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N°spéciaux

H 0 Management et entreprise

Problèmes Economiques

15/05/2013

En ce début de XXIe siècle, la finalité de l’entreprise est en question. Les évolutions économiques, technologiques et sociétales viennent chaque jour remettre en cause les organisations et appellent des changements au sein du monde de l’entreprise. De leur côté, les pratiques managériales font l’objet d’une profonde refondation qui relance la question de la formation aux sciences de gestion délivrée par les business schools.

SOMMAIRE :

Un siècle de management
Alternatives économiques – Hors série
Marc Mousli
Si la pratique managériale est ancienne, sa formalisation n’a en revanche guère plus d’un siècle. C’est en effet au début du XXe siècle que sont publiés aux États-Unis et en France les premiers ouvrages sur le management moderne. Si les premières réflexions portent principalement sur l’organisation du travail au sein de l’entreprise, les problématiques abordées par les spécialistes du management vont, au fil du temps, se complexifier. Le facteur humain devient progressivement un thème de recherche majeur : la psychologie inspirant alors de nombreux travaux. Par la suite, l’analyse du pouvoir et de la stratégie de l’entreprise deviendront des questions centrales des études sur le management. Aujourd’hui, les nouvelles approches managériales placent davantage au cœur de la réflexion les questions liées à la motivation, à l’adhésion et à l’intégration des individus au sein de l’entreprise.

Qu'est-ce qu'une entreprise ?
Idées économiques et sociales
Olivier Weinstein
Depuis la fin du XIXe siècle, la firme est avec le marché une des institutions majeures du capitalisme. L’historien américain, Alfred Chandler, affirmait même que la grande entreprise moderne a joué « le rôle le plus fondamental dans la transformation des économies occidentales ». Mais qu’est-ce véritablement qu’une entreprise ? La définition de cette institution reste particulièrement ardue. C’est à partir de l’article de l’économiste Ronald Coase, publié en 1937 et redécouvert dans les années 1960, sur « la nature de la firme » (« The Nature of the Firm ») que s’est construite la vision aujourd’hui dominante : la conception contractuelle. La firme a connu des transformations profondes tout au long de l’histoire du capitalisme. Celle-ci est aujourd’hui un système sophistiqué reposant sur des configurations organisationnelles complexes, et des réseaux de relations et de pouvoirs multiformes.

L’art du leadership
Financial Times Business Education
Simon Caulkin
Selon Peter Drucker, l’un des penseurs majeurs du management au XXe siècle, l’art de manager est un élément fondamental de toute activité humaine. Dans l’esprit de ce grand théoricien, le management n’est donc pas qu’une fonction inhérente à l’entreprise mais une fonction sociale. La vision de P. Drucker du management comme un « art libéral » puisant abondamment son inspiration des humanités semble pourtant aujourd’hui quelque peu désuète. Le pouvoir et la richesse des entreprises capitalistes se sont tellement accrus que le style de gestion qui leur est propre a essaimé dans la plupart des autres organisations : ONG, services publics, universités, etc. La leçon de Steve Jobs qui expliquait le succès de l’entreprise Apple par l’alliance réussie de la technologie, des arts libéraux et des humanités semble pourtant montrer encore aujourd’hui la fertilité de la conception du management développée jadis par P. Drucker.

Refonder le management : un projet de société
Cadres
Xavier Leflaive
La pratique managériale trouve en partie sa source dans les cadres juridiques et formels de l’entreprise. Elle est également liée à l’image que la collectivité se fait de cette dernière. Les nombreux maux dont souffrent aujourd’hui les salariés révèlent que le fossé qui s’est creusé entre l’entreprise telle qu’elle fonctionne et les attentes des citoyens est de plus en plus grand. Pourtant des méthodes alternatives de management existent et un nombre croissant de cadres souhaiterait s’en saisir. Mais cette refondation de la gestion des entreprises passe au préalable par un débat collectif sur la place et le rôle de l’entreprise au sein de la société.

Former ou éduquer à la gestion ?
L’Expansion Management Review
Éric-Jean Garcia
Toutes les grandes écoles de commerce françaises se fixent aujourd’hui comme objectif de former une nouvelle génération de dirigeants capables d’affronter les défis qui se posent en ce début de XXIe siècle aux entreprises et à la société. La manière dont ce principe louable se traduit concrètement dans le projet éducatif de ces écoles pose toutefois bien des questions. Prises dans une logique de marché où priment le classement et l’employabilité de leurs diplômés, les business schools hexagonales manquent cruellement de marge de manœuvre. Leur volonté et leur capacité d’intégrer aux programmes qu’elles délivrent une véritable éducation au management apparaissent ainsi limitées.

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