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H 0 A quoi servent les hedge-funds ?

Problèmes économiques

23/05/07

La poussée de fièvre des hedge-funds
Le Nouvel Economiste
Patrick Arnoux et Jacques Secondi
Les hedge-funds sont devenus un acteur incontournable du système financier international. Aujourd'hui, on compte plus de 9 000 fonds alternatifs ou spéculatifs, gérant entre 1 000 et 1 500 milliards de dollars. Les effets de leur activité se ressentent d'abord au niveau microéconomique : à l'aide d'achat d'actions détenues souvent sur une courte durée, ils jouent un rôle déterminant dans les fusions, les démantèlements ou les faillites d'entreprises. Si le résultat est de mettre le management sous pression, leur " hyperactivité " suscite aussi des craintes, notamment celle d'une décorrélation entre le temps des financiers et celui des industriels. Au niveau macroéconomique, leur rôle est également ambigu : d'un côté, ils apportent des liquidités utiles au bon fonctionnement du système financier international, de l'autre, ils pourraient représenter, dans l'hypothèse de l'effondrement d'un ou de plusieurs d'entre eux, un risque systémique important.

Fonds spéculatifs et marché de l'énergie : deux domaines à surveiller
FMI Bulletin
Entretien avec William Lee et Todd Groome
En diversifiant leurs cibles d'investissement, les hedge-funds touchent également aux produits de base comme le pétrole. Cependant, il ne semble pas que cet engouement pour le marché de l'énergie permette d'expliquer l'augmentation récente des prix dans le secteur. Cette hausse est plutôt due à de réelles contraintes de production. Les experts du FMI conseillent néanmoins une surveillance étroite des hedge-funds. Cette vigilance est rendue nécessaire, d'une part, par l'évolution structurelle actuelle des marchés de l'énergie (certaines des banques d'investissement ont acheté des sociétés qui produisent de l'énergie), de l'autre, par les leçons tirées de la crise du fonds LTCM (Long Term Capital Management) en 1998, au cours de laquelle la discipline de marché n'avait pas permis de limiter la prise de risque par les fonds spéculatifs. Les experts insistent également sur le fait que le secteur des hedge-funds, qui n'est pratiquement pas réglementé, demeure toujours très mal connu.

Banques et hedge funds : une relation dangereuse ?
L'AGEFI Hebdo
Florent Berthat et Alexandre Garabedian
L'évolution, ces dernières années, des relations entre banques et hedge-funds laisse à penser que les établissements bancaires sont devenus plus accommodants concernant les termes et les conditions des prêts accordés aux fonds spéculatifs. Ce phénomène s'explique notamment par le fait que l'activité des fonds représente aujourd'hui une part importante des revenus de l'industrie bancaire. Ce comportement inquiète les autorités de contrôle, comme la Banque des règlements internationaux (BRI), car la surveillance et la réglementation des hedge-funds ne fonctionnent qu'indirectement, à travers celles des banques. Les liens de plus en plus étroits tissés entre les banques et les hedge-funds risquent de conduire à des conflits d'intérêts, les premières devenant à la fois juge et partie. Conscientes du danger, les établissements bancaires ont développé des techniques permettant de réviser quasiment en temps réel le montant des capitaux qu'ils exigent en garantie des financements qu'ils apportent.

Ne touchez pas aux hedge-funds !
Foreign Affairs
Sebastian Mallaby
Et si les craintes liées aux hedge-funds étaient largement exagérées ? Telle est la position défendue par l'auteur qui rappelle d'abord que ces fonds sont soumis aux mêmes règles que tous les autres investisseurs. La principale vertu des hedge-funds serait de réguler les risques. L'activité de ces fonds consiste en effet à exploiter, et donc à corriger, soit les inefficiences du marché, soit les défauts de gouvernance des entreprises. Ils apportent par ailleurs aux marchés de la liquidité en prenant les risques que personne d'autre ne souhaite encourir. Les hegde-funds seraient ainsi le parfait corollaire du système financier moderne (où règne un certain degré d'incertitude et d'instabilité) établi depuis l'effondrement du système de Bretton Woods (qui reposait sur la certitude et la stabilité).

Hedge-funds : le point de vue du régulateur
Revue mensuelle de l'autorité des marchés financiers
Michel Prada
Du point de vue du régulateur, les hedge-funds présentent cinq risques principaux : le risque systémique, le risque d'abus de marché (c'est-à-dire les éventuelles manipulations de cours et les délits d'initiés), le risque pour la gouvernance des sociétés cotées, le risque opérationnel de mauvaise valorisation des actifs et, enfin, le misselling (c'est-à-dire la distribution inadaptée de produits alternatifs à une clientèle insuffisamment avertie). Si aucun de ces risques ne paraît aujourd'hui complètement incontrôlé et que certains, comme le risque systémique, sont même en baisse grâce à la meilleure coordination des instances de surveillance au niveau international, l'amélioration de la réglementation - afin de renforcer la transparence - reste toujours d'une grande d'utilité. Cependant, pour être efficace, cet encadrement doit reposer sur des standards appropriés, acceptés et respectés par tous les acteurs concernés.

p.1 à p.27

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