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H 0 La trop lente féminisation des écoles d’ingénieurs

Le Monde

20/11/2018

Presque à chaque fois, au sujet de la parité dans les écoles d’ingénieurs, on s’est battu pour interroger une femme alors qu’on nous proposait son homologue masculin. Et à tous les coups, elle nous a dit : « Si on suit la pente actuelle, on est mal. » D’après une projection du ministère de l’enseignement supérieur, au rythme actuel de féminisation, il faudrait attendre 2075 pour obtenir l’égalité femmes-hommes dans les formations d’ingénieurs. A la rentrée 2017-2018, la part d’étudiantes dans ces écoles représentait à peine 27,2 % des effectifs.

Alors que 46,5 % des élèves de terminale S étaient des filles en 2016-2017, pourquoi les chiffres dégringolent-ils au moment du passage dans l’enseignement supérieur ? Désaffection ? Autocensure ? Idées reçues ? Un peu des trois… « La difficulté, c’est que le titre d’ingénieur recouvre une multitude de métiers, avance Isabelle Schöninger, directrice exécutive de la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI). Nous sommes confrontés à une catégorisation des métiers liée au genre, qui participe à une inégalité dans les formations et se reproduit ensuite dans la vie professionnelle. »

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