes que l'on a choisi. »

Mich' Dej' reconnaît que « la condition humaine du navigateur s'est beaucoup améliorée », évoquant les progrès accomplis dans le domaine vestimentaire. Le sel et l'humidité restant les ennemis de l'homme, l'arrivée des polaires et de leurs fibres techniques-étanches et respirantes-ont changé la donne. Il serait impossible d'exploiter tout le potentiel des machines avec un vieux pull en laine trempé en permanence.

A bord de « Foncia », son monocoque sponsorisé par un des poids lourds de l'immobilier, tout a été réfléchi et mis en oeuvre afin d'optimiser les performances du skipper sur le long terme : poste de manoeuvre protégé par une casquette extensible, siège ergométrique de repos devant les écrans d'ordinateur et un casque antibruit afin de trouver le repos à l'intérieur de cette machine à laver qui résonne en permanence comme la batterie d'un orchestre de rock'n'roll Gilles Pernet

Guillemot, le novateur

«S afran » : un nom prédestiné pour un bateau ! C'est surtout, dans le monde des affaires, celui d'un groupe international de haute technologie centré sur la propulsion aéronautique et spatiale et sur la défense-sécurité. L'image que représente un monocoque moderne de 60 pieds faisant appel aux techniques de pointe a convaincu les responsables de Safran d'investir sur le Vendée Globe 2008. L'un des buts de cette opération est de fédérer les cultures différentes des responsables des deux entreprises, Sagem et Snecma, qui ont fusionné en mai 2005 pour donner naissance à Safran.

C'est au chantier naval de Larros que fut conçu « Safran ». Orfèvre du composite, Thierry Eluère, qui a créé ce chantier en 2001, a construit un véritable stradivarius pour Marc Guillemot. Et la société Safran y a joué un rôle actif, puisque sept entreprises du groupe (matériaux composites, modélisation, hydraulique, électronique embarquée) représentant plus de 80 ingénieurs, se sont impliquées à tous les stades de la construction.

L'investissement de la construction du bateau est de l'ordre de 2,5 à 3 millions d'euros pour un programme de quatre ou cinq ans, dont le Vendée Globe D. G.

Thiercelin, le talent

Q ui l'eût cru ? Le mariage de la voile et des porte-avions. Le groupe de défense DCNS, acteur européen de premier plan sur le marché mondial des systèmes navals de défense, s'appuie sur la course du Vendée Globe pour sa promotion.

Le groupe industriel, né du rapprochement de Thales et de la DCN, a déjà mis le doigt dans le sponsoring voile. Il a aidé le challenge « Areva » pour la Coupe de l'America. Mais le projet du monocoque de 60 pieds, qui va s'aligner au départ des Sables-d'Olonne, est d'un autre ordre. DCNS est le seul maître d'oeuvre et, surtout, il inscrit sa démarche dans un véritable programme pédagogique basé sur la transmission du savoir au sein de sa propre entreprise. Une opération baptisée Filières du talent DCNS.

Pour la piloter, les responsables de DCNS ont choisi Marc Thiercelin, qui dispute ici son quatrième Vendée Globe. Mais ce sont également ses qualités de pédagogue qui ont contribué à sa sélection. Thiercelin, qui va participer au recrutement et à la formation de son successeur à la barre du 60-pieds pour la Route du rhum 2010, jouera également un rôle de parrain à terre, en intervenant dans les centres de formation de DCNS auprès des stagiaires.

C'est la première fois dans l'histoire de la course au large qu'un programme de cette nature voit le jour. Le groupe industriel de défense y consacre un budget de 3 millions d'euros par an (y compris la construction et l'entretien du bateau) pendant trois ans D. G.
Gotha de la voile mondiale, le Vendée Globe fête ses 20 ans. Le 9 novembre, ils seront 30 skippers (10 de plus qu'en 2004) à s'élancer, soutenus par des entreprises de plus en plus attirées par les valeurs écolos de la discipline.

Daniel Gilles


Ils seront 30 au départ (ils étaient 13 en 1989), 28 hommes et 2 femmes, et parmi eux 13 étrangers. Pour cette sixième édition d'une course en solitaire autour du monde qui est probablement la plus ...

... Lire [+]

V

- n° 2064

La 23e édition du Baromètre de l'image des enseignes alimentaires réalisée par TNS Sofres confirme la solidité des distributeurs positionnés sur le terrain des prix : les hard-discounters évidemment, mais aussi Leclerc, Intermarché et un petit nouveau qui perce, Simply Market.

