SOMMAIRE :

 

Dans le cerveau de Google

Le Point

Guillaume Grallet

En 1997, deux jeunes diplômés en informatique de l’université Stanford (Californie), Larry Page et Sergey Brin, créent l’entreprise Google, de l’anglais « Googol » désignant le chiffre 1 suivi de 100 zéros. Fort de 66 milliards de dollars de chiffre d’affaires et de 14,4 milliards de dollars de bénéfice net en 2014, le célèbre moteur de recherche figure aujourd’hui parmi les géants du numérique, au même titre qu’Amazon, Facebook et Apple (GAFA). Si l’entreprise – qui, au cours de l’été 2015, s’est totalement restructurée en devenant une filiale d’une holding nommée Alphabet - dit ne se fixer qu’une seule mission : « organiser l’information du monde », les projets sur lesquels travaillent les ingénieurs du Google Lab, comme les « Google glasses » (lunettes interactives), la « Google car » (voiture sans chauffeur), la Lyft (une cuillère anti-tremblements pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson), etc., montrent que les centres d’intérêt de l’entreprise sont multiples et touchent à tous les domaines. Le prochain grand défi que compte désormais relever Google est celui de l’allongement de la vie.

 

Les gens aspirent au progrès pas à l’innovation

Sciences Humaines

Entretien avec Marc Giget

L’hypothèse selon laquelle nous serions en train de vivre aujourd’hui  une troisième révolution industrielle sans croissance s’expliquerait par la théorie de l’économiste autrichien Joseph Schumpeter de la destruction créatrice qui désigne un processus continuellement à l'œuvre dans les économies modernes, selon lequel la disparition de secteurs d'activité provoquée par le progrès technique s’accompagne de la création de nouvelles activités économiques. Notre époque correspondrait à une période de transition où la phase de création d’emplois tarde à remplacer celle de la destruction. L’histoire montre que l’innovation est davantage perçue comme une source de craintes que d’espoir, les individus n’associant pas nécessairement celle-ci au progrès.

 

La technologie détruit toute perspective d’un monde égalitaire

Le Monde Hors-série

Entretien avec le groupe « Pièces et main-d’œuvre »

La technologie – combinaison des techniques nourrie par le système capitaliste, c’est-à-dire l’investissement, les services, les marchés, la recherche de nouveaux produits, etc. – a, avec le temps, incontestablement permis à l’humanité de progresser : l’espérance de vie, par exemple, a augmenté, la mobilité s’est accrue, et la communication est facilitée. Pourtant, comme le rappellent les auteurs, chaque nouvelle vague technologique engendre des dommages, comme le réchauffement climatique, dont les citoyens, aliénés par la technologie et, pour certains, heureux bénéficiaires d’une rente technologique, ont peu conscience. En outre, si chaque nouvelle vague promet de résoudre les dégâts causés par la précédente, elle porte en elle la promesse de futurs maux à résoudre.

 

Pourquoi les techno-optimistes ont tort

Foreign Affairs

Martin Wolf

Si les avancées technologiques ont, au cours de l’histoire, été la source de progrès sociaux et économiques et ont permis à l’homme de vivre plus longtemps et en meilleure santé, ce serait, pour l’éditorialiste du Financial Times, Martin Wolf, une erreur de s’abandonner aujourd’hui à une sorte de « techno-optimisme ». Selon lui, les nouvelles technologies créées par la révolution numérique de la fin du XXe et du début du XXIe siècle sont très loin de générer des bénéfices économiques et sociaux équivalents par exemple à une invention comme le tout-à-l’égout au XIXe siècle. Martin Wolf ne croît pas non plus en la création un jour prochain d’une véritable intelligence artificielle (IA) capable de connecter à travers un gigantesque réseau planétaire les hommes entre eux. Il rappelle également que si une intelligence artificielle devait être finalement mise au point, l’augmentation de la productivité engendrée par cette révolution pourrait avoir des conséquences bien plus négatives que prévu, notamment sur les conditions de vie des générations futures.

 

Sommes-nous autre chose que des données ?

Financial Times

Douglas Coupland

Désormais, toute information peut être convertie en données ou en métadonnées qui sont traitées par l’intelligence artificielle. Le travail est facilité par la fréquentation exponentielle des sites internet et le téléchargement d’applications qui fonctionnent grâce aux renseignements personnels délivrés par les utilisateurs eux-mêmes. Après quelques achats sur des sites de vente en ligne, comme Amazon.com, les algorithmes permettent ainsi à ceux-ci de connaître les préférences politiques, sexuelles ou autres des internautes. Qui n’a pas été étonné de se voir un jour proposé des suggestions d’achat particulièrement adaptés à nos goûts ? Les sites et les applications sur internet utilisent pour cela « l’intuition artificielle » : des programmes conçus pour nous influencer dans nos achats. Selon l’auteur, l’intelligence artificielle est déjà allée trop loin pour que l’on puisse l’arrêter.


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