Les experts étaient nombreux à attendre Lidl au coin du bois. À les entendre, en introduisant plus de 150 nouveaux produits de marques nationales dans son assortiment pour porter cette offre à près de 200 ré-férences, l'enseigne allemande allait perdre son âme, ou au moins sacrifier son image de casseur de prix. Ne serait-ce qu'en raison de l'augmentation du ticket moyen de ses clients qui achètent des marques, forcément plus chères que les produits maison. C'est le contraire qui s'est produit.

Selon l'enquête annuelle sur l'image des enseignes menée en juin auprès de 13 000 Français par TNS Sofres, le deuxième hard-discount mondial sort gagnant de ce virage stratégique majeur. Tant pour son chiffre d'affaires - qui progresserait, dit-on, de 22 % sur l'année - que pour son image. Le solde des opinions positives et négatives des Français sur le critère des prix les plus intéressants bondit de 3,5 points pour atteindre l'indice - très élevé - de 23,5 points (deuxième derrière Leader Price) ; il grimpe aussi de 0,5 point sur la question des promotions les plus attractives (premier) et de 3 points sur celle des premiers prix (numéro un ex-æquo avec Aldi).

« Les clients de Lidl ont très bien compris que le renchérissement de leur panier n'altérait pas pour autant la capacité de l'enseigne à générer des prix bas », analyse Éric Montazel, directeur du département retail de TNS Sofres. De quoi rassurer le distributeur sur la pertinence de sa stratégie, mais aussi les industriels qui ont fait le pari d'accompagner Lidl, ou ceux qui voudraient prendre le train en marche - si c'est encore possible. Certes, l'enseigne allemande - comme ses concurrents directs, Aldi, Leader Price et même Le Mutant, auteur de scores intéressants dans les domaines des prix, des promotions et de l'assortiment - profite d'un environnement favorable marqué par une focalisation croissante des consommateurs sur le pouvoir d'achat, devenu priorité numéro un, devant le chômage et l'emploi.

« Ce contexte a indéniablement porté les enseignes historiquement positionnées sur les prix, comme les hard-discounters, Leclerc et Intermarché », note Pascal Baton, qui a piloté l'étude pour TNS Sofres. Leclerc se sent à l'évidence comme un poisson dans les remous des crises. « Avec le hard-discount, c'est l'enseigne qui se comporte le mieux en temps de crise, observe Éric Montazel. C'était déjà le cas en 2002-2003, après le passage à l'euro. » « Et elle bénéficie des services d'une grande agence de communication qui s'appelle... Michel-Édouard Leclerc », ajoute un expert.

Ce contexte n'explique pas tout, et le palmarès 2008 consacre surtout les enseignes qui ont le plus travaillé à améliorer, à modifier, voire à réinventer leurs magasins et leur stratégie.

La surprise Simply

C'est le cas de Lidl, mais aussi de Leader Price, qui renforce beaucoup son image et profite à l'évidence de sa reprise en main par Casino. C'est aussi le cas d'Intermarché, dont les chantiers de modernisation et de réorganisation engagés depuis plusieurs années commencent à payer, ou de Simply Market, qui est la surprise de l'édition 2008.

Deux ans seulement après la mise en chantier de ses premiers magasins en France, l'enseigne de supermarchés du groupe Auchan, qui ouvre sa 100e unité française le 5 novembre à Linselles (Nord), fait une entrée tonitruante dans le classement : deux premières places, sur les critères prix les plus intéressants (devant Intermarché) et rapidité des courses ; quatre deuxièmes places - premiers prix, rapport qualité-prix des MDD, praticité, attente aux caisses. Et l'enseigne est troisième sur les items agencement et modernité des magasins, amabilité du personnel, qualité et fraîcheur des produits. « C'est une grande satisfaction de voir nos partis pris d'enseigne, qui consistent à allier les points forts du hard-discount- les prix et les promotions - et du supermarché - la qualité des produits frais, la proximité, la rapidité et l'amabilité -, reconnus par les clients », se félicite Denis Simon, directeur général de la branche supers d'Auchan (lire ci-dessus).

Éric Mozas, nouveau président d'ITM Alimentaire, ne cache pas non plus sa satisfaction au vu des résultats de son enseigne phare, mais aussi de l'amélioration constatée sur Netto : « Intermarché est l'enseigne qui progresse le plus sur tous les points d'image. Cela nous conforte d'autant plus dans nos choix que le consommateur nous reconnaît clairement une régularité et une constance dans le positionnement discount et les prix bas. »

Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, Intermarché fait une rentrée commerciale tonitruante, avec une hausse de 0,6 point de sa part de marché en septembre (lire p. 19), alors que le mois anniversaire de l'enseigne - qui s'est traduit par une hausse de près de 9 % de son chiffre d'affaires - était à peine engagé.

Certes, ni Intermarché ni Simply Market ne réussissent à détrôner Super U de son piédestal d'enseigne de supermarchés préférée des Français, avec 26 des 28 premières places et de nouvelles progressions sur certains items, comme le confort et la modernité des magasins ou la qualité de l'offre et sa fraîcheur. Mais la concurrence s'affûte et devient beaucoup plus mordante pour les U.

Carrefour en recul

Face à ces enseignes dynamiques, les autres souffrent, particulièrement celles du groupe Carrefour, dont les résultats 2008 sont décevants. On comprend que l'image de Champion, qui va rapidement laisser la place à Carrefour Market avec déjà 90 magasins transformés et 150 à la fin de l'année, soit moins prioritaire. En revanche, on s'interroge devant la baisse de Ed sur la quasi-totalité des critères, y compris sur son point fort, la fraîcheur. Cela, alors même que le contexte est favorable au hard-discount comme au soft-discount. Même perplexité pour Carrefour, qui, malgré un budget publicitaire multiplié par 1,6 depuis un an, ne réussit toujours pas à convaincre sur ses prix, l'attractivité de ses promos et de ses marques propres, en d'autres termes, à rompre avec son image d'enseigne chère. Seule vraie satisfaction, le programme de fidélité, plébiscité par les clients et, il est vrai, parmi les plus rémunérateurs du marché pour eux.

Si José Luis Duran, directeur général du groupe, s'est félicité, en commentant l'activité du troisième trimestre, d'avoir stoppé l'hémorragie des ventes en France, il lui reste visiblement à convaincre ses clients qui voient l'enseigne souffler le chaud et le froid sur les prix et les promotions depuis plusieurs mois. On se demande, ainsi, pourquoi Carrefour a abandonné, il y a deux ans, l'affichage des prix sur ses marques propres, dont il était pourtant l'un des pionniers, laissant le flambeau à Intermarché, qui les inscrit sur 1 000 de ses 4 000 produits et compte encore étoffer la gamme, tant cette mesure contribue au renouveau de l'enseigne. « L'image prix se construit surtout avec des preuves tangibles, pas avec des promesses », martèlent les Mousquetaires. À bon entendeur...

Jérôme Parigi
La 23e édition du Baromètre de l'image des enseignes alimentaires réalisée par TNS Sofres confirme la solidité des distributeurs positionnés sur le terrain des prix : les hard-discounters évidemment, mais aussi Leclerc, Intermarché et un petit nouveau qui perce, Simply Market.

Les experts étaient nombreux à attendre Lidl au coin du bois. À les entendre, en introduisant plus de 150 nouveaux produits de marques nationales dans son assortiment ...

Ecotourisme |

Article

... Lire [+]

V

Le Groupement national des photographes professionnels(GNPP) proteste contre le projet du gouvernement d'équiper les mairies en machines automatiques. Les photographes vendéens, Joël Arnaud et Patrick Barbereau, estiment avoir fait des efforts pour se mettre aux normes.

... Lire [+]

V

La Fournée Dorée affiche un dynamisme jamais démenti depuis plus de cinq ans. Désormais à bonne distance de la Boulangère, la PME est la seule à progresser avec les MDD sur un rayon viennoiserie toujours morose. Quelques données chiffrées.

Ports de pêche 2009. | Marin (Le) HS 06/03/09

Article

... Lire [+]

V

Dossier spécial consacré aux ports de pêche français pour leur activité 2008. Classement des criées en valeur. Pour la Vendée, données sur les ports de Noirmoutier, Yeu, Saint Gilles et Les Sables (nombre de marins, nombre de navires et de KW , évolution de la pêche en tonnes entre 2002-2008).

... Lire [+]

V

- n° 2985 - p.1 à p.35

SOMMAIRE

La reprise risque d'être atone dans la plupart des pays de l'OCDE
Perspectives économiques de l'OCDE
OCDE
De la fin de l'année 2008 jusqu'à l'été 2009, la plupart des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont connu une baisse ininterrompue de leur produit intérieur brut (PIB). Le PIB de l'ensemble de la zone a ainsi diminué de 4,25 %. Mais certains signes indiquent toutefois que le pire de la récession est désormais derrière nous. L'ajustement des stocks, plus rapide que prévu, la reprise des économies émergents, le regain de confiance des entreprises et les effets stimulants des mesures de relance ont en effet contribué à atténuer la contraction de la production. Les conditions financières restent, en revanche, restrictives. L'année 2010 devrait être marquée par un taux de chômage particulièrement élevé - on prévoit 10 % aux Etats-Unis et 12 % dans la zone euro - et le volant de ressources inemployées devrait être d'une ampleur exceptionnelle.

Le taux de chômage tutoiera les 10 % dans les pays de l'OCDE en 2010
Perspectives de l'emploi de l'OCDE
OCDE
En décembre 2007, le taux de chômage de la zone de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a atteint son point le plus bas depuis le début des années 1980. Il est ensuite remonté et s'est élevé à 8,3 % en juin 2009. La crise économique mondiale a en effet entraîné la mise au chômage de 15 millions de travailleurs dans la zone. Selon l'OCDE, une nouvelle dégradation est à venir en 2010. Pour réagir à la crise, la plupart des pays ont mis en place des dispositifs de relance budgétaire dont la ponction cumulée sur le budget représente près de 4 % du produit intérieur brut (PIB) de la zone pour la période 2008-2010. Toutefois, ces dispositifs présentent, comme le montre l'étude de l'OCDE, d'importantes disparités.

Crise financière mondiale : acte II
Rapport annuel
Banque des règlements internationaux
L'année 2008, ainsi que le début de 2009, ont été marqués par les suites de la crise financière mondiale, la plus grave depuis cinquante ans. Tout au long de la période, les établissements financiers ont été au centre des préoccupations, car leurs problèmes de solvabilité et de liquidité ont fait courir le risque de produire une réaction en chaîne. La faillite de la banque d'investissement américaine Lehman Brothers à l'automne 2008 a constitué le point culminant de la crise. Ce n'est que depuis mars 2009 que la confiance revient progressivement sur les marchés financiers internationaux. La gestion de la crise a nécessité une riposte sans précédent des autorités monétaires, notamment des banques centrales. Ces dernières ont procédé à des baisses très importantes de leurs taux d'intérêt et ont mené une politique de bilan particulièrement active.






Fortes turbulences sur les marchés, normalisation relative en zone euro
Rapport annuel de la Banque de France
Christian Noyer
L'année 2008 et les premiers mois de 2009 ont été marqués par les incidences de la crise financière qui s'est, au fur et à mesure, transformée en une crise mondiale, touchant l'ensemble des marchés. Les marchés d'actions ont fortement chuté et les changes ont opéré un mouvement de repli sur le dollar qui a bénéficié de son statut de valeur refuge. Par ailleurs, les cours de toutes les matières premières ont connu une très forte volatilité, leur tendance globale, depuis les plus hauts atteints mi-2008, étant à la baisse. A l'inverse, la situation monétaire de la zone euro s'est révélée beaucoup plus stable. Suite au ralentissement des crédits accordés au secteur privé et malgré un contexte de baisse des taux de marché à court terme, la progression de l'agrégat M3 a ralenti, entamant ainsi une normalisation progressive du rythme de sa croissance.

Forte contraction des échanges commerciaux
Rapport sur le commerce mondial en 2009
OMC
Les signes d'une forte dégradation de l'économie mondiale sont devenus manifestes à la fin de 2008 et au cours des premiers mois de 2009. La crise économique mondiale a provoqué la contraction des flux commerciaux et la chute de la production. Une des caractéristiques de ce ralentissement des échanges en 2008/2009 est notamment que le fléchissement de la demande a été plus général que par le passé, toutes les régions étant touchées en même temps. On a en effet assisté, à partir de septembre 2008, à une baisse synchronisée des exportations et des importations des grands pays développés et en développement. La croissance du commerce des marchandises en termes réels a été de 2 % en 2008 contre 6 % en 2007. Avec la diminution de la croissance de la production mondiale en 2009, la chute du commerce s'est accentuée.

Le flux d'IDE victimes de la crise
Rapport sur l'investissement dans le monde 2009
CNUCED
Les flux mondiaux d'investissement direct étranger (IDE) ont été gravement affectés par la crise économique et financière. Le mouvement de baisse engagé entre 2007 et 2008 s'est ainsi encore accentué en 2009, avec un recul de 44 % des entrées d'IDE au premier trimestre 2009, selon les premières estimations de la CNUCED. La crise mondiale a également redistribué les cartes. La chute des flux d'IDE en 2008 vers les pays développés (29 %) s'est en effet accompagnée d'une forte hausse de la part des pays en développement et des pays en transition dans les flux mondiaux (43 %). En Afrique, les IDE ont atteint un niveau historique, l'Afrique de l'Ouest enregistrant une hausse de 63 % par rapport à 2007. En Asie du Sud-Est, du Sud et de l'Est un niveau record a également été atteint, avec une progression de 17 %. Ces bons résultats ne devraient toutefois pas se confirmer en 2009, car les flux d'IDE devraient reculer dans toutes les régions du monde.
SOMMAIRE

La reprise risque d'être atone dans la plupart des pays de l'OCDE
Perspectives économiques de l'OCDE
OCDE
De la fin de l'année 2008 jusqu'à l'été 2009, la plupart des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont connu une baisse ininterrompue de leur produit intérieur brut (PIB). Le PIB de l'ensemble de la zone a ainsi diminué de 4,25 %. Mais certains signes indiquent toutefois que le pire de la ...

... Lire [+]

V

Alexandre et Stéphanie Papin ont ouvrir une nouvelle boutique de décoration au 18 bis rue Georges Clémenceau.

... Lire [+]

V

Claude Priault a suivi, pendant six mois, une formation à la chambre de métiers. Avec un banc aux halles, elle est la première de la session à s'installer.

... Lire [+]

V

La filiale de CDC Entreprises et d'Oseo investit 1,5 ME en obligations convertibles dans le groupe Tesson. Spécialisé dans la logistique du froid (550 salariés, 35 ME de CA), le groupe Tesson entend développer sa filiale TGR, spécialisée dans la logistique du vin, et devenir le leader dans ce domaine. Il compte deux autres filiales : Sofrica (15 implantations en France) et Fesfri (informatique de gestion). La filiale de CDC Entreprises et d'Oseo investit 1,5 ME en obligations convertibles dans le groupe Tesson. Spécialisé dans la logistique du froid (550 salariés, 35 ME de CA), le groupe Tesson entend développer sa filiale TGR, spécialisée dans la logistique du vin, et devenir le leader dans ce domaine. Il compte deux autres filiales : Sofrica (15 implantations en France) et Fesfri (informatique de gestion).

... Lire [+]

V

Guy Raffour a dressé le bilan de son étude sur des évolutions du tourisme de loisirs dans les dix ans à venir, perçues par 400 agents de voyage. Les principaux enseignements : la tension sur le pouvoir d'achat justifie les nouveaux comportements des touristes, une hausse des hébergements "insolites", de ceux "entre particuliers", des chambres d'hôtes, des mobilhomes, des gîtes ruraux.... , l'Internet va modifier de plus en plus la structure de l'offre et de la demande touristique, les touristes deviendront de plus en plus experts...., dans les 10 ans à venir, l'intégration des aspects environnementaux dans la mise au point des prestations va se généraliser. Guy Raffour a dressé le bilan de son étude sur des évolutions du tourisme de loisirs dans les dix ans à venir, perçues par 400 agents de voyage. Les principaux enseignements : la tension sur le pouvoir d'achat justifie les nouveaux comportements des touristes, une hausse des hébergements "insolites", de ceux "entre particuliers", des chambres d'hôtes, des mobilhomes, des gîtes ruraux.... , l'Internet va modifier de plus en plus la structure de ...

... Lire [+]

V

SOMMAIRE
Les économies émergentes, moteur de la croissance mondiale
Perspectives économiques de l'OCDE
OCDE
En 2010, la reprise mondiale a gagné en vigueur par rapport à l'année précédente. Elle reste toutefois inégale selon les pays et les régions. Si les signes d'une reprise de la croissance sont relativement forts, un certain nombre de tensions, comme l'augmentation des prix des matières premières, persistent. Les conditions des prêts bancaires semblent se détendre et le crédit - bon indicateur avancé de l'activité aux Etats-Unis - est en voie de stabilisation. Pour 2011, la croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial devrait rester vigoureuse. Celle-ci pourrait en effet être soutenue par les économies émergentes. L'activité du secteur privé pâtira toutefois un certain temps encore des effets négatifs liés à la faible progression des revenus et au taux de chômage élevé dans la plupart des pays avancés. Sous l'effet d'une forte augmentation des échanges en Asie et dans des pays comme le Brésil la croissance du commerce mondial a de bonnes chances de rester solide.

Les pays de l'OCDE continuent d'afficher des taux de chômage élevés malgré la reprise
Perspectives de l'emploi de l'OCDE
OCDE
Au premier trimestre 2010, l'emploi a reculé de 2,1 %, dans les pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), par rapport au début de 2008. Le taux de chômage a, lui, augmenté d'un peu plus de 50 %, atteignant 8,7 % en moyenne - près du double si l'on prend en compte les inactifs qui souhaitent travailler et le temps partiel subi. La création d'emplois étant particulièrement faible durant la reprise - on parle même de reprise sans emplois -, le risque est grand de voir le chômage conjoncturel se transformer en chômage structurel. Le recours au chômage partiel, dans la plupart des économies de l'OCDE, a permis d'éviter les licenciements. Si cette mesure a été efficace, on ne peut envisager son maintien en période de reprise. Des mesures de soutien du revenu des ménages doivent par ailleurs être adoptées. Les stratégies visant à favoriser l'intégration rapide des demandeurs d'emploi dans des emplois productifs ont aussi un rôle à jouer dans la lutte contre le chômage.

Crise financière mondiale : une reprise incertaine
Rapport annuel
Banque des règlements internationaux
L'activité économique mondiale s'est stabilisée entre la fin de 2009 et le début de 2010, mais la reprise demeure fragile. Si les mesures prises par les autorités nationales et internationales ont permis d'éviter le pire, elles rencontrent à présent leurs limites. Les déficits publics qui ont augmenté rapidement, sont notamment devenus la source de nouvelles instabilités. Les turbulences observées sur les marchés au deuxième trimestre 2010 témoignent de l'inquiétude que suscite la dégradation des finances publiques. Les responsables de politique monétaire sont dans ce contexte confrontés à un dilemme : relever trop tôt les taux d'intérêt risque de compromettre la reprise, différer trop longtemps le resserrement pourrait retarder le nécessaire ajustement et déboucher sur un système financier moins stable à moyen terme.


Le commerce mondial renoue progressivement avec la croissance
Rapport sur le commerce mondial en 2010
OMC
Après une contraction historique, la croissance du commerce mondial a redemarré au second semestre 2009. La reprise se poursuivait au cours des trois premiers mois de 2010, mais elle restait néanmoins insuffisante pour permettre de renouer avec les niveaux des échanges d'avant la crise. Grâce, en particulier, aux efforts déployés par l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le pire des scénarios, celui d'un retour du protectionnisme comme lors de la Grande Dépression, a été évité. La contraction des échanges mondiaux, au début de 2009, a pourtant été sans précédent. Celle-ci a été encore plus prononcée en valeur en dollars (- 22, 6 %) qu'en volume (- 12,2 %), en raison notamment de la chute des prix du pétrole et d'autres produits primaires.

IDE : la reprise !
Rapport sur l'investissement dans le monde 2010
CNUCED
Après un repli spectaculaire des flux mondiaux d'investissements directs étrangers (IDE) au plus fort de la crise économique, ces derniers se sont redressés au cours du second semestre 2009. Cette tendance, quoique modeste, semblait se confirmer au début de 2010. Les apports d'IDE devraient dépasser 1 200 milliards de dollars et atteindre entre 1 300 et 1 500 milliards en 2011. Il faut toutefois rester prudent car tout dépendra de la reprise économique mondiale qui demeure, à ce stade, encore relativement incertaine. Les dernières évolutions les plus marquantes en matière d'IDE sont leur concentration croissante dans le secteur des services, la poursuite de la mondialisation de la production, ainsi que l'augmentation de la part des pays en développement et des pays en transition qui ont, pour la première fois, absorbé, en 2009, la moitié des flux mondiaux.


SOMMAIRE
Les économies émergentes, moteur de la croissance mondiale
Perspectives économiques de l'OCDE
OCDE
En 2010, la reprise mondiale a gagné en vigueur par rapport à l'année précédente. Elle reste toutefois inégale selon les pays et les régions. Si les signes d'une reprise de la croissance sont relativement forts, un certain nombre de tensions, comme l'augmentation des prix des matières premières, persistent. Les conditions des prêts ...

L'indiviu, roi contesté |

Article

... Lire [+]

V

Toute l'équipe du Centre d'Information Economique en profite pour vous souhaiter une TRES BELLE ANNEE 2011 ! Rendez-vous le vendredi 7 janvier !

... Lire [+]

V

L'entreprise de métallurgie (27 salariés) confirme qu'elle migrera bientôt au sein dans la commune, vers le parc d'activités Ekho 2, derrière l'entreprise Ouvrard, dans un bâtiment de 2.500 m2. Sachot fabrique des pièces de mécanique de précision en petites et moyennes séries, destinées à des secteurs très variés (aéronautique, agroalimentaire, BTP, navale, énergie...). L'entreprise de métallurgie (27 salariés) confirme qu'elle migrera bientôt au sein dans la commune, vers le parc d'activités Ekho 2, derrière l'entreprise Ouvrard, dans un bâtiment de 2.500 m2. Sachot fabrique des pièces de mécanique de précision en petites et moyennes séries, destinées à des secteurs très variés (aéronautique, agroalimentaire, BTP, navale, énergie...).

... Lire [+]

V

Relevé de décisions. La CDAC a donné son accord au projet de transfert et d'extension de l'hypermarche Leclerc de Luçon dans le quartier La Belle Vie, du projet d'extension de l'hypermarché Leclerc à Olonne sur Mer, et du projet d'extension de l'hypermarché Hyper U de Challans.

... Lire [+]

V

Selon le cabinet de conseil spécialisé MKG, l'activité hôtelière devrait ralentir en 2012, après une année record en 2011. Le revenu moyen par chambre disponible devrait augmenter de 1,5 % après une progression de 5,8 % en 2011. Différents facteurs devraient toutefois permettre au secteur de résister (forte affluence à Paris liée à l'organisation de manifestations, meilleure maîtrise des tarifs...).
Selon le cabinet de conseil spécialisé MKG, l'activité hôtelière devrait ralentir en 2012, après une année record en 2011. Le revenu moyen par chambre disponible devrait augmenter de 1,5 % après une progression de 5,8 % en 2011. Différents facteurs devraient toutefois permettre au secteur de résister (forte affluence à Paris liée à l'organisation de manifestations, meilleure maîtrise des tarifs...).

... Lire [+]

V

Les consommateurs qui achètent des aubaines quotidiennes de restaurants sur des sites d'achats groupés tels Groupon ou LivingSocial sont jeunes, possèdent un revenu supérieur à ceux qui n'en achètent pas et vivent en milieu urbain ou en banlieue. Ils se définissent aussi comme des gens branchés et à la fine pointe des tendances. C'est du moins ce que démontre une récente étude de l'université Cornell portant sur les attitudes des consommateurs en ce qui a trait aux coupons de réduction distribués sur les médias sociaux par les restaurateurs. Les consommateurs qui achètent des aubaines quotidiennes de restaurants sur des sites d'achats groupés tels Groupon ou LivingSocial sont jeunes, possèdent un revenu supérieur à ceux qui n'en achètent pas et vivent en milieu urbain ou en banlieue. Ils se définissent aussi comme des gens branchés et à la fine pointe des tendances. C'est du moins ce que démontre une récente étude de l'université Cornell portant sur les attitudes des consommateurs ...

... Lire [+]

V

Les gérants du camping du Petit Beauregard, Jean-Louis Gandemer et son fils Laurent, ne sont pas d'accord avec le classement de parcelles du plan local d'urbanisme (Plu) et demandent une modification ... que la mairie refuse. Le camping familial à la ferme propose 77 emplacements, et est classé 2 étoiles.

... Lire [+]

V

Jusqu'à la dernière minute. Les candidats au départ en vacances ont attendu le plus tard possible pour réserver leur lieu de villégiature. Du coup, les carnets de réservation sont en retard. « Nous avons noté depuis six semaines environ un décalage de vingt jours dans le process de réservation », déclarait il y a quelques jours Yariv Abehsera, président de Declicfrance. « Avec tous les moyens de communication, tablettes ou smartphones, on constate que les gens arbitrent au dernier moment, notamment en fonction de la météo. C'est une véritable liberté pour eux à laquelle il va toutefois falloir que les professionnels s'adaptent », assure Philippe Hirsch, président du syndicat de l'hôtellerie de plein air en Aquitaine. Du coup, dans les régions, beaucoup de professionnels sont déçus ou au mieux font preuve de prudence. « Le phénomène des réservations de dernière minute rend les prévisions périlleuses », confirme Pierre Siegel, hôtelier à Strasbourg. Jusqu'à la dernière minute. Les candidats au départ en vacances ont attendu le plus tard possible pour réserver leur lieu de villégiature. Du coup, les carnets de réservation sont en retard. « Nous avons noté depuis six semaines environ un décalage de vingt jours dans le process de réservation », déclarait il y a quelques jours Yariv Abehsera, président de Declicfrance. « Avec tous les moyens de communication, tablettes ou smartphones, on ...

... Lire [+]

V

L'objectif de Tilly-Sabco (125 ME de CA en 2011, 330 salariés) est de consolider la filière avicole à l'export. Dans ce cadre, Tilly-Sabco souhaite pouvoir préserver les emplois et les outils industriels ainsi que d'assurer au mieux les conditions de poursuite par les éleveurs de leurs activités. L'expertise et le savoir-faire communs des équipes des deux entreprises, ainsi que le réseau déjà en place permettra à Tilly-Sabco de maintenir la filière Grand Export de poulets entiers surgelés. Le modèle économique de Tilly-Sabco est pérenne et son activité sur ses marchés à l'export se développe de manière constante. En outre, la direction a su instaurer un climat serein basé sur la concertation et le partage des fruits du développement de l'entreprise. L'objectif de Tilly-Sabco (125 ME de CA en 2011, 330 salariés) est de consolider la filière avicole à l'export. Dans ce cadre, Tilly-Sabco souhaite pouvoir préserver les emplois et les outils industriels ainsi que d'assurer au mieux les conditions de poursuite par les éleveurs de leurs activités. L'expertise et le savoir-faire communs des équipes des deux entreprises, ainsi que le réseau déjà en place permettra à Tilly-Sabco de maintenir la ...

... Lire [+]

H

Dossier Les Essentiels consacré à la construction bois en France.
Au sommaire :
I - Le Marché
II - Réglementation
III - industrie Négoce
IV - Réalisations : maisons individuelles
V - Réalisations : bâtiments d'habitation collectifs
VI - Réalisations : bâtiments tertiaires
VII - Organismes de la filière bois construction
VIII - Les Grands rendez-vous
IX - Bibliographie
Dossier Les Essentiels consacré à la construction bois en France.
Au sommaire :
I - Le Marché
II - Réglementation
III - industrie Négoce
IV - Réalisations : maisons individuelles
V - Réalisations : bâtiments d'habitation collectifs
VI - Réalisations : bâtiments tertiaires
VII - Organismes de la filière bois construction
VIII - Les Grands rendez-vous
IX - Bibliographie

... Lire [+]

V

Le 12 octobre, la CDAC de Vendée a autorisé plusieurs projets commerciaux.
- Création d'un magasin de bricolage à l'enseigne BRICOT DEPOT à Benet.
- Extension du SUPER U de St Fulgent avec la création de 4 commerces non alimentaires.

... Lire [+]

V

L'aménagement d'un Pôle d'échanges multimodal à La Roche-sur-Yon entre dans sa deuxième phase. Le montant total de ce projet s'élève à plus de 7 M€, dont près de 6 M€ éligibles au titre de l'aide régionale. D'un montant de 869 444 €, cette participation concerne plus particulièrement la construction de la gare routière et ses dix quais, la reconfiguration du parvis de la gare ainsi que la reconstitution des locaux SNCF déplacés lors de ce projet.
L'aménagement d'un Pôle d'échanges multimodal à La Roche-sur-Yon entre dans sa deuxième phase. Le montant total de ce projet s'élève à plus de 7 M€, dont près de 6 M€ éligibles au titre de l'aide régionale. D'un montant de 869 444 €, cette participation concerne plus particulièrement la construction de la gare routière et ses dix quais, la reconfiguration du parvis de la gare ainsi que la reconstitution des locaux SNCF déplacés lors de ce ...

... Lire [+]

V

En raison d'une mise à jour informatique, nous ne serons pas en mesure de diffuser notre revue de presse vendredi 15 novembre.

... Lire [+]

V

Le Club d'Entreprise du Pays de Fontenay ouvre le chantier de l'A831, à Fontenay le Comte, et organise une manifestation le samedi 30 novembre à 15h00, rue Antoine Ferchault de Réaumur (Vendéopôle), en présence de la population, de tous les élus et acteurs économiques concernés par ce tracé.

... Lire [+]

H

Avec sa gamme d'ustensiles de cuisine pour les professionnels certifiée 100 % française, Dynamic ­ célèbre inventeur du mixeur ­ bénéficie d'une aura particulière dans le monde entier. En effet, Dynamic (groupe Nadia à Cholet) réalise 85 % de son CA à l'export , en progression constante. L'entreprise ne cesse de gagner de nouveaux marchés, avec la Russie, la Thaïlande et les Philippines, mais aussi les pays d'Amérique du Sud qui représentent à eux seuls 45 % du CA de l'entreprise. Avec sa gamme d'ustensiles de cuisine pour les professionnels certifiée 100 % française, Dynamic ­ célèbre inventeur du mixeur ­ bénéficie d'une aura particulière dans le monde entier. En effet, Dynamic (groupe Nadia à Cholet) réalise 85 % de son CA à l'export , en progression constante. L'entreprise ne cesse de gagner de nouveaux marchés, avec la Russie, la Thaïlande et les Philippines, mais aussi les pays d'Amérique du Sud qui représentent à ...

Z